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Retrouvez le replay de l'après course de Gand-Wevelgem du 30/03/2025.

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Sport
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00:00Lorena Wiebes vient de gagner dans le Nouvel Game chez les femmes, alors c'est simplement sa
00:09septième victoire en dix jours de course cette année. Lorena Wiebes qui a un beau ratio,
00:15elle qui bien sûr vient d'enchaîner aussi sa troisième victoire consécutive après Milan San
00:19Remo, après la classique Bruges de Pan également. 26 ans, Lorena Wiebes, l'année irlandaise dans
00:24les bras de la championne du monde, la championne d'Europe dans les bras de la championne du monde,
00:28c'est plutôt pas mal du côté des maillots distinctifs. Il s'est passé beaucoup de choses
00:32sur cette course, notamment dans ce sprint, en tout cas c'était complètement impérial du côté de
00:36Lorena Wiebes et on débriefera aussi la course des garçons. On va regarder le podium Lorena Wiebes
00:42qui est ici. Petit coucou à son chien, est-ce que quelqu'un a le nom du chien ? Non, je ne connais
00:48pas le nom de son chien. C'est toujours sympa ces petites images. Allez là on est sur le podium,
00:55podium en direct qui va donc se mettre en place. Un beau podium Théo. Oui c'est intéressant à
01:03noter Marie quand même, c'est que Charlotte Coole avant était son ancienne poisson pilote.
01:06Je disais tout à l'heure c'est un petit peu émancipé de nombre de Lorena Wiebes, c'est
01:12intéressant de les revoir en rivalité désormais. Oui elles étaient coéquipières, alors je ne sais
01:18plus le nom avant, Picnic, Sunweb, je ne sais plus, ça a beaucoup changé mais elles étaient
01:24coéquipières et je crois que l'entente n'est pas très très bonne et l'envoyer dans les backstage,
01:29je ne parlais pas trop quand même. Pas trop de regard échangé entre ces poissons. Très fermé
01:34Charlotte en effet avec cette victoire donc sans conteste de Lorena Wiebes et Elisa Balsamo qui
01:45vient prendre la deuxième place. Constante Elisa Balsamo également. Toujours, toujours un peu dans
01:53l'ombre lorsqu'il s'agit de sprint massif face à Lorena Wiebes. Allez on va profiter de l'ambiance
02:04en l'honneur de Lorena Wiebes, la Belgique qui va célébrer la Néerlandaise. D'abord Elisa,
02:14on me dit, pardon pour la réaction, on me dit on a le nom du chien. Gizmo, il a une page Instagram.
02:21Si vous voulez tout savoir. J'ai en tête qu'elle fait des pubs pour les croquettes de son chien,
02:26ça m'étonne pas quelle est la page. On ira tous voir Gizmo ce soir. Allez on profite de
02:34l'ambiance autour de Lorena Wiebes et de son beau maillot de championne d'Europe.
02:50Marie, à votre avis, elle peut garder combien de temps encore ce niveau ? Lorena Wiebes,
03:05elle peut être à ce niveau là jusqu'à plusieurs années encore ? Je pense oui, ça fait déjà 3-4
03:15ans qu'elle est à ce niveau là et elle reste indétrônable. On en a parlé tout à l'heure mais
03:21il y a eu une petite période où l'année dernière autour de France, Charlotte Coole était un peu
03:26meilleure. Ce n'est pas pour autant qu'elle était loin derrière, elle était juste deuxième mais
03:30voilà on avait Charlotte Coole qui était un peu au-dessus mais là elle a retrouvé sa marge
03:36number one dans le classement des sprinteuses et c'est impressionnant quelle facilité elle
03:42gagne l'esprit. Je pense que ça va continuer encore longtemps malheureusement. Ce qu'on
03:52rappelle bien sûr que vous êtes toujours dans le peloton et on prendra un énorme plaisir à
03:55vous suivre également tout au long de la saison. Alors est-ce qu'on va voir l'hymne ? D'abord des
04:03photos, un petit selfie. Pour le selfie c'est l'instagram de Charlotte du coup qu'il faut
04:09aller voir. Vous savez ce qu'on va faire ? On va écouter une fille qui doit être très heureuse
04:27également de la victoire de Lorena Wibus, elle s'appelle, elle s'appelle, elle s'appelle,
04:31l'autre copique, en effet Marie, vous suivez, je suis contente, vous êtes la seule.
04:35Vous étiez devant à la fin de l'ascension du KML ? On était cinq, il n'y avait pas vraiment de
04:54coopération entre nous et derrière elles ont travaillé pour entrer sur nous. Vous savez que
05:00ça va être difficile d'aller jusqu'à l'arrivée. Comment ça s'est articulé le final ? J'ai essayé
05:09de laisser Lorena dans la meilleure position possible. C'est super qu'il y ait de la confiance
05:16entre nous, mutuelle. Elle est super rapide, je le savais. Je savais que si je la mettais en
05:23bonne position elle allait gagner. On est vraiment là avec les deux reines du cyclisme mondial
05:29aujourd'hui du côté du peloton féminin. Voilà ce qui s'est passé pour cette magnifique course
05:35qu'on vient de suivre en même temps. Il y en avait une juste avant parce que ça y est,
05:38le cyclisme reprend ses droits sur la chaîne, l'équipe, on vous offrira tout le calendrier.
05:42Ensuite soyez là en avril, soyez connectés avec nous parce qu'il y aura plein de choses à voir
05:45sur plein de terrains différents également. Mais il s'est passé quelque chose juste avant,
05:50j'ai un petit peu tué le suspense tout à l'heure, ou plutôt il a tué le suspense assez tôt dans la
05:55course finalement. On va regarder à nouveau ce qu'il s'est passé, passe de trois pour pour pour
05:59suspens. Matt Spedersen il est déjà revenu dans les premières positions du peloton. Il s'est fait
06:07un effort d'un kilomètre et demi. Matt Spedersen ne compte pas ses efforts comme sur le Grand Prix
06:12E3, ça lui a joué quelques tours vendredi. Est-ce qu'il ne donne pas trop, Matt Spedersen,
06:16messieurs ? Curieux en tout cas la stratégie parce qu'il a encore beaucoup de monde autour de lui.
06:20Pour l'instant il ne sait pas du tout s'inviter ses équipiers. On a vu tout à l'heure Tom Skuns
06:24qui est venu se replacer dans la première position mais il n'a pas roulé. Donc Matt Spedersen qui
06:27fait le choix de s'en occuper tout seul. Et Olaf Koei qui est là en deuxième. Philippe Senn,
06:34si c'est Philippe Senn, il a un petit souci. Il s'est laissé décoller. Il a crevé Jasper
06:41Philippe Senn. Malheureusement il va devoir laisser s'envoler Matt Spedersen et Olaf Koei.
06:45Derrière j'ai l'impression que c'est Ieno Berckmoos ou Arjen Levens qui tentent de faire
06:50la jonction. Le roi arrière malheureusement il était là où il fallait être. Jasper Philippe Senn
06:55il a crevé on l'a vu parler à l'oreillette. Alors la décision n'est pas faite pour Matt
06:59Spedersen. Regardez il y a une vingtaine de mètres avec un groupe derrière. Il est là Olaf Koei.
07:05Il est tombé sévèrement. J'ai l'impression qu'il y a un protocole commotion qui va s'appliquer
07:10pour l'ONE irlandais. C'est ici le plus dur. Et c'est là que Matt Spedersen en remet le
07:16compte du danois, l'ancien champion du monde qui est en train de s'envoler dans ce quai mail.
07:20Les mutants ne sont pas là. Est-ce qu'il en est un aujourd'hui Matt Spedersen ? La réponse on
07:27l'aura dans 56 kilomètres. Olaf Koei tombé, Jasper Philippe Senn crevé. Les autres n'étaient
07:33pas invités aujourd'hui sur ce grand WvL game comme Rick van Leeuwen, Eddy Merckx, Tom Boonen,
07:39Mario Cipollini, Peter Sagan. Matt Spedersen remporte pour la troisième fois grand WvL game.
08:00Chapeau messieurs. Chapeau, chapeau. L'autre frisson c'est ce sprint pour cette deuxième
08:05place avec Jonathan Milan qui rêve d'un doublé pour l'équipe Lidl Trek. Derrière l'équipe Astana
08:11est là pour les points UCI. On est à 300 mètres. Bignam Garmai qui se replace également.
08:16C'est parti pour Milan. Il lance de loin. On a Alexander Christophe qui n'est pas loin dans la
08:19roue. On a Tim Merlier aussi qui est en train de prendre le meilleur sur Jonathan Milan. Il a lancé
08:24de très loin le sprinter italien. Il se pensait trop fort. Il est en train d'être surclassé par
08:29Tim Merlier. Il va prendre la deuxième place devant Milan. Troisième. C'est très serré en tout cas.
08:34Avec confirmation de la deuxième place de Tim Merlier. Cinquième place pour Hugo Hofstetter.
08:39Meilleur résultat français. Alexandre Christophe est quatrième. David Deballer y nuit. Il met des
08:43précieux points pour l'équipe Astana. Bignam Garmai est septième. Jeno Berckmoos huitième.
08:47Et on a deux Belges qui clouent ce top 10 avec Lorenz Rex et Jordi Meus. C'est vrai que j'étais
08:53passé un peu à côté de la quatrième place de Christophe mais il est toujours là quand même
08:57Alexander Christophe. Il faudra encore compter sur lui malgré tout. On est dans les coulisses du podium
09:01avec Matt Pedersen qui s'est imposé. Jonathan Milan qui va monter sur la troisième marche du
09:08podium également. C'était serré un peu pour ce sprint. Le sprint oui. Jonathan Milan a lancé très
09:17loin. On s'est tous un peu posé la question. Il manquait peut-être un homme un peu plus loin.
09:25Faire une lotocopie qui est un peu plus longue. Tim Merlier aussi. Redoutable sprinter. Les deux
09:33se sont livrés un beau mano à mano. C'est Merlier qui l'a emporté. Allez on va l'entendre
09:41Matt Pedersen. Champion du monde en 2019.
10:11Allez on va l'écouter Matt Pedersen. C'était à l'issue de cette victoire. Matt Pedersen qui s'est imposé pour la troisième fois sur Grand Rebel Games je ne l'ai pas encore entendu.
10:25Vous savez ce n'est pas une chance d'être tout seul face au vent sur les vingt derniers kilomètres. Dans les premières ascensions j'avais de super jambes. Je me suis dit c'est parti on va tenter d'ouvrir la course et à un moment j'en suis arrivé à un point de non-retour. Ça aurait pu très mal finir mais tout s'est bien passé aujourd'hui. Par chance j'ai pris la bonne décision.
10:42Je pense qu'on peut conclure en disant que vous êtes dans la forme de votre vie.
10:48Oui carrément je ne me suis jamais senti aussi bien qu'aujourd'hui et que vendredi sur le 3 classique je suis super heureux.
10:56Alors on va revoir bien sûr ces attaques et refaire un petit peu le fil de la course de Matt Pedersen. Alors il l'avoue il est dans la forme de sa vie finalement le Danois. On sait toujours pas de monument pour Matt Pedersen.
11:10Ma première question elle est simple c'est une anomalie Christophe de l'avoir vu champion du monde mais pas encore gagné une course de ce gabarit ?
11:18Non non non clairement non. Malheureusement il tombe à chaque fois sur un des fantastiques là. Soit sur Vanderpool soit sur Pogacar ou autre donc et si je dois faire un peu une projection malheureusement je pense que ça lui arrivera encore dans les deux prochains dimanches.
11:34Pour moi il dit qu'il est dans la forme de sa vie mais avant tout il faut se rappeler que là certes il est arrivé avec quasiment une minute d'avance sur le reste du groupe, sur le reste du peloton. Il y a deux jours il est arrivé avec une minute de retard sur Mathieu Van Der Poel quand même.
11:46Donc pour moi il y a encore une marche à passer pour aller gagner un monument et tant qu'on aura soit Van Der Poel soit Pogacar qui s'améliorera sur les classiques ce sera malheureusement compliqué pour lui je pense.
11:57Marie Pedersen ça fait partie des coureurs que vous aimez bien regarder sur une course ?
12:02Ah bah oui c'est un coureur qui est très offensif et j'aime quand la course bouge comme ça. Alors bien sûr quand ça bouge trop tôt ça tue la course.
12:10Mais oui là c'est sûr les fantastiques n'étaient pas là. On n'a pas parlé non plus de Wout Van Aert mais ça reste dans le même milieu et quand il y a un de ces fantastiques là c'est compliqué de s'en sortir.
12:24Qu'est-ce qui lui manque à Pedersen pour aller rivaliser avec ces coureurs là sur un monument ?
12:31Ce qui lui manque comme beaucoup c'est que les deux dernières années les monuments ils ont été trustés par trois coureurs donc Van Der Poel, Pogacar et Philippe Seine qui a remporté une fois 1 101.
12:43Sinon c'est que c'est deux coureurs Pogacar, Mathieu Van Der Poel. Donc voilà là c'est encore les favoris de la semaine prochaine, la semaine d'après.
12:52Tour des flancs de Paris-Roubaix vous voulez dire ? C'est vrai que tous les deux sont alignés sur le tour des flancs de Paris-Roubaix ?
12:57Bien sûr. C'est compliqué avec des coureurs aussi.
13:00Mais il arrive à les battre, il arrive à les battre Mathieu Pedersen.
13:03Oui mais le jour J, Mathieu Van Der Poel, c'est le jour J.
13:07Il arrive à les battre dans des configurations particulières, sur des courses par étapes, sur des courses de moindre niveau mais effectivement ce qui fait la grande qualité de ces fantastiques là, des vrais champions, c'est d'être là le jour J et Mathieu Van Der Poel et Pogacar ont cette faculté à être là le jour J.
13:25On parlait de, Marie parlait de Van Aert, Van Aert pour l'instant n'a pas encore cette qualité là, même s'il a gagné 1 000 ans de soirée mot, malheureusement à chaque fois qu'il est en confrontation directe sur un grand événement, il se fait battre, que ce soit au sprint, il est toujours très proche, encore plus proche que Pedersen mais il se fait battre aussi, voilà ce qui manque.
13:42On va revoir peut-être les deux attaques de Maths Pedersen, enfin deux attaques en tout cas, là où on l'a vraiment vu en train de dessiner cette course notamment avec un premier passage dans le Mont Kemmel et puis surtout ensuite ce qu'on a vu sur ce moment où il prend un peu l'avantage alors qu'il y a une crevaison derrière de Jasper Philipsen.
14:01C'est un temps fort, là on est vraiment dans un des premiers temps forts de la course, on se rend compte vraiment du niveau de...
14:06Ce qui est fou sur cette attaque de Pedersen, c'est qu'au début du chemin, il est dans une cassure même, il bouge la cassure, en fait on le voit à vue d'hélico, il bouge déjà une première cassure, il remonte tout le monde à droite alors qu'on voit bien que tout le monde est côté gauche, donc si tout le monde est côté gauche, c'est que le vent vient de la droite, donc lui il remonte tout seul dans le vent à droite, il vient se repositionner en première position et dès qu'il est devant, il attaque et il fait exploser tout le monde, seul Olaf Koei et Philipsen arrivent à suivre à ce moment-là, donc ça montre déjà la supériorité physique qu'il a par rapport aux autres.
14:36S'il ne crève pas, Philipsen, il arrive à l'arrivée avec lui ou pas ?
14:40Déjà on a un tout autre scénario, ça n'a strictement rien à voir, même Olaf Koei, s'il ne tombe pas, il retombe devant sur Campenard, donc lui il aurait retrouvé un équipier, je pense que ça aurait été beaucoup plus compliqué pour Pedersen, après on ne le sait pas, on ne le saura jamais, intrinsèquement normalement Philipsen est quand même moins fort, il restait deux ascensions du Kemmel à ce moment-là, je pense que si Pedersen fait vraiment les deux montées à fond,
15:03normalement Philipsen et Olaf Koei, à un moment donné, ils se seront fait décrocher, c'est mon point de vue.
15:08Parce qu'on dit qu'il n'y a pas eu de suspense, mais finalement on aurait laissé Koei et Philipsen pas loin, ça aurait redistribué l'équipement.
15:14En fait c'est deux faits de course en plus, dont malheureusement cette course d'Olaf et au même moment c'est aussi ça.
15:20Là on revoit l'attaque justement dans ce Mont Kemmel, on va la regarder quand même parce que c'est très simple, au moment où il part, il n'y a personne qui résiste derrière, ça creuse, ça creuse, ça creuse et là c'est fini, là c'est vraiment le style Pedersen.
15:31C'est le moment le plus dur du Mont Kemmel, c'est là où il y a 15% dépavé et c'est le moment choisi tout simplement pour accélérer, faire la différence.
15:40À un moment de temps on a pensé qu'il serait en mesure d'essayer de revenir, il a vu que ça se rapprochait.
15:45On est juste derrière, il y a 20 mètres, c'est horrible.
15:47Il a accéléré dans cette cuvette-là justement, il a repris de l'élan et là après ce faux plat, la sortie de la forêt, il avait 15-20 secondes et après c'était terminé derrière.
15:55Parce que c'est la continuité de l'effort qui est impressionnante, parce que finalement l'attaque, on le voit, avec tout le respect que j'ai pour ces trois coureurs, c'est Marco Haller, Victor Campenaerts et Arjen Nievens.
16:05On n'est pas sur le top top des Flandriens, donc certes il les met à 40 mètres mais c'est derrière où il ne plie pas les ailes finalement, c'est là où il fait son numéro.
16:15Mais l'attaque du Kemmel, elle n'est pas si impressionnante que ça finalement.
16:19On trouve que c'est celle-ci qui est la plus impressionnante, parce qu'elle a démarré vraiment tôt, là au moment où il met son attaque, franchement ça fait déjà une quarantaine de secondes qu'il est en train de faire l'effort.
16:28Il met vraiment tout le monde en ligne.
16:31C'est vraiment l'attaque des chemins, là on voit l'arrivée mais c'est vraiment la première attaque.
16:37C'est dommage d'ailleurs qu'il s'est relevé, parce qu'il aurait pu battre un record, non ?
16:39Il aurait pu battre un record.
16:41Il est dégalé à trois victoires.
16:43Non mais il y avait un écart à battre, ça n'avait pas été battu depuis...
16:461978, on n'avait pas eu plus d'une minute sur le deuxième.
16:50On n'avait pas eu plus d'une minute sur le deuxième.
16:53Allez, Matt Spedersen vainqueur en solitaire, donc pour cette édition 2025 de Grand Wevel Game.
16:59Vainqueur en solitaire, troisième victoire, mais c'est la première fois sur les trois victoires, messieurs, qu'il vient s'imposer en solitaire.
17:07On va regarder justement ce qui s'était passé en 2020 et en 2024, parce que oui, c'est un doublé pour Matt Spedersen.
17:12Là, c'est l'arrivée, le sprint à quatre où il va gagner devant Florian Senechal.
17:17Le tempo avait été d'abord imposé par Mathieu Van Der Poel.
17:20Il y avait même eu une accélération de Van Aert également à 65 kilomètres de l'arrivée.
17:25Un groupe de 15 s'était formé à 26 kilomètres de l'arrivée.
17:27Et là, vous voyez le sprint qui lui a permis de s'imposer derrière Matt Spedersen pour cette victoire avec Florian Senechal juste derrière.
17:39On voit quand même que ça s'était dessiné du coup un petit peu plus tard et surtout que beaucoup de favoris avaient attaqué en même temps.
17:46Et pour 2024, là, Lidl avait fait exactement la même stratégie qu'aujourd'hui en jouant sur plusieurs cartes.
17:52Justement, Christophe avec Steven, avec Milan également qui avait attaqué.
17:55Et puis, Pedersen avait retrouvé toute sa puissance encore dans le Mont Kemmel.
17:59Mathieu Van Der Poel avait suivi un petit peu sortie de la roue à un moment, mais qui avait résisté jusqu'au bout.
18:04Et puis là, c'est le sprint. Pedersen qui choisit de lancer de loin son sprint.
18:09Forcément, face à Mathieu Van Der Poel, on n'a pas le choix.
18:11Mathieu Van Der Poel, il a un démarrage extraordinaire.
18:13Il a un punch terrible, donc il a lancé à plus de 300 mètres à peu près.
18:18Et puis, on voit Mathieu Van Der Poel, tout Mathieu Van Der Poel qu'il est, il n'est pas revenu à hauteur de pédalier.
18:24Et Matt Spedersen, il s'est imposé d'une très belle manière.
18:28Et là, Van Der Poel, c'est vraiment quand il fait rideau, il n'y a plus rien dans le réservoir.
18:31C'est vraiment l'attitude qu'il a.
18:32A 50 mètres de trop, il a lancé à 300, à 250, 200, il y a match, à 300, il est surpuissant, Mathieu Spedersen.
18:38Exactement.
18:38Je pense qu'il s'était dit à l'époque qu'il avait envoyé un signal pour le Tour des Flandres.
18:43Du coup, Mathieu Van Der Poel, il n'a pas pris de risque. Il a dépoté tout le monde à 50 bornes.
18:48Exactement. On va juste regarder. Justement, il y a eu un autre sprint.
18:51On l'a dit à nouveau, je vous propose qu'on le refasse.
18:52Et puis ensuite, on va venir sur un petit élément qui s'était passé, déroulé.
18:56Ce n'est pas du tout français ce que je suis en train de dire, mais un petit peu avant la course qui concerne Jardimius.
19:00On refait le sprint ? Allez, Pierre.
19:03On refait le sprint de Tim Merlier avec Milan Menten.
19:08On voit Jonathan Milan qui lance d'un tout petit peu trop loin.
19:14Et Tim Merlier qui vient vraiment l'ajuster sur la ligne, sur un sursaut d'orgueil.
19:19Jonathan Milan a voulu remettre un dernier petit coup de rein et au jeté de vélo, c'est bien Tim Merlier qui est devant le champion d'Europe.
19:26La souda de Kouksep et Tim Merlier qui s'en sortent bien aujourd'hui.
19:30Franchement, ils s'en sortent bien parce que toute la course, on l'a dit toute la course, on l'a répété.
19:37Allez, le seul qui était peut-être un petit peu au niveau, c'est Yves Lampard.
19:40Sinon, Tim Merlier, on l'a vu quand même distancer au moins 4-5 fois.
19:44On l'a cité à chaque fois, que ce soit dans les bordures, dans les monts.
19:47Il était tout le temps dans le mauvais groupe, tout le temps à contretemps.
19:50Donc franchement, il s'en sort vraiment bien parce qu'il allait venir faire deux à la fin.
19:55En plus, Tim Merlier, il a un pansement sur le côté droit, il est tombé à Bruges-de-Pagne mercredi.
20:01Donc, il y avait quand même une incertitude autour de sa condition physique.
20:05Franchement, on arrive à une cinquantaine de sprint derrière.
20:08Oui, on s'en sort vraiment bien.
20:09J'aimerais juste parler du sprint de Philippe Seine.
20:12Philippe Seine, on ne l'a pas vu dans le sprint, 44e à l'arrivée.
20:15Et on a vu, je l'ai aperçu là, il a manqué d'aller dans les barrières.
20:20Ça a été très chaud pour Philippe Seine qui s'est complètement relevé,
20:24qui n'a pas été disputer le sprint, mais normalement, il aurait dû être aussi dans l'emballage.
20:28Et Hugo Stetter, qui a terminé 5e, le français, dans le top 5,
20:32pour lui, rencontré par notre envoyé spécial, Louis Fabre.
20:34Il va vous parler de ce sprint, parce que lui, il était en plein cœur de ce sprint.
20:37Il l'a même disputé.
20:39Hugo, 5e au final dans ce sprint, c'est un très bon résultat pour vous.
20:43Je suis vraiment super content.
20:46En vrai, j'étais venu pour un top 5 parce que depuis le début de saison,
20:49je marche vraiment bien, j'étais en confiance.
20:52Après, il faut gérer la pression parce que j'étais le leader de l'équipe
20:57et tout le monde a vraiment fait un super travail pour moi aujourd'hui.
20:59Donc, d'un côté, ça fait super plaisir et ça me met en confiance.
21:05Mais d'un autre, il faut savoir répondre présent.
21:07Et je suis super content d'avoir réussi à le faire aujourd'hui.
21:10Et je pense que 5e, c'est avec mon podium à Kürn.
21:14Mais quand on veut faire le game, c'est pour moi encore un cran au dessus.
21:17Et c'est un de mes plus...
21:19C'est le plus beau résultat sur une classique pour moi.
21:21Donc, je suis vraiment content.
21:22Racontez-nous votre sprint, comment ça s'est passé ?
21:25C'était horrible.
21:27Après, je ne savais même pas comment j'ai fait pour sprinter
21:29parce que je n'avais plus grand-chose à la fin.
21:31Je me suis dit que je me suis tellement battu toute la journée
21:35qu'il faut que je réussisse à faire un bon truc.
21:37J'ai un peu joué le coup de poker.
21:40Je savais que tout le monde était cramé.
21:42Je suis resté derrière, resté derrière.
21:44J'ai attendu que l'ouverture se fasse.
21:47Peut-être à 100 mètres de la ligne, ça s'est écarté.
21:49J'ai réussi à trouver un passage au milieu.
21:51J'ai réussi à bien remonter.
21:54Ça n'a pas suffi pour attraper Merlier et Milan.
21:58Mais après, c'est vraiment un beau sprint.
22:01Racontez-nous, c'était quoi le plus dur ?
22:03Il y a eu les bordures très tôt, l'enchaînement des monts,
22:05puis ce sprint.
22:06C'est quoi dans lequel vous avez le plus subi ?
22:09Je ne sais pas.
22:10Partout.
22:11Franchement, le problème, c'est que même la première partie de la course,
22:13il y a vent de dos.
22:15Mais on a déjà le stress des bordures.
22:17On n'attend que ça.
22:18On sait que ça va venir.
22:19C'est un peu le moment où on souffre déjà mentalement.
22:24Après, la bordure, j'étais devant.
22:26Ça fait plaisir.
22:27Mais beaucoup d'énergie dans ça.
22:29Après, au final, on se dit que je suis dans la première bordure.
22:33Mais je n'ai fait que 130 bornes.
22:34Il y en a encore 120.
22:35En remontant l'équemel, j'ai eu un point de côté dans le gravel.
22:39Je me suis dit que ma course allait finir.
22:41Après, Peterson est parti.
22:43Du coup, j'ai pu un peu respirer.
22:45C'est un peu relevé.
22:47Après, j'ai fait un peu au courage.
22:49J'ai raté les autres.
22:50Je me suis dit qu'il devait avoir mal à la gueule.
22:52Moi aussi, j'ai un peu mal.
22:54Mais il faut que je me fasse encore plus mal.
22:56Merci beaucoup.
22:57Chapeau.
22:58On va remercier Hugo Hofstetter pour son naturel surtout.
23:01Marie, il explique quelque chose d'intéressant.
23:03C'est que ces courses, c'est vraiment à l'usure.
23:05C'est vraiment les montagnes russes.
23:07Il faut tenir jusqu'au bout en se disant que ça va peut-être aller mieux.
23:11C'est ça.
23:12Il l'a très bien dit.
23:13Je ne sais pas combien de kilomètres exactement.
23:14250, il y avait.
23:17Déjà, il y a beaucoup de kilomètres.
23:19Il y a eu du vent.
23:20Il y a eu des monts.
23:21On arrive, il n'y a plus d'essence dans le réservoir.
23:23Il n'y a vraiment plus rien.
23:24Sauf que tout le monde est dans ce cas-là.
23:26Donc, on sprint juste avec ce qu'on a.
23:28Oui, c'est ça.
23:29Il a fait une belle course, Hugo.
23:30On l'a cité plusieurs fois.
23:31Il était souvent dans le premier éventail.
23:33Il était souvent à l'avant.
23:34Dans les monts, il s'est battu pour être placé.
23:36Donc, c'est un résultat assez juste.
23:38Mais oui, pour aller aussi dans le sens de votre question,
23:41ça dure tellement longtemps, 250 kilomètres,
23:43qu'on passe par plusieurs phases.
23:45Il y a des phases où on est très bien.
23:46Des phases où on est beaucoup moins bien.
23:47Des phases où on est un peu déprimé.
23:49Ce n'est pas le vrai mot.
23:50Mais en fait, on a envie de se débrancher un petit peu de la course.
23:52Et quand il y a des bordures comme ça toute la journée,
23:54l'implication mentale que ça demande pour toujours rester à l'avant,
23:57pour ne pas se faire piéger.
23:58Et des fois, on est piégé.
23:59On croit qu'on a perdu.
24:00Finalement, ça revient.
24:01Et en fait, on se dit je reviens dans la course.
24:02Ou inversement, on a fait le break avec les autres.
24:04On sait qu'on n'est plus que 20 devant.
24:06Il y a eu un gros coup de bordure.
24:07On est trop content d'être devant.
24:09Et en fait, on voit un groupe de 50 qui revient.
24:11On se dit non, il faut tout recommencer.
24:12Donc en fait, toutes ces phases mentales,
24:14elles sont hyper importantes dans ces courses qui sont longues.
24:17Alors là, on n'est pas sur un monument,
24:19mais c'est la même distance.
24:20C'est vraiment hyper important à prendre en…
24:22Oui, à considérer.
24:24Parce que c'est vraiment ça qui fait la différence
24:27sur le final pour aller faire 5, 8 ou 35.
24:30À moins de 100 kilomètres de l'arrivée,
24:32il s'est passé quelque chose concernant Jordi.
24:35Mais si on va regarder ça avec…
24:37Je vais vous laisser commenter surtout
24:39et essayer de donner un petit peu vos impressions.
24:41Tout simplement, Jordi Meus qui fait l'intérieur au freinage
24:46dans ce virage gauche.
24:48Forcément, ça ne passe pas.
24:50Il vient percuter les autres coureurs
24:52qui ont commencé à tourner.
24:54Moi, j'étais un petit peu scandalisé de cette attitude.
24:59Surtout à 80, je ne sais plus,
25:0198 kilomètres de l'arrivée, à 100 bornes de l'arrivée.
25:03Faire ça, il n'y avait rien de stratégique.
25:06Il n'y avait pas un endroit clé.
25:08Moi, j'ai trouvé sa limite.
25:10Sur le coup, je pensais à un carton
25:12ou même une exclusion de course.
25:14On voit beaucoup de chutes à Bruges-de-Pannes.
25:17On a vu un sprint chaotique
25:19avec 4 chutes en 4 kilomètres.
25:21Des vraies chutes, des vraies chutes massives.
25:23Et là, pour moi, ça méritait une sanction.
25:25Ça méritait même une exclusion de la course.
25:27Tout simplement, il faut arrêter.
25:29Là, c'est un peu kamikaze.
25:31Il y a eu quelques égratignures.
25:32Les coureurs vont se mettre un pansement ce soir.
25:34Demain, ça ira bien.
25:36Mais je pense qu'il faut sanctionner
25:38ce genre de comportement
25:40pour justement faire en sorte
25:42que les coureurs soient un peu moins kamikazes.
25:44Information de notre envoyé spécial,
25:46Louis Fabre, qui nous précise
25:48que du côté des commissaires, la confirmation est faite.
25:50Il n'y aura pas de carton jaune.
25:52C'est dommage parce que ça veut dire
25:54qu'on accepte ce genre de comportement.
25:56Si on peut revoir les images,
25:58on voit tous les coureurs qui respectent.
26:00Personne ne monte dessus.
26:02On voit notamment Joshua Tarling, le INEOS.
26:04Il aurait pu faire pareil, monter sur le trottoir,
26:06se freiner au dernier moment.
26:08Tout le monde respecte.
26:10Il y a juste lui qui vient se mettre sur le trottoir,
26:12qui freine au dernier moment
26:14et qui ne contrôle pas sa vitesse
26:16parce qu'il vient carrément percuter les autres.
26:18Si encore il monte sur le trottoir,
26:20il freine correctement, il passe à gauche,
26:22on peut se dire OK.
26:24Mais là, non, il s'arrête dans les autres.
26:26C'est bien qu'il y ait un problème.
26:28Si ça a été interdit,
26:30c'est notamment pour éviter qu'on monte sur le trottoir,
26:32mais c'est surtout pour les spectateurs.
26:34S'il y a un spectateur qui est vraiment sur le côté,
26:36il le percute aussi.
26:38Pour moi, c'est une attitude dangereuse.
26:40Il faut tout sanctionner.
26:42Je sais qu'il y a plein de polémiques
26:44sur le fait qu'il y a beaucoup de chutes.
26:46On a parlé de bruges, de pannes.
26:48Si on veut que les coureurs se responsabilisent,
26:50il faut tout sanctionner.
26:52Peut-être pas la mise hors cours,
26:54c'est un carton rouge, mais au moins un jaune
26:56parce que sinon,
26:58il va arriver au Flandre la semaine prochaine
27:00et il se dit qu'il peut refaire pareil.
27:02Pourquoi je vais freiner alors que les autres...
27:04Non, je vais monter sur le trottoir
27:06et je vais faire l'intérieur et on verra bien.
27:08Il envoie tout le mobilier urbain.
27:10Là, il a quand même mis du monde en l'air.
27:12On l'identifie.
27:14Il y a quand même un coureur de quick-step
27:16qui a cassé sa selle.
27:18On peut tout à fait envisager que sa course est finie.
27:20Il y a quand même des conséquences.
27:22Le coureur, on l'a identifié.
27:24On sait que c'est lui.
27:26En fait, ce comportement-là dans le peloton...
27:28Ça a été vu pendant la course.
27:30C'est toute la journée, tout le temps.
27:32A la fin de ma carrière, je n'en pouvais plus
27:34de ces coureurs.
27:36T'as qu'une envie, c'est de les attraper.
27:38C'est dangereux.
27:40C'est pas une attitude correcte à 100 km de l'arrivée.
27:42On n'est pas au pied du Mont Kemel où tout est permis.
27:44Et là, on a identifié ce coureur.
27:46Carton jaune, si tu recommences la semaine prochaine,
27:48tu vas être suspendu, t'auras une suspension.
27:50Et ça met aussi un peu peur aux autres.
27:52Il faut sanctionner.
27:54Pour moi, il faut sanctionner.
27:56Sinon, ça veut dire, comme a dit Christophe,
27:58qu'on autorise tout.
28:00Il y a quelque chose qui se joue en ce moment
28:02vis-à-vis de la sécurité des protocoles.
28:04Au niveau de la météo, on écoute les coureurs
28:06de plus en plus.
28:08Et cet exemple-là, il n'est pas bon.
28:10L'exemple renvoyé pour écouter les coureurs,
28:12il n'est pas bon parce que les coureurs
28:14doivent aussi montrer un exemple.
28:16Et là, l'exemple est catastrophique.
28:18Si demain, les coureurs se plaignent
28:20pour justifier une attitude comme ça
28:22et dire que la route glisse un peu,
28:24on va neutraliser...
28:26Non, à un moment donné, il faut
28:28qu'il y ait des protocoles climatiques.
28:30Il faut que les ordinateurs fassent toujours
28:32un peu mieux au niveau de la sécurité.
28:34Mais là, il faut absolument que les coureurs
28:36en prennent conscience.
28:38Et là, on lui donne un passe-droit
28:40pour que la semaine prochaine,
28:42ça recommence.
28:44C'est vraiment dommage.
28:46Là, il y avait un truc à faire.
28:48Les cartons jaunes, c'était bien pour pénaliser.
28:50Oui, c'est ça. C'est exactement pour ça.
28:52Et en plus, il fait tomber du monde.
28:54Ce n'est même pas une attitude dangereuse.
28:56C'est une attitude dangereuse qui implique
28:58une chute derrière.
29:00C'était important d'avoir vos avis sur ce fait.
29:02On est toujours avec Marie-Launette
29:04qui était avec nous.
29:06On va parler de l'homme
29:08qui a osé attaquer Matt Spedersen aujourd'hui.
29:10Et oui, il y en a eu un, on va en reparler.
29:12Il est français.
29:14Et on va aussi parler de Tadej Pogacar
29:16Paris-Roubaix, quelle surprise.
29:18Vous n'avez pas dormi pendant deux semaines.
29:20Oui, il est là.
29:32Matt Spedersen, vainqueur pour Grand Open Game
29:34pour la troisième fois de sa carrière.
29:362020, 2024, 2025.
29:38Ça vaut bien le champagne
29:40pour le Courant d'Annon, ancien champion du monde.
29:42Il y avait une échappée
29:44avant qu'il dynamite tout.
29:46Une échappée qui a tenté de résister
29:48au retour de Matt Spedersen.
29:50Une échappée où il y avait des Français
29:52et un Français qui a attaqué.
29:54C'est vrai qu'il l'a attaqué, j'avais oublié ça.
29:56Il a voulu prendre un peu d'avance.
29:58Mais c'est bien tenté.
30:00Oui, c'était très bien tenté.
30:02On en a parlé d'ailleurs.
30:04Je n'ai pas trop d'avis que c'était bien tenté.
30:06On va l'écouter au micro de Louis Fab.
30:08Il va vous répondre directement.
30:14J'ai eu la jambe aujourd'hui malgré la chute à E3.
30:16J'en ai profité.
30:18J'ai essayé des choses.
30:22Je suis quand même heureux d'être le seul mec
30:24à avoir attaqué Spedersen aujourd'hui.
30:26J'ai essayé.
30:28Il fallait.
30:30Je pense que c'était un peu trop gonflé dans les pavés.
30:32J'ai subi à ce moment-là, dommage.
30:34Mais après, tout le reste,
30:36j'étais bien.
30:38Même dans les chemins, j'ai vraiment essayé
30:40de faire la sélection.
30:42Actif, heureux
30:44et très content de la course.
30:46Mercredi, on se retrouvera
30:48à travers la Flandre.
30:50On se souvient bien sûr de cette grosse chute
30:52de Wout van Aert l'année dernière
30:54sur cette compétition qui lui avait coûté
30:56après 59 jours sans course.
30:58Il y aura Pays de la Loire Tour
31:00du 8 au 11 avril avec la présence de Sam Bennett.
31:02Le grand prix de l'ESCO
31:04qui n'est pas ici.
31:06Je me renseigne.
31:08Le 18 avril, il n'y a pas toutes les courses.
31:10Avec Van Aert, Pitcock et Evenpool
31:12qui sont annoncés.
31:14Le Tour des Alpes où on attendra
31:16Romain Bardet, Léo Bizzio et Paul Cexas
31:18et le Tour de Romandie à partir du 29 avril.
31:20Entre-temps, vous avez aussi
31:22le Tour des Abruz et le Tour du Limbourg.
31:24Allez, on l'a dit,
31:26on ne peut pas ne pas passer à côté
31:28de l'événement de la semaine
31:30avec Adaï Pogacar
31:32qui va participer à Paris-Roubaix dans deux semaines.
31:34Ils sont devenus nos directeurs sportifs
31:36des grands live de Ça va frotter.
31:38Pierre Roland, Christophe Rivlon.
31:40Pierre, est-ce que vous pouvez nous donner
31:42votre tactique que vous donnez
31:44dans l'oreillette à Tadej Pogacar
31:46ou dans le bus à Tadej Pogacar au matin de Paris-Roubaix
31:48pour qu'il gagne Paris-Roubaix ?
31:50Dans le bus, je lui dis Tadej, écoute-moi bien
31:52aujourd'hui, ce n'est pas une course.
31:54C'est une guerre que tu vas faire.
31:56Tu n'es pas là pour faire top 10.
31:58Tu es là pour écrire l'histoire de ton sport.
32:00Tadej, pas de risque.
32:02Pas de risque au début.
32:04Les premiers secteurs bien placés
32:06tu ne vas pas frotter de trop.
32:08La tête froide dans Aramberg, on sait que c'est important
32:10mais tu gardes la tête froide
32:12et l'histoire, elle s'écrit où ?
32:14L'histoire, elle s'écrit...
32:16J'ai perdu le nom des secteurs.
32:18Elle s'écrit dans le carrefour
32:20de l'Arbre, dans Mont-Saint-Pével.
32:22C'est ici, c'est là que tu dois écrire l'histoire.
32:24C'est là que tu dois te débarrasser de Mathieu Van Der Poel
32:26parce que si tu ne te débarrasses pas
32:28de Mathieu Van Der Poel sur le vélodrome,
32:30ça va être très difficile.
32:32Christophe Rivlon, qu'est-ce que vous dites
32:34à Jonathan Day-Pogacar,
32:36coureur qui a de l'avenir ?
32:38Comment c'est sa communication à partir de maintenant
32:40contre nature ?
32:42C'est-à-dire de dire tout simplement
32:44je vais découvrir Paris-Roubaix, je ne connais pas,
32:46ça ne me correspond pas du tout au parcours.
32:48J'essaie de me décharger
32:50au maximum du poids de la course
32:52mais franchement c'est super important
32:54parce que les Flandres, ça lui correspond
32:56mais Roubaix, sur le papier, pas du tout.
32:58Il y a un défi à faire là.
33:00Après, en course, comment ça se passe ?
33:02J'intéresse complètement la course aux autres.
33:04Je me désintéresse complètement.
33:06J'envoie même Vermeer et Wellens à l'avant.
33:08Je les envoie à l'avant pour justement
33:10faire travailler les autres équipes.
33:12Il ne faut surtout pas qu'ils prennent la course en main
33:14parce qu'on l'a vu notamment à San Remo
33:16où quand il est en confrontation
33:18avec Van Der Poel,
33:20même avec une montée comme le Poggio,
33:22il n'arrive pas à le distancer.
33:24Sans les pavés de Paris-Roubaix,
33:26il ne distancera pas à la pédale.
33:28Il faut absolument isoler Van Der Poel,
33:30parce que vous voyez que Van Der Poel travaille
33:32beaucoup plus que Pogacar.
33:34Et là, sur le final, il y aura peut-être une possibilité
33:36à un moment donné de le distancer.
33:38Mais si les deux ont une équipe autour d'eux
33:40et qu'ils font les mêmes efforts,
33:42c'est impossible qu'ils perdent.
33:44Après, je suis tout à fait d'accord avec Pierre,
33:46ça va tout dans l'arbre.
33:48Il faut qu'il joue contre nature.
33:50Si jamais il fait comme ils font d'habitude,
33:52il roule devant pour essayer de faire péter
33:54tout le monde, mais ils ne vont jamais faire péter Van Der Poel.
33:56Ils ne l'ont pas fait péter à San Remo,
33:58c'est une certitude.
34:00Théo, c'est un pari risqué.
34:02Oui, ce serait surtout historique,
34:04parce qu'on a regardé les chiffres.
34:06Au XXIe siècle, un vainqueur du Tour,
34:08le meilleur résultat, c'est Guérin-Thomas.
34:10Il n'avait pas encore gagné le Tour à cette époque-là,
34:12c'était en 2014.
34:14Il a gagné le Tour plus tard.
34:16Le dernier à avoir remporté Paris-Roubaix,
34:18vous le voyez, il n'y a eu que six vainqueurs du Tour
34:20après 1945 qui ont gagné ensuite Paris-Roubaix.
34:22Le dernier, c'était en 1981.
34:24C'était un certain Bernard Hinault.
34:26Avec le meilleur champion du monde.
34:28Exactement. Merci beaucoup à tous les quatre.
34:30Je remercie bien sûr, bien plus chaleureusement,
34:32Marie.
34:34Merci Marie, vous êtes la bienvenue quand vous voulez
34:36sur le plateau de la chaîne YouTube.
34:38C'était un vrai plaisir de vous avoir si solaire avec nous.
34:40Merci beaucoup.
34:42On continuera bien sûr à vous suivre
34:44tout au long de cette saison.
34:46On vous laisse avec le rugby à sept
34:48et cette étape 5 des Seven Nations Series
34:50où les deux équipes de France
34:52sont qualifiées pour les demi-finales.
34:54C'est à Hong Kong.

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