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Alexandre Devecchio : «Il y a une forme de dépossession démocratique par la justice», sur CNEWS.

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Transcription
00:00Cette affaire tombe bien d'une certaine manière parce qu'elle cristallise une crise de régime qui existe avant cette affaire Marine Le Pen.
00:07Eugénie Bastié l'a très bien dit, il y a une forme de dépossession démocratique par la justice.
00:12Alors certains peuvent voir ça comme une évolution, pas que les politiques dans les juges,
00:17le Conseil constitutionnel n'a pas eu besoin des politiques pour dire qu'en 71,
00:21ils pouvaient juger sur des valeurs morales et pas seulement dans un cadre juridique.
00:25Ensuite, il y a plein de juristes prudents, il y a les juges européens.
00:28Donc c'est un mélange des deux. Les politiques se sont laissés déposséder, mais les juges ont aussi pris le pouvoir.
00:34Toujours est-il que c'est un vrai débat démocratique.
00:37Est-ce qu'aujourd'hui, la démocratie, c'est un ordre juridique ou est-ce que la démocratie, ça reste la souveraineté du peuple ?
00:45Mais qui s'exprime à travers ses représentants, qui votent les lois.
00:48Et j'espère qu'on va avoir ce débat à la présidentielle et moi, je fais partie.
00:51Et ce n'est pas seulement le Rassemblement national qui pense comme ça.
00:54Henri Guaino pense comme ça, Philippe Séguin pensait comme ça, bien d'autres pensent comme ça.
00:59Nicolas Sarkozy, ça a été dit, que le politique en démocratie, parce qu'il est le représentant légitime du peuple, doit avoir les manettes.
01:06Et je pense que la présidentielle, on va devoir avoir un débat sur la place des juges et revoir en profondeur.
01:13Il faut qu'il y ait des politiques qui assument de revoir en profondeur nos institutions.
01:17Nos institutions ne sont pas intangibles, elles ont évolué, à mon avis, dans le mauvais sens.

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