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00:00Europe 1 Soir, 19h21, Pierre de Villeneuve.
00:04Mes camarades de la seconde heure, bonsoir à vous Gilles Boutin.
00:07Bonsoir Pierre.
00:08Journaliste en politique économique au Figaro, bonsoir.
00:10Georges Fenech.
00:11Bonsoir Pierre.
00:12Ancien magistrat, bonsoir Alain Finkielkraut.
00:15Bonsoir monsieur.
00:16Vous êtes philosophe, vous êtes écrivain, vous allez passer quelques temps avec nous
00:20sur un thème qui est celui qui a dominé la semaine, l'antisémitisme en France,
00:26ce fléau qui continue à progresser.
00:28On a vu la ministre Aurore Bergé monter au créneau dans l'hémicycle hier en s'adressant
00:34aux députés de la France Insoumise que c'était eux, LFI, 3 lettres, aujourd'hui qui portent
00:39l'antisémitisme en France.
00:41On a ce soir une grande réunion, une grande conférence au Dôme de Paris, 4000 personnes
00:48réunies ce soir pour dire non à l'islamisme en France.
00:52La question est simple Alain Finkielkraut, qu'est-ce que ces interpellations, qu'est-ce
00:57que cette réunion qui rassemble 4000 personnes ce soir dont Manuel Valls et Bruno Retailleau,
01:03qu'est-ce que ça peut donner ?
01:04Écoutez, il est bien que cette mobilisation ait lieu, ça peut nous éclairer parce que
01:20très longtemps on n'a pas voulu voir où, disons, un grand nombre de gens, de faiseurs
01:28d'opinion ont fermé les yeux sur la montée de l'islamisme, le communautarisme qui sévit
01:38dans les territoires perdus de la République.
01:41Depuis longtemps, j'y reviendrai.
01:43Mais là il faut citer, je le fais de mémoire donc j'espère y arriver, Salman Rushdie.
01:49Un phénomène nouveau était en train de se produire, la montée d'une nouvelle intolérance.
01:58Elle se répandait sur la surface de la terre, personne ne voulait en convenir, un mot avait
02:07été inventé pour permettre aux aveugles de rester aveugles, islamophobie.
02:13Voilà, on n'a pas voulu voir les dangers de l'islamisme parce qu'il s'agissait avant
02:21tout de ne pas alimenter le sentiment anti-musulman, l'islamophobie.
02:29Un antiracisme idéologique est aujourd'hui très présent en France.
02:36L'antiracisme est un principe essentiel.
02:40L'antiracisme idéologique c'est autre chose, ce n'est plus de la morale, c'est une explication
02:46totale du monde.
02:48Comme l'a été un moment, pour certains, le marxisme.
02:54L'affaire Dreyfus éclate.
02:57Jules Guedes et la plupart des socialistes avec lui ne veulent pas prendre parti pour
03:04Dreyfus parce que c'est un bourgeois et la classe bourgeoise ne peut pas s'acharner contre
03:10un bourgeois.
03:11C'est contraire à ce système d'explication, c'est contraire à ce qu'on appelle dans la
03:17neuve langue, au narratif, c'est contraire au narratif marxiste.
03:24Donc on ne veut pas le voir.
03:26Avec l'antiracisme idéologique, c'est la même chose.
03:29Le racisme vient de l'occident, vient des blancs.
03:36Toute autre forme de xénophobie, d'hostilité et de haine n'existe pas.
03:45Il y a le monde des victimes et le monde des dominants.
03:49Et c'est une idéologie beaucoup plus présente et prégnante que ne l'était le marxisme,
03:58dans sa grande période parce que c'est là dans nombre de médias qu'on appellerait mainstream.
04:06Et alors il y a des faits qu'on ne veut pas voir.
04:10Je citais tout à l'heure les territoires perdus de la République.
04:13Souvenez-vous, en 2002, Georges Bensoussan rassemble des témoignages accablants de professeurs
04:24dans les Saônes ailleurs.
04:26Et que nous montre-t-il justement ?
04:28La montée du commentarisme islamique, la montée de l'antisémitisme
04:33et aussi du sentiment anti-français.
04:38Mais c'est très intéressant.
04:40Ce sont des professeurs, ce ne sont pas des journalistes.
04:44C'était à eux de faire ce métier.
04:46Et en 2012, Georges Bensoussan réunit une conférence de presse
04:53pour faire le bilan des territoires perdus de la République.
04:59Dix ans après, j'y vais, d'autres y vont.
05:02Aucun journaliste ne s'y montre.
05:05Aucun journaliste.
05:06Parce qu'ils sont, pour un grand nombre d'entre eux, possédés par ce grand récit anti-raciste
05:14et donc ils écartent les faits qui contreviennent à leur belle histoire.
05:21Au lieu justement de se faire les rapporteurs, les petits rapporteurs des faits vrais,
05:28ils ont tendance à les écarter.
05:30Donc je suis heureux qu'un tel rassemblement ait lieu
05:34parce que ça va jeter la lumière sur un phénomène extrêmement inquiétant.
05:40Mais il y a deux jours seulement,
05:42Manuel Valls, vous me dites qu'il participe à cette réunion,
05:46a dit que l'antisémitisme venait aujourd'hui surtout du monde arabo-musulman.
05:57Un député écologiste avocat a annoncé à la radio qu'il allait porter plainte
06:07pour un jeu racial.
06:10Alors que quand on dit qu'il y a un antisémitisme chrétien ou un antisémitisme européen,
06:17ça ne met pas en cause tous les chrétiens ou tous les européens.
06:20Donc le localiser là, alors que ça se voit, ça paraît tout à fait normal, tout à fait légitime.
06:29Mais voilà où on en est.
06:30C'est-à-dire que la gauche française, quand elle n'est pas odieuse, est complètement idiote.
06:36Et je suis très attristé de ce constat, comme était attristé Jacques Julliard,
06:43qui n'était pas précisément de droite.
06:46Gilles Boutin a une question pour vous, du Figaro.
06:49Monsieur Finkielkraut, pour prolonger sur ce que vous disiez,
06:52la gauche, lors des dernières manifestations, soit en soutien de Boalem-Sensal,
06:57soit lors de cette conférence contre l'antisémitisme dont nous parlons,
07:00une grande partie de la gauche brille par son absence.
07:04On explique souvent très rapidement que la gauche a choisi la population arabo-musulmane
07:09comme les nouveaux damnés de la terre.
07:10Bon, ça, c'est pour l'explication un peu rapide.
07:12Est-ce que vous, en surplomb, en quelques mots, vous êtes capable d'historiciser ce basculement ?
07:18C'est-à-dire que la gauche, c'est quand même celle qui se positionnait contre les religions originellement.
07:22Et là, que s'est-il passé pour avoir de telles accointances avec la cause palestinienne,
07:25la cause algérienne, la défense systématique ?
07:28Alors, il ne faut pas sous-estimer la part du clientélisme.
07:32C'est effectivement l'explication qui vient le plus vite à l'esprit.
07:36Mais quand Jean-Luc Mélenchon salue la nouvelle France, c'est clair.
07:43Pour lui, il y a, d'ailleurs il utilise ce terme, un grand remplacement,
07:47et il se frotte les mains parce que ce grand remplacement va le porter au pouvoir.
07:52Et il s'inquiète encore de la trop grande présence des Français de souche,
07:58ou des Français d'origine française.
08:01Il dit, moins il y en aura, mieux c'est pour nous.
08:04Bon, ça c'est absolument clair, et c'est terrible.
08:09Mais le phénomène que vous pointez tient justement à cette nouvelle idéologie.
08:22Hannah Arendt disait, l'idéologie, comme son nom l'indique, c'est la logique d'une idée.
08:27L'idée, aujourd'hui, dominante, si j'ose dire,
08:32c'est justement la division du monde entre dominants et dominés.
08:37C'est l'idée woke.
08:39Alors les woke disent qu'ils ne sont pas woke, que ça n'existe pas, que c'est une panique morale.
08:43Non, ça existe, c'est très fort, c'est tellement fort aux Etats-Unis
08:48que le résultat a été l'élection, hélas, de Trump.
08:51Et ainsi, les Etats-Unis sont partagés entre deux cauchemars.
08:56Le cauchemar woke, dans les universités,
08:59et le cauchemar Trumpist, dont on a des exemples tous les jours,
09:03notamment pour ce qui concerne l'Ukraine.
09:06Bien, et en France, cette idéologie est très répandue,
09:11dans les écoles, à l'université, dans certains médias.
09:15Et pour ces...
09:17Le service public, notamment.
09:19Oui, je ne peux pas trop m'avancer là-dessus.
09:21Non, mais je le fais pour vous.
09:22Je travaille dans le service public depuis longtemps déjà.
09:26J'ai une émission sur France Culture.
09:28Eh bien, mais c'est...
09:32Dans ce cadre-là,
09:34eh bien, les musulmans
09:37qui viennent de pays en difficulté,
09:43qui sont parfois des réfugiés,
09:45ou même des migrants économiques,
09:47sont considérés comme des dominés.
09:50Comme des victimes.
09:52Et à cet égard,
09:54ils méritent toute la sympathie de cette gauche.
09:58Quoi qu'il arrive.
09:59Et alors, c'est vrai.
10:00Cette gauche en vient à soutenir,
10:03par exemple, la Baïa.
10:06La France insoumise.
10:07Et pas seulement la France insoumise.
10:09Quand Gabriel Attal,
10:11en vertu, justement,
10:13de la loi sur l'interdiction des signes religieux ostensibles à l'école,
10:19veut interdire la Baïa,
10:22c'est toute une partie de la gauche qui proteste.
10:25Comme si ce n'était plus un signe religieux,
10:28mais un emblème des damnés de la Terre.
10:31Donc voilà, à mon avis,
10:33le sens philosophique ou humanitaire de cet engagement.
10:39Et c'est ainsi, d'ailleurs,
10:40que l'humanitarisme et le cynisme électoral se rejoignent.
10:43Il faut dire qu'il y a eu une mutation, finalement,
10:46de la logique intrinsèque à la gauche.
10:49C'est-à-dire la systématisation des rapports.
10:51Et donc ça a muté sur un autre objet,
10:54non plus social, mais...
10:56Sociétal.
10:57Sociétal, c'est...
10:58Oui, oui.
10:59Donc on est toujours dans une forme de cohérence.
11:01C'est ça que vous voulez dire.
11:02Oui, il y a une cohérence.
11:03Mais en même temps, c'est regrettable.
11:06Je citais Julliard tout à l'heure.
11:08Un homme vraiment né à gauche,
11:11qui a incarné la deuxième gauche,
11:13qui a été longtemps éditorialiste,
11:16qui est fait, ces dernières années de journalisme,
11:19au Figaro.
11:20Parce que c'est le Figaro qui lui a donné asile,
11:23par le monde.
11:24Et bien, Julliard disait,
11:26écoutez, la gauche, c'était la laïcité.
11:30Ce n'était pas du tout un thème de droite.
11:32Pas du tout.
11:33Parce que les gens dits de droite,
11:34ils aimaient bien mettre leurs enfants dans l'assainement libre.
11:37La laïcité, ça leur faisait un peu peur.
11:39La gauche, c'était l'école.
11:41L'école, la méritocratie.
11:42Or, la méritocratie, aujourd'hui, est critiquée à gauche,
11:45au nom de l'égalité.
11:48La gauche, c'était la République.
11:50La gauche, c'était tout ça.
11:51Et tous ces principes ont été abandonnés,
11:55les uns après les autres,
11:57par la gauche.
11:59Et même la gauche social-démocrate
12:01n'est pas capable, aujourd'hui,
12:03de les ressaisir.
12:05Et pour moi, je dois dire que c'est un véritable crève-cœur.
12:08Mais est-ce que c'est définitif ?
12:09On ne sait pas.
12:10Non, on ne sait pas.
12:11On ne sait pas.
12:12La droite qui occupe ce terrain-là,
12:16et il faut le constater,
12:18et moi, je me réjouis que cette droite
12:21reprenne du poil de la bête,
12:24parce que je crois que, en même temps,
12:27c'est complètement épuisé.
12:29L'opposition gauche-droite garde son sens,
12:32et je préfère une droite forte
12:37à l'aventurisme que serait
12:40l'élection d'un candidat ou d'une candidate
12:44du Rassemblement National.
12:46Ce n'est pas l'extrême-droite fascisante
12:49que certains dénoncent.
12:51Mathieu Bocoté parle souvent,
12:54à bon escient, de l'extrême-droitisation
12:57comme procédé, justement, rhétorique.
13:00Il l'empêche.
13:01Je crois que, sur les questions économiques,
13:05sur les questions internationales,
13:07cette droite de la droite n'est pas raisonnable.
13:13Donc, que la droite se saisisse
13:16des sujets que la gauche abandonne,
13:19c'est très bien, d'autant plus que ça veut dire
13:21qu'il y a quelqu'un pour traiter
13:24ces questions comme elle le hérite.
13:26Et c'est justement Bruno Retailleau qui,
13:28cette semaine, sur notre antenne,
13:30disait que l'islamisme d'aujourd'hui
13:32se comportait comme le fascisme d'hier.
13:3465% des Français sont d'accord
13:36avec cette déclaration du ministre de l'Intérieur.
13:38Sondage CSA pour Europe 1, c'est news.
13:40Et le journal du dimanche, on va marquer une pause.
13:42Georges Fenech va vous poser des questions, bien sûr.
13:49Toujours en compagnie d'Alain Finkielkraut,
13:51avec Gilles Boutin et Georges Fenech,
13:53qui vous pose la question suivante.
13:55Oui, Alain Finkielkraut, vous avez répondu
13:57au début de votre propos en vous félicitant,
13:59finalement, que ce meeting contre l'islamisme
14:02ait lieu. C'est déjà un point important.
14:05Mais après...
14:07D'ailleurs, à ma connaissance, c'est la première fois
14:09qu'il y a un meeting contre l'islamisme en France.
14:11C'est le cas.
14:13Mais après, quel serait pour vous
14:17les moyens de lutter
14:19contre un courant religieux politique
14:21qu'on n'a pas le droit, constitutionnellement,
14:23de défaire ?
14:25Liberté de conscience, donc.
14:27D'embarquer les filles.
14:29Exactement. Comment vous préservez les principes républicains ?
14:31D'ailleurs, c'est le meeting, le titre de ce soir,
14:33c'est pour la République, contre l'islamisme.
14:35Alors qu'on a déjà voté, souvenez-vous,
14:37en 2021, une loi pour renforcer
14:39les principes républicains.
14:41Dites-vous, contre le séparatisme.
14:43Je n'ai pas l'impression que ça a eu beaucoup,
14:45beaucoup d'incidence sur l'avancée
14:47d'un islamisme fondamentaliste
14:49et qui a des visées politiques.
14:51Comment vous voyez-vous les moyens
14:53de lutter contre cette idéologie ?
14:55Écoutez, je n'ai pas, évidemment,
14:59de remède magique.
15:01Je ne sais pas très bien
15:03ce qu'on peut faire.
15:05Je crois, d'abord,
15:07qu'il faut réaffirmer
15:09les principes et les appliquer.
15:11C'est-à-dire, à l'école,
15:13bien sûr, dans le sport.
15:15Il est très bien que,
15:17dans le sport, on ait réagi.
15:19Sur le voile, notamment.
15:21Sur le voile, qui représente
15:23une forme d'entrisse.
15:25Mais qui, rappelons-nous toujours,
15:27est une forme d'oppression
15:29de la femme.
15:31En plus, c'est terrible, le voile.
15:33Pourquoi les femmes doivent être voilées ?
15:35Parce que, si elles ne le sont pas,
15:37elles suscitent
15:39la convoitise des hommes.
15:41Il y a, dans cette
15:43dissimulation des femmes,
15:45Abaya, etc.,
15:47voile, et puis encore
15:49Burka, une forme
15:51d'obsession sexuelle.
15:53Les femmes ne sont pas
15:55tout à fait des êtres humains.
15:57Sinon,
15:59si elles ont
16:01leurs cheveux au vent,
16:03elles risquent de déchaîner
16:05les pulsions masculines.
16:07Tout ça est profondément répugnant
16:09et n'a évidemment
16:11pas sa place en France.
16:13Il faut le dire et le redire.
16:15Ils ne sont pas nombreux à le dire.
16:17Il y a eu Mayar Monchipour, qui est un ancien boxeur,
16:19qui est monté au chrono.
16:21Est-ce qu'on a entendu d'autres sportifs ?
16:23Non, il y a Teddy Reiner qui a dit le contraire.
16:25Et il a été repris.
16:27Non, c'est vrai.
16:29Ce qui sévit aujourd'hui,
16:31c'est une idéologie
16:33individualiste.
16:35L'individu devient, si vous voulez,
16:37le parangon, le modèle,
16:39le stade ultime de la civilisation.
16:41Et dans cette idéologie individualiste,
16:43il y a l'idée que chacun fait ce qu'il veut.
16:45C'est pour ça que beaucoup
16:47de jeunes sont favorables
16:49à l'école parce qu'ils le voient comme ça.
16:51Au lieu de faire société, c'est ça ?
16:53Je fais ce que je veux.
16:55Moi, je viens avec des jeans troués.
16:57Toi, tu viens avec ton abaya
16:59ou ton voix. Il n'y a plus de règles.
17:01Et en plus, c'est un individualisme
17:03stupide parce que ces femmes
17:05quand même subissent
17:07la pression du groupe.
17:09Même si elles affirment que
17:11c'est leur moi qu'elles défendent.
17:13Non. D'ailleurs,
17:15on le voit très bien dans ces banlieues,
17:17dans ces quartiers dits
17:19sensibles.
17:21Les femmes non voilées,
17:23les gens qui ne respectent pas
17:25le ramadan sont soumis à une
17:27pression très dure,
17:29très intense et ces quartiers,
17:31ces territoires perdus
17:33de la République deviennent,
17:35comme l'a écrit Bernard Rougier,
17:37des territoires gagnés par l'islamisme.
17:39Voilà où nous en sommes.
17:41Alors, il y a aussi...
17:43Mais ce que dit Georges, c'est comment on fait pour les reprendre ?
17:45Comment on fait pour les vendre ? Il faut d'abord le vouloir
17:47et il faut, bien entendu,
17:49retrouver
17:51la maîtrise de l'immigration.
17:53Parce que c'est aussi une question de nombre.
17:55Il y a des musulmans
17:57qui veulent résister
17:59à l'islamisme, dont ils sont
18:01souvent les victimes.
18:03Mais, évidemment,
18:05s'ils ne sont pas assez nombreux,
18:07ils ne peuvent pas
18:09le faire. Donc,
18:11l'immigration doit être maîtrisée.
18:13Et là, nous trouvons un
18:15problème très grave,
18:17parce que
18:19le pouvoir exécutif
18:21a, en France, de plus en plus
18:23les mains liées.
18:25On l'a vu avec la récente,
18:27la dernière en date
18:29des lois immigration.
18:31Elle a été presque
18:33totalement vidée de sa substance
18:35par le Conseil constitutionnel
18:37sous la présidence éclairée
18:39de Laurent Fiabus.
18:41Voilà aussi un des délires
18:43de la gauche, ou de ce que je devrais appeler
18:45la poste gauche. Et ça,
18:47évidemment, c'est très grave. En plus,
18:49ça peut nourrir
18:51l'exaspération et même le
18:53populisme, parce que les Français,
18:55dans leur très grande majorité,
18:57veulent un contrôle migratoire,
18:59ils veulent se sentir chez eux,
19:01et donc...
19:03Est-ce qu'il n'y a pas
19:05un autre intérêt que celui d'Elefi
19:07et d'autres
19:09organisations plus radicales encore
19:11pour qu'il y ait cette immigration ?
19:13Est-ce qu'il n'y a pas des enjeux...
19:15Il y a les patrons ! Bien entendu !
19:17C'est extraordinaire comme
19:19l'humanitarisme
19:21apparent
19:23de
19:25SOS Méditerranée
19:27et le cynisme
19:29des chefs d'entreprise se resoignent
19:31pour les uns et pour les autres.
19:33C'est ça l'ontologie de base.
19:35Les hommes sont à tous les jardins.
19:37Certains chefs d'entreprise.
19:39Mais notamment l'actuel patron du Medef,
19:41à la différence de son prédécesseur.
19:43Eh bien, les hommes sont
19:45interchangeables.
19:47Pour certains chefs d'entreprise,
19:49on peut le comprendre, on n'a rien à faire.
19:51Mais les humanitaires pensent la même chose.
19:53L'homme n'existe que
19:55par sa
19:57persévérance de maître, sa culture,
19:59son enracinement,
20:01ses traditions. On n'en a rien
20:03à faire. Donc, effectivement,
20:05il faut penser
20:07cette jonction
20:09terriblement paradoxale
20:11entre le cynisme des uns
20:13et l'humanitarisme des autres.
20:15Mais pour répondre à Georges Fenech,
20:17bien entendu, il faut en passer
20:19impérativement, s'il n'est pas
20:21trop tard, par une maîtrise
20:23de l'immigration. Sinon,
20:25de toute façon, on n'y arrivera pas.
20:27Maîtrise de l'immigration, je suis entièrement d'accord.
20:29Sauf que, je ne vais pas rafraiser Montesquieu,
20:31le juge est la bouche de la loi.
20:33Aujourd'hui, on pourrait dire que le législateur français
20:35est devenu la bouche de la directive européenne.
20:37Comment reprendrons-nous
20:39la maîtrise de nos flux médiatoires
20:41tant que nous aurons une convention européenne des droits d'hommes
20:43avec le regroupement familial,
20:45tant que nous aurons des décisions de la Cour
20:47de justice de l'Union Européenne qui nous empêchent
20:49finalement d'empêcher ces flux
20:51d'arriver ?
20:53Est-ce qu'on doit faire
20:55comme l'Autriche ?
20:57Dénoncer carrément la Cour de justice ?
20:59J'aimerais bien avoir votre avis là-dessus.
21:01Il y a, de toute façon, un empilement des Cours
21:03suprêmes, comme l'a très bien montré Jean-Richard Tell.
21:05Il y a le Conseil d'Etat,
21:07il y a le Conseil constitutionnel,
21:09il y a les différents Cours de justice européennes
21:11qui, effectivement,
21:13privent le pouvoir de son pouvoir.
21:15Et cela, d'une manière
21:17ou d'une autre, doit cesser.
21:19Les nations en Europe
21:21doivent redevenir elles-mêmes.
21:23L'Europe doit redevenir,
21:25ce qu'elle n'est plus, malheureusement,
21:27une association de nations
21:29souveraines.
21:31Et cela doit passer, en effet,
21:33soit par une réforme de ces Cours
21:35de justice, soit par
21:37un certain désistement.
21:39Je crois d'ailleurs que le Danemark
21:41l'a fait.
21:43Donc, il y a cet exemple.
21:45Et nul ne peut considérer que le Danemark
21:47est un pays en voie
21:49de fascisation.
21:51Ce sont des sociodémocrates
21:53qui sont au pouvoir au Danemark.
21:55Prenons exemple sur les Danois
21:57quand il est encore temps.
21:59Je voudrais qu'on écoute Sophie Prima,
22:01qui était l'invité du grand rendez-vous
22:03Europe Inside News Les Echos dimanche.
22:05Et est arrivée sur la table
22:07la question du racisme anti-blanc.
22:09J'habite dans un endroit, dans les Yvelines,
22:11avec beaucoup de population
22:13de toutes les origines, etc.
22:15Et il est arrivé, par exemple,
22:17à ma fille, au lycée,
22:19de se faire traiter de salle blanche.
22:21Donc ça, c'est du racisme
22:23vraiment à l'état pur.
22:25Non, c'est du racisme anti-blanc,
22:27Sophie Prima. Dites-le.
22:29Oui, je veux bien le dire, c'est du racisme anti-blanc.
22:31Oui, je veux bien le dire, c'est du racisme anti-blanc.
22:33On a l'impression de découvrir l'Amérique, c'est-à-dire que oui, ça existe.
22:35On a envie de dire à cette dame
22:37et à beaucoup d'autres politiques
22:39que si ça existe, qu'est-ce qu'on fait ?
22:41Alors, je vais répondre
22:43entre temps. J'ai sous les yeux
22:45les livres d'un sociologue,
22:47Hervé Lebras,
22:49Il n'y a pas de race blanche.
22:51Voilà le début de la quatrième
22:53couverture.
22:55Un prétendu racisme envers les blancs
22:57sert de pierre angulaire à la croisade
22:59de l'extrême droite pour la
23:01préférence nationale et à sa
23:03manie de la victimisation.
23:05Voilà. Aujourd'hui,
23:07hélas,
23:09la sociologie,
23:11sauf
23:13exception héroïque,
23:15n'est plus une analyse de la société
23:17mais une abrogation
23:19militante
23:21et pseudoscientifique
23:23du monde réel.
23:25On en est là.
23:27Donc, ça n'existe pas
23:29et j'ai même
23:31aussi
23:33une plainte
23:35il y a quelques années, à l'encontre
23:37d'une chanson intitulée
23:39Nique la France. Le tribunal correctionnel
23:41de Paris a relexé les prévenus
23:43au motif que la notion de français
23:45de souche ne recouvre aucune réalité
23:47illégale, historique ou sociologique
23:49et que les français blancs dits de souche
23:51ne constituent pas un groupe de personnes
23:53au sens de la loi de 1881
23:55sur la liberté de la presse.
23:57On croit rêver, mais avec la magistrature...
23:59Mais au-delà de l'exaspération, Alain Fickel-Crotte, qu'est-ce que vous dites, vous ?
24:01Alors, je dis, je dis,
24:03il existe, évidemment,
24:05dans, comme le montrait d'ailleurs
24:07le dit Jean-Jean Bensoussan,
24:09dans certains territoires,
24:11un rejet,
24:13un ressentiment
24:15contre les blancs en tant que blancs.
24:17Les babous, on dit.
24:19D'ailleurs, et contre les français en tant que français.
24:21Les deux,
24:23les deux insurs les plus répandus
24:25dans ces territoires, c'est ça le juif et ça le français.
24:27Il faut le savoir.
24:29Une étrange communauté de destin
24:31entre les juifs et les français.
24:33Les français d'origine française.
24:35Mais, la question,
24:37faut-il
24:39exactement parler de racisme ?
24:41Oui, peut-être,
24:43mais je m'interroge parce que
24:45le racisme tel qu'on le connaît,
24:47tel qu'il a sévi et qu'il existe
24:49encore, c'était
24:51une infériorisation
24:53des noirs.
24:55Les noirs, ils ne sont pas à la hauteur.
24:57C'est des primitifs.
24:59C'est donc une humiliation.
25:01Mais tout ça, ce sont des extrapolations.
25:03Ce sont des interprétations.
25:05Le racisme, c'est le fait de raciser.
25:07Il y a une race blanche, une race jaune, une race noire.
25:09Là, c'est une forme de rejet,
25:11une forme de ressentiment
25:13où ce type
25:15d'attitude,
25:17ce type de comportement,
25:19n'a pas sa place.
25:21Je discute le terme, peu importe.
25:23Dans l'ensemble,
25:25je suis d'accord avec ce que je viens d'entendre.
25:27Il y a une hostilité
25:29générale,
25:31répandue aux blancs
25:33en tant que blancs. C'est absolument clair.
25:35Je m'interroge simplement,
25:37et peut-être j'ai tort,
25:39sur la pertinence du mot
25:41racisme parce qu'il faut
25:43savoir faire
25:45des différences. Mais,
25:47ce rejet,
25:49cette hostilité, cette haine,
25:51sont là.
25:53Elles sont très inquiétantes.
25:55Et bien entendu,
25:57ceux qui ne veulent pas les voir,
25:59ce sont les idéologues.
26:01Ça n'a pas sa place dans leur grand récit.
26:03Alain Finkielkraut est notre
26:05grand témoin de l'actualité ce soir sur Europe 1.
26:0720h43, les titres de l'actualité dans un instant.
26:09Et on revient tout de suite.
26:15Toujours avec Gilles Boutin du Figaro,
26:17Georges Fenech et le philosophe Alain Finkielkraut
26:19qui nous fait l'amitié d'être là
26:21dans ce studio en direct sur Europe 1.
26:23On a vu
26:25ces 4000 personnes
26:27ce soir réunies contre
26:29l'islamisme. 1350 personnes
26:31ont défilé à Orléans
26:33en soutien
26:35à ce rabbin, le rabbin
26:37Engelberg à Orléans qui a été
26:39agressé, tapé, frappé,
26:41mordu. Quelle a été votre réaction
26:43Alain Finkielkraut ?
26:45La réaction
26:47de la plupart
26:49des gens,
26:51la réaction de la décence commune,
26:53c'est-à-dire
26:55l'épouvante, l'horreur.
26:57Le jeune
26:59homme qui a commis
27:01cet acte
27:03s'est dit palestinien.
27:05Il s'avère qu'il est
27:07marocain, mais ça m'a fait penser
27:09à un événement
27:11qui a eu lieu à Courbevoie
27:13il y a quelques mois
27:15ou un an peut-être.
27:17Une jeune fillette
27:19dit à des camarades
27:21qu'elle est de confession juive
27:23elle dit tu es juive
27:25donc pour le génocide
27:27à Gaza et elle s'est fait violer.
27:29C'était une réplique
27:31du 7 octobre. Et ça aussi
27:33c'est une réplique
27:35du 7 octobre. C'est-à-dire
27:37ce qu'il faut bien penser c'est que
27:39l'antisémitisme
27:41s'est désinhibé en France
27:45le 7 octobre.
27:47Il ne s'est pas désinhibé
27:49après l'intervention
27:51israélienne. Il s'est
27:53désinhibé tout de suite.
27:55Et ça
27:57continue.
27:59Donc cet acte est d'autant plus
28:01angoissant
28:03qu'on sait qu'il n'est pas isolé.
28:05Les juifs
28:07n'osent plus porter la kippa
28:09dans la rue. Ils enlèvent leur mezouza
28:11à l'entrée de leur appartement
28:13quand ils commandent un VT
28:15VTC
28:17je confonds toujours avec les VTT moi.
28:19Quand ils commandent
28:21un VTC
28:23ils ne donnent pas leur nom. Enfin bref.
28:25Mais si vous voulez
28:27le phénomène
28:29est très inquiétant
28:31parce que
28:33il peut
28:35s'étendre d'une manière
28:37ou d'une autre à toutes les
28:39sphères de la société.
28:41Là
28:43j'avance peut-être sur un terrain glissant.
28:45Lequel ?
28:47J'ai lu aujourd'hui un article
28:49dans le Canard Enchaîné
28:51parlant de l'élection
28:53qui devait avoir lieu demain
28:55à l'Académie Française. Je m'apprêtais
28:57à m'y rendre.
28:59Je n'aime plus trop aller à l'Académie
29:01depuis qu'une majorité de mes
29:03confrères a refusé
29:05de
29:07voter
29:09pour l'accession
29:11de Boilem Sansalle
29:13à l'Académie. Bien.
29:15Là je voulais y aller. Raim Corcia
29:17le grand rabbin de France
29:19est candidat.
29:21On pouvait
29:23très bien ne pas voter
29:25pour lui. Son oeuvre
29:27n'est
29:29peut-être jugée insuffisante.
29:31Moi-même, j'ai été
29:33très choqué. Il y a quelques années
29:35Emmanuel Macron
29:37avait fait un discours
29:39pour la commémoration
29:41de la rafle du Veldiv. Il avait
29:43incriminé exclusivement la France
29:45comme si la France seule, et d'ailleurs il avait
29:47utilisé ce terme, avait commis cette
29:49abomination. Et Paul Thibault
29:51dans une tribune du Ferreux lui a dit non, il ne faut quand même pas
29:53oublier la présence allemande.
29:55Même si Vichy
29:57ne s'est pas sélectionnée de ses responsabilités.
29:59Raim Corcia avait fait une réponse
30:01à Thibault, violente et même
30:03insultante, pour défendre
30:05Emmanuel Macron. Donc j'avais été choqué de cela.
30:07Mais là, il s'agit de tout autre chose.
30:09Une mobilisation
30:11c'est ce qu'il a enchaîné
30:13d'un certain nombre
30:15d'académiciens sous la
30:17houlette de Daniel Salave.
30:19Le camp
30:21laïque,
30:23tu parles, le camp laïque
30:25Lucier a été un académicien
30:27ça n'a gêné personne. Monseigneur Dajun
30:29siège à l'académie.
30:31C'est pas le camp laïque.
30:33C'est le camp de Gaza.
30:35C'est le camp de Gaza.
30:37Ce n'est pas le moment, avec ce qui se
30:39passe à Gaza, d'élire un rabbin.
30:41Alors, bien sûr, on ne va pas l'agresser.
30:43On est des gens policés,
30:45on est des gens civilisés, mais
30:47on va le mettre de côté. Et
30:49ce que me révèle le canard
30:51enchaîné, c'est que l'élection
30:53a été reportée parce
30:55que 14 bulletins
30:57hostiles, marqués de croix,
30:59croix de cédité,
31:01étaient préparés contre les
31:03candidats, et notamment
31:05contre Raim Gorsia.
31:07J'espère que mon hypothèse
31:09est totalement délirante,
31:11je n'en suis pas sûr. Et cela
31:13m'inquiète beaucoup, c'est-à-dire
31:15le rabbinat en France
31:17passe un mauvais quart d'heure.
31:19Je ne
31:21comprends pas ces
31:2314 bulletins
31:25noirs, je ne comprends pas
31:27le sens de cette mobilisation
31:29et cette obligation
31:31où a été amenée Mahalouf, qui je crois
31:33soutient Raim Gorsia, de
31:35reporter l'élection. De quoi
31:37s'agit-il ? Pourquoi ? Dans quel monde
31:39vit-on ? Aujourd'hui,
31:41ce n'est pas le moment.
31:43Peut-être s'il avait
31:45pris position
31:47avec force
31:49et rigueur
31:51contre la politique israélienne à Gaza,
31:53les choses se seraient passées autrement.
31:55Il ne l'a pas fait, semble-t-il.
31:57Cela veut dire aussi qu'à l'Académie,
31:59on fait de la politique ? Oui, bien sûr.
32:01C'est mon
32:03inquiétude. Il ne fait pas bon
32:05être juif, et pas non plus,
32:07et forcément être rabbin
32:09aujourd'hui en France.
32:11C'est absolument désolant.
32:13C'est d'autant plus désolant
32:15que
32:17la possibilité est
32:19ouverte aujourd'hui,
32:21sans tomber
32:23dans la violence antisémite,
32:25de critiquer Israël,
32:27puisqu'Israël critique Israël.
32:29Je veux dire, Israël est divisé en deux,
32:31en pleine guerre. Il y a des manifestations
32:33tous les jours,
32:35tous les jours, à la Knesset,
32:37à Jérusalem, à Tel Aviv,
32:39contre le gouvernement Netanyahou,
32:41pour de nouvelles
32:43élections,
32:45pour la libération des otages.
32:47D'ailleurs, comme à Gaza, aujourd'hui,
32:49on voit des gens qui manifestent.
32:51On peut très bien,
32:53aujourd'hui, prendre position
32:55contre le gouvernement
32:57Netanyahou, sans pour autant
32:59criminaliser, diaboliser
33:01Israël, et accuser
33:03avec Israël, tous les juifs
33:05qui ne sont pas
33:07sur les positions de Daniel Schneiderman
33:09ou de René Broman, d'être les complices
33:11d'un génocide.
33:13Je passe en sujet.
33:15Différents méconnexes en même temps.
33:17Le fait que Jordan Bardella
33:19et Mario Maréchal du RN,
33:21anciennement FN,
33:23et je vous épargne l'argumentaire
33:25qui accompagne dans le camp critique,
33:27c'est-à-dire qu'on remonte systématiquement...
33:29On remonte systématiquement aux origines
33:31du FN pour décrédibiliser
33:33le RN. Qu'est-ce que ça vous inspire,
33:35le fait que ces deux représentants du RN soient
33:37invités par Israël ?
33:39Écoutez,
33:41le RN
33:43a rompu,
33:45très clairement, avec
33:47le collaborationnisme
33:49et même
33:51le révisionnisme
33:53du FN.
33:55Je crois qu'il faut prendre acte
33:57de cette rupture et s'en féliciter.
33:59C'est-à-dire, au lieu de dire
34:01mais non, mais non, c'est pas vrai,
34:03comme si
34:05le slogan, le mot d'or
34:07de l'antifascisme actuel,
34:09ce n'est pas le fascisme ne passera pas,
34:11mais le fascisme ne trépassera pas.
34:13On a besoin de cet ennemi.
34:15Donc on le fait vivre artificiellement.
34:17Premièrement. Deuxièmement,
34:19Bernard-Henri Lévy
34:21et d'autres ont protesté
34:23contre l'avenir de Jordan Badella
34:25et Marjane,
34:27et Bernard-Henri Lévy a dit, j'ai été invité
34:29à la conférence, il a écrit,
34:31à Israël Quatorze, j'ai été invité à tenir
34:33à faire l'introduction de cette conférence,
34:35mais je n'irai pas
34:37à cause de leur présence.
34:39Je suis un peu étonné par cette attitude
34:41parce que moi, ce qui me gêne
34:43en Israël,
34:45c'est moins la présence de Jordan Badella,
34:47c'est la présence de
34:49Ben Gvir et de Smotric,
34:51au gouvernement, ce sont
34:53des fanatiques répugnants,
34:55beaucoup plus à droite
34:57et beaucoup plus racistes
34:59que ce qu'on appelle l'extrême droite en France.
35:01Voilà, voilà, voilà
35:03ce qui me gêne particulièrement.
35:05Merci beaucoup Alain Finkielkraut de nous avoir,
35:07pas du tout, c'était passionnant,
35:09merci beaucoup d'avoir accordé cet entretien
35:11en direct.