Avec Prisca Thevenot, députée Ensemble Pour la République des Hauts-de-Seine
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##L_INVITE_POLITIQUE-2025-03-24##
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-Jacques Bourdin.
00:07Prisca Tevneau est notre invité ce matin, députée Ensemble pour la République des Hauts-de-Seine,
00:12ancienne porte-parole du gouvernement et proche de Gabriel Attal.
00:15Prisca Tevneau, bonjour.
00:16Bonjour Jean-Jacques Bourdin.
00:17Merci d'être avec nous.
00:18Le raman d'Orléans, Harry Engelberg, agressé samedi.
00:22Il était 13h30 dans une rue d'Orléans, devant son fils de 9 ans, l'agresseur à 16 ans.
00:29Il a été interpellé samedi soir, un acte clairement antisémite.
00:34L'antisémitisme est un poison.
00:37C'est un poison.
00:39C'est ce qu'a dit le président de la République, Prisca Tevneau.
00:41J'ai même envie d'aller plus loin.
00:42L'antisémitisme est une réalité malheureusement extrêmement forte, prégnante dans notre pays.
00:50Et nous devons, pas simplement la communauté juive en France,
00:55mais nous devons tous dire que ça suffit, stop, nous lever, nous tenir debout
00:59et mettre à bas ce mal qui nous a fait beaucoup de bruit.
01:05Prisca Tevneau, à chaque fois qu'il y a un fait antisémite,
01:09j'entends les discours, nous devons stopper, nous devons arrêter,
01:13nous devons nous battre contre l'antisémitisme.
01:15Oui, mais enfin bon, où est l'efficacité ?
01:18Alors changer la loi, qu'est-ce qu'il faut faire ?
01:20Il faut changer la loi, que faut-il faire ?
01:23Déjà, je pense que si à chaque fois qu'il y a un problème, on fait une loi,
01:26on va avoir un autre sujet, c'est pourquoi les lois actuelles ne sont pas assez efficaces.
01:31Moi, je dois déjà saluer la responsabilité, la force, la présence de nos forces de l'ordre.
01:36Rappelons que l'homme qui a agressé, ou le jeune homme, je ne sais pas,
01:39on verra les prononcés du procureur, qui a agressé le rabat devant son fils de 9 ans ce week-end,
01:45a été très rapidement interpellé et a passé sa deuxième nuit en garde à vue.
01:51Et je pense que c'est important de le saluer.
01:53Ensuite, ce qui est aussi important de dire, c'est qu'il faut pouvoir mettre des mots sur le mal qui nous ronge.
02:00Et aujourd'hui, oui, il y a un antisémitisme qui prend ses racines dans de nouvelles formes.
02:04Et ça, il faut pouvoir le dire, et ça revient sur le sujet du législatif.
02:08Et cette nouvelle forme, c'est par exemple l'antisionisme.
02:10Et nous avons déjà, effectivement, eu des textes de supportés, notamment par Sylvain Maillard.
02:15Et nous devons continuer à avancer sur cette démarche.
02:18Alors justement, vous tombez bien, parce que j'avais envie de vous poser la question.
02:22D'abord, première question, est-ce que l'antisionisme, selon vous, est une forme d'antisémitisme ?
02:28Oui.
02:28Oui, clairement.
02:30Vous avez co-signé la tribune.
02:33Tout à fait.
02:33Qui est parue, tribune co-écrite par de très nombreux responsables politiques, de tous bords, de tous bords politiques.
02:43Alors, faut-il intégrer dans la loi l'antisionisme comme une forme d'antisémitisme ?
02:49C'est un sujet qui avait déjà été sur la table il y a quelques années, je vous disais, porté par Sylvain Maillard, député de ma famille politique.
02:56Alors, faut-il maintenant intégrer dans la loi ? Faut-il le faire ?
02:59Oui, je pense que oui.
03:01Mais comment faire ?
03:02Mais en fait, il faut le regarder.
03:03À travers un texte de loi ? À travers je ne sais pas moi ?
03:05Non mais, je vous dis, regardez, de façon assez simple.
03:07Hier, j'étais sur un autre plateau, chez vos confrères, face à une députée de la France Insoumise,
03:14qui a eu en permanence, en boucle, toutes les trois minutes,
03:17venait m'expliquer et venait me reprocher d'avoir été en Israël il y a maintenant quelques jours.
03:21Je vais y revenir.
03:22En quoi est-ce un problème d'avoir été en Israël ?
03:24Hum.
03:25J'aurais pu lui dire de façon extrêmement simple, elle me reproche d'aller en Israël,
03:29sous couvert de, du coup, soutenir, si on va jusqu'au bout, la politique de Netanyahou, ce qui n'était pas le cas.
03:35Est-ce que quand des députés du NFP, et il y en a qui y étaient récemment,
03:39quand des députés de la coalition NFP vont aux Etats-Unis pour aller sur une conférence de l'ONU,
03:45est-ce qu'on leur dit, vous êtes aux Etats-Unis, et donc vous soutenez de fait, M. Trump ?
03:49Hum.
03:50Il y a un mélange des genres extrêmement fort, et ce mélange des genres n'a lieu que quand il s'agit d'Israël.
03:56Donc oui, l'antisionisme aujourd'hui est une nouvelle forme, un nouveau visage de l'antisémitisme.
04:01Donc, est-ce qu'il faut intégrer dans la loi l'antisionisme comme une forme d'antisémitisme ?
04:05Vous dites oui, mais comment, pratiquement ?
04:08Ben, enfin, là il faut regarder de façon, moi je dis que c'en est une, c'est une nouvelle forme,
04:11et qu'il faut regarder, encore une fois, je suis une députée,
04:14un lieu de débat démocratique s'appelle l'Assemblée Nationale notamment, en plus du Sénat.
04:18Donc je ne sais pas, à travers une proposition de loi ou à travers...
04:21Ça peut être plein de choses, ça peut être aussi un projet de loi, ça peut être plein de sujets,
04:24mais ensuite j'ai envie de vous dire, projet de loi donc du gouvernement,
04:27ce que j'ai envie de vous dire c'est, n'attendons pas la loi pour agir !
04:30Hum.
04:31Enfin, je veux dire, on a une recrudescence des actes antisémites depuis le 7 octobre,
04:37qu'est-ce qu'il nous faut de plus ?
04:38Alors, autre question, est-ce que la lutte contre l'antisémitisme doit devenir une cause nationale ?
04:44Mais, enfin, de fait, je pense que, vous commencez l'interview par me dire,
04:49les bons mots ça suffit, en allant vite.
04:52Je pense que c'est bon, les causes nationales on sait ce que c'est,
04:55c'est important et on doit pouvoir les avoir, si les moyens derrière sont mis en place,
04:59et si, effectivement, les moyens sont mis sur le terrain.
05:03Je pense qu'aujourd'hui l'enjeu que nous devons avoir, c'est surtout,
05:06et je le dis en tant que responsable politique,
05:08une parole politique, unanime, ferme et claire sur le sujet.
05:13Ce qui n'est pas le cas.
05:14Alors, pourquoi ne sanctionne-t-on pas plus ?
05:17Pourquoi, je ne sais pas moi, ne prend-t-on pas des mesures
05:23contre ceux qui agitent l'antisémitisme ?
05:26Qui nourrissent l'antisémitisme ?
05:28Qui, aujourd'hui, dans notre pays, nourrit l'antisémitisme ?
05:31Qui ?
05:32Qui nourrit l'antisémitisme, aujourd'hui, dans notre pays ?
05:35La France Insoumise.
05:37Ils font mine...
05:39Pour vous, c'est clair.
05:40Franchement, pour moi, c'est clair. Oui, je le dis.
05:42Oui, vous le dites.
05:43Ils font mine, la France Insoumise fait mine de mener des combats antiracistes,
05:50de lutter contre l'antisémitisme d'hier,
05:53tout en étant le terreau de l'antisémitisme d'aujourd'hui,
05:56qui prend de nouvelles formes, telles que l'antisionisme.
06:00Je suis désolée.
06:01Et quand on les entend, tout le week-end, nous dire
06:03« On a fait une grande marche, on a organisé une grande marche »
06:05dont on connaît, en plus, la fiche de communication,
06:09ce week-end, pour lutter, pour être contre l'antiracisme
06:12et marcher contre l'antiracisme,
06:13attendez, l'antiracisme ne doit pas être un prétexte
06:15pour, tranquillement, être le terreau de l'antisémitisme.
06:17Mais alors ?
06:18Enfin, à un moment, je veux dire...
06:20Et c'est pas simplement ce week-end.
06:21C'est quand, au lendemain du 7 octobre,
06:23Jean-Luc Mélenchon nous explique,
06:24alors qu'il y a une recrudescence plus 1000% d'actes antisémites,
06:28lui nous dit l'antisémitisme est résiduel.
06:30Quand sa famille politique nous dit
06:32le Hamas, mouvement de résistance.
06:34Comme une autre députée se sent heurtée
06:36par la photo d'un bébé retenu otage.
06:38Bébé, pardon, dont on connaît le destin aujourd'hui.
06:40À un moment, on doit dire stop, ça suffit.
06:42Et on le dit en tant que responsable politique.
06:44Il faut que tout le monde se bouge.
06:46Alors, puisqu'il faut dire stop,
06:48c'est ce que vous dites, Priska Thévenot,
06:50comment dire stop ?
06:51Jean-Luc Mélenchon est-il encore républicain ?
06:54Je pense que la question est de fait.
06:57Il ne l'est plus ?
06:58Il n'est plus républicain ?
07:01Est-ce que je vais le dire ?
07:02Est-ce que vous voulez que je vous dise
07:03est-ce qu'il est dans l'arc républicain
07:04par l'arc républicain ?
07:05Non mais je parle pas de l'arc,
07:06tout simplement.
07:07Je vais vous dire,
07:08il ne représente plus aujourd'hui la République.
07:10Il ne peut plus dire qu'il est quelqu'un
07:12qui représente notre République française.
07:14Quand sciemment il met en danger
07:16une partie de notre population,
07:17il nie le danger qui est face à eux
07:20en disant que l'antisémitisme est résiduel.
07:23En venant expliquer la semaine dernière,
07:25parce qu'on pourrait me dire
07:26que c'était il y a un an,
07:27il s'est trompé,
07:28il n'a pas compris la question.
07:29La semaine dernière,
07:30quand lui-même parle de l'affiche
07:31pour la marche qui a eu lieu
07:32le week-end dernier,
07:33il explique qu'il n'a pas compris
07:34qu'il ne voit pas de quoi on parle.
07:35Un moment,
07:36il a des responsabilités.
07:37Cet homme n'est pas arrivé hier
07:38sur la scène politique,
07:39ça fait 30 ans qu'il est là.
07:40Est-ce que LFI doit être
07:42dissolution ?
07:45Je ne sais pas moi.
07:46Est-ce que des sanctions
07:47doivent être prises contre le parti ?
07:49Puisque LFI nourrit l'antisémitisme.
07:51Je pense qu'il y a quelque chose
07:52que vous oubliez derrière,
07:53c'est qu'il faut qu'on puisse
07:54en parler librement,
07:55ouvertement,
07:56sans avoir peur
07:57d'être menacé derrière.
07:58Vous-même, vous avez été menacé ?
08:00Je pense qu'une fois
08:01cette interview passée,
08:02je vais me recevoir
08:03des flots d'insultes
08:04et de menaces.
08:05Ce n'est pas normal.
08:06Donc déjà,
08:07on doit pouvoir dire
08:08ce qu'on pense.
08:09Notre pays est ainsi fait
08:10qu'on a le droit de s'opposer.
08:11Et donc là,
08:12LFI, oui,
08:13ils sont des opposants politiques,
08:14pas des ennemis.
08:15Et ça,
08:16je pense que c'est important
08:17de le rappeler.
08:18Mais rappelons quelque chose,
08:19c'est qu'il faut qu'on puisse
08:20pleinement dire
08:22qu'ils sont vraiment
08:23pour que
08:24l'opinion au public aussi
08:25s'en saisisse.
08:26Ils ont été élus
08:27démocratiquement.
08:28Mais Priska Tevneau,
08:29vous aussi,
08:30vous avez été menacée récemment.
08:31Tout à fait.
08:32Vos enfants ont été menacés.
08:33Oui.
08:34Vous avez déposé plainte ?
08:35Bien sûr.
08:36Vous avez déposé plainte.
08:37Ah oui ?
08:38Est-ce qu'on sait ?
08:39L'enquête est ouverte ?
08:40Une enquête, c'est ?
08:41Alors, c'est en cours,
08:42mais on n'a pas jusque-là
08:43des retours.
08:44Ça a été posé la semaine dernière
08:45et bien sûr,
08:46je vais suivre ça
08:47avec attention.
08:48Bien.
08:49Vous revenez d'Israël.
08:52Contre Benjamin Netanyahou
08:54et son gouvernement.
08:55Un gouvernement,
08:56ce gouvernement,
08:57est-il extrémiste
08:58et corrompu ?
08:59Tente-t-il de survivre
09:00grâce à la guerre ?
09:01C'est aussi la question
09:02qui doit être posée.
09:03Oui.
09:04Pour avoir échangé
09:05avec de nombreux Israéliens,
09:06aussi bien
09:07des franco-israéliens
09:08que d'autres en général
09:09et dans différentes circonstances,
09:10moi, je dois le dire
09:11assez simplement,
09:12ce qu'ils demandent,
09:13c'est la libération
09:14des otages.
09:15Ils demandent
09:16la libération
09:17des otages.
09:18Est-ce qu'Israël
09:19les sacrifie ?
09:20Est-ce que Benjamin Netanyahou
09:21sacrifie les otages
09:22aujourd'hui ?
09:23Écoutez,
09:24je ne vais pas être devant vous
09:25là sur une escalade
09:26de mots et de paroles.
09:27Je pense que
09:28ce qui est important
09:29c'est de rappeler
09:30que ce qui est demandé
09:31c'est la libération
09:32des otages,
09:33de tous les otages.
09:34Et ça,
09:35il ne faut pas l'huiler.
09:36Il y a encore
09:3759,
09:38si je ne m'abuse,
09:39personnes
09:40dans les tunnels
09:41du Hamas.
09:42Nous demandons
09:43à ce qu'ils soient
09:44tous libérés
09:45et que ceux-ci
09:46qui malheureusement
09:47n'attendent plus
09:48et c'est unanime.
09:49Priska Tevno,
09:50je vous pose la question
09:51à propos de Netanyahou
09:52et puis je vais passer
09:53à autre chose
09:54parce que la question
09:55qui est posée
09:56est-ce qu'il tente
09:57de survivre politiquement
09:58grâce à la guerre ?
09:59Ça,
10:00il faudra pouvoir
10:01y répondre.
10:02Ce que je peux vous dire
10:03c'est qu'il n'y a pas
10:04unanimité
10:05pour soutenir
10:06la politique
10:07de Benjamin Netanyahou
10:08mais qu'il y a
10:09unanimité
10:10pour demander
10:11la libération
10:12des otages.
10:13Et j'insiste,
10:14la libération
10:15des otages.
10:16Priska Tevno,
10:17le racisme anti-blanc,
10:18je l'ai vécu,
10:19alors moi,
10:20je n'ai pas vécu
10:21de racisme anti-blanc.
10:22Non mais le racisme,
10:23en général,
10:24je ne parle pas
10:25de racisme anti-blanc.
10:26Non mais,
10:27est-ce que
10:28j'ai été victime
10:29de racisme
10:30ou de discrimination ?
10:31Bien sûr,
10:32je ne vais pas faire semblant
10:33ici devant vous
10:34en vous disant que non.
10:35J'en ai été victime.
10:36Maintenant,
10:37ce que je dis,
10:38est-ce qu'il faut
10:39venir passer notre temps
10:40à qualifier le racisme ?
10:41Oui.
10:42Je pense que l'enjeu
10:43aujourd'hui
10:44ce n'est pas de qualifier
10:45le racisme,
10:46c'est de le combattre
10:47sous toutes ses formes.
10:48Il faut le protéger
10:49d'une forme du racisme
10:50quel qu'elle soit.
10:51Donc aujourd'hui,
10:52on doit avoir ce principe-là,
10:53c'est nous lever
10:54contre toutes les sortes
10:55de racisme.
10:56Prisca Téveneau,
10:57est-ce que l'ERN
10:58est le bouclier
10:59de la communauté juive ?
11:00Je l'entends,
11:01je l'ai entendu
11:02tout le week-end
11:03ces derniers jours.
11:04Vous savez,
11:05sur ça,
11:06et l'ERN
11:07et la LFI,
11:08pas de jaloux.
11:09Les deux sont repartis
11:10sur l'imaginaire fantasmé
11:11du juif traqué,
11:12du juif caché.
11:13L'ERN nous dit
11:14nous sommes
11:15le rempart,
11:16le bouclier
11:18par M. Chenu
11:19et la LFI
11:20par M. Bonpart
11:21nous dit
11:22les juifs
11:23peuvent se cacher
11:24chez nous.
11:25De quoi on parle ?
11:26C'est l'imaginaire
11:27pur et simple
11:28du juif traqué
11:29et caché.
11:30Les deux,
11:31sur le sujet
11:32de l'antisémitisme
11:33sont à combattre
11:34sur leur idéologie.
11:35Et je le dis,
11:36c'est la République,
11:37c'est la France
11:38qui fait en sorte
11:39que tout le monde
11:40peut vivre en liberté
11:41dans notre pays.
11:42Et bien sûr
11:43que les juifs
11:44n'ont plus à se sentir
11:45menacés ou agressés
11:46comme ça a été encore
11:47le cas de M. Chenu.
11:48Et bien sûr
11:49que la France
11:50sera jugée
11:51enfin,
11:52sera jugée
11:53il sera
11:54il sera
11:55je dis
11:56s'il est condamné ou pas.
11:57C'est essentiel
11:58parce que
11:59s'il est condamné
12:00à 10 ans de prison
12:01il est mort.
12:02Il est condamné à mort.
12:03Il n'est pas mort
12:04mais il est condamné à mort.
12:05S'il est condamné
12:06je dis
12:07est-ce que la France
12:08devra remettre en cause
12:09les accords
12:10de 68
12:11entre la France
12:12et l'Algérie
12:13par exemple ?
12:14Je pense que la France
12:15doit pouvoir
12:16continuer à
12:17exercer un discours
12:18de pression
12:19là où il faut
12:20c'est-à-dire
12:21sur les enjeux diplomatiques
12:22au quai d'Orsay
12:23et directement
12:24à l'endroit du Pré
12:25avec le Président de la République
12:26sur aussi bien
12:27le sujet de Boulogne-Saint-Saël
12:28qui nous préoccupe énormément
12:29et sur lequel nous sommes
12:30tous mobilisés.
12:31Quand je dis nous
12:32c'est notre famille politique
12:33je ne suis pas sûre que
12:34toutes les familles politiques le soient
12:35mais en tout cas
12:36nous sommes mobilisés
12:37au niveau national
12:38et au niveau européen.
12:39Oui mais
12:40quelle est l'efficacité
12:41du rapport de force
12:42qu'établit aujourd'hui
12:43le ministre de l'Intérieur ?
12:44Franchement
12:45ce n'est pas
12:46contre-productif.
12:47Je vous pose la question.
12:48Vous lui poserez la question à lui.
12:49Non mais je lui ai posé.
12:50Non mais
12:51je vous la pose.
12:52Je parle en tant que
12:53ma famille politique
12:54je le dis de façon très claire
12:55je ne suis plus porte-parole
12:56du gouvernement
12:57donc je laisserai
12:58les ministres s'exprimer.
12:59D'accord.
13:00Ce que je dis simplement
13:01c'est que nous nous mobilisons
13:02aussi bien à l'Assemblée nationale
13:03qu'au Parlement européen
13:04pour dénoncer
13:05et faire en sorte que
13:06le plus de personnes
13:07le plus de voix
13:08s'élèvent sur cela.
13:09Mais en vrai cela
13:10ça pose aussi la question
13:11de la démocratie
13:12et de la survie
13:13de nos démocraties
13:14et de notre droit
13:15dans sa globalité.
13:16Et vous avez raison
13:17en début d'interview
13:18de me dire
13:19mais vous parlez
13:20tout le monde parle
13:21tout le monde lance
13:22des grands mots
13:23mais que faites-vous ?
13:24Nous typiquement
13:25aujourd'hui
13:26là pendant qu'on est
13:27en train de se parler
13:28Gabriel Attal et Valérie Ayé
13:29réunissent un certain
13:30nombre de dirigeants
13:31de forces politiques
13:32des grandes démocraties
13:33que sont les nôtres
13:34aussi bien européennes
13:35mais ailleurs
13:36pour justement
13:37préparer
13:38cette capacité
13:39à agir ensemble
13:40et pas simplement
13:41dans notre
13:42vision française.
13:43Non, moi je ne suis plus
13:44vous savez je ne suis plus
13:45au gouvernement
13:46donc je ne sais pas
13:47ce qu'il en exagèrera
13:48ce que je vois
13:49c'est qu'on est encore
13:50en train de demander
13:51la libération
13:52de M. Sancel.
13:53Donc ça n'avance pas ?
13:54Vous interrogerez
13:55M. Retailleau.
13:56Bien !
13:57Vous n'êtes pas en accord
13:58là avec
13:59l'attitude
14:00et le comportement
14:01de Bruno Retailleau.
14:02Pas du tout !
14:03C'est pas que je ne suis pas
14:04en accord mais
14:05je veux
14:06non c'est vrai
14:07que je ne suis pas en accord.
14:08Vous l'assumez
14:09le désaccord ?
14:10Il a raison d'avoir
14:11une voix française forte
14:12et une voix diplomatique.
14:13Bien !
14:14La réforme des retraites
14:15Prisca Thévenot
14:16le conclave
14:17très critiqué
14:18se poursuit.
14:19Tant bien que mal
14:20est-ce que vous êtes
14:21favorable à la suppression
14:22de l'abattement fiscal
14:23de 10%
14:24d'eau bénéficie
14:25les retraités ?
14:26La CFDT n'est pas contre.
14:27Est-ce que vous êtes favorable ?
14:28Moi je suis déjà favorable
14:30à ce qu'on arrête
14:31de mentir aux français.
14:32De leur laisser croire
14:33qu'on peut
14:34abroger la réforme
14:35des retraites
14:36dans le cadre
14:37de l'état des comptes publics
14:38dans lesquels nous sommes.
14:39Et dans le cadre
14:40de ces comptes publics
14:41une grosse dépense
14:42chaque année
14:43c'est de pouvoir
14:44rééquilibrer le système
14:45de retraite.
14:46Donc déjà je suis favorable
14:47à ce qu'on arrête
14:48de faire croire
14:49qu'au regard
14:50de la démographie actuelle
14:51on pourrait se passer
14:52de cette réforme
14:53qui a eu lieu en 2023.
14:54Ensuite
14:55je suis aussi favorable
14:56à ce qu'on regarde
14:57qu'on arrête
14:58de lancer
14:59des idées
15:00de nouvelles dépenses
15:01sans pouvoir
15:02établir effectivement
15:03ce que ça a comme impact
15:04dans le quotidien
15:05des français.
15:06Donc tout cela
15:07je pense qu'il faut
15:08qu'on le regarde
15:09purement et simplement.
15:10Ce qui s'appelle
15:11et qui est assez commun
15:12tous les ans
15:13c'est les débats parlementaires
15:14sur le budget.
15:15Donc préparons ces débats
15:16et c'est vrai qu'ils arrivent
15:17en fin d'année.
15:18Il faut ouvrir ce débat.
15:19Mais il n'y a pas de mauvais débat.
15:20Enfin encore une fois
15:21là on parle.
15:22Je vous dis ça
15:23parce que c'est un débat
15:24qui revient sur le tapis.
15:25Vous l'avez vu.
15:26Vous l'avez constaté.
15:27Encore une fois
15:28la CFDT n'est pas contre
15:29les retraités les plus aisés
15:32qui bénéficient
15:33d'un abattement fiscal
15:34de 10%.
15:35Est-ce logique ?
15:36Et c'est pour ça
15:37que là par exemple
15:38vous dites les retraités
15:40qu'est-ce qu'on entend
15:41par aisés ?
15:42Donc oui.
15:43A vous de fixer.
15:44Voilà.
15:45Donc c'est bien ce que je dis.
15:46Donc c'est pour ça que je dis
15:47de façon très simple
15:49ce sujet peut être regardé
15:51doit être débattu
15:53pour justement
15:54apprécier les modalités.
15:55Donc ce sujet doit être débattu.
15:56Mais il n'y a pas de sujet tabou
15:57sur le budget.
15:58Enfin pardon.
15:59Laissons l'Assemblée nationale
16:01et le Sénat
16:02travailler librement.
16:03Gabriel Attal.
16:05Vous êtes proche de Gabriel Attal.
16:07Candidat à la présidentielle
16:10Il n'a rien dit pour l'instant ?
16:11Vraiment ?
16:12Là je peux vous le dire
16:13il n'est pas en train
16:14Il n'est pas en train de penser à ça.
16:15Non mais précisément.
16:16Non mais attendez.
16:17Est-ce que
16:18pardon.
16:19En ce moment
16:20chaque jour qu'il passe
16:21on a une candidature supplémentaire.
16:23Il y en a beaucoup oui.
16:24M. Wauquiez
16:25M. Lissnard
16:26M. Bertrand
16:27Et je suis sûre
16:28que j'en oublie encore plein.
16:29M. Retailleau bientôt.
16:30M. Darmanin peut-être.
16:34M. Edouard Philippe aussi.
16:35Et est-ce qu'on pourrait avoir
16:36un candidat pour agir aujourd'hui ?
16:38Parce qu'on a beaucoup de candidats
16:39pour 2027.
16:40Sauf qu'aujourd'hui
16:41la pression sur la France
16:43aussi bien par Trump
16:45par d'autres
16:46comme par exemple Algérie
16:47avec des défis aussi
16:49que nous devons continuer à relever
16:50la réindustrialisation
16:51la défense
16:52qui va être en question
16:53jeudi avec le sommet sur l'Ukraine
16:56enfin c'est maintenant
16:57ce n'est pas en 2027.
16:58Donc moi j'aimerais qu'on ait enfin
17:00un peu plus de candidats
17:01pour agir maintenant
17:02et aujourd'hui le seul que je vois
17:03effectivement
17:04c'est Gabriel Attal
17:05qui lui est mobilisé
17:06pour agir maintenant.
17:07Il a aujourd'hui sa conférence
17:08avec Valérie Ayé
17:09pour avoir une ligne claire
17:10et des actions affirmées
17:11qu'il va transmettre
17:12au Président de la République
17:13pour le sommet pour l'Ukraine jeudi.
17:15Il continue à se mobiliser
17:16à l'Assemblée Nationale
17:17sur le sujet des mineurs notamment
17:18sur le sujet du Nord-Picot-Trafique
17:20sur le sujet du logement social.
17:21Enfin pardon
17:22on est la seule famille politique
17:23à encore agir
17:24alors qu'on n'est pas en majorité.
17:25Et pour ce qui est à Thévenot
17:27il faudra quand même
17:28partager tous ces candidats
17:29d'une manière ou d'une autre.
17:30Non, 2025.
17:31Oui, oui.
17:32Attendez.
17:33Ils y pensent tous
17:34vous le savez bien.
17:36Ils y pensent tous.
17:38Qu'ils arrêtent de penser
17:39et qu'ils agissent aujourd'hui.
17:40Arrêtez de penser à demain
17:41et qu'on agit aujourd'hui.
17:42Franchement,
17:43la pire erreur serait
17:45d'être remnubilé par 2027
17:47et du coup de lever les mains aujourd'hui.
17:49Ça c'est la garantie
17:50pour tous ces messieurs
17:51de perdre.
17:52Pour les départager une primaire ?
17:53Primaire de quoi ?
17:54Je ne sais pas.
17:55La primaire en Tocquy est qui ?
17:56Du centre de la droite
17:57je ne sais pas moi.
17:58Entre tous.
17:59Pardon,
18:00on va se le redire
18:01avec tout le respect
18:02que j'ai pour M. Retailleau
18:03je ne vois pas
18:04comment il y ait une primaire
18:05entre quelqu'un
18:06qui explique
18:07que l'immigration
18:08peu importe laquelle
18:09est une malchance
18:10pour notre pays.
18:11Je veux dire,
18:12à un moment il faut.
18:13Vous faites partie
18:14de la même majorité
18:15mais vous êtes en désaccord
18:16sur des points essentiels.
18:17On fait partie
18:18d'une coalition.
18:19Oui, c'est vrai.
18:20Ce n'est pas la même chose.
18:21Donc oui,
18:22on en soutient
18:23mais attention,
18:24ce n'est pas un soutien
18:25ce n'est pas un blanc-seing.
18:26La proportionnelle
18:27pour les législatives ?
18:28Est-ce que c'est vraiment
18:29le sujet de préoccupation ?
18:30C'est François Bayrou
18:31qui remet ça sur le tapis
18:32ce n'est pas moi.
18:33Je suis une ministre
18:34mais je le dis en tant que parlementaire
18:35j'étais sous le caine
18:36sur ma circonscription
18:37aussi bien à Serres
18:38que à Vaucrosson.
18:39Pas une seule seconde
18:40les Français parlent de ça.
18:41Pas une seule seconde.
18:42Oui, bon.
18:43C'est François Bayrou
18:44qui en parle.
18:45Très bien,
18:46mais moi je vous donne ma vie.
18:47Il vous déçoit d'ailleurs ?
18:48Il est un peu mou,
18:49je ne sais pas,
18:50il a été un peu...
18:51non ?
18:52Non, c'est trop facile.
18:53Ah ben non,
18:54mais j'entends ça partout.
18:55Oui, ok,
18:56je l'entends aussi.
18:57Vous l'avez lu aussi.
18:58C'est trop facile.
19:00Je pense qu'il ne faut pas oublier
19:01que quand il est arrivé
19:02on n'avait pas de budget.
19:03On avait une situation
19:04dramatique à Mayotte.
19:05Il est arrivé,
19:06en quelques semaines
19:07on a eu notre budget.
19:08On a eu la loi d'urgence
19:09pour les Mahoraises
19:10et les Mahorais.
19:11On a des perspectives
19:12de discussion et de débat.
19:13On avance
19:14sur les propositions de loi.
19:15Je veux dire,
19:16c'est ça qu'il faut regarder.
19:17Ensuite l'appréciation
19:18de l'humeur
19:19et de l'état d'esprit
19:20des uns et des autres.
19:21Moi ce que je veux
19:22c'est qu'il y ait des actions
19:23pour notre pays
19:24et sur ça je dois dire
19:25que depuis le mois de janvier
19:26on avance.
19:27On peut les avancer
19:28en matière de simplification
19:29parce que les chefs d'entreprise
19:31attendent cela.
19:32Débat à l'Assemblée nationale.
19:34On va beaucoup en parler
19:35dans les jours qui viennent.
19:36Je recevrai d'ailleurs
19:37le ministre de la fonction publique
19:39mercredi je crois.
19:40J'ai une dernière question
19:41puisqu'à Thévenot
19:42c'est le Canard Enchaîné
19:44qui a soulevé la question.
19:46Avec Aurore Bagé et Jean-Noël Barraud
19:48vous aviez en 2023
19:50été déclaré présent
19:52une formation payée
19:53un peu plus de 12 000 euros
19:54par la région.
19:57Mais vous n'étiez pas présent.
19:59Écrit le Canard Enchaîné.
20:01C'est vrai ou faux ça ?
20:02De façon extrêmement claire déjà.
20:04Merci de poser la question
20:05parce que j'ai vu pas mal
20:06de choses arriver etc.
20:07Je n'ai pas touché
20:08un seul centime.
20:09Je pense que c'est important
20:10de le dire.
20:11On parle d'argent public.
20:12Donc je n'ai pas touché
20:14un seul centime sur ce sujet.
20:16Ensuite de ce que je comprends
20:17de la facturation
20:18c'est qu'elle a lieu
20:19entre le prestataire
20:20et la région directement.
20:21Je ne suis pas
20:22dans la majorité régionale.
20:25Les formations se passent
20:26soit à titre individuel
20:27soit à titre de groupe
20:28de collectif.
20:29Donc là effectivement
20:30c'est dans un cadre de groupe.
20:31Mais vraiment
20:32il n'y a aucune volonté
20:33de malversation
20:34de la part du groupe
20:35dans lequel je suis.
20:36Et il n'y a aucune volonté
20:37de mensonge
20:38ou de travestir.
20:39Mais c'est vrai que les articles
20:40tels qu'ils sont sortis
20:41donnent l'impression
20:42qu'on aurait touché de l'argent.
20:43Ce n'est pas vrai.
20:44On n'a rien touché.
20:45Merci Prisca Thévenot
20:46d'être venue nous voir
20:47ce matin.
20:48Il est 8h57.
20:49Vous êtes sur l'antenne
20:50de Sud Radio.
20:51Patrick Roger
20:52juste après les infos
20:53de 9h.