• avant-hier

Visitez notre site :
http://www.france24.com

Rejoignez nous sur Facebook
https://www.facebook.com/FRANCE24

Suivez nous sur Twitter
https://twitter.com/France24_fr#

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00♫ Générique de fin ♫
00:00:08Édition spéciale sur France 24, il est 21h59 à Paris, 15h59 à Washington
00:00:15et depuis, les jardins de la Maison Blanche dont vous découvrez les images en direct,
00:00:19c'est là que Donald Trump doit prendre la parole d'un instant à l'autre,
00:00:23lui qui a fait de ce 2 avril le jour de la libération.
00:00:27Comprenez, libérez les Etats-Unis des arnaques,
00:00:30ce sont ces termes imposés par ses partenaires commerciaux.
00:00:34Comment ? Grâce à son arme de prédilection, l'instauration de nouveaux droits de douane,
00:00:39c'est ce qu'il doit annoncer ce soir.
00:00:40Les bourses, les investisseurs, les entreprises
00:00:43attendent ces déclarations avec fébrilité et inquiétude.
00:00:46Qui sera visé ? Quelle réaction des pays concernés ?
00:00:51À quel point ces mesures peuvent-elles déstabiliser l'économie mondiale ?
00:00:55Nous poserons ces questions à Thierry Maier.
00:00:57Bonsoir, vous êtes professeur d'économie à Sciences Po Paris,
00:01:01conseiller scientifique au CPI,
00:01:03Centre d'études prospectives et d'information internationale.
00:01:07Également avec nous, Mounia Benhaïssa.
00:01:09Bonjour, vous êtes notre chroniqueuse économie ici à France 24.
00:01:13Et puis, bien sûr, nous irons prendre le pouls à Washington avec Mathieu Mabin,
00:01:18à Montréal aussi, au Canada avec François Riouet
00:01:22et bien sûr aussi à Mexico-Mexique avec Laurence Cuvillier.
00:01:27Bonsoir à tous.
00:01:30Et donc, vous découvrez ces images en direct des jardins de la Maison-Blanche
00:01:34où cette annonce est extrêmement attendue.
00:01:37Une annonce qui a d'ailleurs lieu après 22h, après la clôture à Wall Street
00:01:42pour éviter que les bourses américaines ne plongent dans l'eau rouge.
00:01:46Thierry Maier, peut-être un mot d'abord sur ces fameux droits de douane,
00:01:50ces droits de douane réciproques.
00:01:52Est-ce que c'est une fausse bonne idée ?
00:01:55Alors, déjà, je ne sais pas quelle est l'idée de Trump derrière.
00:01:58C'est très difficile de lire, en fait, les motivations de Trump
00:02:02puisque de temps en temps, il dit que c'est une arme pour négocier d'autres choses avec les pays.
00:02:09Ce qui peut être donc le fin tannis, les migrations, toutes sortes de choses.
00:02:15Des fois, c'est pour lever des fonds, pour pouvoir réduire d'autres impôts.
00:02:19Et puis, des fois, c'est pour ramener des emplois aux États-Unis.
00:02:25L'ensemble de ces motivations étant d'ailleurs contradictoires les unes avec les autres.
00:02:29Ce que j'allais dire, c'est que ce sont des raisons qui sont incompatibles, selon vous.
00:02:33Qui sont complètement incompatibles.
00:02:34On ne peut pas à la fois espérer, par exemple, que les consommateurs vont arrêter d'importer
00:02:41et espérer que ça ramène énormément d'impôts, énormément de recettes.
00:02:43Si les consommateurs arrêtent d'importer et se tournent vers les producteurs américains,
00:02:48forcément, les impôts liés aux importations deviennent très bas.
00:02:51Oui, parce qu'ils comptent sur les droits de douane pour à la fois éponger le déficit,
00:02:55pour rééquilibrer la balance commerciale, créer des emplois.
00:02:57Vous l'avez dit.
00:02:58Est-ce que ces droits de douane peuvent être aussi, on attend évidemment les annonces,
00:03:01mais est-ce que c'est forcément une bonne nouvelle pour l'économie américaine ?
00:03:07Alors, ça dépend de qui on parle.
00:03:09Donc, ça peut être une bonne nouvelle pour certains producteurs locaux aux États-Unis
00:03:14qui sont protégés de la concurrence internationale.
00:03:16Donc, on va sûrement parler des automobiles parce que c'est une obsession de Donald Trump,
00:03:20de toute façon, donc on en parlera de toute façon.
00:03:22Et des droits de douane vont de manière certaine, là, pour le coup, intervenir demain.
00:03:27Ça, c'est en dehors de ce qui va être annoncé aujourd'hui.
00:03:30Donc, il peut y avoir certains producteurs qui bénéficient.
00:03:33Celui qui va payer, c'est certain, là, de toutes les études du monde,
00:03:37c'est le consommateur américain qui va payer plus cher tout ce qui sera importé.
00:03:42Et ensuite, en termes de revenus fiscaux pour l'État,
00:03:46là, tout dépendra un peu du niveau et tout dépendra aussi de ce qui va se passer
00:03:50pour les principaux pays partenaires.
00:03:52Est-ce que l'Union européenne, le Japon, la Corée vont faire des représailles ?
00:03:58De quelle ampleur ?
00:04:00Et in fine, à peu près tout ce que les économistes ont étudié depuis des dizaines d'années
00:04:06montre qu'une guerre commerciale, ça se termine rarement, ça se termine jamais bien.
00:04:11Justement, ça peut aller, c'est l'une des questions grandes qu'on va se poser.
00:04:13Par contre, ça peut aller très loin.
00:04:15Mathieu Mabin, vous êtes notre correspondant à Washington.
00:04:18Donald Trump a tenu à faire de ce 2 avril un jour historique pour les États-Unis.
00:04:23On a beaucoup parlé d'âge d'or.
00:04:25C'est la petite musique qu'on a entendue ces dernières semaines.
00:04:28On voit qu'il a mis les bouchées doubles.
00:04:30Il a sorti les grands moyens.
00:04:31On découvre ces images des jardins de la Maison-Blanche.
00:04:34C'est là qu'il va faire son annonce.
00:04:37Oui, absolument.
00:04:39C'était même dans son discours d'investiture le 20 janvier dernier.
00:04:42Vous vous en souvenez ?
00:04:43Il avait utilisé cette expression, l'âge d'or de l'Amérique et de retour.
00:04:47Il a aussi beaucoup parlé de renaissance de l'Amérique aujourd'hui,
00:04:51pour ce jour de la libération.
00:04:55Une expression un peu étonnante pour nous, Européens,
00:04:57puisque ce terme veut dire bien d'autres choses, en tout cas pour nous, les Français.
00:05:02Ce qui est intéressant à observer, effectivement,
00:05:04c'est l'incompréhension qui domine ici autant
00:05:09chez les observateurs de la vie politique que nous sommes,
00:05:13que chez les économistes américains et jusque dans son propre camp,
00:05:17où un groupe de sénateurs républicains, par exemple,
00:05:21met en garde le président des États-Unis,
00:05:24jusqu'où ne pas aller trop loin.
00:05:26Il y a une vraie inquiétude qui pèse ici et qu'on retrouve évidemment
00:05:30dans le seul domaine qui ne ment jamais, c'est les marchés financiers,
00:05:34où il y a une vraie fébrilité.
00:05:36Ça, c'est incontestable, mais ça fait déjà plusieurs semaines que ça dure.
00:05:40Et on a découvert, alors que vous parliez, Didi Vence, le vice-président,
00:05:44alors qu'on attend toujours les propos de Donald Trump,
00:05:47les propos tant attendus par les investisseurs, les entreprises et les marchés.
00:05:52Mounia Benhassa, vous nous avez rejoints, justement, vous vouliez dire un mot à ce propos.
00:05:55Oui, justement, sur les consommateurs américains, Anthony,
00:05:58il y a la Fed qui va regarder de très près ce discours de Donald Trump.
00:06:02La Fed, elle regarde quoi ?
00:06:04Elle va regarder l'inflation, la conséquence aussi sur les emplois.
00:06:07La Fed qui a déjà anticipé une croissance moindre, 1,7% pour cette année,
00:06:13contre 2,1% prévu auparavant.
00:06:16Et elle table aussi sur l'inflation, l'accélération de l'inflation.
00:06:20La Banque centrale américaine, elle avait déjà souligné
00:06:22les effets de ce niveau d'incertitude qu'elle avait qualifié d'anormalement élevé.
00:06:27Et puis, elle prévoit justement cette inflation à 2,7%
00:06:31et aussi un taux de chômage élevé.
00:06:33Qu'est-ce que ça veut dire tout ça pour le consommateur américain ?
00:06:35Des prix élevés et aussi beaucoup de pertes d'emplois, sans doute.
00:06:39Et puis aussi les taux d'emprunt qui vont augmenter.
00:06:42Et ça, c'est important à souligner.
00:06:43Thierry Maier, Monia Benaïssa parle de l'inflation précisément.
00:06:46L'inflation, la lutte contre l'inflation, la hausse du pouvoir d'achat,
00:06:49c'est entre autres ce sur quoi Donald Trump a été élu.
00:06:53Et ces droits de douane, ils vont avoir un impact sur le portefeuille des Américains.
00:06:58C'est ce qui paraît le plus étonnant, quelque part.
00:07:01C'est d'une part le fait qu'il ait fait campagne en disant que Biden avait...
00:07:06Je vais me permettre de vous interrompre, Thierry Maier,
00:07:08puisque l'on voit Donald Trump qui s'avance vers son pupitre
00:07:12pour prononcer cette allocution très attendue
00:07:16et l'entrée en vigueur de nouveaux droits de douane.
00:07:20Un nouveau cap dans cette guerre commerciale
00:07:22déjà amorcée par le président des Etats-Unis.
00:07:26Une prise de parole très scrutée qui a lieu après 22 heures,
00:07:31après l'heure de clôture des marchés américains à Wall Street
00:07:35et qui sont sans nul doute, des propos qui sont sans nul doute scrutés
00:07:39par tous les pays qui craignent évidemment d'être concernés par ces droits de douane
00:07:45annoncés par le président des Etats-Unis.
00:07:48On a en tête évidemment le Canada, le Mexique,
00:07:51mais également les pays de l'Union Européenne.
00:07:53On écoute le président des Etats-Unis.
00:07:56Merci.
00:07:57Quel beau groupe, quelle foule devant moi.
00:08:00Et j'ai une bonne nouvelle pour vous tous.
00:08:03Beaucoup de bonnes choses vont se passer pour notre pays.
00:08:05Mais asseyez-vous, je vous en prie.
00:08:07Chers compatriotes,
00:08:10voilà le jour de la libération.
00:08:12Nous l'attendions.
00:08:152 avril 2025, c'est un jour qui restera dans les livres d'histoire.
00:08:21Le jour de la renaissance de l'industrie américaine,
00:08:24là où les Américains ont repris le contrôle de leur destin.
00:08:28Le jour où nous avons décidé de rendre à l'Amérique sa richesse.
00:08:35Pendant des décennies, notre pays a été pillé, violé par les pays voisins,
00:08:43lointains, nos amis, nos ennemis,
00:08:46qui ont empêché au bon peuple américain de bien se développer.
00:08:51Ils ont énormément souffert.
00:08:53Ils ont regardé avec terreur
00:08:56que la façon dont les leaders du monde entier
00:08:59leur ont volé leurs emplois, leur ont détruit leurs usines.
00:09:04C'est l'effondrement du rêve américain,
00:09:07du si beau rêve américain que l'on connaissait et que l'on a perdu.
00:09:14Pendant des années, des décennies, on a arrêté d'en entendre parler.
00:09:20Et puis, nous revoilà.
00:09:23Ça ne se reproduira plus, je vous le promets.
00:09:31D'ici quelques instants, je vais signer un décret présidentiel historique
00:09:36qui institue des droits de douane réciproques partout dans le monde.
00:09:42Ça veut dire, œil pour œil, dent pour dent.
00:09:45Très simple. Rien de plus simple.
00:09:48C'est l'un des jours les plus importants de l'histoire américaine, à mes yeux.
00:09:55C'est la déclaration de notre indépendance économique.
00:09:59Pendant des années, les citoyens américains qui travaillaient dur
00:10:02ont dû être sur le banc, sur la touche,
00:10:06voir les autres s'en mettre plein les poches à leur dépend.
00:10:10Mais c'est leur heure qui est arrivée.
00:10:15Avec ces droits de douane qui permettront d'engranger des milliards de dollars,
00:10:20des centaines de milliards de dollars extrêmement rapidement.
00:10:23Aujourd'hui, nous allons pouvoir rendre sa grandeur à l'Amérique plus que jamais auparavant.
00:10:34Les emplois dans les usines reviendront aux États-Unis.
00:10:38Nous le voyons déjà sous nos yeux.
00:10:41Nous allons booster notre base industrielle domestique.
00:10:45Nous allons casser les obstacles aux commerces qui viennent de l'étranger.
00:10:52Nous allons nous réinstaller dans la concurrence internationale.
00:10:57Ce sera l'âge d'or de l'Amérique qui revient, enfin.
00:11:03Nous sommes ravis aujourd'hui d'avoir à nos côtés le vice-président,
00:11:08J.D. Vance. J.D., merci.
00:11:12Où es-tu, J.D.?
00:11:15Ah, te voilà.
00:11:18Pas très difficile à te voir dans cette foule.
00:11:23D'habitude, tu es juste en face de moi et je vois que tu prends confiance.
00:11:28Mais bref, tout mon gouvernement est là.
00:11:31Mike Johnson, le président de la Chambre aussi,
00:11:34qui a fourni un travail exceptionnel.
00:11:37D'ailleurs, hier, un succès retentissant en Floride, avec une majorité de 7.
00:11:43C'est énorme.
00:11:45Nous avons gagné.
00:11:47Mais c'est grâce à toi.
00:11:49Et de nombreux membres de la Chambre et de nos collègues,
00:11:53sont aussi parmi nous aujourd'hui.
00:11:56J'en profite pour les remercier.
00:11:59Pendant des décennies, les autres pays ont mis des bâtons dans les roues
00:12:04des États-Unis avec les droits de douane,
00:12:08avec même des droits de douane non monétaires,
00:12:12pour tester notre industrie, la mettre au défi.
00:12:16C'était le pire du pire.
00:12:20Ils ont manipulé leurs monnaies, subventionné leurs exportations,
00:12:25imposé des taxes sur la valeur ajoutée exorbitante.
00:12:29Ils ont adapté leurs règles pour nous entraver.
00:12:33Ils ont créé des paradis de pollution.
00:12:37Tout ça contre nous.
00:12:40Alors là, d'ailleurs, le représentant de l'Union Européenne,
00:12:45a présenté un rapport sur ce sujet,
00:12:49un rapport que vous pouvez consulter.
00:12:53Vous voyez, c'est un travail conséquent,
00:12:57et ce n'est pas un travail dans le vide,
00:13:01pas un travail pour rien.
00:13:04Ce livre, il est vraiment édifiant.
00:13:08Quand on le lit, on se rend compte
00:13:12de ce que tous ces gens ont fait contre nous,
00:13:16contre les États-Unis pendant des décennies.
00:13:20Mais ces jours sont révolus.
00:13:23Permettez-moi de vous rappeler quelques exemples
00:13:27atroces d'attaques contre nos travailleurs américains
00:13:31pendant des décennies.
00:13:33Des droits de douane de l'ordre de 2,4%
00:13:37sur les motos thaïlandaises,
00:13:40que l'Inde, la Thaïlande et le Vietnam,
00:13:44eux ont des droits de douane de 70, 75%,
00:13:48voire même plus élevés.
00:13:50Aujourd'hui, les États-Unis reprennent le volant.
00:13:54Rendez-vous compte.
00:13:56Avant, 2,5% de droits de douane sur les voitures.
00:14:00L'Union Européenne nous impose énormément, 10%.
00:14:04Et la TVA aussi là-bas est énorme.
00:14:07L'Inde, 70%.
00:14:09Mais le pire, je pense,
00:14:11ce sont les restrictions non monétaires
00:14:14imposées par la Corée du Sud, le Japon et tant d'autres pays.
00:14:18C'est le résultat de barrières commerciales énormes.
00:14:2281% des voitures produites en Corée du Sud
00:14:26sont exportées aussi à Toyota.
00:14:30Tant d'automobiles sont produites au Japon
00:14:35et exportées aux États-Unis.
00:14:38Nos entreprises, par contre,
00:14:40n'arrivent pas à percer sur ces marchés-là.
00:14:44Et c'est dommage, car ce sont nos amis,
00:14:48mais malheureusement, souvent,
00:14:50nos amis sont pires que nos ennemis.
00:14:53Le déficit commercial a ravagé notre base industrielle
00:14:57et a mis en danger notre sécurité nationale.
00:15:01Ce sont les anciens...
00:15:03Ce sont les pays qui en sont responsables,
00:15:06les pays étrangers.
00:15:08C'est aussi l'ancien président Biden.
00:15:11C'est vraiment lui qui a mis le pays dans un état incommensurable.
00:15:15Et c'est pour cela qu'il faut réagir
00:15:18avec des droits de douane de 25%
00:15:21sur la production automobile hors États-Unis.
00:15:25Brian, s'il te plaît, viens sur scène,
00:15:29car tu nous soutiens depuis tant.
00:15:32Et tu comprends bien,
00:15:34cette économie vient plus que tous les économistes.
00:15:38Viens donc là.
00:15:40Merci, Monsieur le Président.
00:15:43Moi, je viens de Détroit, dans le Michigan,
00:15:47là où Reagan et les démocrates ont souvent eu le pouvoir.
00:15:52Reagan, c'était le meilleur président de ma vie
00:15:57jusqu'à ce que Donald Trump n'arrive.
00:16:00J'ai vu pendant toute ma vie
00:16:03des usines fermées à Détroit et dans la région.
00:16:07Et maintenant, il y en a tellement
00:16:10qui ont mis la clé sous la porte.
00:16:13Elles sont sous-exploitées.
00:16:15Et Donald Trump, ses politiques,
00:16:18vont nous permettre de rouvrir ces usines.
00:16:21Il va y avoir de nouveaux investissements,
00:16:24de nouvelles usines construites,
00:16:27de nouveaux membres aussi,
00:16:29beaucoup d'emplois.
00:16:31Et d'ailleurs, ils sont présents ici.
00:16:34Nous soutenons les politiques de Donald Trump
00:16:37sur les droits de douane à 100%.
00:16:40Donc, Monsieur le Président,
00:16:42nous ne pouvons vous remercier assez.
00:16:45Et dans six mois, nous commencerons à voir
00:16:48les bienfaits de vos politiques, et il me tarde de les voir.
00:16:53Et ce petit groupe là-bas,
00:16:56il est vraiment à l'image de cet homme.
00:16:59Au Michigan, d'ailleurs,
00:17:01nous avons remporté une énorme victoire.
00:17:04Et j'aimerais remercier les travailleurs
00:17:07du secteur automobile de Michigan
00:17:10qui sont ici présents.
00:17:12Merci beaucoup.
00:17:14Vous allez être très bientôt très très contents.
00:17:17Vous allez voir ce qui va se passer.
00:17:20Et pas juste pour les entreprises automobiles,
00:17:23mais toutes les entreprises.
00:17:25Beaucoup d'entreprises annoncent non-stop
00:17:28qu'elles vont se relocaliser aux États-Unis.
00:17:31C'est du jamais vu.
00:17:33Et nous pensons aussi à nos agriculteurs,
00:17:36à nos rangers,
00:17:38qui ont été brutalisés par les autres pays du monde.
00:17:42Le Canada, d'ailleurs,
00:17:44impose des droits de douane de 250 à 300%
00:17:48sur nos produits laitiers.
00:17:50Rendez-vous compte,
00:17:52une brique de lait,
00:17:54tellement imposée,
00:17:56mais voilà,
00:17:58250%, 300%,
00:18:00ils se demandent,
00:18:02certains se demanderont,
00:18:04nous, qu'est-ce qu'on fait
00:18:06avec les produits laitiers canadiens ?
00:18:08On les impose à peine.
00:18:10Bref, la situation n'est pas belle du tout.
00:18:13C'est très injuste pour nos agriculteurs,
00:18:16pour notre pays.
00:18:18Et des pays comme le Canada,
00:18:20nous les aidons énormément,
00:18:22nous maintenons leur économie à flot,
00:18:25leurs entreprises aussi,
00:18:27et ils nous font des coûts bas.
00:18:29200 milliards de dollars
00:18:31de subventions au Canada par an.
00:18:33Et je me demande,
00:18:35mais pourquoi est-ce qu'on les aide autant ?
00:18:38Il faut que les Canadiens
00:18:40se mettent à travailler pour eux-mêmes,
00:18:42sans aide.
00:18:44Et c'est pour cela aussi
00:18:46que nous avons un énorme déficit,
00:18:48une énorme dette
00:18:50qui croule sur nos épaules
00:18:52depuis tant d'années.
00:18:54Mais cela, nous n'allons plus l'accepter.
00:18:56Et parlons d'ailleurs de l'Union européenne aussi,
00:18:58qui impose des droits de douane
00:19:00sur la volaille américaine.
00:19:02Alors, nous voulons envoyer
00:19:04nos voitures dans l'Union européenne,
00:19:06et eux ne veulent pas nos produits.
00:19:08Et c'est pareil aussi pour l'Australie,
00:19:10qu'il y a des gens formidables,
00:19:12et ils interdisent notre bœuf,
00:19:14des millions de tonnes de bœuf interdites.
00:19:16Ils refusent d'accepter
00:19:18notre bœuf,
00:19:20parce qu'ils ont peur
00:19:22pour leurs agriculteurs.
00:19:24Mais qu'est-ce que nous allons faire ?
00:19:26Eh bien, la même chose.
00:19:28Et donc, à partir de minuit,
00:19:30ce soir,
00:19:32nous allons agir.
00:19:34Et la Chine,
00:19:36qui inflige des sanctions
00:19:38terribles à nos agriculteurs,
00:19:40la Corée du Sud, c'est pareil,
00:19:4250 %,
00:19:44même plus.
00:19:48Et au Japon,
00:19:50700 %.
00:19:52C'est tout ça
00:19:54parce qu'ils ne veulent pas
00:19:56qu'on leur vende leur riz.
00:19:58Mais après tout,
00:20:00qu'est-ce qu'on peut leur reprocher,
00:20:02Madame la Ministre ?
00:20:04Vous êtes bien d'accord ?
00:20:06Eh oui.
00:20:08Et le prix des œufs, d'ailleurs,
00:20:10qui explose.
00:20:12Vous avez fait, Madame,
00:20:14un travail exceptionnel pour contenir
00:20:16cette explosion.
00:20:18Et le prix est en berne.
00:20:20Et c'est une bonne chose.
00:20:22Nous appliquons 2,8 %
00:20:24de droits de douane
00:20:26sur tant d'autres pays,
00:20:28alors que ces pays-là
00:20:30nous mettent des droits de douane
00:20:32de 100, 200 %.
00:20:34On veut nous rendre pauvres.
00:20:36Il faut éradiquer
00:20:38ces politiques.
00:20:40Et la Chine, c'est un des pays
00:20:42qui en profite le plus.
00:20:44C'est un pays fort,
00:20:46mais malgré tout ça,
00:20:48les États-Unis
00:20:50payent le prix dur
00:20:52de ces mesures.
00:20:54Jusqu'en 1919,
00:20:56nous étions le pays
00:20:58qui imposait énormément
00:21:00de droits de douane.
00:21:02Nous étions extrêmement riches.
00:21:04Dans les années 1880,
00:21:06une commission a été établie
00:21:08pour se demander
00:21:10ce qu'ils allaient faire
00:21:12avec tout cet argent
00:21:14qu'ils avaient amassé
00:21:16par les droits de douane.
00:21:18Voilà un problème
00:21:20que j'aimerais bien avoir.
00:21:22Marco l'adorerait aussi.
00:21:24Malheureusement,
00:21:26ce problème ne se pose plus.
00:21:28Mais, attention,
00:21:30on ne sait jamais.
00:21:32Comment amasser
00:21:34tant d'argent ?
00:21:36C'est toute la question.
00:21:38En 1919,
00:21:40il y a eu une taxe
00:21:42sur le revenu
00:21:44qui a été instaurée.
00:21:46Elle a permis
00:21:48de faire tourner
00:21:50notre gouvernement.
00:21:52Mais malheureusement,
00:21:54il y a eu la Grande Dépression
00:21:56en 1929.
00:21:58Ça ne se serait jamais produit
00:22:00aux États-Unis.
00:22:02Elle aurait sauvé notre pays,
00:22:04mais c'était trop tard
00:22:06et on ne pouvait plus
00:22:08arrêter la situation.
00:22:10Cette Grande Dépression
00:22:12a duré des années
00:22:14et des années,
00:22:16même après Franklin Roosevelt.
00:22:18D'ailleurs,
00:22:20ce système que vous voyez
00:22:22en arrière-plan
00:22:24de la Maison Blanche,
00:22:26c'est lui qui l'a construit.
00:22:28C'est lui qui a refaçonné
00:22:30le monde à son image après la guerre.
00:22:32Il faut maintenant
00:22:34être à nouveau intelligents
00:22:36et riches, et notre pays sera riche.
00:22:38Tant de nos richesses
00:22:40ont été volées.
00:22:42Nous ne permettrons plus cela.
00:22:44Nous pourrions être bien plus riches,
00:22:46plus riches que tout autre pays.
00:22:48Mais maintenant, nous
00:22:50devenons de plus en plus intelligents.
00:22:52Avec une guerre
00:22:54commerciale
00:22:56qui se déroule sous nos yeux,
00:22:58les États-Unis ne peuvent
00:23:00pas juste capituler
00:23:02contre le Canada, le Mexique
00:23:04et tant d'autres pays. Nous l'avons fait pendant trop longtemps,
00:23:06mais maintenant, c'est fini.
00:23:08Nous les avons fournis, nous leur avons
00:23:10subventionné des aides militaires
00:23:12et tant d'autres types d'aides.
00:23:14Et maintenant, ils sont
00:23:16en colère contre nous parce que nous ne les soutenons
00:23:18plus, mais il faut nous
00:23:20soutenir, nous-mêmes,
00:23:22prendre soin de notre population.
00:23:24Et aujourd'hui,
00:23:26nous nous engageons pour les
00:23:28travailleurs américains et nous mettons
00:23:30enfin sur pied des mesures
00:23:32pour faire passer l'Amérique
00:23:34d'abord.
00:23:36À l'époque
00:23:38de Joe Biden,
00:23:40qui était vraiment
00:23:42soporifique, tant d'emplois
00:23:44manufacturés ont été
00:23:46perdus à des
00:23:48rythmes d'ailleurs records.
00:23:50Le déficit s'est creusé
00:23:52pour atteindre
00:23:541 200...
00:23:56Non, le déficit s'est creusé
00:23:58de 1 200 milliards de dollars.
00:24:00Rendez-vous compte, c'était un
00:24:02accord terrible, ce qui s'est passé
00:24:04sous Joe Biden.
00:24:06Et
00:24:08nous avons dû
00:24:10avoir l'autorisation
00:24:12du Congrès pour une
00:24:14mesure de Joe Biden qui était vraiment
00:24:16lamentable.
00:24:18Notre pays a perdu
00:24:2090 000 usines.
00:24:22Rendez-vous compte, 90 000.
00:24:2890 000, vraiment.
00:24:30C'est à se demander si c'est vraiment
00:24:32possible de détruire autant d'usines
00:24:34à la fois par un seul homme.
00:24:36Tant d'emplois ont été
00:24:38rayés de la carte aussi.
00:24:40Le déficit commercial s'est creusé
00:24:4219 000 milliards de dollars,
00:24:44le pire accord
00:24:46de toute l'histoire des États-Unis
00:24:48signé par Joe Biden.
00:24:52Et la situation
00:24:54continue de s'empirer
00:24:56si je ne suis pas là
00:24:58pour intervenir.
00:25:00Les actifs étrangers
00:25:02aussi,
00:25:04c'est une épine
00:25:06dans notre pied. Bref,
00:25:08il faut maintenant
00:25:10changer
00:25:12et
00:25:14nous importons
00:25:16seulement
00:25:18tous nos ordinateurs
00:25:20portables, télévision,
00:25:22tous nos produits électroniques,
00:25:24alors que nous étions
00:25:26une puissance dominatrice.
00:25:28La Chine produit plus de
00:25:30semi-conducteurs chaque année
00:25:32que toutes les entreprises
00:25:34américaines combinées.
00:25:36Rendez-vous compte.
00:25:38Avant, nous étions vraiment
00:25:40en position de force.
00:25:42Aucun déficit commercial.
00:25:44C'est une menace
00:25:46à notre mode de vie,
00:25:48à notre sécurité nationale,
00:25:50à notre pays.
00:25:52Voilà pourquoi dès demain,
00:25:54les États-Unis mettront sur pied
00:25:56des droits de douane réciproques
00:25:58vis-à-vis de tous les autres pays
00:26:00du monde. Cela fait longtemps
00:26:02qu'on en parle. Pendant
00:26:04des décennies, c'était tabou.
00:26:06Et puis maintenant,
00:26:08nous les appliquons.
00:26:10Nous allons calculer
00:26:12le taux moyen de tous les droits
00:26:14de douane en prenant en compte
00:26:16différents indicateurs,
00:26:18mais comme nous sommes un peuple
00:26:20gentil, très gentil d'ailleurs...
00:26:22Oh, vous, par contre,
00:26:24vous n'êtes pas très aimable
00:26:26quand vous vous faites arnaquer.
00:26:28Oh non. Mais bref,
00:26:30tous les gens qui ont voté
00:26:32démocrate il fut un temps
00:26:34ne votent plus maintenant
00:26:36démocrate parce qu'ils se sont rendus
00:26:38compte ce qu'ils sont vraiment,
00:26:40les travailleurs. Et nous,
00:26:42on va leur imposer la moitié
00:26:44des droits de douane
00:26:46qu'ils nous ont imposés.
00:26:48Donc ce n'est pas
00:26:50tout à fait des droits de douane
00:26:52réciproques. J'aurais pu. Oui, j'aurais pu être
00:26:54très dur pour beaucoup de pays.
00:26:56Et d'ailleurs, j'aimerais bien voir
00:26:58cette statistique. Est-ce que vous l'avez ?
00:27:02Mon secrétaire du Commerce
00:27:04est vraiment exceptionnel. Merci.
00:27:06Le voilà.
00:27:08Voilà donc ce tableau.
00:27:10La Chine en première place.
00:27:12La Chine, 67%,
00:27:14c'est les droits de douane
00:27:16imposés aux États-Unis,
00:27:18y compris la manipulation
00:27:20monétaire et les
00:27:22obstacles commerciaux.
00:27:2467%, vous pouvez le voir,
00:27:26ceux qui ont des bons yeux.
00:27:28Il y a beaucoup de vent en plus.
00:27:30Ce n'est pas facile de tenir
00:27:32ce grand panneau-là.
00:27:34Mais...
00:27:36Voilà.
00:27:3867%, donc.
00:27:4067%, et nous allons
00:27:42donc leur imposer
00:27:44un droit de douane avec une petite réduction.
00:27:46Voilà, 34%.
00:27:48Pour que personne ne soit en colère.
00:27:50Bon, alors ils seront quand même en colère
00:27:52parce qu'on ne leur imposait
00:27:54quasiment aucun droit de douane. Mais bref.
00:27:56L'Union européenne aussi,
00:27:58des partenaires extrêmement
00:28:00difficiles, durs.
00:28:02L'Union européenne, si vous pensez
00:28:04qu'ils sont vraiment
00:28:06très amicaux,
00:28:08vous pouvez changer d'avis parce que c'est pathétique
00:28:10tellement ils nous escroquent.
00:28:12Donc nous allons leur imposer 20%
00:28:14de droit de douane. Le Vietnam aussi,
00:28:16des grands négociateurs,
00:28:18une très bonne population,
00:28:20un très bon peuple. 90%,
00:28:22ils nous imposent. Nous, ça va être 46%.
00:28:24Taïwan,
00:28:26maintenant, qui
00:28:28nous a pris tous nos semi-conducteurs,
00:28:30toutes nos puces, alors que
00:28:32nous étions les rois, nous avions tout
00:28:34à notre disposition. Et maintenant, on n'a plus rien.
00:28:38Mais maintenant
00:28:40qu'une entreprise
00:28:42va être relocalisée chez nous
00:28:44grâce au travail de Lee Zeldin,
00:28:46la situation va s'améliorer.
00:28:48Et donc Taïwan
00:28:50va amener sa main-d'oeuvre,
00:28:52son expertise chez nous, construire
00:28:54une énorme entreprise. Mais bon, quand même,
00:28:5664% de droit de douane. Nous, on va leur imposer
00:28:5832%. Le Japon aussi,
00:29:00des gens,
00:29:02des gens bien.
00:29:04Et je ne leur en veux pas, ils sont très
00:29:06intelligents.
00:29:08Moi, les gens
00:29:10contre qui je suis
00:29:12en colère, c'est
00:29:14l'ancien gouvernement américain.
00:29:16Donc le Japon,
00:29:1846%, ils nous imposent, et 24%,
00:29:20on va leur imposer en retour.
00:29:24Notamment à cause de toutes les voitures
00:29:26qu'ils produisent. L'Inde aussi, un partenaire
00:29:28redoutable au niveau commercial.
00:29:30Le Premier ministre vient
00:29:32de partir, mais c'est un
00:29:34ami à moi.
00:29:36Mais, alors je lui ai dit, tu es mon ami,
00:29:38mais tu ne nous as pas
00:29:40traités de la bonne façon pendant des années,
00:29:42des décennies. Nous avons été
00:29:44maltraités. Et quand je suis
00:29:46arrivé pour la première fois il y a sept ans,
00:29:48ça a commencé avec la Chine,
00:29:50avec des centaines
00:29:52de milliards de dollars
00:29:54de droit de douane. Et la Chine a compris.
00:29:56Le président Xi a compris.
00:29:58Bon, d'accord, je comprends la situation.
00:30:00Les autres pays aussi.
00:30:02Mais alors peut-être qu'il y aura
00:30:04des hauts et des bas dans ces relations.
00:30:06Mais il faudra bien qu'ils comprennent
00:30:08qu'ils nous escroquent
00:30:10et qu'il va falloir
00:30:12qu'ils changent. Et Shinzo Abe
00:30:14au Japon, oui, c'est comme ça
00:30:16qu'il s'appelle, c'était un allié
00:30:18fantastique, mais bon,
00:30:20malgré tout, il a été
00:30:22assassiné, malheureusement.
00:30:24Et il avait reconnu que
00:30:26ces échanges n'étaient
00:30:28pas juste pour nous,
00:30:30les États-Unis.
00:30:32C'était un gentleman exceptionnel,
00:30:34fantastique. Il avait
00:30:36tout de suite compris ce dont je lui parlais
00:30:38et il reconnut la nécessité
00:30:40qu'il fallait agir.
00:30:42Et cet accord, nous l'avons signé
00:30:44avec le Japon. D'ailleurs, il aurait pu être
00:30:46meilleur si
00:30:48j'avais
00:30:50accédé au pouvoir avant. Mais bon, bref.
00:30:5261% la Suisse,
00:30:54l'Indonésie, la Malaisie,
00:30:56le Cambodge, oh, regardez
00:30:58le Cambodge, 97%.
00:31:00On va leur imposer
00:31:0249% de droits de douane.
00:31:04Ensuite, le Royaume-Uni,
00:31:0610%.
00:31:08Et on va leur appliquer 10% quand même.
00:31:10Donc, réciprocité.
00:31:12L'Afrique du Sud, maintenant,
00:31:1460%, 30%.
00:31:16Ouh, il se passe des choses
00:31:18terribles en Afrique du Sud.
00:31:20On leur livre
00:31:22des subventions de dizaines
00:31:24de milliards de dollars, mais
00:31:26on va arrêter.
00:31:28Les fake news en parlent,
00:31:30mais il faut vraiment s'intéresser à la situation là-bas.
00:31:32Brésil, Bangladesh,
00:31:34Bangladesh, 74%.
00:31:36Vous voyez, vous avez compris la logique.
00:31:38Ensuite, le Pakistan,
00:31:40Sri Lanka, 88%.
00:31:42Donc, bref, ce que nous faisons,
00:31:44c'est que nous prenons...
00:31:46Nous aurions pu
00:31:48prendre ces 88%.
00:31:50Ah, merci.
00:31:52Remerciez, donc,
00:31:54cette personne qui vient de
00:31:56prendre cette statistique
00:31:58de mes mains.
00:32:00J'ai même pris ma petite casquette
00:32:02au cas où il y avait trop
00:32:04de vent. Alors, est-ce que vous voulez une casquette?
00:32:06Oui.
00:32:08En fait, je vais donner cette casquette
00:32:10aux travailleurs du secteur automobile.
00:32:12Tenez.
00:32:14Merci, les gars.
00:32:18Ils le méritent.
00:32:20Ils le méritent bien plus
00:32:22que notre gouvernement.
00:32:24Notre gouvernement a déjà beaucoup de casquettes.
00:32:26Mais bon, vous voyez tous ces chiffres-là.
00:32:28Ils étaient tellement disproportionnés.
00:32:30C'était injuste. Et dans le même temps,
00:32:32nous allons établir
00:32:34un seuil minimum,
00:32:36un taux planché
00:32:38de 10% pour les droits de douane,
00:32:40de 10%, donc, pour éviter
00:32:42des situations de triche
00:32:44illégale,
00:32:46injustes envers nous.
00:32:48Il y aura des personnes
00:32:50qui garantiront
00:32:52que les droits de douane ne passent pas
00:32:54sous 10%,
00:32:56car, après tout,
00:32:58la situation est grave.
00:33:00C'était,
00:33:02jusqu'à présent, une énormité,
00:33:04tant de mauvaises choses qui se produisaient.
00:33:10Tous ces pays du reste du monde
00:33:12que nous traitions avec
00:33:14grand respect, trop bien sans doute,
00:33:16et qui nous aient escroqués,
00:33:18maintenant, ils vont devoir payer.
00:33:20C'est un privilège pour avoir accès
00:33:22à notre marché, qui est le meilleur du monde.
00:33:24Nous avons le plus grand marché du monde.
00:33:26Et il y a 4 ans, nous avions
00:33:28le meilleur pays du monde en matière
00:33:30économique. Nous dépassions
00:33:32largement la Chine. Personne ne pouvait
00:33:34nous rattraper. Mais tout
00:33:36est
00:33:38retombé en poussière
00:33:40depuis 4 ans avec Joe Biden.
00:33:43Et j'ai fait une promesse
00:33:45il y a quelque temps, et vous me connaissez,
00:33:47quand j'ai fait une promesse, je la tiens.
00:33:49Eh bien, c'est précisément ce qui se passe.
00:33:55Et si
00:33:57vous demandez à toutes les entreprises,
00:33:59elles comprennent aussi
00:34:01ma logique de pensée économique.
00:34:03Les droits de douane réciproques,
00:34:05c'est
00:34:07une bonne chose. Et bon, là,
00:34:09ces droits de douane, nous sommes
00:34:12à la hauteur de la
00:34:14réciprocité.
00:34:16Et si vous voulez
00:34:18ne pas être touché par les droits de douane,
00:34:20la meilleure solution, c'est de s'installer
00:34:22aux Etats-Unis et de produire
00:34:24vos produits avec
00:34:26des matériaux américains
00:34:28sur le territoire américain.
00:34:32Tout le monde s'en rend compte,
00:34:34les premiers ministres, les rois, les reines,
00:34:36les premiers ministres, tout le monde
00:34:38demanderont aussi bientôt des
00:34:40exemptions.
00:34:42S'il vous plaît,
00:34:44abaissez les barrières commerciales,
00:34:46arrêtez de manipuler
00:34:48vos monnaies, etc.
00:34:51Et on leur répondra
00:34:53cela aussi.
00:34:55Et parce qu'ils l'ont fait pendant
00:34:57si longtemps.
00:35:00Mais là, ce qu'on va faire,
00:35:02c'est rendre nos produits
00:35:04attrayants pour que
00:35:06les pays du monde entier
00:35:08les achètent,
00:35:10nous les achètons.
00:35:12Ces pays-là nous infligent
00:35:14des grands dommages,
00:35:16des grands dégâts économiques.
00:35:18Mais là, nous allons connaître
00:35:20une croissance inédite, ça va être
00:35:22spécial. Je suis
00:35:24vraiment ravi, j'ai hâte
00:35:26de voir le résultat
00:35:28de ces mesures.
00:35:30Et d'ailleurs, ça commence
00:35:32dès maintenant.
00:35:34Les travaux commencent
00:35:36partout dans notre pays,
00:35:38des entreprises bourgeonnes,
00:35:40des entreprises grandes, riches
00:35:42aussi,
00:35:44qui investissent
00:35:4661 milliards de dollars
00:35:48déjà dans notre pays,
00:35:50elles vont commencer
00:35:52d'ici quelques jours.
00:35:54Les plus grandes entreprises
00:35:56se sont engagées à construire,
00:35:58construire, construire,
00:36:00c'est ce qu'on va faire,
00:36:02des usines dans notre pays.
00:36:04Tout le monde veut me parler
00:36:06au niveau des entreprises,
00:36:08et je leur dis, mais moi, j'ai déjà
00:36:10tellement de choses à faire,
00:36:12la Russie, l'Ukraine, les Houthis,
00:36:14les tirs à la frontière,
00:36:16la construction navale,
00:36:18bref.
00:36:24Voilà
00:36:26maintenant
00:36:28quelques listes d'entreprises
00:36:30qui se sont engagées
00:36:32à produire des entreprises,
00:36:34des usines aussi sur notre
00:36:36territoire. Apple
00:36:38va dépenser 500 milliards
00:36:40de dollars. Jamais
00:36:42ils n'ont dépensé autant pour nous.
00:36:44Softbank,
00:36:46OpenAI, Oracle,
00:36:48des entreprises
00:36:50fantastiques qui
00:36:52investissent également 500 milliards
00:36:54de dollars immédiatement.
00:36:56Nvidia aussi,
00:36:58des centaines de milliards de dollars
00:37:00qui viennent d'annoncer.
00:37:02TSMC, la plus grande
00:37:04entreprise de semi-conducteurs
00:37:06au monde qui vient de Taïwan,
00:37:08investit
00:37:10maintenant 200 milliards
00:37:12chez nous,
00:37:14et ils l'ont bien compris
00:37:16depuis mon élection
00:37:18le 5 novembre.
00:37:20C'est un bon plan
00:37:22qu'ils suivent ici,
00:37:24et nous voulons
00:37:26avoir une plus grande part
00:37:28du contrôle
00:37:30de production de semi-conducteurs
00:37:32avec Taïwan.
00:37:34Nous avions tout, 100%,
00:37:36et nous avons tout perdu
00:37:38à cause des personnes dans ce
00:37:40bureau là-bas. Johnson & Johnson
00:37:42aussi, une superbe compagnie.
00:37:44Eli Lilly,
00:37:467 milliards. Meta aussi,
00:37:48500 milliards
00:37:50de dollars. Impressionnant.
00:37:52Le Mac
00:37:54CMA,
00:37:56CMACGM aussi,
00:37:58200 milliards de dollars.
00:38:00Stellantis,
00:38:02Telemotors,
00:38:04Space Honda, Nissan,
00:38:06Hyundai, toutes ces entreprises
00:38:08déboursent
00:38:10des centaines de milliards
00:38:12de dollars pour investir
00:38:14chez nous. C'est inouï.
00:38:16Et cela
00:38:18se produit après
00:38:20deux mois et demi, rendez-vous compte.
00:38:22Tout le monde
00:38:24me regardait,
00:38:26me regardait.
00:38:28D'ailleurs,
00:38:30il y a
00:38:32quelques temps, j'ai parlé
00:38:34avec un grand représentant
00:38:36d'une entreprise automobile,
00:38:38et il me racontait
00:38:40sa situation.
00:38:42Il voulait investir.
00:38:44Et il m'a dit...
00:38:46Je lui ai demandé,
00:38:48« Que penses-tu de la situation
00:38:50économique ? »
00:38:52Et il m'a répondu...
00:38:54C'est un homme assez âgé,
00:38:56très, très, très raisonnable.
00:38:58Et donc, il m'a répondu,
00:39:00« Jamais je n'aurais
00:39:02pensé que quelqu'un ait le
00:39:04courage d'agir comme vous
00:39:06qui transformez notre
00:39:08nation. Notre nation tout entière
00:39:10va être transformée
00:39:12à tous points de vue. »
00:39:14Et il m'a dit,
00:39:16« Cela, c'était magnifique. »
00:39:18Et d'ailleurs,
00:39:20je vais essayer
00:39:22de retrouver l'enregistrement
00:39:24de cette déclaration,
00:39:26tellement elle était belle,
00:39:28et je vais la transmettre
00:39:30à tous les travailleurs
00:39:32syndiqués et non-syndiqués
00:39:34d'ailleurs de ce pays.
00:39:366 000 milliards
00:39:38d'investissements
00:39:40en quelques mois.
00:39:42C'est plus que
00:39:44en...
00:39:46en tant d'années.
00:39:48Et imaginez un peu
00:39:50tout ce que cela représente,
00:39:526 000 milliards de dollars,
00:39:54même si un tout petit
00:39:56pourcentage
00:39:58des pays serait prêt
00:40:00à dire, « Oui, mais nous,
00:40:02nous avons ces 6 milliards,
00:40:04et ça va être formidable
00:40:06pour notre pays. Transformer
00:40:08notre pays, transformer notre
00:40:10industrie, et ça se produit
00:40:12déjà sous nos propres yeux
00:40:14en ce moment. Des gens
00:40:16très riches, vous lisez
00:40:18des articles sur eux, des managers,
00:40:20des PDG
00:40:22de grandes entreprises,
00:40:24voient l'enthousiasme
00:40:26mondial.
00:40:28Et ceux qui ont abandonné
00:40:30notre pays maintenant
00:40:32reviennent à des rythmes
00:40:34effrénés car ils voient des perspectives
00:40:36de faire de l'argent
00:40:38aussi, créer des emplois.
00:40:40Il y a bien sûr
00:40:42les mondialistes
00:40:44et les fake news
00:40:46qui se plaindront,
00:40:48mais n'oubliez pas
00:40:50que
00:40:52tout ce que
00:40:54nos adversaires ont dit
00:40:56à notre sujet depuis 30 ans,
00:40:58c'était n'importe quoi. Ils avaient
00:41:00tort. Pensez à la Chine,
00:41:02les partenariats,
00:41:04un partenariat qui aurait été
00:41:06terrible
00:41:08si je n'y avais pas
00:41:10mis fin. Vous n'auriez
00:41:12pas de travail
00:41:14ici
00:41:16si je n'étais pas intervenu avec la Chine.
00:41:18Lors de mon premier mandat, ils ont
00:41:20dit que les droits de douane
00:41:22allaient faire effondrer l'économie
00:41:24et malgré tout,
00:41:26l'économie que nous avons réussi à construire,
00:41:28c'était la plus forte du monde. J'ai un très
00:41:30grand respect pour la Chine,
00:41:32mais la Chine prenait tellement
00:41:34avantage de nous.
00:41:36Elle nous exploitait
00:41:38et j'ai réagi.
00:41:42La Chine comprenait
00:41:44à l'époque ce qui se passait
00:41:46et peut-être que le président s'est dit
00:41:48qu'il était temps que Trump agisse.
00:41:50Mais vous savez,
00:41:54je dis à tous les chefs d'État et de gouvernement,
00:41:56prenez soin de votre pays,
00:41:58nous, on va se tourner sur
00:42:00le nôtre.
00:42:02Le jour où j'ai été élu,
00:42:04le marché a explosé,
00:42:06a bondi,
00:42:08autant pour le premier mandat que pour
00:42:10le deuxième mandat. Jamais
00:42:12la bourse, lors de mon premier
00:42:14mandat, ne s'est aussi bien portée.
00:42:18Il n'y a même pas de comparaison avec les autres
00:42:20présidents. Les chiffres
00:42:22ne le montrent pas toujours,
00:42:24mais la réalité est bien meilleure.
00:42:26Vous voyez l'activité,
00:42:28vous voyez des usines
00:42:32qui étaient fermées à l'époque
00:42:34et qui maintenant vont
00:42:36rebourgeonner. On parle
00:42:38de renouveau
00:42:40de l'industrie.
00:42:42J'ai un ami qui
00:42:44construit des avions,
00:42:46des voitures,
00:42:48des entreprises,
00:42:50des usines, et il me
00:42:52parlait d'aller au Mexique, mais non.
00:42:58Quand j'ai commencé
00:43:00à penser, à postuler
00:43:02pour la présidentielle,
00:43:04et là, il a changé d'avis.
00:43:06En l'espèce d'une heure.
00:43:10Et puis,
00:43:12j'ai gagné. D'ailleurs,
00:43:14les médias refusaient
00:43:16de croire à ma victoire.
00:43:18De toute façon,
00:43:20personne ne veut lire les journaux.
00:43:22Mais bref.
00:43:24Je voyais
00:43:26la victoire se profiler.
00:43:28Et tout le monde
00:43:30parlait. D'ailleurs,
00:43:32cette victoire, j'en parle depuis
00:43:34tant d'années, 40 ans.
00:43:36Regardez mes vieux
00:43:38discours quand j'étais jeune
00:43:40et beau.
00:43:42Mes vieux discours.
00:43:44Autant à la télé.
00:43:48Et je disais que les États-Unis
00:43:50se faisaient avoir escroqués
00:43:52par d'autres pays. Rien n'a vraiment changé
00:43:54entre l'époque
00:43:56et aujourd'hui. Mais quel honneur
00:43:58maintenant de pouvoir faire
00:44:00ce que je fais.
00:44:02Regardez la Chine. J'ai pris
00:44:04des centaines de milliards
00:44:06de dollars lors de mon premier
00:44:08mandat.
00:44:12Et
00:44:14ils se sont fait les poches.
00:44:16Mais plus avec moi.
00:44:18Lors de mon premier mandat, j'ai pris des mesures
00:44:20pour contrebalancer cet équilibre à tel point
00:44:22que Biden n'a même pas voulu y toucher
00:44:24à ma mesure. Elle était quand même bonne.
00:44:26Ces chiffres,
00:44:28ils étaient si importants
00:44:30qu'ils ne pouvaient
00:44:32pas toucher
00:44:34à mon programme.
00:44:38Donc bien sûr, je leur ai simplifié la tâche
00:44:40aux démocrates pendant quatre ans.
00:44:42Des centaines de milliards de dollars dans leurs poches.
00:44:48Vraiment, nous étions partis
00:44:50pour quelque chose
00:44:52d'exceptionnel. Et puis, il y a eu
00:44:54cette élection, malheureusement, en 2020.
00:44:58Et c'est pour ça qu'en 2024, j'ai dit
00:45:00que cette élection, il faut la remporter
00:45:02de telle sorte qu'il ne pourra
00:45:04y avoir de doute. Elle ne pourra pas
00:45:06être truquée. Et c'est précisément
00:45:08ce que nous avons fait.
00:45:10Et aujourd'hui, vous êtes là, comme Brian
00:45:12et ses amis, pour vous féliciter,
00:45:14pour participer
00:45:16à cette célébration.
00:45:18Car nous allons
00:45:20révolutionner notre
00:45:22pays en un temps record.
00:45:24Tout le monde en parlera.
00:45:26Certains ont fait
00:45:28des prédictions.
00:45:30Mais on voit que l'inflation
00:45:32dégringole
00:45:34à son niveau le plus bas
00:45:36depuis quatre ans. Les prix
00:45:38chutent aussi.
00:45:40Cela fait quatre semaines
00:45:42que nous étions
00:45:44là et
00:45:46on me critiquait déjà sur le prix
00:45:48des œufs. Mais on ne peut pas
00:45:50faire chuter le prix des œufs
00:45:52en un si peu de temps.
00:45:54Et c'est bien ce que je leur ai dit
00:45:56aux médias. Je viens d'arriver.
00:45:58Et il faut travailler sur les œufs.
00:46:00C'est ce que j'ai dit. Il faut travailler même sur tout.
00:46:02Et notre secrétaire à l'agriculture
00:46:04a réalisé un travail formidable.
00:46:06Elle a réalisé vraiment un travail
00:46:08formidable. Et d'ailleurs, je me répète,
00:46:10le prix des œufs
00:46:12a chuté de 59%.
00:46:14Et il y a des œufs
00:46:16disponibles partout.
00:46:18Alors que
00:46:20avant,
00:46:22les œufs, c'était vraiment en pénurie.
00:46:26Donc merci
00:46:28à la secrétaire. Vous avez réalisé un superbe
00:46:30travail.
00:46:34Et puis aussi parlons
00:46:36des fruits et légumes et des
00:46:38denrées alimentaires. Un si beau mot.
00:46:40On a vu leurs prix
00:46:42exploser depuis des années.
00:46:44Les prix
00:46:46en revanche de
00:46:48l'énergie ont bien
00:46:50chuté. Et les Américains
00:46:52vont pouvoir à nouveau acheter.
00:46:54Les ménages vont pouvoir revivre.
00:46:56En l'espace de quelques semaines,
00:46:58nous avons créé 10 000 nouveaux
00:47:00emplois industriels.
00:47:02Des chiffres
00:47:04que l'Amérique
00:47:06n'a plus vu
00:47:08depuis longtemps.
00:47:10Du moins, ça, en quatre ans,
00:47:12c'est sûr. Et tout ça,
00:47:14c'est la faute de Joe
00:47:16l'endormi, Joe le
00:47:18soporifique,
00:47:20qui n'a rien fait contre
00:47:22les niveaux d'inflation record
00:47:24de l'histoire de notre pays.
00:47:26C'était la faute à ces
00:47:28mauvaises politiques qui ont
00:47:30permis à des millions
00:47:32et des millions d'immigrés
00:47:34clandestins d'entrer aux
00:47:36États-Unis, par notre frontière.
00:47:38C'est si triste de voir
00:47:40une telle situation.
00:47:42Et Christie, s'il te plaît,
00:47:44lève-toi.
00:47:48Et Tom Homand.
00:47:52Ceux-là, ils font
00:47:54vraiment un travail impressionnant.
00:47:56Et les juges, parlons-en.
00:47:58Et il y en a
00:48:00certains qui ne veulent pas
00:48:02rendre leur poste.
00:48:04Parlons des gangs
00:48:06aussi vicieux qui tuent
00:48:08des gens dans les rues.
00:48:10Ils n'y réfléchissent même pas.
00:48:12Et les juges de la gauche radicale
00:48:14ne veulent pas
00:48:16que les immigrés clandestins
00:48:18rentrent chez eux.
00:48:20Mais vous,
00:48:22du département de la sécurité
00:48:24intérieure, vous avez
00:48:26travaillé avec
00:48:28brio. La frontière
00:48:30maintenant n'a jamais été aussi bonne.
00:48:32Elle est encore meilleure
00:48:34que lors de mon premier mandat.
00:48:36C'est quelque chose
00:48:38sur lequel nous nous étions
00:48:40concentrés
00:48:42lors de mon premier mandat.
00:48:44Mais c'est encore mieux maintenant.
00:48:48Vous vous êtes
00:48:50dépassés.
00:48:52Et nous voulons d'ailleurs
00:48:54que les gens viennent
00:48:56dans notre pays, mais par des
00:48:58billets légaux,
00:49:00par des moyens légaux.
00:49:02Et donc,
00:49:04nous voulons des travailleurs
00:49:06comme ceux
00:49:08du... là-bas.
00:49:10Nous voulons
00:49:12des gens aux États-Unis,
00:49:14mais nous voulons des travailleurs qualifiés.
00:49:16Nous voulons des gens qui aiment notre pays, pas des gens
00:49:18qui détestent notre pays, qui sont
00:49:20prêts à tout faire
00:49:22pour rentrer dans notre pays.
00:49:24Mais voilà, ce que nous faisons maintenant, c'est
00:49:26nous imposons des coupes,
00:49:28des abattements fiscaux,
00:49:30des baisses d'impôts aussi dans notre pays.
00:49:32Les démocrates
00:49:34diront que c'est une mauvaise chose,
00:49:36mais ils diront
00:49:38que si nous faisons cela,
00:49:40l'économie va s'effondrer.
00:49:42Mais c'est faux.
00:49:44Ils ont été terribles.
00:49:46Jamais, d'ailleurs,
00:49:48mes taux d'appréciation
00:49:50dans les sondages n'ont été aussi élevés.
00:49:52C'est un record dans l'histoire
00:49:54des présidents américains.
00:49:56D'ailleurs, merci.
00:49:58Mais Mike Johnson, président de la Chambre,
00:50:00d'ailleurs, merci.
00:50:02Un travail
00:50:04formidable,
00:50:06un travail
00:50:08d'arrache-pied
00:50:10pour faire passer ce plan
00:50:12à un projet de loi,
00:50:14un projet de loi vraiment
00:50:16grand, beau, magnifique.
00:50:18J'adore l'appeler comme ça.
00:50:20Ce grand projet de loi,
00:50:22beau, magnifique, important,
00:50:24avec des grandes baisses d'impôts,
00:50:26ce sera fantastique.
00:50:28Et pour les voitures, d'ailleurs,
00:50:30il y aura
00:50:32des exemptions
00:50:34d'impôts
00:50:36si vous achetez
00:50:38une voiture américaine.
00:50:40Si vous achetez
00:50:42une voiture
00:50:44qui est construite aux États-Unis,
00:50:46votre taux d'intérêt
00:50:48sera aussi réduit.
00:50:50Ça va être fantastique.
00:50:52Et c'est une mesure
00:50:54qui va produire des résultats
00:50:56rapidement.
00:50:58Jamais nous n'avons vu
00:51:00une telle situation.
00:51:02D'ailleurs, cette idée,
00:51:04elle est si simple,
00:51:06personne n'y a pensé.
00:51:08On aurait pu dire,
00:51:10« Pourquoi on ne l'a pas
00:51:12mise en œuvre avant ? »
00:51:14Mais oui, en fait,
00:51:16c'était mon idée.
00:51:18Cette idée,
00:51:20et tant d'autres,
00:51:22vont nous remettre sur pied.
00:51:24Notamment, le plan
00:51:26de budget du Sénat,
00:51:28ça nous donne une base
00:51:30sur laquelle construire,
00:51:32avec des projets de loi aussi,
00:51:34dont nous avons besoin.
00:51:36Il y aura des baisses
00:51:38d'impôts permanentes,
00:51:40aussi des investissements
00:51:42historiques dans l'énergie.
00:51:44Bref, ce que nous faisons,
00:51:46c'est que nous réparons
00:51:48tout.
00:51:50Ça va être un seul projet
00:51:52de loi qui va définir
00:51:54la trajectoire de notre pays.
00:51:56– Voilà pour cette allocution
00:51:58de Donald Trump très attendue.
00:52:00Le président des États-Unis
00:52:02qui continue d'ailleurs ses propos
00:52:04depuis Rose Garden,
00:52:06les jardins de la Maison Blanche.
00:52:08Il a annoncé de nouveaux droits
00:52:10de douane, des droits de douane
00:52:12qui sont décidés au cas par cas.
00:52:14Tableau à la pluie,
00:52:16il a défini différentes taxes
00:52:18selon le pays concerné.
00:52:20Les secteurs des absents
00:52:22dans le tableau présenté,
00:52:24le Canada et le Mexique,
00:52:26on y reviendra.
00:52:28Thierry Maier est avec nous,
00:52:30professeur d'économie à Sciences Po Paris,
00:52:32tout comme Mounia Benhaïssa,
00:52:34chroniqueuse économie ici à France 24.
00:52:36On rejoindra dans un instant
00:52:38Mathieu Mabin, notre correspondant.
00:52:40Et puis bien sûr, nous irons
00:52:42prendre le pouls à Mexico.
00:52:44Au Mexique, rejoindre
00:52:46Laurence Cuvillier et à Montréal,
00:52:48qu'on revienne sur ce qui a été annoncé.
00:52:50Alors, il a parlé d'abord de droits de douane
00:52:52réciproques. On s'aperçoit que
00:52:54dans le détail, c'est beaucoup plus précis
00:52:56finalement, avec ce tableau à la pluie.
00:52:5834% pour la Chine,
00:53:00l'Union Européenne, 20%.
00:53:02C'est du cas par cas, mais il assure,
00:53:04il a été gentil,
00:53:06dit-il. Il impose la moitié
00:53:08des droits de douane pour certains pays
00:53:10et il assure surtout que ça va permettre
00:53:12une croissance inédite, ça va permettre
00:53:14de créer des emplois.
00:53:16Il se présente un peu comme
00:53:18le sauveur de l'Amérique
00:53:20par rapport à tout ce qui a été fait avant.
00:53:22Je crois que ce qui est
00:53:24le trait marquant,
00:53:26ce qui est vraiment important
00:53:28dans ce qui a été annoncé, c'est que
00:53:30ça a l'air d'être des tarifs
00:53:32uniformes, c'est-à-dire sur tout ce qui
00:53:34exporte la Chine, tout ce qui exporte l'UE,
00:53:36tous les secteurs. Ce qui veut bien dire,
00:53:38et je pense que c'est vraiment ce qui
00:53:40résonnait le plus dans
00:53:42le flot Trumpien habituel,
00:53:44c'est que le but, c'est
00:53:46de faire des revenus.
00:53:48Et donc, parce qu'avec
00:53:50ces montants-là, appliquer à tout,
00:53:52c'est pas choisir un secteur
00:53:54plutôt qu'un autre, et faire cette
00:53:56réciprocité, par exemple, effectivement,
00:53:58le 2,5% sur les voitures,
00:54:00dans un sens, le 10% avec l'UE,
00:54:02c'est pas du tout l'idée, on va remonter
00:54:04à 10%, on met 20% surtout.
00:54:06Donc ça, c'est...
00:54:08Le but du jeu, c'est de ramener des recettes,
00:54:10et il en a parlé aussi, pour pouvoir baisser l'impôt sur le revenu.
00:54:12Et ça, c'est quelque chose dans la
00:54:14mythologie américaine, en 1919,
00:54:16on a mis un impôt sur le revenu,
00:54:18puis c'était les catastrophes,
00:54:20on a essayé de remonter les tarifs, ça n'a pas marché.
00:54:22Et donc, il y a vraiment cette idée,
00:54:24je pense, qui est le truc fondamental,
00:54:26qui est de remplacer
00:54:28l'impôt sur le revenu par ça.
00:54:30Maintenant, les montants, tant que tels,
00:54:32ils sont basés sur
00:54:34des chiffres, à mon avis, qui sont
00:54:36complètement farfelus, c'est-à-dire que les montants qui sont donnés
00:54:38correspondent absolument pas
00:54:40au niveau des droits de douane qui sont imposés par ces pays-là.
00:54:42Il dit avoir fait une moyenne,
00:54:44des calculs, c'est vrai que quand il explique un peu
00:54:46les calculs, on sent
00:54:48de l'approximation.
00:54:50Mounia Benhaïssa,
00:54:52effectivement, le secteur automobile,
00:54:54c'était...
00:54:56C'est l'inquiétude en Europe sur ce secteur,
00:54:58et notamment en Allemagne, parce qu'évidemment,
00:55:00il y a beaucoup à payer pour l'Allemagne.
00:55:02C'est un secteur indécisif,
00:55:04il faut rappeler que les Etats-Unis ont importé
00:55:06474 milliards de dollars
00:55:08de produits automobiles
00:55:10en 2024, et 220 milliards
00:55:12de dollars de voitures particulières,
00:55:14et la principale
00:55:16entreprise qui va sans doute être touchée, c'est Volkswagen,
00:55:18avec ses filiales Audi
00:55:20et Porsche. Volkswagen ne produit
00:55:22qu'un cinquième de ses véhicules sur le territoire
00:55:24américain, ce qui signifie que le reste
00:55:26est produit en Europe ou au Mexique.
00:55:28D'ailleurs, elle n'a pas encore tout à fait évoqué
00:55:30ce qui allait se passer pour le Mexique. Les autres
00:55:32marques allemandes, Mercedes et BMW,
00:55:34vendent environ 16% de
00:55:36leurs voitures sur le marché américain.
00:55:38Elles vont, elles aussi, également
00:55:40être touchées, puis ce qui est sûr,
00:55:42c'est que les Etats-Unis, les exportations
00:55:44vers les Etats-Unis vont diminuer. Sur les
00:55:46450 000
00:55:48voitures exportées par l'Allemagne vers
00:55:50les Etats-Unis, au moins 20
00:55:52à 30% seront sans doute
00:55:54perdues, et puis
00:55:56peut-être se dessine un gagnant,
00:55:58Tesla, qui
00:56:00a publié ses chiffres
00:56:02partiels, trimestriels,
00:56:04ils ne sont pas très bons, ces chiffres.
00:56:06Tesla, qui produit énormément sur le territoire
00:56:08américain, les pièces détachées
00:56:10vont être à la marge.
00:56:12Taxer, on l'a appris,
00:56:14les pneus, les amortisseurs,
00:56:16on a eu quelques détails.
00:56:18Tesla qui pourrait sortir grand gagnant,
00:56:20et puis on a appris surtout que
00:56:22Elon Musk, qui aidait l'administration
00:56:24américaine, m'a été sur le départ
00:56:26et va peut-être pouvoir se consacrer
00:56:28à son entreprise, qui est en
00:56:30prise des mouvements de boycott,
00:56:32du vandalisme, donc tout cela,
00:56:34c'est à surveiller. Puis sur l'Union européenne,
00:56:36on a vu ses 20%,
00:56:38la Suisse a été le premier
00:56:40pays, la Suisse hors zone euro,
00:56:42bien évidemment, a été le premier pays
00:56:44à réagir. La présidente
00:56:46Karine Keller dit qu'elle prend note et qu'elle
00:56:48va déterminer les prochaines étapes.
00:56:50En tout cas, la Suisse qui se retrouve
00:56:52avec un taux à 31%,
00:56:54plus élevé que le
00:56:56reste de l'Union européenne.
00:56:58Vous évoquiez Elon Musk à la tête du Doge,
00:57:00notamment ce département qui visait
00:57:02à mettre en place
00:57:04l'efficacité gouvernementale, en tout cas
00:57:06à tailler dans le vif
00:57:08le budget et les différentes
00:57:10dépenses. On découvre à l'image
00:57:12Donald Trump qui va signer
00:57:14ce décret instaurant
00:57:16des droits de douane pour
00:57:18tous les pays. Là, on a fait le
00:57:20détail il y a un instant, vous avez pu voir
00:57:22ça sur notre antenne, des droits de douane
00:57:24imposés
00:57:26à différents pays et ce, sur tous
00:57:28les secteurs, Thierry Maillard le rappelait
00:57:30à l'instant et c'est important la signature
00:57:32de Donald Trump de ce décret tant attendu.
00:57:34Je voudrais Thierry Maillard qu'on revienne sur le secteur
00:57:36automobile qu'évoquait
00:57:38effectivement Mounia Benhaïssa
00:57:40alors que l'on découvre cette signature
00:57:42de Donald Trump sur ce décret tant attendu.
00:57:44Est-ce que des mesures aussi
00:57:46protectionnistes peuvent fonctionner
00:57:48sur le secteur automobile si derrière
00:57:50il n'y a pas par exemple de politique industrielle
00:57:52adaptée ?
00:57:54Pour les Etats-Unis,
00:57:56il va y avoir
00:57:58et d'ailleurs les producteurs
00:58:00américains, General Motors,
00:58:02Ford et Stellantis
00:58:04qui sont très implantés sur place.
00:58:06Il y a le PDG de Stellantis qui a d'ailleurs rencontré
00:58:08il y a quelques jours Donald Trump.
00:58:10Ils ont tous été voir Donald Trump
00:58:12pour faire état de leur
00:58:14préoccupation sur les pièces
00:58:16détachées parce que
00:58:18n'importe quelle voiture est faite
00:58:20de milliers et milliers de pièces qui
00:58:22franchissent les frontières de très
00:58:24nombreuses fois. Et aujourd'hui
00:58:26il y a ces
00:58:28chaînes de valeurs un peu globalisées
00:58:30et en particulier pour les Etats-Unis
00:58:32avec le Canada et le Mexique.
00:58:34Imposer 25% sur les
00:58:36automobiles, ça bénéficie
00:58:38évidemment à Tesla par exemple
00:58:40qui produit l'essentiel
00:58:42de sa chaîne de valeur aux Etats-Unis
00:58:44pour ce qui est des Etats-Unis.
00:58:46Mais un Ford
00:58:48un pick-up même qui est protégé déjà
00:58:50à 25%, il achète
00:58:52du métal, il achète
00:58:54des sièges, et ça
00:58:56ça fait le trajet avec le
00:58:58Canada de 3, 5, 7
00:59:00fois. Si on taxe à 25%
00:59:02chacun de ces flux,
00:59:04toute cette chaîne de valeur tombe.
00:59:06C'est-à-dire que c'est des investissements
00:59:08très lourds de la part de ces
00:59:10constructeurs automobiles pour
00:59:12construire ces chaînes de valeur qui du coup n'ont plus aucune
00:59:14valeur.
00:59:16Est-ce que ça va inciter nécessairement les
00:59:18consommateurs américains à consommer
00:59:20et les constructeurs à
00:59:22fabriquer aux Etats-Unis ?
00:59:24Donc,
00:59:26le droit de douane, pourquoi les économistes n'aiment pas
00:59:28les droits de douane ? Parce qu'un droit de douane c'est
00:59:30une taxation inefficace.
00:59:32On peut vouloir faire deux choses. On peut
00:59:34vouloir subventionner
00:59:36la production aux Etats-Unis.
00:59:38Ça c'est une chose. Effectivement
00:59:40en rendant plus cher l'extérieur, ça
00:59:42fait ça. Mais
00:59:44la deuxième chose que fait le droit de douane
00:59:46en même temps, c'est taxer les consommateurs.
00:59:48Si vous voulez subventionner
00:59:50la production d'automobiles aux Etats-Unis, il suffit de faire une subvention.
00:59:52Il n'y a pas besoin de taxer en même temps
00:59:54le consommateur. Si vous voulez taxer le consommateur
00:59:56pour une raison ou pour une autre, vous pouvez
00:59:58le faire sans subventionner le producteur.
01:00:00Donc en fait c'est pour ça que le droit de douane
01:00:02c'est un instrument très inefficace.
01:00:04C'est un double tranchant finalement.
01:00:06On peut toujours faire mieux.
01:00:08Même si on veut absolument
01:00:10et la France de temps en temps
01:00:12est obsédée par
01:00:14ramener des secteurs,
01:00:16on a favorisé certains secteurs,
01:00:18on a parlé des semi-conducteurs, ça peut être une bonne idée
01:00:20de ramener des semi-conducteurs
01:00:22pour la productivité de l'ensemble de l'économie.
01:00:24Mais il n'y a pas besoin de taxer les consommateurs
01:00:26en même temps. Et ça, la double peine
01:00:28c'est juste inefficace.
01:00:30Il en a parlé des semi-conducteurs.
01:00:32Avant de revenir sur les semi-conducteurs,
01:00:34pour les automobiles ça va dépendre également
01:00:36des modèles. Tesla qui se retrouve en difficulté,
01:00:38son dernier grand modèle, le modèle
01:00:40Y, il date de 2020.
01:00:42Après ça va être au cas par cas, en fonction
01:00:44du consommateur, quel modèle, s'il voulait
01:00:46partir sur le pick-up classique américain
01:00:48ou sur plutôt des berlines d'Allemande.
01:00:50Donc là, ça sera au cas par cas.
01:00:52Et puis effectivement, Donald Trump
01:00:54il est revenu sur, un peu
01:00:56discrètement on va dire, sur
01:00:58ce secteur qui est très stratégique,
01:01:00celui des semi-conducteurs.
01:01:02Les semi-conducteurs, ce sont ces petites
01:01:04particules non métalliques qui diffusent
01:01:06l'électricité. Eh bien, c'est
01:01:08588 milliards
01:01:10d'euros de vente
01:01:12mondiale en 2024, c'est 13% de plus
01:01:14que l'année précédente. La Chine,
01:01:16cette année, elle a annoncé un investissement
01:01:18assez majeur de 40 milliards d'euros
01:01:20dans les semi-conducteurs. Les semi-conducteurs
01:01:22chinois sont un petit peu moins performants
01:01:24que les semi-conducteurs américains.
01:01:26Le plus grand
01:01:28producteur, c'est TSMC,
01:01:30il en a parlé d'ailleurs, Donald Trump, c'est
01:01:32le fabricant taïwanais, qui apparemment
01:01:34va investir aux Etats-Unis
01:01:36et puis son concurrent, c'est ASML,
01:01:38c'est un néerlandais, donc c'est
01:01:40vraiment une guerre
01:01:42assez particulière
01:01:44sur les semi-conducteurs. Ils sont présents
01:01:46dans les télévisions, les voitures, les téléphones.
01:01:48Taïwan, qui taxait apparemment
01:01:50à 64%, va se voir imposer
01:01:52des droits de douane de
01:01:5432% justement
01:01:56sur ce secteur, notamment des semi-conducteurs.
01:01:58Et ce faisant, Mathieu Mabin,
01:02:00Donald Trump se vante de vouloir
01:02:02défendre le consommateur,
01:02:04le panier du consommateur, lui qui,
01:02:06on le rappelle, a été notamment
01:02:08élu pour lutter contre l'inflation,
01:02:10défendre le pouvoir d'achat,
01:02:12lui qui s'est présenté aussi dans ce discours
01:02:14très offensif, très critique,
01:02:16ce n'est pas une nouveauté,
01:02:18à l'égard de son prédécesseur,
01:02:20Sleepy Biden, l'endormi.
01:02:22Joe Biden est revenu à plusieurs reprises
01:02:24et il a dit finalement en deux mots, heureusement que je suis
01:02:26là pour intervenir.
01:02:30Oui, absolument, mais ça c'est tout à fait
01:02:32typique de Donald Trump.
01:02:34Donald Trump nous a fait du Trump
01:02:36aujourd'hui, comme il en a l'habitude,
01:02:38avec un discours fleuve qui,
01:02:40à de nombreuses reprises, paraissait
01:02:42tout à fait improvisé, jusqu'au
01:02:44moment où il a brandi ce tableau
01:02:46un peu bancal,
01:02:48en égrenant de manière un peu
01:02:50anarchique et encore une fois
01:02:52improvisé ces chiffres auxquels
01:02:54le public essayait de comprendre
01:02:56quelque chose. On est d'abord
01:02:58parti sur l'idée
01:03:00d'une réciprocité totale
01:03:02et puis on a fini par comprendre
01:03:04effectivement que ça n'était pas tout à fait
01:03:06de la réciprocité, mais que
01:03:08les partenaires économiques
01:03:10des Américains seraient finalement
01:03:12taxés au moins à 50%
01:03:14du traitement qu'ils
01:03:16infligent aux Etats-Unis, pour faire simple.
01:03:18Mais à partir de minuit, oui c'est vrai,
01:03:20cette nuit, il sera 6h du matin
01:03:22chez vous, l'Amérique appliquera donc
01:03:24la réciprocité des taxes douanières
01:03:26à la manière de Donald Trump
01:03:28un peu partout dans le monde.
01:03:30Une part de l'acier
01:03:32canadien sur les voitures européennes,
01:03:34vous en avez beaucoup parlé, les produits agricoles
01:03:36australiens et personne ne sera épargné
01:03:38et c'est donc un programme de
01:03:40taxation à la carte finalement
01:03:42qui a été privilégié par Donald Trump
01:03:44après qu'il ait fait durer le suspense
01:03:46ces derniers jours en tout cas
01:03:48et alors qu'une rumeur de
01:03:50taxation universelle à 20%
01:03:52était particulièrement tenace
01:03:54ici à Washington ces derniers jours.
01:03:56C'est donc dans une longue litanie
01:03:58qu'on a déjà largement décrit
01:04:00Donald Trump en a le secret que le président
01:04:02américain a fait l'inventaire des industries
01:04:04américaines qui vont devoir
01:04:06relancer leur production
01:04:08d'acier par exemple,
01:04:10de semi-conducteurs et
01:04:12idem dans le secteur agricole.
01:04:14On a vu également Donald Trump brandir
01:04:16ce tableau, ça c'est vraiment une image
01:04:18qui va rester dans les esprits, ce tableau
01:04:20récapitulatif de ce qu'il considère
01:04:22être la réciprocité douanière
01:04:24donc le Japon, Taïwan et la Chine
01:04:26bien entendu, les Européens
01:04:28bien entendu évidemment et leurs voisins
01:04:30britanniques qui semblent
01:04:32et c'est à noter, partiellement
01:04:34épargnés par ce qui a quand même
01:04:36l'allure d'un vaste règlement de compte
01:04:38économique entre Donald Trump et le reste
01:04:40du monde. 10% pour ce qui
01:04:42est du Royaume-Uni effectivement.
01:04:44Il a dit à Donald Trump qu'il voulait de toute façon
01:04:46reprendre le destin en main
01:04:48des Etats-Unis, un pays qui avait été trop
01:04:50longtemps pillé, violé.
01:04:52Il a effectivement pointé du doigt
01:04:54l'Union Européenne. Je voudrais qu'on revoie cette séquence
01:04:56précisément ce tableau brandi
01:04:58par Donald Trump, la liste des
01:05:00pays concernés par ces droits de douane
01:05:02que les Etats-Unis vont donc appliquer.
01:05:04Mathieu Mabin le disait à l'instant, des
01:05:06minuits, heure locale, 6h
01:05:08heure française et sur ce tableau
01:05:10il est intéressant de noter que, en tout cas
01:05:12à l'écran et il ne l'a pas mentionné
01:05:14le président des Etats-Unis, c'est que deux
01:05:16pays dont on a beaucoup parlé ces dernières
01:05:18semaines n'ont pas été mentionnés.
01:05:20Le Canada et le Mexique.
01:05:22Laurence Cuvillier, vous êtes notre correspondante
01:05:24à Mexico. Comment on réagit
01:05:26du fait de la non-annonce
01:05:28en tout cas de droits de douane
01:05:30au Mexique ? Dans quel état d'esprit
01:05:32on attendait avec beaucoup de fébrilité
01:05:34j'imagine ces propos, cette déclaration
01:05:36de Donald Trump ?
01:05:38Oui, tout à fait. Les Mexicains espéraient
01:05:40vraiment avoir un traitement
01:05:42préférentiel dans cette annonce
01:05:44de droits de douane.
01:05:46C'est ce qui a été d'ailleurs obtenu par
01:05:48la présidente mexicaine Claudia Scheinbaum
01:05:50depuis l'arrivée à la
01:05:52maison blanche de Donald Trump.
01:05:54Des négociations constantes, une communication
01:05:56constante entre
01:05:58les deux chefs d'Etat
01:06:00sur justement ces droits de douane.
01:06:02Il faut savoir que le Mexique
01:06:04est le premier importateur
01:06:06des Etats-Unis. Il a dépassé
01:06:08la Chine il y a de cela quelques
01:06:10années. Donc les Etats-Unis
01:06:12ont aussi besoin des produits
01:06:14mexicains. Le Mexique
01:06:16qui avait d'ailleurs basé depuis plusieurs
01:06:18années sa ligne économique,
01:06:20son développement économique et notamment
01:06:22industriel sur le
01:06:24near-shoring, c'est-à-dire
01:06:26cette perspective
01:06:28qui consiste à construire
01:06:30les usines près
01:06:32de la frontière avec les Etats-Unis,
01:06:34c'est-à-dire près du marché
01:06:36naturel de ces produits.
01:06:38Donc en fait, toute l'économie
01:06:40industrielle mexicaine était tournée
01:06:42et est toujours tournée vers les
01:06:44Etats-Unis. 83%
01:06:46des exportations mexicaines
01:06:48vont vers les Etats-Unis. Donc c'est
01:06:50un énorme enjeu pour le Mexique
01:06:52et l'annonce de
01:06:54droits de douane, s'ils avaient été hauts,
01:06:56ce qui apparemment n'est pas le cas puisque le Mexique
01:06:58n'a, pour ainsi dire, pas été mentionné
01:07:00dans ce discours, l'imposition
01:07:02de droits de douane sévère signifie
01:07:04tout simplement l'entrée en
01:07:06récession pour le Mexique.
01:07:08Merci beaucoup Laurence Cuvillier. Même question
01:07:10au Canada, François Riouet,
01:07:12on vous rejoint à Montréal.
01:07:14Dans quel état d'esprit ? Beaucoup de
01:07:16fragilités et d'inquiétudes aussi ont été
01:07:18abordées, attendues,
01:07:20on imagine les propos de Donald Trump.
01:07:22On le rappelle, un pas de droits de douane
01:07:24annoncé spécifiquement pour le Canada
01:07:26par le président des
01:07:28Etats-Unis.
01:07:33Le Canada aurait-il été
01:07:35libéré lors de
01:07:37Liberation Day ? C'est ce que se demandent
01:07:39les analystes et commentateurs ici
01:07:41à la suite du discours de Donald Trump.
01:07:43Il reste encore un certain nombre
01:07:45de zones d'ombre à éclairer
01:07:47dans cette relation très riche, très complexe
01:07:49entre le Canada et les Etats-Unis.
01:07:51Plus de 700 milliards de dollars
01:07:53d'échanges en 2023
01:07:55selon Statistique Canada, c'est plus
01:07:57d'1,6 milliard par jour.
01:07:59Énormément d'enjeux
01:08:01économiques pour le Canada
01:08:03qui souffrait depuis les
01:08:05dernières semaines, il faut le savoir,
01:08:07de droits de douane, de 25% sur l'acier
01:08:09et l'aluminium, de 10%
01:08:11sur l'énergie, le fameux pétrole
01:08:13et des sables bitumineux de l'Alberta,
01:08:15vital à cette province et au
01:08:17Canada en général.
01:08:19Il reste encore à confirmer
01:08:21les détails
01:08:23de l'executive order
01:08:25qui sera signé par Donald Trump
01:08:27pour savoir exactement dans quelles
01:08:29conditions les partenaires
01:08:31des Etats-Unis dans cet accord
01:08:33de libre-échange nord-américain,
01:08:35le USMCA, seront
01:08:37traités par les Etats-Unis.
01:08:39Il y a une forme de soulagement
01:08:41en réaction à chaud
01:08:43au discours et aux mesures de Donald Trump
01:08:45sur ses tarifs douaniers.
01:08:47Merci beaucoup François Riouet.
01:08:49Depuis Montréal au Canada, le Canada
01:08:51effectivement qui peut souffler en tout cas
01:08:53de ne pas voir ses droits de douane
01:08:55augmenter, il y a beaucoup
01:08:57d'interdépendance entre le Canada et les Etats-Unis.
01:08:59On se souvient que le Canada s'était montré assez ferme
01:09:01quant aux réponses à la riposte
01:09:03face à Donald Trump, notamment
01:09:05le Premier ministre de la province de l'Ontario,
01:09:07Doug Ford, qui avait dit, qui avait même menacé
01:09:09par ce dernier, de couper les exportations
01:09:11d'électricité aux Etats-Unis.
01:09:13Donc là, le Canada peut souffler,
01:09:15le Mexique également. Concernant
01:09:17l'application, l'entrée en vigueur des droits de douane,
01:09:19on commence à avoir les premières annonces
01:09:21du côté de la Maison Blanche. On a cette date
01:09:23du 5 avril pour les 10%
01:09:25de ces droits de douane planchés qui vont
01:09:27entrer en vigueur, donc le 5 avril.
01:09:29Et puis à partir du 9 avril, ça va
01:09:31concerner notamment la Chine
01:09:33et l'Union Européenne. Donc ces droits de douane
01:09:35voulus par Donald Trump,
01:09:3720% pour l'Union Européenne, qui devraient
01:09:39donc entrer en vigueur à partir du
01:09:419 avril. Anthony, ce qui est intéressant
01:09:43également, c'est qu'il n'a pas non plus parlé
01:09:45des produits français. Il avait menacé
01:09:47notamment d'axer à 200%
01:09:49les spiritueux français.
01:09:51On pense notamment au cognac.
01:09:53Donc pour le moment, on pense aussi que les producteurs
01:09:55français vont un petit peu
01:09:57souffler. Les alcools,
01:09:59les produits français,
01:10:01notamment les vins, les spiritueux, mais aussi
01:10:03l'aéronautique, les produits pharmaceutiques
01:10:05qui constituent à peu près un tiers des exportations
01:10:07françaises vers les Etats-Unis.
01:10:09C'était des secteurs qui étaient assez
01:10:11vulnérables. Ce qui est intéressant de voir
01:10:13aussi, c'est là il y a les
01:10:15réactions, et justement les réactions
01:10:17au AC, ces droits de douane. On a
01:10:19quelques, tout à l'heure Mounia évoquait
01:10:21la Suisse, on a quelques déclarations
01:10:23qui tombent. L'Union Européenne qui appelle à
01:10:25éviter l'escalade, parce que un des
01:10:27premiers mots qu'a mentionné
01:10:29Donald Trump, c'est œil pour œil,
01:10:31dent pour dent. Cette loi du
01:10:33talion, elle peut aller jusqu'où ? Puisque droits de douane,
01:10:35contre-droits de douane, contre-dates douane, c'est...
01:10:39En théorie des jeux, c'est un dilemme
01:10:41du prisonnier. Donc
01:10:43dans ce contexte-là,
01:10:45il est très clair
01:10:47que l'Union
01:10:49Européenne, le Japon,
01:10:51et tous les pays qui y sont concernés, donc le Canada
01:10:53et le Mexique, on vient de le parler, puisqu'ils
01:10:55vont quand même, je crois qu'ils
01:10:57dirent qu'ils sont complètement épargnés. Je pense que
01:10:59c'est pas vrai, parce qu'en fait, les droits de douane sur
01:11:01l'automobile rentrent en place
01:11:03demain. Donc ça va pas concerner
01:11:05toutes les automobiles, c'est très compliqué.
01:11:07Toutes les pièces détachées,
01:11:09mais ça va quand même entrer en
01:11:11œuvre demain. Donc je pense qu'ils vont aussi
01:11:13réagir.
01:11:15Et c'est la réponse... On sait que c'est
01:11:17mauvais, pour tout le monde, mais si on
01:11:19répond pas, on est
01:11:21le perdant dans ce jeu-là, et donc
01:11:23ça va continuer, et donc je pense qu'il
01:11:25va y avoir effectivement, en tout cas,
01:11:27menaces de rétorsion, peut-être
01:11:29pour discussion. Ce qu'il faut bien avoir
01:11:31en tête, c'est, si on a bien
01:11:33compris, c'est 34% sur la Chine
01:11:35qui se rajoutent
01:11:37à un état actuel qui est déjà
01:11:39de 40%. Parce que
01:11:41la seule chose qui est vraiment rentrée
01:11:43en jeu pour l'instant, c'est les 10%
01:11:45plus 10% sur la Chine qui
01:11:47eux-mêmes se rajoutaient
01:11:49à une vingtaine de pourcents
01:11:51qui étaient déjà là. Donc on a déjà 40% de droits de douane
01:11:53sur la Chine. Si on passe à 70%,
01:11:55c'est quasiment la fin
01:11:57du commerce avec la Chine.
01:11:59J'ai du mal à croire que ça va
01:12:01être mis en oeuvre comme ça, parce que
01:12:03ça veut dire que d'ici un mois, il n'y a plus
01:12:05de commerce avec la Chine du tout,
01:12:07et les Etats-Unis ont besoin du commerce avec la Chine,
01:12:09sans parler de Taïwan.
01:12:11Vous avez dit
01:12:13les microprocesseurs, c'est vraiment
01:12:15quelque chose de très important pour l'économie
01:12:17de manière générale. Par ailleurs,
01:12:19Taïwan, normalement, c'est un allié.
01:12:21Donc, réduire
01:12:23les capacités d'exportation
01:12:25d'un pays allié qui, en plus,
01:12:27vient d'annoncer 100 milliards
01:12:29d'investissements dans les semi-conducteurs
01:12:31aux Etats-Unis, ça paraît complètement amère.
01:12:33Je pense que ça peut
01:12:35encore bouger. En tout cas, pour l'Union Européenne,
01:12:37Anthony, on vient d'apprendre que
01:12:39Ursula von der Leyen va... Il va y avoir
01:12:41un communiqué de l'Union Européenne
01:12:43dans la matinée, très tôt.
01:12:45L'Union Européenne, qui est assez
01:12:47divisée par rapport
01:12:49à la réaction. La France
01:12:51se montre assez ferme.
01:12:53On pense à Giorgia Meloni qui veut, au contraire,
01:12:55une riposte assez modérée.
01:12:57La prudence, en tout cas, c'est ce que
01:12:59préconise la BCE. La BCE qui a fait savoir
01:13:01la Banque Centrale Européenne que si
01:13:03il n'y avait pas de réaction, il y aurait
01:13:05une réaction, une conséquence de 0,3%
01:13:08sur le PIB de la zone euro.
01:13:10Et en cas de réaction de la zone euro,
01:13:12des Européens, cela aura une conséquence
01:13:14de 0,5%. Donc, si on réagit,
01:13:16ça aura plus de conséquences
01:13:18sur notre économie européenne
01:13:20que si on ne faisait pas de réaction. Il y aura
01:13:22certainement une réaction à la marge,
01:13:24pour dire qu'on réagit, peut-être assez
01:13:26ciblé, mais pas
01:13:28œil pour œil, dents pour dents,
01:13:30comme l'a préconisé, en tout cas,
01:13:32Donald Trump.
01:13:34Ce qui embête Donald Trump,
01:13:36c'est bien évidemment cet excédent commercial
01:13:38sur les biens.
01:13:40Cet excédent commercial s'élève à 235
01:13:42milliards d'euros pour l'Union Européenne.
01:13:44C'est le deuxième plus gros
01:13:46excédent commercial. On pense à la Chine,
01:13:48c'est le premier. Le troisième, c'est les Mexicains.
01:13:50Mais, là où il y a
01:13:52peut-être, effectivement,
01:13:54un levier pour les Européens, c'est que
01:13:56la balance commerciale, cet excédent commercial,
01:13:58il est inversé quand il s'agit
01:14:00des services. Et là, on pense
01:14:02justement à la finance,
01:14:04Internet, etc.
01:14:06Donc là, il y a peut-être un levier pour les Européens.
01:14:08Mathieu Mabin, est-ce que
01:14:10ce discours qu'on s'avait
01:14:12attendu par, évidemment,
01:14:14les partenaires commerciaux des États-Unis,
01:14:16est-ce qu'il a été extrêmement suivi
01:14:18aux États-Unis par les Américains ?
01:14:20Est-ce que les Américains craignent de voir
01:14:22les États-Unis se mettre à dos leurs partenaires,
01:14:24leurs alliés ?
01:14:28Ah oui, ça c'est incontestable, effectivement.
01:14:30Il y a une vraie attente de l'opinion américaine
01:14:32en général face aux promesses
01:14:34formulées par Donald Trump. On se souvient que
01:14:36Donald Trump a d'abord été élu
01:14:38sur son programme économique
01:14:40et les promesses de l'endemain qui chantent,
01:14:42qu'il a formulées durant la
01:14:44campagne. Les consommateurs,
01:14:46en revanche, eux, ça ne les
01:14:48empêche pas de s'inquiéter. Oui, mais
01:14:50on est
01:14:52d'abord aux
01:14:54États-Unis, c'est-à-dire qu'ici
01:14:56le business domine, c'est bien
01:14:58le business qui commande. Or,
01:15:00les promesses formulées par Donald Trump
01:15:02de capitaliser
01:15:04sur ces taxations douanières
01:15:06et de créer un petit peu artificiellement
01:15:08de la recette à hauteur de 600
01:15:10milliards de dollars, promettent ses conseillers.
01:15:12Ce qui, d'après ce que j'entends
01:15:14sur votre plateau, et
01:15:16merci d'ailleurs pour vos éclairages qui m'aident
01:15:18beaucoup, ces promesses de 600
01:15:20milliards de dollars ne
01:15:22sont pas aujourd'hui tout à fait
01:15:24réalistes. Il faudrait un calcul
01:15:26extrêmement savant pour vérifier
01:15:28que pays par pays, effectivement,
01:15:30ces taxations vont créer
01:15:32de la recette. Ce dont on est absolument certains
01:15:34en revanche, c'est que cela va avoir
01:15:36un impact direct sur le coût des
01:15:38produits de consommation courante.
01:15:40Et ça, ça touche directement
01:15:42les Américains. Or, là, il y a une inquiétude
01:15:44et on ne peut pas s'y tromper. Il suffit
01:15:46de regarder les marchés financiers qui ont
01:15:48peu à peu
01:15:50perdu la confiance
01:15:52en Donald Trump ces derniers jours.
01:15:54Ce sera le mot de la fin. Merci beaucoup Mathieu.
01:15:56Ma bain depuis Washington. Merci
01:15:58également à Laurence Cuvillier qui était avec
01:16:00nous depuis Mexico, à François
01:16:02Riouet depuis Montréal, et bien
01:16:04évidemment à vous Thierry Maier,
01:16:06professeur d'économie à Sciences Po Paris, et
01:16:08Mounia Benhaïssa, chroniqueuse économie
01:16:10à France 24. Vous restez avec
01:16:12nous, ça continue dans un instant
01:16:14avec l'actu 360 des
01:16:1623h30.

Recommandations