Avec David Lisnard, maire LR de Cannes, Président de Nouvelle Énergie et auteur de "Ainsi va la France" (Observatoire)
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-Jacques Bourdin.
00:07Avec nous, David Lissnard, maire de Cannes, président de Nouvelle Énergie, de l'Association des maires de France.
00:13David Lissnard, bonjour.
00:14Bonjour.
00:15Vous publiez, ainsi va la France, aux éditions de l'Observatoire.
00:18Je reviendrai sur votre livre tout à l'heure, David Lissnard.
00:22Marine Le Pen, condamnée et inéligible pendant 5 ans, a fait appel, appel examiné probablement à l'été 2026.
00:29A vos yeux, est-elle une victime ?
00:32Il faut que justice soit rendue.
00:34On marche tous sur des œufs, parce que, d'un côté, on ne veut pas affaiblir une institution qui est au cœur de la démocratie, qui est la justice.
00:44D'un autre côté, indépendamment de l'affaire Le Pen, moi, il y a longtemps que j'écris sur la nécessité de réformer en profondeur la justice.
00:50Et il y a un problème, qui est un problème de moyens, qui est un problème d'impartialité d'une partie des magistrats, minoritaires mais importantes,
00:58et qu'il y a un problème de doctrine et de droit qui se contredit.
01:01Donc, les faits qui ont été jugés doivent être rejugés en appel, comme c'est le cas pour tout justiciable.
01:08Et moi, je n'ai pas à les commenter, j'ai lu cette nuit les 154 pages de la décision de justice, ça semble très avéré.
01:15Et parallèlement, la seule question qui légitimement pose débat, c'est celle de l'exécution provisoire.
01:21Ça fait débat ici, ça fait débat partout, et c'est normal.
01:23La justice est rendue au nom du peuple français.
01:25Une décision rendue au nom du peuple français peut-elle contredire une volonté du peuple français, si cette volonté était de les lire ?
01:31Donc, il faut la seule solution, et je le dis depuis le début, et j'ai vu que c'était la doctrine qui prévalait hier,
01:36c'est que l'appel soit examiné le plus vite possible, et ensuite, elle est soit confirmée dans sa condamnation, soit infirmée.
01:44Et c'est comme cela qu'on pourra réstablir un peu de confiance.
01:46Mais, il faut revoir le fonctionnement de la justice, indépendamment de l'affaire Le Pen.
01:52David Lyssard, vous ne vous mouillez pas quand même ?
01:54Ah si, je vous dis exactement ce que je pense.
01:56C'est ce que vous pensez, c'est bien.
01:58Alors, les juges dans l'affaire Le Pen n'ont-ils pas appliqué une loi, votée par le Parlement, et soutenue par Marine Le Pen elle-même ?
02:05Oui, bien sûr, vous avez raison.
02:07Mais moi, je ne suis pas commentateur, ni judiciaire, ni chroniqueur politique.
02:10Moi, je suis engagé dans la vie politique pour essayer d'apporter une voix, pour contribuer à redresser le pays.
02:15On en a bien besoin.
02:17Et aujourd'hui, la loi Sapin II, qui est évoquée, elle doit s'appliquer.
02:21Vous savez, c'est la fameuse phrase du philosophe Alain.
02:23Résistance et obéissance.
02:25On obéit à la loi.
02:26En démocratie, c'est indispensable.
02:28Mais on peut résister intellectuellement.
02:29Cette loi, moi, je la conteste avant cette affaire Le Pen.
02:32Parce que, dans mon exercice de mandat local, je dois rendre des comptes, je dois être sanctionné si je triche, c'est normal.
02:39En revanche, elle a complètement bureaucratisé et rendu hystérique une espèce de culte de la transparence.
02:45Tous les trois jours, dès qu'on reprend la ville quelque part, dès qu'on fait des déclarations, on n'en peut pas finir.
02:50Vous demandez à n'importe quel élu local.
02:51On doit quitter les séances du conseil municipal pour des supposés conflits potentiels d'intérêt.
02:57Alors, ça paraît peut-être abstrait quand on nous écoute.
02:59Mais en réalité, c'est en train de créer une insécurité juridique.
03:02Notamment pour les 500 000 élus locaux qui sont des gens honnêtes, qui bossent, etc.
03:09Et je crois qu'on est aussi, en matière judiciaire, au bout d'un système qui s'effondre.
03:14Et moi, mon sujet, c'est de participer au rétablissement du pays.
03:19Bien. Le nom d'une magistrate jetée en peinture.
03:23Des magistrats menacés, qui doivent être protégés, n'est-ce pas ?
03:28Là aussi, ou encore, comme vous voudrez, une atteinte grave à notre démocratie et à l'état de droit.
03:35Je pense que de toute façon, dès qu'on jette personnellement en peinture et qu'on ne reste pas sur du factuel, c'est grave.
03:41Oui, je le pense.
03:43Je pense aussi que parallèlement, quand on voit...
03:47Vous savez, exercer la justice, c'est le cœur de l'État.
03:50C'est rendre la justice. C'est protéger la société.
03:53C'est réparer les victimes.
03:56Et c'est sanctionner les coupables.
03:59Or, en l'occurrence, quand on exerce ce pouvoir-là,
04:03on doit le faire avec des moyens. La justice manque de moyens.
04:06Avec nos impôts cette année, M. Bourdin, nous payons 5 fois plus de remboursement d'intérêt de la dette
04:12que tout le budget de la justice, alors qu'on manque de places de prison, de greffiers, de magistrats.
04:15Deuxièmement, il faut l'indépendance de la justice.
04:18Mais il y a une contrepartie. C'est l'impartialité.
04:20Et indépendamment de l'affaire Le Pen,
04:22qui, par les motivations politiques de l'exécution provisoire,
04:27on doit se poser... J'ai écrit un papier il y a trois semaines là-dessus,
04:30à la suite de la décision sur l'A69.
04:33Mais souvenez-vous de l'affaire Outreau.
04:35Il y a eu zéro sanction.
04:37Regardez les réquisitions délirantes sur l'affaire Sarkozy.
04:41La procédure express contre François Fillon.
04:45Donc il faut quand même se poser la question, aujourd'hui,
04:47du droit. L'état du droit ne va plus.
04:49Des moyens de la justice.
04:51Mais aussi de ce qui était inscrit dans l'ordonnance du 22 décembre 1958,
04:55voulue par le général De Gaulle.
04:57C'est qu'un magistrat ne peut pas exprimer une préférence partisane.
05:00Et qu'il doit être...
05:01Là, en l'occurrence, vous pensez que la magistrate a exprimé une préférence partisane ?
05:05Je pense que... Je l'ai lu cette nuit.
05:06Vous l'avez lu cette nuit ?
05:07Je l'ai lu cette nuit. Je ne suis pas chroniqueur judiciaire.
05:09Vous l'avez lu cette nuit ?
05:10Je pense que c'est très étayé sur le fond.
05:12Mais l'appel doit, je dis, confirmer ou infirmer.
05:15Ce n'est pas à nous de le dire.
05:16Très étayé. Les accusations, c'est-à-dire la condamnation.
05:19Les proacts sont là.
05:20Il ne faut pas oublier le fond du dossier.
05:22C'est qu'il y a une procédure...
05:24Il y a un détournement de fonds publics.
05:26En tout cas, il y a eu un jugement en première instance
05:28qui estime qu'il y a un détournement de fonds publics de plus de 4 millions d'euros.
05:30C'est écrit noir sur blanc avec un tableau,
05:32avec tout l'argent, les échanges de SMS, etc.
05:36Ensuite, il ne faut pas s'asseoir sur un principe de l'État de droit
05:40qui est le double degré de juridiction.
05:42Et donc, sur la capacité de l'appel d'être respecté.
05:46Et c'est là que cette exécution provisoire,
05:48qui est quand même fondée sur des motifs un peu délirants,
05:51la récidive, au départ, je ne vois pas comment,
05:53puisqu'elle n'est plus présidente du RN et elle n'est plus députée européenne.
05:55Et deuxièmement...
05:56Pour ça, j'essaie d'être le plus objectif possible
05:58et ne pas avoir de considération politicienne.
06:00Et deuxièmement, cette espèce d'argument bizarre
06:02qui, je crois, est page 53,
06:04consiste à dire que l'exécution provisoire,
06:06c'est-à-dire l'exécution immédiate, en réalité,
06:08d'une inéligibilité,
06:10est prononcée parce qu'il est possible
06:12que la condamnation soit confirmée définitivement,
06:16c'est-à-dire en deuxième instance.
06:17Et là, c'est là qu'il y a un problème.
06:19Pour des raisons politiques.
06:20Et donc, pour des raisons morales.
06:21Or, la morale, c'est aux individus de la vivre,
06:23le droit, il n'est pas dans ce champ-là.
06:26Alors, David Lissner, si elle est condamnée en appel,
06:29est-ce que ça va la gêner encore un peu plus
06:33pour être candidate à la présidence de la République ?
06:36Écoutez, certainement, c'est pas à moi qu'il faut le demander.
06:38Moi, j'essaie de proposer un projet pour réformer la justice,
06:42pour réformer l'éducation,
06:43pour remettre une ambition scientifique à la France,
06:46pour réformer la fiscalité,
06:48pour que les gens gagnent plus d'argent à la fin du mois.
06:50Est-ce qu'il est bien de défiler en soutien ou contre les juges ?
06:53Alors, défilant contre les juges ou en soutien contre moi,
06:57je ne trouve pas ça bien.
06:59En revanche, proposer une réforme de la loi,
07:01je trouve ça tout à fait légitime,
07:03y compris la loi Sapin 2,
07:04et ensuite qu'il y ait une stratégie politique du RN,
07:08de soutien à sa leader, c'est normal.
07:11On ne peut pas reprocher au RN de faire de la politique.
07:13Alors, vous êtes d'accord avec la suppression
07:15de l'exécution provisoire en cas d'inéligibilité ?
07:18C'est ce que demande Éric Ciotti ?
07:20Pardon, je veux le rappeler quand même,
07:22il est lui aussi, pardon,
07:24il fait l'objet d'une enquête pour détournement de fonds publics.
07:27Pardon de dire que François Bayrou, qui appuie cette idée...
07:30Pardonnez-moi, mais je crois que l'enquête sur Éric Ciotti,
07:33elle a été classée sans suite.
07:35Vous vérifierez, mais il me semble qu'il a été démontré
07:37qu'il n'y avait pas eu de détournement.
07:39Dans tous les cas, François Bayrou, lui,
07:41est toujours poursuivé pour détournement de fonds publics,
07:43et il appuie cette requête.
07:45Oui, puis il y avait aussi des suspicions
07:47sur le financement de la campagne électorale
07:49du président de la République, quand il était à Bercy.
07:51On se demande où en est cette procédure.
07:53J'ai vu, moi, à l'époque, c'était ma première matinale de ma vie,
07:55c'était quand j'étais porte-parole
07:57de François Fillon, c'était devant vous,
07:59et c'était le lendemain du canard enchaîné,
08:01le tsunami médiatique
08:03et la procédure express de la justice
08:05sur François Fillon.
08:07On a le droit, quand même,
08:09tout en étant très attaché à la démocratie,
08:11de poser la question.
08:13Aujourd'hui, l'exercice de la justice,
08:15quand il y a eu le mur des cons,
08:17quand vous avez...
08:19C'était un syndicat de la magistrature, c'était pas tous les magistrats.
08:21Qui représente 33%.
08:23Et il y a d'autres syndicats de la magistrature, eux, qui restent dans leur rôle,
08:25c'est-à-dire de se battre pour des moyens pour la justice.
08:27Quand j'entends Béatrice Brugère pour FO,
08:29je le trouve très respectable, il y en a d'autres.
08:31Mais quand vous avez un tiers des magistrats
08:33qui remettent en cause ce qui est la base
08:35de la justice, c'est-à-dire l'impartialité
08:37dans une démocratie,
08:39à un moment donné, moi c'est pour ça que je propose l'interdiction
08:41du syndicat de la magistrature.
08:43Je pense que dans son objet même, dans ses motivations
08:45même, je suis pour...
08:47Parce que ce syndicat fait de la politique.
08:49Oui, et que je suis pour
08:51le droit syndical des magistrats
08:53pour défendre les moyens, pour parler de doctrine
08:55mais pas pour faire de la politique.
08:57Est-ce que les Français ont l'impression
08:59que les politiques ont envie de devenir en permanence
09:01injusticiables ? Je crois pas, parce que d'abord
09:03les politiques, c'est quoi ? C'est une punition collective.
09:05C'est une punition collective.
09:07Et aujourd'hui,
09:09pardonnez-moi, mais quand vous voyez
09:11de Juppé
09:13à aujourd'hui Nicolas Sarkozy, etc.,
09:15je pense que notre démocratie
09:17a beaucoup progressé.
09:19Mais pas que Juppé, Calusac,
09:21le maire de Toulon, Falco,
09:23j'en donne des dizaines et des dizaines.
09:25Et avec une justice qui est implacable.
09:27Ce qui est aussi difficile,
09:29c'est que moi je le vois avec des élus locaux, pardonnez-moi, moi je suis un élu local,
09:31où vous pouvez être mis en cause
09:33sur n'importe quelle suspicion. Vous êtes innocenté
09:35trois ans après. Mais n'importe quel
09:37ragot mis en... Aujourd'hui,
09:39vous pouvez faire l'objet d'une dénonciation
09:41calomnieuse qui peut vous amener
09:43jusqu'à une mise en examen et ensuite vous êtes condamné
09:45ou innocenté. Mais en attendant votre réputation
09:47et quand on est quelqu'un qui a de l'honneur,
09:49et moi j'ai de l'honneur, ça peut faire très mal. J'ai pas vécu ça.
09:51D'autres le vivent. J'ai des témoignages d'élus
09:53tous les jours. Il y a une insécurité juridique
09:55qui devient un sujet majeur, notamment pour les élus locaux,
09:57ceux qui prennent des décisions
09:59et indépendamment des grands élus nationaux.
10:01En revanche, ceux qui ont détourné de l'argent doivent être sanctionnés.
10:03Enfin, c'est évident.
10:05Non, je dis ça parce que Jean-Luc Mélenchon et le RN
10:07disent que la décision de destitution
10:09d'un élu devrait revenir
10:11au peuple. Est-ce que vous êtes d'accord
10:13ou pas avec ça ? Non, non, pas forcément.
10:15Non, non, il doit y avoir des règles. Est-ce que le peuple est souverain
10:17au-dessus de toute justice ?
10:19Le peuple est souverain pour choisir
10:21des règles, y compris
10:23des règles de destitution d'élus
10:25en cas de fait grave, mais qui
10:27ne repassent pas par le vote du
10:29peuple. On pourrait se poser la question du système judiciaire.
10:31Est-ce qu'il ne faudrait pas, comme dans certains
10:33pays, que des magistrats ?
10:35Quand vous avez un pouvoir, vous devez avoir un contre-pouvoir.
10:37Que les magistrats soient élus ? Pourquoi pas ?
10:39Je n'ai pas la réponse, mais c'est une question que je pose.
10:41C'est-à-dire qu'à un moment donné,
10:43moi, je suis élu, je rends des comptes.
10:45Je rends des comptes aux citoyens électeurs
10:47et je rends des comptes éventuellement aux magistrats.
10:49Ce qui est normal. Je dois rendre
10:51des comptes et être évalué et jugé,
10:53y compris civilement, politiquement
10:55et pénalement, potentiellement. En revanche,
10:57lorsqu'un magistrat fait une erreur,
10:59lorsqu'il embastille quelqu'un à tort,
11:01ou au contraire, parce qu'il
11:03remet en liberté des gens dangereux. Parce que le
11:05problème, c'est que là, on voit une justice implacable. Très bien.
11:07Pourquoi n'est-elle pas implacable
11:09avec les gens qu'on arrête toutes les nuits ?
11:11Moi, je peux vous dire que ce n'est pas
11:13des cas de figure. Je peux vous le démontrer.
11:15La semaine dernière, on a eu des personnes
11:17qu'on arrête le lundi,
11:19qui sont en situation irrégulière sur le
11:21territoire national, qui s'attaquent
11:23à des personnes au cutter dans un bus
11:25et trois jours après, ils déclarent
11:27irresponsable, on retrouve dans la rue. La semaine d'avant,
11:29un multirécidiviste qui est
11:31arrêté parce qu'il dégradait une voiture
11:33de police municipale, on le remet
11:35à l'auto-héritage judiciaire, quatre jours
11:37après, souvenez-vous, c'est pas vieux, il attaque
11:39quatre policiers nationaux à Cannes avec un couteau.
11:41C'était il y a deux semaines.
11:43Donc, à un moment donné, ce décalage-là,
11:45il n'est plus supportable.
11:47Et la justice, elle doit aussi protéger
11:49la société. Evidemment,
11:51face à des élus potentiellement délinquants,
11:53mais aussi à tous ceux qui s'attaquent
11:55à nos enfants, à tous ceux qui nous
11:57agressent, à tous ceux qui n'ont rien à faire sur le territoire national.
11:59Ainsi va la France.
12:01C'est le titre de votre livre, Ainsi va la France.
12:03David Disnard, candidat
12:05en 2027 ?
12:07Franchement, dites-nous.
12:09D'abord, je ne réponds
12:11que franchement. La franchise, c'est pas
12:13toujours d'être péremptoire. C'est vrai.
12:15Il faut être en capacité
12:17d'eux. Donc, je fais tout pour être
12:19en capacité d'eux. D'être candidat en
12:212027 ? Oui, bien sûr, d'être candidat
12:23à la présidentielle, d'avoir des candidats
12:25aux législatives, et de faire en sorte
12:27que des idées qui sont fondées
12:29sur la liberté de création,
12:31donc libérer le pays de l'excès de bureaucratie,
12:33de l'excès de fiscalité,
12:35d'excès d'impôts, de toutes ces contraintes,
12:37je peux vous en citer une multitude d'exemples, et j'ai un plan
12:39pour le libérer. Fondé aussi sur
12:41l'ordre, comment on rétablit l'ordre.
12:43Et fondé sur la dignité individuelle,
12:45un sursaut éducatif, un redressement
12:47culturel, éducatif et scientifique.
12:49Je souhaite que ce projet
12:51sur lequel je travaille beaucoup, nous travaillons beaucoup,
12:53puisse gagner, et je suis heureux de voir
12:55que des idées que j'avance depuis des années, qui
12:57n'étaient balayées du
12:59débat, aujourd'hui reviennent
13:01au cœur du débat politique, comme la retraite
13:03par capitalisation, pour notamment les
13:05travailleurs les plus modestes, pour qu'ils aient enfin un capital à eux,
13:07de réformer
13:09totalement la sectorisation
13:11scolaire qui est tue au nom de l'égalitarisme,
13:13est en train de sacrifier des milliers
13:15de gamins, notamment des classes populaires,
13:17dans des écoles qui sont des ghettos,
13:19de reporter une ambition scientifique
13:21dès le plus jeune âge, dès l'école primaire,
13:23pour qu'on retrouve la raison critique
13:25et qu'on devienne une super puissance éducative et scientifique.
13:27Ce projet-là, j'ai envie de le faire
13:29gagner, parce que je crois qu'il est utile au pays.
13:31Large primaire, on fait un peu de politique
13:33rapidement, vous demandez une large primaire
13:35qui va de Gabriel Attal
13:37à Éric Zemmour
13:39avec le RN.
13:41Tout ça, parce que le RN a lui-même tranché,
13:43il a dit qu'il n'était pas de droite, chez un de vos confrères
13:45d'une chaîne d'info. Pour vous, le RN n'est pas de droite.
13:47Mais c'est ce qu'a dit Marine Le Pen,
13:49je peux le citer, je ne sais pas si j'ai le droit de citer la concurrence,
13:51mais c'était sur LCI en l'occurrence,
13:53et chez Darius Rochemin,
13:55où Rochemin, je lui dis, alors, ceux qui proposent
13:57de supprimer telle et telle agence, comme je le fais moi,
13:59avec Nouvelle Énergie, ceux qui proposent
14:01de créer de la productivité dans la fonction
14:03publique, de donner des moyens
14:05à l'État de se réformer et d'être moderne,
14:07et d'avoir moins de masse salariale, mais des gens mieux payés,
14:09elle dit, elle balaie ça, en disant
14:11ça ce sont des idées de droite, c'est pas moi.
14:13Donc pour moi, et je trouve que le projet
14:15du RN est un projet socialiste
14:17sur le plan économique, et je trouve que
14:19toute sa matrice, c'est une matrice étatiste,
14:21interventionniste. Pour moi,
14:23elle est la dernière expression
14:25de l'État-providence qui s'écroule.
14:27Et c'est pourquoi je pense
14:29que Nouvelle Énergie a une voix originale,
14:31parce que nous sommes les seuls à dire
14:33que l'avenir de la France ne peut passer
14:35que si chaque individu peut être propriétaire
14:37de sa vie, par une instruction de qualité,
14:39par une fiscalité qui ne soit pas
14:41spoliatrice, par le respect de la propriété
14:43privée, qui est le gage de la liberté
14:45et de la prospérité, et c'est ce que j'essaie de développer.
14:47Donc là-dessus,
14:49il y a un principe de réalité, il faut
14:51éviter deux écueils, je vais très vite.
14:53L'écueil de la compromission
14:55sur le contenu. Il faut un projet
14:57qui soit respecté dans son intégrité, il ne faut plus faire
14:59du en même temps, essayer de plaire à la gauche, à la droite,
15:01au centre, ça ne fonctionne pas. Il faut
15:03aller très vite, très fort, dans une radicalité,
15:05qui est le contraire de l'extrémisme, pour réformer le pays.
15:07Et deuxièmement, il faut éviter
15:09que le premier tour de la présidentielle
15:11divise un camp qui va
15:13de Gabriel Attal jusqu'à
15:15la droite la plus extrême,
15:17à droite qui est celle
15:19d'Éric Zemmour,
15:21etc. Et donc, tous ceux qui
15:23se sentent de droite, il faut qu'il y ait un seul candidat
15:25et qu'il y ait un projet fort.
15:27Donc, il faut, par défaut de leader
15:29naturel, moi j'aurais aimé qu'il y ait un leader naturel
15:31à la Sarkozy en 2007,
15:33ce n'est pas le cas. Bien,
15:35il faut une compétition qui permet de
15:37désigner une ou un candidat, que les autres
15:39s'engagent, je ne demande pas à les soutenir, je ne demande pas
15:41à Gabriel Attal, etc., mais de ne pas les
15:43perturber, et que le projet
15:45ne soit pas un projet de compromission.
15:47C'est comme ça qu'on devrait s'engager.
15:49Bruno Rotaillot, qui est l'un de ces
15:51hommes, que je soutiens pour la présidence
15:53de LR. Vous soutenez pour la présidence
15:55de LR. Est-ce qu'il n'a pas été désavoué
15:57par Emmanuel Macron, qui a renoué un dialogue
15:59direct avec le président algérien, Théboune ?
16:01Non, mais que le président de la République dialogue directement
16:03avec un chef d'État, c'est normal.
16:05Avec tous les chefs d'État, y compris
16:07les pires. Je veux dire, ça fait partie de la diplomatie.
16:09Moi, ce que je veux maintenant, c'est des actes.
16:11C'est-à-dire qu'il y ait un dialogue avec l'Algérie.
16:13Que Boilem Sansal soit gracié, d'abord ?
16:15D'abord. Et puis se revenir en France ?
16:17D'abord que le ministre des Affaires étrangères revienne
16:19avec Boilem Sansal, et puis qu'on
16:21remette en cause des accords
16:23qui étaient des accords post-coloniaux, qui
16:25aujourd'hui sont obsolètes. L'Algérie
16:27est un État souverain, indépendant. La France aussi.
16:29Et on n'a pas à faire un privilège.
16:31On doit trouver des accords qui...
16:33Oui, mais ne faut-il pas reprendre pour des raisons
16:35de coopération sécuritaire ?
16:37De lutte contre le terrorisme ?
16:39Je ne dis pas
16:41qu'on a un intérêt à faire une relation bilatérale
16:43forte avec l'Algérie. Je l'ai toujours dit, y compris
16:45dans les moments les plus grandes tensions, pour des raisons
16:47sécuritaires, pour des raisons géopolitiques,
16:49pour des raisons démographiques,
16:51pour des raisons économiques.
16:53Nous avons un intérêt. Mais en attendant,
16:55on ne peut plus laisser la France
16:57se faire souiller par l'Algérie.
16:59L'Algérie doit récupérer ses
17:01ressortissants délinquants qui n'ont rien
17:03à faire en France. Lorsque vous avez
17:0514 récidives et demandent
17:07à l'Algérie de récupérer un voyou, quel est
17:09le pays qui peut accepter, comme le fait
17:11la France, d'être aussi faible ?
17:13Donc, il faut maintenant qu'on soit
17:15respecté, et que l'Algérie
17:17récupère ses voyous,
17:19comme les autres pays d'ailleurs, il n'y a pas que l'Algérie,
17:21que, parallèlement, nous récupérions Boilem Sansal,
17:23et puis, je pense qu'il y a un geste à faire
17:25aussi, c'est sur Abdelsam Bouchouareb.
17:27Abdelsam Bouchouareb
17:29est un ancien dignitaire
17:31algérien, ministre, vice-président
17:33du Parlement, etc. Moi, je ne vais pas le juger,
17:35ce n'est pas mon sujet. Il a été condamné à
17:37plusieurs reprises par Compte Humas, parce qu'il était absent,
17:39en Algérie. Il est détenu en France.
17:41Qu'on lui accorde, enfin,
17:43qu'on accorde à l'Algérie le fait de le récupérer.
17:45Pourquoi, avec mes impôts,
17:47pourquoi on s'occuperait
17:49de cet homme ?
17:51Je ne suis ni pour ni contre lui,
17:53ce n'est pas mon sujet, je ne le connais pas, et je n'ai pas à le juger.
17:55Il est algérien.
17:57Il doit être extradé.
17:59Et ça, vous voyez,
18:01c'est à l'Algérie de décider
18:03ce qu'elle fait de son ressortissant.
18:05Boilem Sansal, il est français et algérien.
18:07Il est innocent. Il est pris
18:09en otage par l'Algérie. Et donc,
18:11l'Algérie doit récupérer ses
18:13voyous, doit accepter
18:15de remettre en cause l'accord de 68,
18:17et aujourd'hui, doit nous permettre
18:19de régler les flux migratoires, car il faut couper
18:21le robinet de l'immigration en France.
18:23Donald Trump veut lancer aujourd'hui ce qu'il appelle
18:25la mer de toutes les batailles commerciales
18:27imposées des droits de douane à tout le monde,
18:29au monde entier. Comment répondre ?
18:31D'abord, en rappelant un principe
18:33que beaucoup oublient en France,
18:35c'est que le libre-échange
18:37est une source de richesse des nations.
18:39En revanche,
18:41donc,
18:43tout ce qui porte atteinte au libre-échange
18:45porte atteinte à la richesse des nations.
18:47Il porte atteinte au libre-échange,
18:49Donald Trump ? En l'occurrence, oui, mais pas que lui.
18:51Dans tous les pays, il faut sortir l'hypocrisie.
18:53Moi, je suis contre
18:55les mesures protectionnistes de Donald Trump,
18:57mais l'Union Européenne aussi
18:59fait des mesures parfois de protectionnisme.
19:01Oui, avec les Chinois, par exemple.
19:03A juste raison, non ?
19:05A juste raison ou pas ?
19:07Si vous voulez, c'est comme la guerre.
19:09Parfois, il faut faire la guerre pour retrouver la paix.
19:11Et parfois, il faut de la réciprocité,
19:13il faut se faire respecter dans les échanges internationaux.
19:15Donc, il faut qu'il y ait une équité commerciale.
19:17Or, on a souvent été naïfs et tendres,
19:19on a pensé qu'on n'était qu'un marché
19:21open bar. Et ça, c'est plus possible.
19:23En revanche, ce que je veux dire,
19:25c'est qu'il y a des moments de tension
19:27où on met des droits d'loin pour discuter,
19:29mais qu'à terme, l'objectif, ça doit être
19:31un échange équilibré,
19:33avec un droit international qui veille
19:35à l'équilibre des échanges. De même que l'objectif,
19:37ça doit être la paix et pas la guerre. Mais que parfois,
19:39il faut faire la guerre pour se faire respecter.
19:41Donc, si Donald Trump
19:43veut faire la guerre commerciale,
19:45il faudra savoir répondre, mais
19:47ne soyons pas hypocrite, lorsque,
19:49juste là-dessus, ça m'avait exaspéré,
19:51que la présidente de la Commission européenne,
19:53qui parfois s'octroie des responsabilités
19:55qu'elle n'a pas, et qui sont du ressort des nations,
19:57dit qu'elle va, par exemple, sanctionner
19:59commercialement
20:01le bourbon, c'est-à-dire le
20:03whisky américain. Pourquoi dire ça ?
20:05Pourquoi dire ça ? Évidemment, la réaction immédiate
20:07de Donald Trump, c'est « je vais sanctionner le cognac
20:09de 20 Français ». Mais pourquoi ?
20:11Parce que c'est une position très allemande.
20:13Les Allemands ont très peu de répercussions
20:15là-dessus. Et c'est nous, une fois de plus, qui allons
20:17en payer les frais. Donc, on doit
20:19faire un axe avec l'Allemagne.
20:21On a un nouveau chancelier, c'est une opportunité.
20:23Beaucoup mieux travailler avec l'Italie pour recréer
20:25une relation atlantique et atlantiste
20:27qui soit forte et équilibrée.
20:29Ne pas nous laisser faire par Donald Trump,
20:31mais ne pas non plus être hypocrite de notre côté.
20:33David Lissnard, deux questions.
20:35Suppression des ZF très vite, pour les réponses.
20:37Suppression des ZF.
20:39Vous êtes favorable à la suppression ?
20:41Oui. Avec l'Association des maires de France,
20:43nous avons été
20:45la seule institution,
20:47et j'étais pas encore président,
20:49j'étais vice-président, à dire que la loi
20:51« climat et résilience » était une loi à fragmentation
20:53bureaucratique antisociale.
20:55C'est-à-dire qu'à travers les ZF,
20:57qu'on avait appelé « zone de forte exclusion »,
20:59à travers le zéro artificialisation net,
21:01et à travers les DPE,
21:03on allait pénaliser les plus pauvres.
21:05Et aujourd'hui, on voudrait nous faire croire
21:07que sur une loi
21:09qui n'a eu aucune étude d'impact social,
21:11et dont l'étude d'impact environnemental était bidon,
21:13parce que si ça faisait progresser la planète,
21:15pourquoi pas ?
21:17Aujourd'hui, on voudrait nous dire que ça va nous coûter des milliards,
21:19c'est insupportable,
21:21et je vous appelle votre attention, je vais écrire un papier qui va sortir
21:23cet après-midi, sur une nouvelle
21:25lubie européenne qui s'appelle ETS2.
21:27C'est quoi ça ?
21:29C'est encore sur un faux marché droit carbone,
21:31parce que le marché carbone, ça peut avoir du sens,
21:33c'est une fiscalité déguisée, et qui à partir de 2027
21:35va faire exploser le prix
21:37du fuel et du carburant.
21:39A partir du moment où on a interdit le thermique
21:41en 2035, on ne peut pas,
21:43dans cette période, pénaliser
21:45les gens qui n'ont pas les moyens
21:47de s'acheter une bagnole électrique.
21:49C'est insupportable, et donc oui, je suis contre
21:51les ZFE.
21:53Vous êtes contre, vous allez prendre une initiative à l'Association des maires de France ?
21:55Depuis le début, on a été clair là-dessus.
21:57Je suis en retard,
21:59j'ai quand même deux questions
22:01encore,
22:03sur le port du voile dans les compétitions sportives.
22:05François Bayrou
22:07est contre, il a dit
22:09qu'il n'était pas contre le port du voile
22:11dans le sport, mais il a dit qu'il était contre
22:13le port du voile dans les compétitions sportives.
22:15D'abord, il a raison d'être contre,
22:17mais je pense qu'il faut bien comprendre
22:19que, et c'est là où la ministre des Sports,
22:21moi je n'étais pas du tout d'accord avec elle,
22:23accepter un signe ostentatoire religieux
22:25là où on devrait avoir que le maillot de son club,
22:27au-delà des différences religieuses,
22:29et pour moi, non pas inclusif,
22:31mais séparatiste.
22:33Pour discuter avec
22:35beaucoup de musulmans
22:37compatriotes, je peux vous dire que l'immense majorité,
22:39y compris les plus pratiquants,
22:41sont tout à fait d'accord
22:43pour qu'il y ait une règle claire,
22:45y compris dans les entraînements,
22:47et pas que dans les compétitions.
22:49Je souhaite que sur les équipements municipaux à Cannes,
22:51et je l'ai fait pour les piscines où on a interdit le burkini,
22:53je souhaite qu'on évite toutes ces bondieuseries
22:55dans des sites...
22:57À Cannes, ce sera interdit.
22:59Le signe religieux sur tous les terrains de sport.
23:01On demande,
23:03chacun a accès au sport,
23:05moi je suis très soucieux
23:07de la garantie religieuse
23:09pour tous, les musulmans, les juifs,
23:11et pour ceux qui n'ont pas de religion aussi, les catholiques,
23:13moi-même j'en ai une,
23:15mais en revanche,
23:17il y a des espaces de neutralité, c'est le sport.
23:19Et puisqu'on parle de sport, l'actu d'aujourd'hui,
23:21c'est quand même la ESCAN qui est en demi-finale,
23:23Monsieur Bourdin, ça c'est une vraie actu.
23:25Vous pensez que l'ESCAN va aller en finale,
23:27dans la Coupe de France ?
23:29J'y serai évidemment ce soir !
23:31J'attends que ça, j'ai échangé encore cette nuit avec mon fils,
23:33parce qu'il faut comprendre qu'on a vécu
23:35des heures très noires dans ce club,
23:37j'essaie d'aller à tous les matchs à domicile
23:39depuis que je suis gamin,
23:41mon père était footballeur professionnel,
23:43il a commencé sa carrière à l'ESCAN,
23:45ce maillot rouge et blanc
23:47est magnifique, on a retrouvé
23:49une équipe qui a un énorme potentiel,
23:51Reims c'est très costaud,
23:53il faut se mettre 3 buts à Marseille,
23:55ils sont en rencontre avec l'ESCAN,
23:57c'est une équipe qui joue beaucoup,
23:59donc on peut exploser comme on peut faire l'exploit,
24:01je commenterai le match après,
24:03c'est comme pour les élections si vous voulez !
24:05Merci !