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L'Union européenne vient de faire un pas vers la déréglementation des nouvelles techniques génomiques utilisées pour l'amélioration des cultures agricoles. Le secteur agrochimique affirme qu'ils sont essentiels pour assurer l'avenir de la production alimentaire, mais beaucoup restent sceptiques.

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00:00...
00:30et les petits agriculteurs.
00:32L'Union Européenne a implémenté des règles strictes il y a 20 ans,
00:35mais elle a maintenant mis un pas vers la dérégulation des techniques du génome.
00:39UDiCode vous explique ce qui est sur la table.
00:42Au début du 20ème siècle, des gènes de différentes espèces
00:46ont été introduits dans les scelles,
00:48créant des organismes modifiés génétiquement,
00:50connus comme GMOs.
00:52L'objectif de la technologie est de développer des gènes plus résilients
00:56et d'améliorer la productivité.
00:58Plus récemment, de nouvelles techniques génétiques ont été développées,
01:02qui modifient les gènes propres des plantes.
01:05Les deux techniques doivent consister aux règles de l'Union Européenne
01:08qui couvrent les GMOs en termes d'autorisation,
01:11de label et d'assessment de risque.
01:13La nouvelle proposition aimera créer deux catégories
01:16de techniques génétiques nouvelles.
01:18L'une d'entre elles aurait moins de contrôles de risque et d'assessment de risque.
01:22Nous avons demandé à certains Européens ce qu'ils pensaient de cela.
01:25Je pense que je serais hésitant,
01:28mais si je réfléchissais à cela,
01:30je devrais dire que si c'était l'alternative,
01:32c'est peut-être d'éliminer les pesticides.
01:34Je ne suis pas totalement d'accord.
01:36C'est important que cela soit bien étudié,
01:39s'il y a des conséquences,
01:41mais je pense que c'est sensible.
01:43Cela fait plus de dix ans qu'on développe ces technologies,
01:46et nous ne les contrôlons pas encore.
01:49Je vérifie toujours quand je vais au marché
01:52ou quand j'ai l'application dans mon téléphone,
01:55et à l'aide de cette application,
01:58je choisis ce qui me correspond.
02:02Après, on risque aussi de disséminer des semences
02:06qui ne sont pas naturelles,
02:08et peut-être que cela peut causer des problèmes
02:10au niveau de la biodiversité.
02:12Il faut les labelliser.
02:14C'est absolument nécessaire
02:16pour que le consommateur puisse avoir un choix.
02:18Personnellement, je ne l'achèterais pas.
02:20C'est Robert Hodgson qui nous parle de ce sujet.
02:24Pourquoi la proposition présente deux catégories différentes
02:28pour les plantes NGT,
02:30et qu'elles sont-elles différentes ?
02:32Les scientifiques peuvent maintenant, dans le laboratoire,
02:35prendre un gène, une séquence génétique,
02:37un morceau de DNA,
02:39et faire de petits changements individuels,
02:42et écrire le code de la DNA
02:44comme ils le veulent,
02:46pour qu'il n'y ait plus besoin d'introduire
02:48ces gènes dans les plantes.
02:50La Commission européenne a donc décidé
02:52qu'il fallait faire quelque chose
02:54et a créé deux catégories,
02:56une des nouvelles techniques,
02:58et l'autre des vieilles,
03:00qui restera subjecte aux règles existantes.
03:02La controverse, c'est qu'il y a deux camps.
03:04L'un pense que ces nouveaux types de GMO
03:06portent toujours les mêmes risques
03:08que ceux des vieilles,
03:10des propriétés imprédictables
03:12ou des impacts sur l'environnement,
03:14et ainsi de suite.
03:16Les règles existantes prouvent aussi
03:18qu'il y a un problème.
03:20Il y a une position très différente
03:22entre les gouvernements
03:24et le Parlement européen.
03:26Qu'est-ce qui est à risque ?
03:28Les gens argumentent que cela restricte
03:30les choix disponibles aux agriculteurs
03:32et crée des monopoles.
03:34Le Parlement européen a donc décidé
03:36qu'il ne voulait pas qu'une telle situation
03:38arrive en Europe avec ces nouvelles catégories
03:40de GMO.
03:42Le Conseil européen, où les gouvernements
03:44se sont divisés sur ce sujet,
03:46a délaié l'accord pour presque un an
03:48sur leur position,
03:50mais à la fin, ils ont dit
03:52qu'il devait être permis d'accepter
03:54une patente, mais qu'elle devait être
03:56transparente, et qu'il y avait
03:58des conditions de rapport.
04:00Quelques Etats membres ont montré
04:02beaucoup d'intérêt ou d'enthousiasme
04:04concernant ces croptes.
04:06Dans de nombreux pays, les techniques
04:08de GMO ont été bannées.
04:10Qu'est-ce qui va changer
04:12dans l'Europe ?
04:14Il y a environ dix ans,
04:16quand ce sujet est devenu
04:18un potato politique,
04:20il y a eu beaucoup d'opposition
04:22publique en Europe
04:24contre les croptes génétiquement modifiées.
04:26Les gouvernements se sont réagi
04:28et ont demandé un choix.
04:30Ce qui va changer, c'est que
04:32ces nouvelles catégories de GMO
04:34qu'ils veulent créer,
04:36car elles seront traitées
04:38comme des croptes naturellement
04:40et que les gouvernements n'auront plus
04:42l'option de bannir leur cultivation.
04:44Cela pourrait ouvrir le marché
04:46pour les croptes GMO à travers l'Europe.
04:48Ceux impliqués dans la biotechnologie
04:50argument que ces variétés
04:52seront plus résistantes à la pluie
04:54et aux pestes, et qu'elles
04:56nécessiteront moins de fertilisant.
04:58Des problèmes de santé, comme les allergies,
05:00sont aussi targés, comme les céréales
05:02à base de gluten. Les détracteurs
05:04indiquent les risques. La disruption
05:06des insectes pollinés, la contamination
05:08d'agricultures organiques,
05:10l'accès aux graines pour les petits
05:12et les effets inattendus
05:14sur la santé humaine.
05:39C'est une bonne question.
05:41Nous n'avons pas la réponse, car nous sommes
05:43au début de cette nouvelle technologie.
05:45Les premières solutions pour l'agriculture,
05:47c'est faire évoluer les pratiques
05:49culturelles, les solutions basées
05:51sur la nature, et c'est utiliser
05:53en dernier recours
05:55les pesticides ou les nouveaux GMO
05:57là où on n'a pas de solution.
05:59Gardez en permanence l'idée
06:01que quand on intervient
06:03sur la nature, on déclenche des effets
06:05en cascade qui peuvent présenter
06:07des dangers ou des conséquences sur la biodiversité.
06:09Être prudent.
06:11Le Conseil européen est prêt
06:13à approuver des brevets
06:15pour cette nouvelle technique.
06:17Le Parlement européen
06:19est contre les brevets.
06:21Est-ce que vous êtes ouvert
06:23à une négociation qui peut amener
06:25à l'autorisation de ces brevets ?
06:27Si quelques grands groupes agrochimiques
06:29internationaux ont le monopole
06:31des semences de main,
06:33les agriculteurs vont payer plus cher.
06:35Ils ne pourront pas choisir.
06:37Et surtout, on ne pourra plus
06:39innover sur les variétés de manière ouverte.
06:41La ressource du vivant,
06:43le vivant, va devenir la propriété
06:45de quelques grands groupes.
06:47C'est ça que le Parlement veut absolument éviter.
06:49Les grandes entreprises
06:51ont beaucoup d'argent à gagner
06:53avec ces techniques.
06:55Devraient-ils avoir des mesures
06:57spécifiques pour l'agriculture
06:59biologique, et aussi
07:01pour aider les consommateurs
07:03à comprendre ce qu'ils vont manger ?
07:05Il y a beaucoup de filières qui sont sans OGM
07:07et qui veulent continuer
07:09à être sans ces NGT,
07:11ces nouveaux OGM.
07:13C'est l'agriculture biologique,
07:15mais aussi les signes de qualité.
07:17Il faut éviter que leurs champs soient pollués
07:19par les semences ou les productions
07:21qui sont modifiées génétiquement.
07:23Il faut une information claire
07:25et accessible pour tous les citoyens
07:27qui veulent absolument,
07:29ils nous le disent tous les jours,
07:31leur alimentation.
07:33La Commission européenne a demandé
07:35à un groupe d'experts d'assessorer
07:37l'impact des patentes NGT
07:39sur la disponibilité des semences
07:41et l'innovation. Les chercheurs
07:43essayent aussi d'explorer
07:45comment l'intelligence artificielle générative
07:47peut jouer un rôle sur la technologie.
07:49Un nouveau monde
07:51d'opportunités s'ouvre
07:53pour la production de nourriture, sans controversie.

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