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00:00:00RTL, 14h-15h30, c'est le bon dimanche show.
00:00:09Je suis trop content.
00:00:10Premier spectacle, première tournée, c'est historique.
00:00:12Tu penses à qui pour la vidéo de promo ?
00:00:14Oh non, s'il te plaît.
00:00:16Mais si, j'aime bien, mais il a 1600 ans, le clavier c'est trop vieux.
00:00:18Non, non, je pensais à Jean-Paul Roux.
00:00:20Ouais, c'est pas faux. Ça reste Jeff Tuche.
00:00:24Parfois je me réveille, je tombe sur elle, je lui fais ça va, elle me fait hum hum.
00:00:30Bien dormi ?
00:00:33Je peux prendre la salle de bain ?
00:00:36Waouh, là je me dis deux solutions.
00:00:38Soit je suis marié à Bernardo dans Zorro.
00:00:43On est mieux ici qu'au Parc des Princes.
00:00:47Les amis, merci de nous accueillir chez vous en ce dimanche après-midi.
00:00:49Et merci d'accueillir celui qui va nous accompagner pendant une heure et demie sur le fauteuil du bon dimanche show.
00:00:54Bienvenue, Paul de Saint-Cernin.
00:00:57Salut Bruno.
00:00:58Ça va Paul ?
00:00:59Je suis un peu stressé.
00:01:00Faut pas, je suis ravi de vous accueillir.
00:01:02C'est le bureau et tout.
00:01:03Oui, mais toujours en radio, c'est important d'avoir un mobilier puisque les gens ne nous voient pas.
00:01:07Mais ça te détend un peu.
00:01:09Mais c'est canon, je suis trop content d'être là, merci.
00:01:11Je suis ravi de vous accueillir et je suis ravi surtout de dire Paul de Saint-Cernin.
00:01:14Et pas Messi, vous savez, le gars qui est assis derrière les As Salamé.
00:01:17Tout là-haut avec les cheveux longs.
00:01:19Mais oui, parce que vous êtes en tournée dans toute la France avec un spectacle que j'ai eu la chance de voir.
00:01:23J'ai beaucoup ri.
00:01:24Et du coup, c'est vrai que quand on va voir Paul de Saint-Cernin sur scène,
00:01:27on se dit qu'on va voir un gars qui balance des vannes comme dans quelle époque.
00:01:31Et puis il y a des breaks et il attend que les gens parlent.
00:01:33Non, pas du tout.
00:01:34On va voir un gars brillant.
00:01:35On va parler de ce spectacle, cher Paul, si vous le voulez bien, durant l'émission.
00:01:38Mais avant cela, on a une tradition.
00:01:40On a le comité d'accueil.
00:01:41J'ai vu.
00:01:42Le comité d'accueil, il y a des gens qui vous ont laissé des messages.
00:01:45Mais ça pareil, un peu flippant.
00:01:47Et ça dépend de la tenue des messages.
00:01:49Vous n'avez rien à vous reprocher en ce moment ?
00:01:50Ben justement.
00:01:52Premier message.
00:01:53Votre acolyte dans quelle époque ?
00:01:55C'est notre copain ici, Artel.
00:01:57Philippe Cavrivière.
00:01:59Salut mon Paulo, c'est Philippe Cavrivière, ton humoriste senior préféré.
00:02:02Enfin, je l'espère.
00:02:04Je sais que tu as eu un coup de cœur pour un pays.
00:02:06C'est l'Irlande.
00:02:07Et tu as des tendres et des doux souvenirs d'enfance là-bas.
00:02:11Ça a été ton bêta-rame, il paraît.
00:02:13Je n'ai pas eu la chance d'avoir vu ton spectacle.
00:02:16Mais il paraît que tu fais de ce drame un moment hilarant.
00:02:21Et c'est la marque des grands.
00:02:22Juste un petit mot, une petite déclaration d'amitié.
00:02:24J'adore Paulo parce qu'il est élégant.
00:02:27C'est Lord Bred Sinclair.
00:02:28Il est aussi mordant qu'il est tendre à l'intérieur.
00:02:33Il est aussi acide qu'il est sucré dedans.
00:02:37Et tu as un mec qui doute.
00:02:40Il y a une chanson que tu dois écouter.
00:02:42Anne Sylvestre qui dit « J'aime les gens qui doutent ».
00:02:45Et Paul, dans un milieu où les gens ont des certitudes,
00:02:48il a mille doutes.
00:02:50Et c'est la marque des intelligents.
00:02:52Je t'embrasse et je te retrouve ce week-end avec un immense plaisir.
00:02:56J'aime les gens qui doutent.
00:02:58Les gens qui trop écoutent.
00:03:00Leur cœur se balance.
00:03:02J'ai mis le titre, c'est par rapport aux références.
00:03:04Parce qu'il y en a eu deux qui marquent quand même au Carbone 14.
00:03:06Philippe Cabrivière, ce titre d'Anne Sylvestre.
00:03:09Et Lord Bred Sinclair, c'est amicalement vôtre.
00:03:11Vous l'aviez ou pas ?
00:03:12Je l'ai.
00:03:14C'est Roger Moore, c'est un peu le classe.
00:03:16C'est gentil ce qu'il dit, Philippe, sur vous ?
00:03:18C'est plus que gentil.
00:03:20Déjà, je vais essayer de le dire en toute humilité,
00:03:23mais je me suis vachement reconnu dans sa description.
00:03:25Donc c'est très agréable de sentir quelqu'un vous connaît à ce point.
00:03:28Et deux, je venais pour déconner.
00:03:30En fait, vous le connaissez aussi bien que moi, j'imagine, Ayrtel.
00:03:33Tiens, va profiter d'être là pour le dire.
00:03:35C'est vraiment la gentillesse incarnée.
00:03:37En fait, je suis arrivé dans une émission.
00:03:40Dans quelle époque ?
00:03:42Je ne suis pas de ce milieu-là.
00:03:44Tu es tout petit, tu as peur.
00:03:46Il y a déjà un humoriste installé que les gens adorent.
00:03:48Et il aurait pu ne pas m'accueillir comme il l'a fait.
00:03:51Et il a vraiment eu ce rôle de grand frère.
00:03:53Et ce n'est pas des mots que j'utilise à la légère.
00:03:55Il a vraiment eu ce rôle enveloppant de
00:03:57« Viens, je vais t'aider, je vais te donner des conseils.
00:03:59Ne t'inquiète pas, tu es marrant. »
00:04:01Je ne sais pas quoi dire d'autre.
00:04:03J'ai énormément de chance d'être tombé sur ce gars-là.
00:04:06C'est rigolo que vous utilisiez le terme de grand frère
00:04:08en parlant de Philippe Kravic.
00:04:10Vous vous êtes dans une fratrie de six.
00:04:12D'ailleurs, vous en parlez dans le spectacle.
00:04:14Mais on y reviendra tout à l'heure.
00:04:15Commençons par votre comité d'accueil.
00:04:17Vu qu'on a eu Philippe Kravic hier, on s'est dit qu'on allait demander...
00:04:19C'était vraiment magnifique.
00:04:21J'ai kiffé ce moment.
00:04:22Ecoutez, voici un message de Léa Salamé.
00:04:24Je pourrais vous dire combien il me fait mourir de rire tous les samedis soirs.
00:04:29Combien je le trouve provocateur et digne héritier de Laurent Baffi.
00:04:33Mais tout ça, ça a déjà été dit.
00:04:35Non, Paul, pour moi, ce qui me touche le plus,
00:04:38c'est d'avoir vu son évolution sur les trois ans de quelle époque.
00:04:42Comment, au début, il arrivait là sans trop comprendre ce qui se passait,
00:04:47les codes de la télé, les codes du sniper, etc.
00:04:51Et comment, au fil du temps, il est devenu de mieux en mieux,
00:04:55de plus en plus à l'aise, osant de plus en plus, membre de l'équipe.
00:04:59Tout le monde me parle de lui ces derniers temps.
00:05:02Et ce qui me touche beaucoup, c'est aussi quand il est capable d'être sérieux,
00:05:05comme avec la fille de Gisèle Pellicot récemment,
00:05:07où il est capable de faire autre chose aussi que de la vanne,
00:05:10parce qu'il a une autre dimension ultra sensible, ultra sensible,
00:05:13même s'il a du mal à montrer ses émotions.
00:05:15Et ça aussi, ça me touche.
00:05:17Enfin, mon seul problème avec Paul de Saint-Cernin,
00:05:20c'est qu'il n'a jamais été aussi bon que samedi dernier,
00:05:23quand il est arrivé avec un train qui a eu dix heures de retard,
00:05:26où il est arrivé à l'arrache, à l'enregistrement.
00:05:29Et il n'a jamais été aussi drôle, notamment avec Pierre Arditi.
00:05:32Donc maintenant, je prie tous les jours pour qu'il y ait grève à la SNCF
00:05:36tous les vendredis, jour de l'enregistrement, pour qu'il soit encore meilleur.
00:05:41Ce n'est pas facile, les compliments !
00:05:43Non, mais franchement, je les reçois quand je les sens sincères,
00:05:47quand elle dit au début, tu arrives en télé, tu ne sais pas trop ce que tu fous là.
00:05:50J'avais un peu peur de ce monde parfois réputé un peu hypocrite,
00:05:53où tout le monde se prend dans les bras au bout d'une émission.
00:05:56Moi, ça me faisait un peu peur, parce que je ne suis pas fabriqué comme ça.
00:05:59Et en fait, Léa n'a pas fait ça du tout.
00:06:02Elle a été assez carrée, pro.
00:06:04Il n'y a pas de mon petit chéri, je t'adore,
00:06:06il y a le salut Paul, ça va ? Tout va bien ?
00:06:08Ok, super, à la semaine prochaine, c'était super, bravo.
00:06:11Et il y a eu ce truc pro dès le début, que j'ai aimé,
00:06:14et qui a créé une relation beaucoup plus solide.
00:06:17Mon petit chéri, je t'adore, on prend des selfies et tout.
00:06:20Relation de façade, quoi.
00:06:21Et en fait, elle ne me fera jamais tous ces machins-là de paillettes,
00:06:26mais quand elle est à l'extérieur, elle est toujours là pour me défendre et m'appuyer.
00:06:29Et c'est la classe d'avoir...
00:06:31Tu vois, moi je viens du foot, on a quand même un truc de...
00:06:34Ouais, de bandes, de liés, d'équipes.
00:06:37Tu arrives en télé, ça ne va pas être pareil, quoi.
00:06:39Et franchement, je suis tombé sur les bons, quoi.
00:06:42Je ne sais pas si vous la connaissez aussi bien que moi.
00:06:45On s'est déjà croisé avec Léa,
00:06:47je n'ai pas la chance de la connaître autant que vous,
00:06:50mais c'est une personnalité que j'aime beaucoup.
00:06:52Et de l'extérieur, ça peut faire peur, Léa Salamé.
00:06:54La méchante de On n'est pas couché, qui interview les politiques et tout.
00:06:57Je me dis, c'est pas mon monde et tout ça, ça va être bizarre.
00:07:00Et en fait, je découvre...
00:07:02Pareil, elle ne va pas du tout aimer que je dise ça,
00:07:04mais le côté maternel, maternant,
00:07:07vous êtes ma bande et on est ensemble, quoi.
00:07:09J'ai kiffé.
00:07:10Vous parliez de foot et de votre passage par le football.
00:07:12On s'est dit, on ne peut pas ne pas avoir un footballeur pour laisser un message...
00:07:15Jure, t'as eu un footballeur.
00:07:17Et puis pas n'importe lequel.
00:07:18Je crois que c'est quelqu'un que vous aimez beaucoup.
00:07:20Bonsoir, c'est Zinedine, en fait. Je suis très content de...
00:07:23C'est un ancien footballeur international,
00:07:25mais ce n'est pas Zinedine Zidane.
00:07:27Vous avez un message de Omar Dafonseka.
00:07:30Bonjour, Paul.
00:07:31Une question métaphysique.
00:07:33Comment en étant aussi grand, aussi beau, aussi gentil,
00:07:38on peut rester aussi humble, ouvert, bienveillant ?
00:07:42Et pour toutes ces raisons-là, il faut aller voir ton spectacle.
00:07:47Parce que tu tords le cou à des choses vécues qu'on n'imagine pas.
00:07:51Je sais que tu vises la Lune,
00:07:54mais reste avec nous à continuer à visiter nos étoiles.
00:07:58Bah mon Paul !
00:08:00Je sais que vous avez une grande admiration pour Omar.
00:08:04Déjà, là, je ne me sens pas du tout légitime de vivre ce moment-là.
00:08:07Vraiment.
00:08:08Mais vraiment.
00:08:09J'ai l'impression de vivre un truc un peu hors du temps.
00:08:11Et en fait, je me dis quoi ?
00:08:12Les trois là que tu as vus, c'est cool parce que,
00:08:15d'après l'entourage de quelqu'un,
00:08:16tu peux un peu savoir qui il est dans la vie.
00:08:18Et là, j'ai trois gentils.
00:08:20Là, je peux te dire que lui, c'est une bombe.
00:08:22Alors lui, c'est...
00:08:23Bah, un poligno, là, je le vois, un poligno, là.
00:08:25Non, mais pourquoi tu ne dis pas aux autres ?
00:08:27Il est tout le temps en train de gueuler, le sourire, le...
00:08:29Mais il vient d'une culture différente, l'Argentine,
00:08:32et il ramène ce soleil-là.
00:08:34Il faut traîner avec ce gars-là.
00:08:36Je vous conseille à tous de traîner avec ce gars-là.
00:08:38Merci, merci pour ce moment.
00:08:40Bon, vous parliez de famille...
00:08:42Il a joué avec Maradona.
00:08:43Et quand tu lui dis, tu as joué avec Maradona,
00:08:44il te répond, non, c'est Maradona qui a joué avec moi.
00:08:47Toujours la même vanne depuis 20 ans, mais on la kiffe, quoi.
00:08:50On va finir avec...
00:08:51Vous parliez de votre famille de cœur
00:08:53par rapport à ces personnes que vous avez croisées à la télévision,
00:08:55notamment, on va parler de la famille de sang.
00:08:57Vous avez un message de Guillaume, votre petit frère.
00:09:00Salut Paulo, c'est Guillaume, un de tes petits frères,
00:09:02je ne sais pas si tu te rappelles.
00:09:04Est-ce que tu peux nous rappeler
00:09:06de quoi tu étais en charge dans la voiture
00:09:08quand on faisait les trajets en voiture,
00:09:10les longs trajets ?
00:09:11De quoi tu étais en charge quand on allait déjeuner au McDo ?
00:09:13Est-ce que tu peux nous rappeler ce souvenir, s'il te plaît ?
00:09:15Bisous, je t'embrasse, je t'aime.
00:09:17C'est un moment très drôle dans le spectacle.
00:09:19Vous parlez de cette fratrie de six...
00:09:21Il a dit je t'aime, quand même.
00:09:22C'est la première fois en 33 ans, ça fait plaisir.
00:09:24C'est vrai ?
00:09:25Non, non, c'est pas ça.
00:09:27Nous, grande famille, que des garçons,
00:09:29enfin, il y a deux filles, mais tu vois, il y a un côté très...
00:09:31Bonhomme.
00:09:32Bonhomme, tu vois, ce genre de famille un peu,
00:09:34et on sait qu'on s'aime,
00:09:36mais je ne sais pas si on se le dit, c'est la classe.
00:09:38Bah, le McDo !
00:09:39Donc, fratrie, six enfants,
00:09:43traditionnel, kato, un peu à la dure,
00:09:45on se passe les habits et les chaussures
00:09:47de frère en frère.
00:09:48Le dernier de mes frères, il attend d'avoir 19 ans
00:09:50avant d'avoir des habits neufs.
00:09:51Il y a vraiment ce truc-là, à 19 ans...
00:09:53Il y a un moment d'ailleurs très drôle, dans le spectacle,
00:09:55par rapport à ça, sur l'élastique.
00:09:56Il vient me voir à 19 ans, il me dit
00:09:58« Putain, tu savais que quand t'achètes un pull,
00:09:59l'élastique, là, il serre ? »
00:10:01Il découvre ça, quoi.
00:10:03Et effectivement, on allait au McDo une fois par an,
00:10:05sur la route des vacances,
00:10:06et mon père, qui était un peu militaire,
00:10:08effectivement, il distribuait des rôles à chacun,
00:10:10et moi, mon rôle, c'était de retenir les commandes
00:10:12de tout le monde,
00:10:13et de venir à la caisse avec lui,
00:10:15les dire, quoi.
00:10:16Et je pense qu'il ne se rendait pas compte
00:10:17de la pression que c'était sur les épaules
00:10:19d'un enfant de 12 ans,
00:10:20d'avoir une minute pour retenir 8 commandes,
00:10:22et d'arriver face à la caissière,
00:10:23et de lui prendre un menu Big Mac Frites Coca,
00:10:24un menu Big Mac Potatoes Fanta,
00:10:25un menu Royal Cheese Frites Sprite,
00:10:26un menu McChicken...
00:10:27Et je faisais ça, et j'étais terrorisé,
00:10:29parce que peut-être, si je rate,
00:10:30mon père, il me tue, tu vois.
00:10:31Et tout est vrai dans ce que je raconte dans le spectacle,
00:10:34et lui se souvient très bien de ces moments-là.
00:10:36Car oui, dans ce spectacle,
00:10:38vous parlez de votre fratrie,
00:10:40vous parlez de cette enfance
00:10:41dans une famille nombreuse et bourgeoise,
00:10:43vous parlez du harcèlement à l'école,
00:10:44du foot qui a changé votre vie,
00:10:46de la thérapie de couple,
00:10:47de plein de choses.
00:10:48On a adoré le spectacle de Paul de Saint-Sernin
00:10:50qui fait son Bon Dimanche Show sur RTL.
00:10:52D'ailleurs, on le disait,
00:10:53vous avez grandi dans une famille nombreuse,
00:10:55et ça tombe bien,
00:10:56puisque votre première interview
00:10:57dans le Bon Dimanche Show,
00:10:58ce sera l'interview famille nombreuse.
00:10:59A tout de suite sur RTL.
00:11:15Paul de Saint-Sernin fait son Bon Dimanche Show sur RTL,
00:11:19en tournée dans toute la France.
00:11:21Alors, j'ai des dates.
00:11:23J'ai des dates et je vais les donner, les amis.
00:11:26On va aller dans la simplicité,
00:11:28puisqu'aujourd'hui, on est dimanche 30 mars.
00:11:30Mais là, le 5 avril, vous serez à Dijon.
00:11:32Passage par la Belgique, Liège.
00:11:34Vous voulez que je parle de quoi ?
00:11:35Vous voulez que je parle de un Zinzac-Lochrist ?
00:11:37Par exemple, mais vous l'avez très bien dit, je suis bluffé.
00:11:39Je m'attendais à un petit dérapage.
00:11:41Un Zinzac-Lochrist, c'est en Bretagne ?
00:11:43Evidemment.
00:11:44Vous allez à La Baule, ça on connaît.
00:11:46Vous allez à Ma Rome.
00:11:48Non, chez Ma Rome.
00:11:50C'est prévu pour le 24 avril.
00:11:52On va mettre toutes les dates.
00:11:53Ok, 24 avril chez Ta Rome.
00:11:55On va mettre les dates sur RTL.fr.
00:11:57Et puis, à partir du 25 septembre,
00:11:59à l'Européen.
00:12:01Si on devait parler de ce spectacle,
00:12:02si on devait donner un thème, en fait,
00:12:04pour résumer,
00:12:06cher Paul,
00:12:07est-ce que l'inclusion,
00:12:09ça vous conviendrait ?
00:12:10Comment vous le définissez, ce spectacle ?
00:12:12Effectivement, il est dur à pitcher,
00:12:14mais la différence, le décalage
00:12:16et l'inclusion.
00:12:17En fait, à travers des anecdotes
00:12:19marrantes de ma vie,
00:12:20enfin, pas marrantes,
00:12:22ce que disait très bien
00:12:24c'était qui ?
00:12:26L'Irlande, je ne sais plus, j'ai lu un message tout à l'heure.
00:12:28L'Irlande, c'était Philippe Cabrivière.
00:12:30A la base, c'est un gars qui reste caché
00:12:32dans un buisson 8 heures pour ne pas se faire taper.
00:12:34C'est ça la blague.
00:12:35Mais je reste persuadé que si tu arrives à rendre marrant
00:12:37ces moments horribles,
00:12:39le rire, il vient du fin fond de ton ventre.
00:12:41Est-ce que vous avez déjà eu un fou rire à un enterrement ?
00:12:43Oui.
00:12:44En fait, ce rire-là, il est deux fois plus puissant
00:12:46qu'un rire après une bonne vanne.
00:12:48La vanne peut être aussi bonne,
00:12:49ça ne va pas être le truc organique
00:12:51qui vient du...
00:12:53Je suis persuadé que si j'arrive à rendre marrant des moments
00:12:55tragiques, en fait,
00:12:57à la base,
00:12:59le rire sera deux fois plus puissant.
00:13:00Et à mon avis, c'est ça le futur du stand-up.
00:13:02Le stand-up que j'aime, c'est ça.
00:13:04Ça part de très tôt, on le disait.
00:13:06Et alors, évidemment, dans ce spectacle, vous parlez de cette patrie,
00:13:08de cette famille nombreuse.
00:13:10C'est ce premier épisode
00:13:12qui vous confronte au rire
00:13:14lors d'un repas de famille avec votre grand-père
00:13:16que vous comparez à Corleone.
00:13:18Mon grand-père, c'est le Patriarche,
00:13:20c'est Vito Corleone.
00:13:22À qui vous claquez une vanne
00:13:24et à ce moment-là de votre vie,
00:13:26vous vous dites, de toute façon, je vais mourir.
00:13:28Il y a un moment suspendu
00:13:30où il y a vraiment Vito Corleone, le Patriarche,
00:13:32qui est là, qui se tourne vers moi parce que je viens de le vanner
00:13:34devant une table entière, il faut que t'imagines,
00:13:36la salle à manger, bien froide,
00:13:38bien en pierre, bien la grande famille, machin.
00:13:40Et vraiment, il y a un silence.
00:13:42À la base, les enfants, ils n'ont pas le droit de parler.
00:13:44Et d'un coup, il explose de rire
00:13:46à cette vanne et toute la table
00:13:48explose de rire avec lui. Et là, en fait,
00:13:50tu deviens quelqu'un... En fait,
00:13:52t'es plus un petit enfant parmi d'autres parce qu'on est 43 petits-enfants
00:13:54et ils ne connaissent pas mon prénom, à la base.
00:13:56Ils vous appellent Virginie.
00:13:58Mon grand-père, à la fin, il me dit, bravo,
00:14:00très bonne vanne, ça, Virginie.
00:14:02Je me dis, il connaît même...
00:14:04Il est censé connaître mon prénom, ça y est, je fais une vanne.
00:14:06Et ce moment-là, qui est réel,
00:14:08que j'ai vécu, il a été un peu fondateur
00:14:10dans le truc de, ouais, t'existes, quoi, ça y est.
00:14:12La vanne va te faire exister.
00:14:14Est-ce que vous avez vécu pareil ou pas ? La vanne vous fait exister
00:14:16dans un groupe de potes ?
00:14:18Mais bien sûr, c'est-à-dire que quand on ne peut pas tout
00:14:20donner par rapport à son physique,
00:14:22quand on n'a pas forcément les phrases romantiques
00:14:24qui vont séduire les nanas, on se dit, bah tiens, on va essayer
00:14:26de faire marcher l'humour.
00:14:28Moi, ça m'a inclus dans le monde, il y a la vanne et le sport.
00:14:30Ça m'a vraiment inclus là où j'étais très, très en décalage.
00:14:32Comme vous le voyez, moi, il n'y a que la vanne.
00:14:34Alors, Paul, on le disait,
00:14:36vous avez grandi dans une famille nombreuse.
00:14:38Les échecs, c'est un sport.
00:14:40Mais c'est cérébral, donc du coup, ça ne marche pas
00:14:42avec tout le monde. Vous êtes l'aîné d'une
00:14:44famille de six enfants, et comme vous l'expliquez,
00:14:46vivre dans une famille nombreuse, ça implique
00:14:48beaucoup de choses. Le petit dernier
00:14:50qui n'a jamais de vêtements neufs. Moi, je suis le dernier
00:14:52d'une fratrie, mais on était trois. Mais moi, j'ai vécu
00:14:54le bain du dimanche parce que mon père
00:14:56était très à cheval sur les économies d'eau.
00:14:58C'est-à-dire que j'avais ma grande soeur, Marilène, qui prenait son bain.
00:15:00En deux, il y avait Martine, et en trois, c'était moi,
00:15:02mais c'était la même eau. Qui, d'une,
00:15:04était déjà un peu tiédasse, froide,
00:15:06et puis surtout qui n'était pas forcément très, très froide.
00:15:08Mais c'est la base, et tu as même de la chance de ne pas avoir été dans la
00:15:10même baignoire en même temps. On est d'accord. Mais vous le dites
00:15:12d'ailleurs, à un moment, en fait, quand
00:15:14il y a des gens qui
00:15:16disparaissent dans la famille, ça vous rapproche de la
00:15:18viande. Oui, parce qu'en fait, il y a
00:15:20un plan de table. Et donc, il y a mon grand-père, ma grand-mère,
00:15:22tous mes oncles et tantes, et au bout là-bas, les petits-enfants.
00:15:24Donc, quand le plat, il arrive à nous, tu vois, le lapin à la moutarde,
00:15:26à la fin, c'est de la moutarde. Et du coup,
00:15:28dès qu'un oncle meurt, bon,
00:15:30on est triste et tout, mais on est un peu content
00:15:32de se rapprocher de la viande. C'est ça, tu vois.
00:15:34Alors, justement, quand on vit dans une famille nombreuse,
00:15:36car c'est votre interview, Famille Nombreuse, c'est un pôle de Saint-Cernin.
00:15:38Quand on vit dans une famille
00:15:40nombreuse, familieux faire, je vois
00:15:42qu'on a travaillé sur cette émission, ça fait plaisir,
00:15:44M. J. Blide, comment on se démarque
00:15:46de ses frères et soeurs ?
00:15:48C'est une très bonne question.
00:15:50Je ne sais même pas si, moi, je voulais me démarquer
00:15:52à fond de mes frères et soeurs.
00:15:54On a un truc très, très lié, ça fait un peu
00:15:56monde de Disney, mais j'étais plutôt le grand-frère,
00:15:58mes deux parents travaillaient, qui donnaient
00:16:00les bains et qui faisaient les dîners, donc j'étais plus
00:16:02le deuxième papa que le gars
00:16:04qui veut exister à tout prix. Mais c'est vrai que petit, jeune,
00:16:06oui, je parlais beaucoup, papa, regarde, regarde,
00:16:08papa, regarde. Il y a ce truc-là, sur les films de famille,
00:16:10c'est drôle de voir à quel point, merde, j'avais
00:16:12tant besoin d'attention que ça, quoi.
00:16:14Quand on est dans une famille nombreuse, est-ce qu'on s'entend bien
00:16:16avec tout le monde ? Franchement, ouais.
00:16:18J'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup de chance, je touche
00:16:20du je-sais-pas-quoi pour que ça dure.
00:16:22C'est pas du bois, ça coûte trop cher, c'est RTL.
00:16:24J'ai vu, ils ont des tables en acajou à France Inter,
00:16:26par contre, de fous. Vraiment.
00:16:30Du coup,
00:16:32pardon. Non, je disais, on s'entend bien
00:16:34pour l'instant, et faites que ça
00:16:36dure, quoi. D'accord. On s'engueule à fond
00:16:38à la maison, mais c'est pareil avec Martine,
00:16:40et j'ai pas retenu le dédié. Marie-Hélène. Et Marie-Hélène,
00:16:42dès qu'on sort de la maison, on est
00:16:44liés, et personne peut toucher à nos frères et sœurs.
00:16:46Je suis d'accord. Je suis d'accord. Quand on est dans
00:16:48une famille nombreuse, qu'est-ce qu'on a pas
00:16:50envie du tout de partager ?
00:16:52Les yaourts. Ouais.
00:16:54Mais sans hésiter, quoi. Bien sûr.
00:16:56Surtout qu'en général, c'est les yaourts aux fruits,
00:16:58et c'est pas les mêmes fruits. Et on a sa préférence,
00:17:00celui qui vous bouffe ceux à la cerise.
00:17:02Laisse tomber. On est d'accord. Laisse tomber.
00:17:04Si tu tombes sur... En fait, les fruits oranges, c'est un peu
00:17:06chiant quand t'es petit. Évidemment. Celui à la mandarine, avec
00:17:08les bouts de pêche, là, il est un peu nu. Mais il reste, en fait.
00:17:10Voilà. Et il reste dans le frigo, ouais. Et vous êtes obligé de le prendre.
00:17:12C'est ça. Quand on est dans une famille nombreuse,
00:17:14est-ce qu'on a toujours quelqu'un à qui se confier ?
00:17:16Surtout quand on est le plus âgé,
00:17:18en fait. C'est une très bonne question,
00:17:20et tu vois, je dirais que non. D'accord.
00:17:22C'est pas la meilleure des réponses, mais je la prends quand même.
00:17:24Quand on est dans une famille...
00:17:26C'est la puissance. Quand on est dans une famille...
00:17:28Je suis trop promenodé, en fait, dans ce truc-là.
00:17:30Ça me touche tellement. Non, mais vous avez le droit. Mais au contraire,
00:17:32bien sûr. Quand on est dans une famille
00:17:34nombreuse, est-ce qu'on a besoin d'amis ?
00:17:36Et c'est
00:17:38vrai que... Ouais. En fait, moi,
00:17:40mes frères n'ont jamais été mes potes.
00:17:42Ils se sont devenus avec l'âge. Aujourd'hui, j'ai 33
00:17:44piges et ouais, mes frères, c'est mes potes.
00:17:46Quand j'étais jeune, pas du tout.
00:17:48Il y a vraiment un truc à la maison de
00:17:50chacun a son rôle et on est frère et on partage
00:17:52pas. Ils connaissent pas mes histoires,
00:17:54mes histoires de cœur, mais ils connaissent pas ça.
00:17:56D'accord. J'ai besoin de potes. Ouais, ouais.
00:17:58Mais est-ce que vous, vous connaissez les leurs ?
00:18:00Est-ce que vous avez un peu un rôle de confident
00:18:02étant le grand frère ? Ouais et non.
00:18:04En fait, je les connais, mais...
00:18:06Vous voulez pas savoir. Non, non, non.
00:18:08Pas du tout, pas du tout. Effectivement, c'est une très
00:18:10très bonne question et non, on a jamais eu ce truc
00:18:12de très bon copain et c'est super
00:18:14aussi de s'inder. Je suis pas dans leur
00:18:16vie privée. J'ai jamais été en soirée avec mes frères.
00:18:18Ça m'est jamais arrivé. Est-ce que vous avez été en soirée avec vos soeurs ?
00:18:20Non, j'avoue rarement.
00:18:22Mes soeurs sont venues parfois à des soirées,
00:18:24parce que j'ai mixé un peu en boîte à une époque. Parce que t'es
00:18:26devenu Bruno Guillon et c'est un peu cool de les ramener,
00:18:28mais avant ? Ah non, non. Alors moi,
00:18:30pour le coup, non. Moi, vous voyez,
00:18:32j'ai deux soeurs qui sont très Libération,
00:18:34France Inter, Télérama, donc autant vous dire qu'elles m'ont
00:18:36jamais écouté sur un cartel. Ok, c'est drôle.
00:18:38Et dans Les Amours ?
00:18:40Oui, mais ça, ça n'a rien à voir.
00:18:42Quand on vit
00:18:44dans une famille nombreuse,
00:18:46est-ce qu'il y a des avantages inattendus ?
00:18:48Euh...
00:18:50Ouais, parce que les parents ont pas
00:18:52le temps d'être autant sur votre dos
00:18:54que si vous êtes enfant unique.
00:18:56Et du coup, effectivement,
00:18:58tu peux faire une connerie,
00:19:00finir au poste ou je sais pas où
00:19:02et en fait, si tu rentres chez toi et que les parents
00:19:04le savent pas, t'es sauvé. En fait,
00:19:06c'est pas le prof principal ou le
00:19:08flic de la ville qui fait peur, c'est si ton
00:19:10père est au courant. Et en fait, quand t'es dans une famille
00:19:12nombreuse et que les deux parents travaillent,
00:19:14l'autre, il a ci, l'autre, il a ça, ils ont pas
00:19:16le temps de savoir si ta journée s'est bien passée,
00:19:18t'as ressenti quoi, mon fils, à ce moment-là.
00:19:20Du coup, tu vis tes aventures, tu rentres le soir,
00:19:22t'es à table à l'heure, en fait,
00:19:24tu peux très bien avoir été dans un autre
00:19:26pays la journée, ils le sauront jamais, en fait.
00:19:28Et ça, c'est un petit avantage, ouais.
00:19:30Et enfin, quand on vit dans une famille
00:19:32nombreuse, est-ce qu'on a envie,
00:19:34soi-même, d'en fonder une ?
00:19:36Ouais, mais il est un peu tard, là.
00:19:38J'en aurais pas six, malheureusement.
00:19:40Mais il y a un truc kiffant
00:19:42de, en fait, j'ai tellement vécu des
00:19:44moments fous, de bordel,
00:19:46de bagarres, de l'autre qui vole le truc, l'autre
00:19:48en bas qui dit, mais il est où ma chaussure ?
00:19:50L'autre qui dit, ouais, c'est pour moi le dernier yaourt.
00:19:52Il y a tellement cette ambiance-là, quand j'y retourne le dimanche
00:19:54ou de temps en temps, que je me dis,
00:19:56en fait, je veux vivre ça. Quand je vais,
00:19:58quand je quitte ma maison et que je vais dans mon appart seul, mais qu'est-ce que
00:20:00c'est triste. Il y a un truc fou,
00:20:02en fait, de, quand il y est, t'as envie de te barrer,
00:20:04quand il y est plus, mais qu'est-ce que c'est triste. Et ouais, j'ai envie de reproduire
00:20:06ça. J'en aurais pas six,
00:20:08mais au moins deux. La richesse
00:20:10de vivre avec un frère ou une sœur.
00:20:12Tu vois, Enfant Unique, j'ai du mal à le visualiser.
00:20:14Je sais pas comment je me serais
00:20:16construit, je serais pas devenu le même gars
00:20:18si j'avais été Enfant Unique.
00:20:20C'est Paul de Saint-Sernin, qui fait son
00:20:22bon dimanche chaud sur RTL, et on va se retrouver
00:20:24dans quelques instants. Alors,
00:20:26on le disait tout à l'heure avec... C'est fou, pardon, je vous coupe,
00:20:28mais ces thèmes-là,
00:20:30je suis pas marrant, et en fait, ça me va.
00:20:32Je suis trop content de parler de ça en profondeur.
00:20:34Mais non, alors, on n'est pas sur le TPLV,
00:20:36il n'y a pas que tout pour la vanne. On peut avoir
00:20:38des moments un peu plus profonds. Mais non, mais je disais,
00:20:40à premier degré, j'aime bien parler de ces thèmes-là en profondeur.
00:20:42Vous savez quoi ? Et j'aime bien vous voir dans
00:20:44cette famille, parce que ça donne envie. Et là, vous parlez
00:20:46à un gars qui a un enfant unique, et
00:20:48je suis en train de me dire que j'ai raté quelque chose.
00:20:50Donc, moi, ce que je vais faire, c'est que je vais aller en thérapie
00:20:52dans la pièce d'accoucher l'espace de 10 minutes.
00:20:54Moi, ce que t'allais dire, c'est que je vais en faire un deuxième à la fin,
00:20:56et je reviens dans 5 minutes.
00:20:58Paul de Saint-Cyrne a fait son bon dimanche chaud
00:21:00sur RTL. À tout de suite !
00:21:06En 1924,
00:21:0812 alpinistes décident de s'attaquer au Mont-Everest.
00:21:10Bravant
00:21:12tous les obstacles, avançant dans la neige
00:21:14et le froid, ils marchent pendant des jours
00:21:16et des jours. Mais au bout
00:21:18de trois semaines, le contact est perdu.
00:21:20Plus aucune nouvelle.
00:21:22Jusqu'à aujourd'hui,
00:21:24sur RTL, où vous écoutez
00:21:26Bruno Guillon dans le bon dimanche
00:21:28chaud.
00:21:30Et les alpinistes ?
00:21:32Ah ben non, eux, ils sont morts.
00:21:34Pensez, l'Everest,
00:21:36c'est dur quand même.
00:21:38C'est Paul de Saint-Cyrne qui fait son bon dimanche chaud sur RTL.
00:21:40Qui fait les jingles ?
00:21:42Bah, c'est nous. Faut l'augmenter.
00:21:44Mais,
00:21:46il y a un des auteurs
00:21:48qui vient de me dire,
00:21:50dans les oreilles, François, pour ne pas le citer,
00:21:52qu'il était assez d'accord avec ça,
00:21:54parce que c'est lui qui a écrit le texte des jingles.
00:21:56On en parlera en réunion de fin de mois.
00:21:58Paul de Saint-Cyrne est en tournée
00:22:00dans toute la France. On est allé voir le spectacle
00:22:02de Paul, avec évidemment cette image du sniper
00:22:04de quelle époque. Et on s'est dit, bah tiens,
00:22:06mais qu'est-ce qu'on va les voir sur scène ?
00:22:08Et en fait, on le disait, voilà, alors vous parlez
00:22:10de cette fratrie,
00:22:12mais pas que. En fait,
00:22:14j'ai vu dans une interview, vous avez dit,
00:22:16vous avez fait qu'il fallait être fou pour monter
00:22:18sur scène. Vous êtes fou ?
00:22:20En fait, tu t'en rends pas compte
00:22:22tout de suite. Au début, tu te dis, je suis un gars rigolo,
00:22:24je vais faire des blagues. Et en fait, tu comprends
00:22:26en creusant vraiment au fond de toi, en essayant
00:22:28d'aller à l'intérieur de ton bide, ce qui est très impudique
00:22:30pour moi, dans une famille où tu dis
00:22:32jamais rien, t'as pas froid, t'as pas faim, t'avances tout droit.
00:22:34Parce qu'on est des scouts, d'accord ?
00:22:36Quand tu creuses
00:22:38vraiment au fond de toi, parce que tu veux être honnête avec le public
00:22:40et vraiment faire un spectacle où t'essayes
00:22:42vraiment de te foutre à poil, quoi.
00:22:44Et tu te rends compte que, bah bien sûr,
00:22:46en fait, c'est là où je vais chercher l'amour,
00:22:48évidemment. Et je pense que c'est le cas de tous les humoristes,
00:22:50c'est juste qu'il y a ceux qui s'en rendent compte et ceux qui s'en sont pas encore rendus compte.
00:22:52Et vous avez dit dans la même interview que le vrai
00:22:54Paul, il était sur scène, justement, pas à la télé.
00:22:56Ouais, bah ouais, le perso qu'on
00:22:58me demande de jouer à la télé et que je joue avec plaisir,
00:23:00il est froid, il est distant, il est clinique.
00:23:02Sur scène,
00:23:04t'as un gars, à mon avis, plus sensible et plus
00:23:06fragile, de merde.
00:23:08Merde ! Je le déteste,
00:23:10moins, moins. Mais
00:23:12effectivement, malheureusement, il se rapproche plus de qui je suis dans la vie, ouais.
00:23:14Et vous avez l'amour de ces gens qui
00:23:16viennent vous applaudir, qui rigolent à vous, Van, parce que
00:23:18vous, ce relationnel avec l'amour,
00:23:20tout à l'heure, on vous a vu un peu ému quand votre frère
00:23:22vous a dit « je t'aime », et c'est vrai que vous le dites
00:23:24dans le spectacle, c'est-à-dire que même vos parents étaient pas
00:23:26très, très dans
00:23:28la générosité sur ce
00:23:30genre de sentiment quand votre père vous appelle,
00:23:32même si il vous a pas eu depuis longtemps,
00:23:34ça se limite à une phrase.
00:23:36C'est lui qui m'appelle, je dis « allô », il fait
00:23:38« bon, alors ? »
00:23:40Et il s'arrête, quoi,
00:23:42vraiment. Et là, je dois
00:23:44dire quelque chose. Si je dis rien, il se passe rien, en fait.
00:23:46C'est ça qui se passe. Ça, c'est mon papa. Et en fait,
00:23:48dans ce bon « alors », ce qui est génial,
00:23:50c'est qu'il y a « je suis content de t'avoir », « que t'aies décroché ce
00:23:52téléphone », « je suis fier de toi », « je te le dis jamais »,
00:23:54et on devrait s'appeler plus souvent.
00:23:56Mais mon père, c'est pas le communicant de l'année, ouais.
00:23:58C'est ça, il y a vraiment ce truc-là.
00:24:00Et j'ai grandi comme ça. Et en fait, aujourd'hui, c'est trop
00:24:02tard. Ça me ferait trop bizarre que mon père vienne et me dise
00:24:04« mon fils, qu'est-ce que tu ressens
00:24:06par rapport à... » Je voulais te dire
00:24:08d'ailleurs, tu sais que je t'aime. Tu sais, nous deux
00:24:10dans la voiture, je serais tellement mal.
00:24:12Ça y est, non, on a construit ce truc-là et ça me va
00:24:14et c'est super comme ça. Et
00:24:16je sais pas comment je reproduirais ça avec mes enfants, mais...
00:24:18Mais... — Peut-être en leur disant
00:24:20« je t'aime », déjà ? — Non.
00:24:22Non, non, Bruno.
00:24:24On verra, mais effectivement, à la fin,
00:24:26quand les salles applaudissent et se lèvent,
00:24:28et je vois beaucoup de gens avec la fin,
00:24:30j'espère, un peu émouvantes et les yeux un peu mouillés,
00:24:32je suis touché
00:24:34et j'en ai besoin, en fait.
00:24:36C'est une drogue, quoi. — Il y a un côté
00:24:38thérapeutique aussi, un peu. — Mais laisse tomber. Je déteste
00:24:40cette phrase « mon spectacle, c'est une thérapie ».
00:24:42En fait, moi, j'ai progressé
00:24:44dans ma vie en écrivant ce spectacle.
00:24:46Je suis mieux dans
00:24:48mon couple, avec
00:24:50mes parents, mes trucs, je dis
00:24:52des choses... Là, regarde, je te parle,
00:24:54je dis des trucs comme ça, j'aurais jamais dit il y a un an et demi.
00:24:56— C'est pour ça qu'on vous a pas invité il y a un an et demi.
00:24:58— Bien sûr. — Parce que, de toute façon, j'aurais été obligé de dire
00:25:00« le gars qui est derrière Léa Salamé ».
00:25:02— Il y a un an et demi, j'aurais été ce gars-là.
00:25:04J'aurais attendu qu'ils disent des trucs et j'aurais été
00:25:06bam, une vanne, bam, une vanne, j'aurais été ce gars-là.
00:25:08Je prends beaucoup moins de plaisir...
00:25:10Enfin, je prends
00:25:12plus de plaisir aujourd'hui, quoi.
00:25:14Mais je suis moins marrant, c'est très chiant.
00:25:16— Mais vous êtes très très bien ! — Non, mais c'est gentil,
00:25:18je dis pas ça pour ça, mais je suis plus dans...
00:25:20« Viens, on dit ce qu'on pense
00:25:22et ce qu'on ressent, quoi. » Et j'adore ça.
00:25:24Mais ça peut amener des vannes, et c'est pour ça qu'il y en a
00:25:26beaucoup aussi dans le spectacle. Alors,
00:25:28revenons justement sur le spectacle.
00:25:30Vous parlez de votre année en Irlande.
00:25:32— Ouais. — Sur un internet
00:25:34qui ressemble à Poudlard. Déjà, bon, réexpliquons
00:25:36pourquoi vous êtes parti en Irlande. — J'ai deux ans d'avance à l'école,
00:25:38je suis en décalage avec eux, mes potes, ils sont
00:25:40là... Ils flippent des clopes, ils parlent
00:25:42de scooters. Moi, je suis en bermudage
00:25:44contre les fourmis dans la cour. Donc déjà,
00:25:46j'ai pas de meuf, tout est bizarre, je suis en décalage,
00:25:48mes parents le voient, ils disent « Ok, on va t'envoyer un an à l'étranger,
00:25:50tu vas grandir ». Ils sont plus
00:25:52costauds, plus matures. Un an à l'étranger, je suis content
00:25:54quand ils me disent ça. Tu sais, moi, à l'époque, je regardais des séries
00:25:56Newport Beach, les Frères Scott,
00:25:58et je vois que l'avion, il part de Beauvais.
00:26:00Et c'est très rare, les vols,
00:26:02Beauvais-Los Angeles, Bruno. Donc j'arrive en Irlande,
00:26:04dans un monastère.
00:26:06Et c'est un autre délire, il y a que des garçons,
00:26:08et des garçons un peu en difficulté. T'as des orphelins,
00:26:10t'as des garçons. Et mes parents, ils savaient pas tout ça.
00:26:12Et ouais, ça va être un peu plus
00:26:14dur que prévu, ouais. — Ouais, parce que déjà, physiquement,
00:26:16en fait... — Moi, je suis comme ça,
00:26:18et c'est des rugbymen. — C'est ça, ouais. — C'est une école de rugby,
00:26:20t'avais 8 terrains de rugby,
00:26:22et t'avais des internationaux, Irlande
00:26:24Junior, tu vois. Donc t'as des masses. Le matin, ils leur versaient
00:26:26des protes dans les verres, un truc d'une poudre
00:26:28rose, là. Et moi, je suis là,
00:26:30petit Français qui a jamais sorti de sa banlieue parisienne,
00:26:32tout queuse, machin.
00:26:34Et un jour, t'as le
00:26:36proviseur qui monte devant la classe
00:26:38et qui dit aujourd'hui,
00:26:40« Comme chaque année, c'est une tradition. Aujourd'hui, les grands
00:26:42ont le droit de taper les petits. » — Mais ça, c'est un vrai
00:26:44truc ? — C'est un vrai truc. — Parce que ça, quand je l'ai vu,
00:26:46j'ai dit « Mais c'est pas possible ! » — C'est un vrai truc, c'est une tradition.
00:26:48Je sais plus comment ils appellent ça.
00:26:50Et les seniors ont le droit de taper les juniors.
00:26:52Et moi, bah, je suis junior.
00:26:54— C'est génial.
00:26:56C'est génial. Et donc, dans ces cas-là, évidemment...
00:26:58— Ah, laisse tomber, ouais. — Ça devient plus compliqué.
00:27:00— Ça devient plus compliqué. — Alors, je comparais
00:27:02ça à « Poudlard » d'Harry Potter, c'est un peu l'image
00:27:04qu'on en a, du coup. — De ouf !
00:27:06— Et on s'est dit « Bah tiens, la magie du bon
00:27:08dimanche chaud fait que vous intégrerez vraiment
00:27:10l'école de Poudlard, cher Paul de
00:27:12Saint-Cernin. Je vais vous donner des sorts.
00:27:14— OK. — Et vous allez
00:27:16devoir me dire à qui
00:27:18vous allez les appliquer, ces sorts.
00:27:20— J'aime bien ces délires, j'aime beaucoup ça.
00:27:22— Le sort Bastardus
00:27:24Gentilus. Il est
00:27:26extraordinaire, il vous permet de changer quelqu'un de
00:27:28très méchant en quelqu'un de très
00:27:30gentil. Vous le lanceriez sur
00:27:32qui, ce sort ?
00:27:34— Qui a dit Christophe de Chavannes ?
00:27:36— J'enchaîne.
00:27:38Le sort
00:27:40Mortus Viventus
00:27:42vous permet de faire ressusciter
00:27:44quelqu'un. Vous choisissez qui ?
00:27:46— Qui a dit
00:27:48Christophe de Chavannes ?
00:27:50J'ai que ça comme vanne, pardon Christophe.
00:27:52— Tout va bien, tout va bien.
00:27:54— Diego Maradona.
00:27:56— Oui, bah du coup, un peu...
00:27:58Il avait embrassé
00:28:00quelqu'un aussi sur la bouche, Maradona, je crois.
00:28:02Le sort Réincarnatus
00:28:04Volus vous permet de vivre la vie
00:28:06d'un joueur de foot pendant toute une saison. Vous choisissez
00:28:08qui ? — Waouh,
00:28:10elle est folle cette question. Je choisis
00:28:14Zizou2006
00:28:16parce que même si la saison est loin
00:28:18d'être folle, en fait, il y a la coupe du monde.
00:28:20— Bien sûr. — Et terminer
00:28:22pendant un mois avec ce niveau de jeu
00:28:24à cet âge-là, sous les yeux
00:28:26et les caméras du monde entier, je pense
00:28:28qu'aucun sportif n'a vécu quelque chose
00:28:30d'aussi fort et d'aussi fou.
00:28:32Le sort
00:28:34d'Invisibilitus vous permet d'espionner
00:28:36une personnalité en devenant
00:28:38invisible. Vous allez chez qui ?
00:28:44— Peut-être Nathalie Portman.
00:28:46— Ok. Non, non,
00:28:48c'est pas malaisant, il a le droit pour voir comment elle prépare
00:28:50la cuisine, évidemment. — C'est pas du tout malaisant d'être caché
00:28:52derrière la serrure de Nathalie Portman.
00:28:54Si c'est un peu malaisant, mais c'est le premier truc
00:28:56qui me vient en tête. — Ok, très bien, je prends, je prends.
00:28:58Le sort Talentus Instantanus vous permet
00:29:00de donner, ou plutôt d'avoir
00:29:02un talent que vous pensez ne pas avoir.
00:29:04Vous choisissez quel talent ?
00:29:06— Le talent
00:29:08de...
00:29:10de jeu, de
00:29:12storytelling, c'est-à-dire que
00:29:14un mec comme Artus, un mec comme
00:29:16Alban Ivanov, tu les fous à table
00:29:18à un dîner, ils vont
00:29:20instinctivement se lever, bouger les bras, raconter
00:29:22les histoires, faire les bruitages, et là je suis dans le métro, les portes
00:29:24se ferment, le mec vient, je le regarde, je lui dis
00:29:26« Eh gros, t'as pas l'heure ? » Ils sont forts
00:29:28naturellement pour ça. Là où moi
00:29:30je le suis un poil moins, et
00:29:32si je pouvais choper ça chez eux, je le choperais.
00:29:34— Le sort Communicatus
00:29:36Animalus vous permet de parler avec les animaux.
00:29:38Vous choisissez quel animal pour votre première conversation ?
00:29:40— Le chien. Je vois tellement
00:29:42de trucs dans les yeux de mon chien que j'ai envie de lui parler. — Vous avez quoi comme chien ?
00:29:44— J'ai un petit Yorkshire, un petit chien de grand-mère,
00:29:46là. — D'accord. — Et je suis tellement
00:29:48attaché, je lis dans ses yeux des trucs.
00:29:50En fait, je parle déjà avec lui, Bruno. — Ok.
00:29:52Ça va aller. Le sort
00:29:54Léa Salamus, enfin, vous permet de
00:29:56vous faire passer pour Léa Salamé pendant une heure.
00:29:58Vous allez où et vous faites quoi ?
00:30:02— Je...
00:30:04vais...
00:30:06en...
00:30:08Waouh ! Je sais pas trop ce que je fais
00:30:10si je suis Léa Salamé.
00:30:12Euh...
00:30:14— Ouais, bon, vous allez dans la même pièce que Nathalie Portman.
00:30:16— Non, non, franchement, non, il y a...
00:30:18Je suis un peu deg de ne pas
00:30:20avoir eu la réponse à cette question.
00:30:22Euh... Non, je vais dans la
00:30:24salle de bain et je regarde Affel Glusman tout nu.
00:30:26— Euh... Ouais,
00:30:28je vais rester dans la salle de Nathalie,
00:30:30si vous voulez bien. C'est Paul de Saint-Cerna
00:30:32qui fait son Bon Dimanche Chaud sur RTL et dans quelques
00:30:34instants, Valérie Zaytoun va venir nous rejoindre.
00:30:36On parle musique, c'est Vanessa Paradis
00:30:38qui a l'honneur ce matin. À tout de suite.
00:30:44— La direction d'antenne m'a dit, soit tu dis
00:30:46du bien du Bon Dimanche Chaud, soit
00:30:48tu vas faire des claquettes sur René Latope.
00:30:50Donc, voici ce que je
00:30:52pense de cette émission.
00:31:02Le dimanche après-midi, c'est Bruno Guillon
00:31:04sur RTL.
00:31:06— Le Bon Dimanche Chaud de
00:31:08Paul de Saint-Cernain sur RTL
00:31:10qui est sur scène et qui est
00:31:12en tournée à travers toute la France. On a
00:31:14adoré le premier spectacle de Paul de Saint-Cernain
00:31:16qui n'est pas que le sniper
00:31:18de quelle époque. Mais cela dit, je voudrais quand même revenir
00:31:20à ces débuts-là. Vous le disiez, voilà, c'était
00:31:22il y a trois ans. On vous demande d'être
00:31:24et je fais la comparaison parce que
00:31:26Léa Salamé elle-même en parlait tout à l'heure
00:31:28d'être un peu le nouveau
00:31:30Laurent Bafi. — Tu sais, moi je suis fier de
00:31:32cette comparaison. — C'est classe !
00:31:34— Ouais, ben c'est classe. Non, t'as une
00:31:36partie quand même de la France. Tu vois,
00:31:38les mecs de ma génération qui disaient quand même
00:31:40Bafi, un peu moi, j'ai bouffé
00:31:42du Bafi. Je me suis fait
00:31:44ses best-of sur YouTube et je le trouve
00:31:46trop fort. Et le jour
00:31:48au bout de 3-4 mois de
00:31:50quelle époque où il tweet une photo de moi et il écrit
00:31:52la relève au-dessus, en fait ça m'enlève un poids
00:31:54des épaules, tu n'imagines pas à quel point.
00:31:56Parce que t'as toujours des mecs sous les commentaires
00:31:58qui disent il est moins bon, il est meilleur
00:32:00et ils adorent comparer.
00:32:02Et Laurent, tu vois
00:32:04il a encore dit chez Quotidien, je crois, la semaine
00:32:06dernière, mon successeur c'est lui.
00:32:08En fait, à chaque fois
00:32:10je suis fier.
00:32:12Tout le monde n'aimerait pas que je dis ça
00:32:14mais je le dis. Tu joues
00:32:16au foot et il y a Zizou qui dit quand même, le petit là
00:32:18il a un bon pied gauche, ben en fait t'es content.
00:32:20Evidemment que je ne serai jamais Zizou,
00:32:22juste le fait qu'ils connaissent mon nom et qu'ils disent il est bon, ça y est.
00:32:24Mais justement quand vous arrivez
00:32:26pour votre première émission, je veux dire
00:32:28on se retrouve quand même avec une chape de plomb
00:32:30sur les épaules. Personne vous connaît
00:32:32en vrai à ce moment-là.
00:32:34Les premières vannes on se dit mais c'est qui ?
00:32:36C'est un gars du public vraiment ?
00:32:38Mais à fond ! Sur TikTok
00:32:40t'as les commentaires c'était mais il est fou ce gars-là.
00:32:42C'est un gars du public
00:32:44qui dit des machins quoi.
00:32:46Et en fait j'aime beaucoup ça parce que ça te place
00:32:48en mode je suis
00:32:50avec les vrais gens.
00:32:52Je ne fais pas partie de votre monde
00:32:54des paillettes et des trucs où on dit que votre livre il est super
00:32:56votre film il est super. Moi je dis vraiment ce que je pense
00:32:58comme tous les vrais gens.
00:33:00J'aime bien cette position-là et tu vois
00:33:02on m'a proposé de venir à la table.
00:33:04J'aime bien cette position-là. J'aime beaucoup
00:33:06cette position-là
00:33:08de gars qui est dans le vrai monde
00:33:10et qui dit vraiment ce que vous à table
00:33:12vous ne pouvez pas dire quoi.
00:33:14Mais est-ce que les gens qui sont assis à côté de vous
00:33:16le public de quelle époque
00:33:18au moment où vous n'êtes pas à l'antenne
00:33:20ils disent ah ouais bah bonne vanne. Et sinon
00:33:22elle est sympa ?
00:33:24Alors c'est drôle parce que t'as
00:33:26Gérard 65 ans qui est persuadé
00:33:28qu'il est beaucoup plus marrant que nous en fait.
00:33:30Et du coup il dit
00:33:32un peu comme sa cousine. Et il dit ça en mode bah dis-le
00:33:34qu'est-ce que t'attends. Et toi t'es là yes
00:33:36attends je suis concentré deux minutes.
00:33:38Et il dit ça vraiment cinq fois
00:33:40six fois dix fois par émission.
00:33:42Et en fait je trouve ça cool parce qu'il n'a vraiment
00:33:44pas la distance. En fait je pourrais être
00:33:46le fils de Gérard et il me dit bah vas-y t'es con
00:33:48quoi. Tu vois et je pense pas qu'il oserait
00:33:50dire ça à Léa Salamé. Et j'aime bien garder
00:33:52ce machin-là de proximité quoi.
00:33:54Au niveau des vannes que vous claquez, est-ce qu'il y en a où vous
00:33:56vous dites non celle-ci je la fais pas ?
00:33:58Ouais. Ouais. Ouais.
00:34:00Je me le dis après l'avoir dit.
00:34:02Non non non c'est vrai que ça m'est arrivé de me retenir évidemment.
00:34:04C'est ça qui est très dur que
00:34:06les gens captent pas forcément que toi tu sais
00:34:08évidemment c'est que sur dix vannes
00:34:10en fait tu vas en dire que deux et pas toujours les meilleurs.
00:34:12Parce qu'il faut le moment où ça s'arrête de
00:34:14parler, le moment où ils peuvent vite passer la caméra sur
00:34:16toi, le moment où t'es pas dans un moment
00:34:18d'émotion où il faut pas casser
00:34:20l'interview de Léa parce qu'en deux trois questions elle va
00:34:22arriver à son info. Il y a tout plein de machins
00:34:24que les gens saisissent pas forcément. Ils sont devant la télé
00:34:26ils se disent bah il est marrant ou il est pas marrant quoi.
00:34:28Et nous on est là, là j'y vais pas, là j'y vais, là j'ai trop parlé
00:34:30là je ferme ma gueule, là c'est pas le moment, là il y a l'avocat
00:34:32de machin qui dit t'as pas le droit d'aller sur ce thème là.
00:34:34Il y a l'attaché de presse qui a dit faut pas, tu dis pas ça hein.
00:34:36Il y a le fait que c'est
00:34:38une petite chanteuse un peu fragile qui a 22 ans
00:34:40bah tu vas pas la clasher comme tu clashes en ancien président
00:34:42de la république qui a les épaules pour encaisser.
00:34:44T'as un milliard de machins dans ta tête
00:34:46qui sont des filtres.
00:34:48Et il y a un truc que je déteste
00:34:50c'est le filtre réseau social que j'ai dans ma tête.
00:34:52Maintenant je l'ai et je me
00:34:54déteste pour ça. La première saison
00:34:56je faisais rire moi et mon pote.
00:34:58Je voulais juste dire des machins et après j'appelle mon pote
00:35:00c'est pas ce que j'ai dit à François Hollande
00:35:02et je lui ai dit gros t'es pas parlé anglais
00:35:04et mon gars dit non t'as pas fait ça.
00:35:06Maintenant que je commence à être un peu identifié
00:35:08je me dis oh si je vanne Hollande
00:35:10on va dire que je suis un connard de droite mais comme la semaine
00:35:12dernière j'ai vanné Bardella j'étais
00:35:14un bobo gauchiasse du coup ça va.
00:35:16Je me dis ça dans ma tête et je me déteste
00:35:18parce que ces quelques secondes
00:35:20elles t'éloignent de la vanne et de la spontanéité.
00:35:22Alors revenons au spectacle
00:35:24si vous le voulez bien. Il y a un moment que j'ai
00:35:26adoré, c'est le moment où vous expliquez
00:35:28pourquoi, alors vous avez ces deux
00:35:30ans d'écart, vous avez deux ans
00:35:32d'avance, c'est le moment où
00:35:34expliquez nous pourquoi on vous appelle Francis.
00:35:36On m'appelle Francis parce que
00:35:38encore une fois c'est une histoire vraie et tout est vrai dans ce spectacle.
00:35:40Moi dans ma famille on m'a pas vraiment
00:35:42expliqué comment exprimer mes émotions
00:35:44et un jour je suis faux amoureux
00:35:46de cette meuf là qui s'appelle Marie et Marie elle a redoublé
00:35:48moi j'ai deux ans d'avance on a trois ans d'écart donc Marie
00:35:50elle me regarde pas. Et ça déborde
00:35:52tellement, tu connais ce sentiment où t'as besoin
00:35:54en fait ça déborde j'ai besoin de lui dire
00:35:56que je l'aime, c'est pas possible.
00:35:58Et je sais pas pourquoi j'ai voulu faire un copier-coller
00:36:00basique j'ai dû voir ça dans un film.
00:36:02Y'avait pas de chat GPT déjà à l'époque. Y'avait pas de chat GPT
00:36:04du tout et j'ai l'idée de lui écrire
00:36:06un poème par SMS et je lui envoie
00:36:08à cette Marie et le lendemain
00:36:10j'arrive et je suis plein d'espoir
00:36:12et je découvre qu'elle est en train de lire mon poème à toute
00:36:14la classe et je la vois faire
00:36:16petite Marie je parle
00:36:18de toi parce qu'avec ta petite voix
00:36:20ta petite manie tu as versé sur ma vie
00:36:22des milliers de roses. En fait bêtement
00:36:24j'avais
00:36:26j'avais recopié
00:36:28une chanson de Francis Cabrel parce qu'elle
00:36:30s'appelle Marie ça va marcher et Cabrel il fait
00:36:32faire des meufs ça va marcher pour moi.
00:36:34J'étais con à ce point là Bruno parce que je sais pas
00:36:36faire avec les émotions. Et oui
00:36:38pendant deux ans ça m'a appelé Francis dans toute l'école.
00:36:40Alors moi je me suis dit tiens
00:36:42si on faisait la même chose
00:36:44voici l'interview Francis Cabrel
00:36:46j'ai récupéré des paroles de chansons de Francis
00:36:48comme vous et j'en ai fait des questions.
00:36:50C'est excellent.
00:36:52Paul, le monde a tellement de regrets
00:36:54tellement de choses qu'on promet
00:36:56et vous avez déjà promis
00:36:58quelque chose que vous n'avez pas tenu mais je peux vous le faire
00:37:00si vous voulez avec le ton. Le monde a tellement de
00:37:02regrets, tellement de choses qu'on promet.
00:37:04Vous avez déjà promis quelque chose
00:37:06que vous n'avez pas tenu ?
00:37:08Tu le fais hyper bien sauf la fin.
00:37:12Vous avez déjà promis quelque chose que vous n'avez pas tenu ?
00:37:16Je vais beaucoup
00:37:18manquer d'humilité et te dire
00:37:20non, j'ai plein de défauts
00:37:22mais je pense que j'ai vraiment un truc
00:37:24assez militaire de quand je dis un truc
00:37:26je le pense à fond et je vais vraiment le faire.
00:37:28Donc je n'ai pas de truc en tête qui me vient là tout droit.
00:37:30Il n'y a pas de soucis.
00:37:32Interview Francis Cabrel de Paul de Saint-Sermain
00:37:34Elle porte des rubans
00:37:36qu'elle laisse s'envoler. Elle me chante souvent
00:37:38que j'ai tort d'essayer.
00:37:40Et vous, qu'est-ce que vous chantez
00:37:42souvent ?
00:37:44Que j'ai tort d'essayer ?
00:37:46En ce moment je suis sur la chanson de
00:37:48Chas Schneider, la SNCF.
00:37:50Je prends une voix de fragile et je fais
00:37:52dans ma douche, mais qu'est-ce que ça veut dire
00:37:54d'être ensemble si on n'est pas
00:37:56ensemble ? Et je force sur le « si on n'est pas ensemble »
00:37:58D'abord, vous êtes habité
00:38:00en le faisant. Faites attention. « Si on n'est pas ensemble »
00:38:02Et avant j'étais très
00:38:04sur Khaled
00:38:06comme si
00:38:08je n'existais pas.
00:38:10Mais je ne sais pas si je n'étais pas un peu raciste parce que je prenais l'accent
00:38:12en chantant. Et je me suis dit
00:38:14à un moment il faut que tu arrêtes de faire ça. Gardez cette anecdote pour un repas
00:38:16peut-être.
00:38:18Mais je ne sais pas, naturellement, j'étais
00:38:20vraiment habité. Donc j'étais comme si
00:38:22j'allais loin. Mais ça on le fait avec
00:38:24plein de chansons parce que
00:38:26c'était Louisy Joseph qui chantait
00:38:28C'est comme quand tu fais Cabrel et que tu prends l'accent. Mais évidemment
00:38:30Louisy Joseph faisait « Ah si par terre ! »
00:38:32« Ah si par terre ! » On était obligé de faire « Ah »
00:38:34sinon ça ne marche pas. « Moi le monde qui... »
00:38:36Je vois, je vois.
00:38:38Interview Francis Cabrel, Paul de Saint-Cernin.
00:38:40« Ah si par terre ! » Toujours le même film
00:38:42qui passe. Quel film
00:38:44vous pouvez regarder en boucle ? Votre film culte, c'est quoi ?
00:38:46OSS 117, Rio ne répond plus.
00:38:48Bien sûr.
00:38:50Je ne sais pas pourquoi, c'est fou d'avoir
00:38:52une telle liberté d'arriver à être
00:38:54à un tel degré d'humour que tu peux
00:38:56dire quand même
00:38:58les juifs et l'argent. Et c'est marrant.
00:39:00Bien sûr. Alors que tu n'es pas juif
00:39:02et que tout va... Ça c'est le 2 en plus. Ça c'est Rio
00:39:04ne répond plus. C'est dans le 2.
00:39:06Quand il parle de la Shoah et qu'il dit « Ah oui,
00:39:08c'est l'histoire. »
00:39:10Et en fait, il n'y a que
00:39:12Jean Dujardin pour faire ça. Tu mets
00:39:14n'importe quel acteur, je te jure que ce n'est pas pareil
00:39:16parce qu'il n'a pas le sourcil qui fait qu'il est
00:39:18trop français, misogyne
00:39:20et raciste pour s'assumer,
00:39:22pour que ce soit assez marrant.
00:39:24Je ne sais pas comment expliquer ça. Ça va tellement
00:39:26loin que ça y est, on est dans la caricature.
00:39:28Mais Jean Dujardin, il était dans le teaser de votre
00:39:30spectacle. Je ne sais pas comment ça s'est
00:39:32passé. J'ai envoyé un DM. Non mais vraiment,
00:39:34j'envoie un DM. « Mec,
00:39:36je suis fan de toi. » C'est mon acteur
00:39:38préféré. « Je vais lancer ma tournée.
00:39:40On ne se connaît pas. Peut-être que tu ne sais pas
00:39:42qui je suis. S'il te plaît, j'aimerais bien. »
00:39:44Et il répond « Tu me fais marrer.
00:39:46Écris-moi une connerie. Si c'est marrant,
00:39:48j'irai. Si ce n'est pas marrant, je n'irai pas. »
00:39:50J'écris une connerie. Je lui dis « Tiens,
00:39:52tu ne parles pas. Tu es au second
00:39:54plan. Et je vais te chier dessus pendant une
00:39:56minute. » Et en fait,
00:39:58il a tellement la vision et l'autodérision
00:40:00pour capter « En fait, si je le fais, je gagne
00:40:02à la fin. » Qu'il dit « C'est bien con comme
00:40:04j'aime. J'y vais. » Deux jours après,
00:40:06on était Gare de Lyon. Je lui dis « Mais je peux t'envoyer un taxi ? »
00:40:08« Non, t'inquiète. Jean Dujardin.
00:40:10Oscar du meilleur acteur.
00:40:12Il arrive Gare de Lyon. Petit manteau,
00:40:14petite lunette, salon voyageur. Le salon
00:40:16s'arrête. » J'ai vu ce que c'était une star.
00:40:18Pardon, j'en connais des copains humoristes.
00:40:20J'ai vu ce que c'était une vraie star.
00:40:22Il rentre dans le salon.
00:40:24La gare s'arrête.
00:40:26La gare s'arrête.
00:40:28Et en fait, il est obligé de faire une blague. Pas parce que
00:40:30j'existe, je suis Jean Dujardin.
00:40:32Si je ne fais pas cette blague,
00:40:34il y aura une tension maximale dans cette pièce.
00:40:36Et du coup, il passe au milieu des
00:40:38tables et des gens sur les ordi et il dit « Alors, notez. »
00:40:40Et il fait seulement de faire la dictée.
00:40:42Et cette phrase fait que
00:40:44on peut tous exploser, rire d'un coup
00:40:46et dire « C'est bon, il a vu qu'on l'avait vu,
00:40:48que c'était Jean Dujardin. On peut reprendre
00:40:50Vaca et nos occupations. »
00:40:52J'ai vu ce que c'était une star. Il se pose là derrière.
00:40:54Je n'ai jamais ri autant de ma vie.
00:40:56Le teaser, il est au second
00:40:58plan sur une chaise et il fait des visages
00:41:00d'OSS en fait.
00:41:02Il y a le châmeau, le truc.
00:41:04Et je n'ai jamais ri autant de ma vie.
00:41:06En fait, il est trop fort.
00:41:08Voilà, je ne sais pas quoi dire. Il est trop fort.
00:41:10Et il repart après.
00:41:12Là, je peux prendre un taxi.
00:41:14« Ah ouais, si tu peux me prendre un Uber, ça m'arrange. »
00:41:16Tu vois, le gars vraiment. Je suis Jean Dujardin.
00:41:18Et voilà, il dit
00:41:20« Bon, moi je me suis marré. Si c'est nul,
00:41:22tu ne le postes pas, tout va bien. J'ai passé un bon moment. »
00:41:24Gros, c'est fou ce que je viens de dire.
00:41:26Il est extraordinaire.
00:41:28Interview Francis Cabrel de Pôle de Saint-Cernin.
00:41:30Vous suivez un peu l'actu, je suppose.
00:41:32C'est important par rapport à vos vannes.
00:41:34Vous voyez en gros ce qu'il se passe.
00:41:36Est-ce que ce monde est sérieux ?
00:41:38Est-ce que ce monde est sérieux ?
00:41:40En ce moment, ce monde, il n'est pas sérieux.
00:41:42J'ai vu une vidéo de Trump
00:41:44faite par une IA où il est à Gaza
00:41:46et il a fait
00:41:48un resort.
00:41:50Est-ce que ce monde est sérieux ? Ben non.
00:41:52Il fait comme ça avec des billets
00:41:54et à la fin, il est avec Netanyahou sur un transat
00:41:56en train de siroquer un cocktail.
00:41:58Il n'est pas trop sérieux.
00:42:00Et enfin, cher Paul,
00:42:02quand je serai fatigué du sourire de ces gens
00:42:04qui m'écrasent, j'irai dormir
00:42:06chez la Dame d'Eau de Savoie.
00:42:08C'est une personnalité, je la connais.
00:42:10Mais vous, vous irez dormir où ?
00:42:12Je fais un mélange des deux.
00:42:14Vous, vous irez dormir où, cher Paul,
00:42:16quand vous serez fatigué de tout ?
00:42:18Peut-être que je repartirai en Aveyron,
00:42:20là d'où vient ma famille.
00:42:22Sauf s'il fait trop chaud, parce qu'il fait très chaud maintenant là-bas.
00:42:24Manger du Roquefort.
00:42:26Pas d'alligot ?
00:42:28Si, évidemment. Saucisse sèche alligot.
00:42:30C'est un mot que tu connais ?
00:42:32Bah oui.
00:42:34Qu'est-ce que c'est cool là-bas.
00:42:36Il ne faut pas le dire trop fort.
00:42:38Parce que sinon, les gens vont en vacances.
00:42:40Il y a pas mal de Hollandais. J'aime bien les Hollandais.
00:42:42C'est Bordeurs, ça.
00:42:44Ils sont lagards.
00:42:46Ils sont remplacés arabes et tu vois, c'est bizarre.
00:42:48J'aime bien les arabes.
00:42:50Mais ça ne marche pas.
00:42:52C'est bon pour l'Europe.
00:42:54J'ai reçu des textos.
00:42:56Paul de Saint-Cernin fait son Bon Dimanche Show sur RTL.
00:42:58Vous restez avec nous.
00:43:00On va se retrouver dans quelques instants.
00:43:02On vous a prévu l'interview en avance.
00:43:04Je conseille à tous mes copains artistes de venir ici.
00:43:06C'est trop bien.
00:43:08Comme ils n'écoutent pas, envoyez-leur un truc sur Whatsapp.
00:43:10Sinon, ça n'aura pas d'intérêt.
00:43:12Je vais récupérer une nouvelle fois Chantal Latzou.
00:43:14A tout de suite sur RTL.
00:43:20Le Bon Dimanche Show, c'est l'émission préférée de Céline Dion.
00:43:22Bonjour, c'est Céline Dion.
00:43:24Et j'écoute le Bon Dimanche Show.
00:43:26Exactement ce que je disais.
00:43:28Bruno Guillon, jusqu'à 15h30 sur RTL.
00:43:32Paul de Saint-Cernin est en tournée dans toute la France.
00:43:34Mais pas que.
00:43:36Ça va passer par la Belgique.
00:43:38J'ai vu Casablanca également le 17 mai.
00:43:40Je suis trop content d'aller là-bas.
00:43:42T'es reçu là-bas, mais tu manges.
00:43:44Les gens sont sympas.
00:43:46Mais laisse tomber.
00:43:48Je suis déjà allé là il y a quelques semaines.
00:43:50Parce que là, vous repartez d'Europe.
00:43:52Vous n'irez pas avec ce genre de truc.
00:43:54Je préfère vous prévenir.
00:43:56J'y retourne en janvier prochain.
00:43:58J'ai une tournée là-bas.
00:44:00Vous serez à Paris à partir du 25 septembre à l'Européen.
00:44:02Le spectacle, en fait.
00:44:04C'est vrai, on parlait tout à l'heure de Calepocle.
00:44:06Mais il sert aussi à casser cette image de sniper.
00:44:08Et les gens qui viennent vous voir
00:44:10se disent que le mec
00:44:12est drôle et pas forcément
00:44:14en claquant des vannes toutes les deux secondes.
00:44:16Rappelle-moi le prénom.
00:44:18François.
00:44:20François m'a dit ça tout à l'heure.
00:44:22Il a eu la gentillesse de venir voir le spectacle.
00:44:24Il a très bien résumé ça.
00:44:26Il m'a dit que je ne savais pas à quoi m'attendre.
00:44:28Je ne savais pas ce que j'allais voir.
00:44:30Et j'ai été surpris.
00:44:32Et c'est à l'opposé
00:44:34de ce que tu fais à la télé.
00:44:36Je te remercie pour ces mots tout à l'heure.
00:44:38Il a vraiment vu
00:44:40un truc très différent.
00:44:42Je pense que beaucoup de gens se posent la question.
00:44:44Qu'est-ce que tu vas voir ?
00:44:46Sur Insta, tu ne vois qu'un gars
00:44:48qui cartonne des gens en 10 secondes.
00:44:50C'est très écrit.
00:44:52Il y a une structure, des runnings,
00:44:54une fin qui te permet de comprendre le début.
00:44:56Dont on ne parlera pas.
00:44:58La fin est géniale et extrêmement touchante.
00:45:00Je te remercie pour ça de ne pas la dévoiler.
00:45:02J'adore que les gens se prennent une claque en venant la voir.
00:45:04Je trouve ça cool de se mettre à poil
00:45:06sur scène à la fin.
00:45:08Je parle moralement.
00:45:10Tu sais que j'ai eu le doute
00:45:12comme tu l'as dit très sérieusement.
00:45:14Je me suis dit que c'est Hildon.
00:45:18Même l'affiche du spectacle
00:45:20ressemble un peu
00:45:22à une photo d'album
00:45:24d'école où vous vous êtes inspiré
00:45:26du rappeur Lil Wayne.
00:45:28Il y a Lil Wayne qui a fait une pochette d'album comme ça.
00:45:30Je crois que c'est de Carter 3.
00:45:32Et il y a Snoop Dogg
00:45:34qui a une photo de lui, une vraie.
00:45:36De schoolboy.
00:45:38C'est drôle parce que ta productrice
00:45:40a dit tout à l'heure qu'il avait pété l'écran.
00:45:42Elle a vraiment dit ça ?
00:45:44Ils sont très premier degré ici.
00:45:46RTL, un écran, c'est un écran.
00:45:48Il y a des choses avec lesquelles
00:45:50on ne rigole pas.
00:45:52Vos parents ne l'ont vu le spectacle ou toujours pas ?
00:45:54Toujours pas. Je leur interdis.
00:45:56C'est un moment que je sacralise un peu.
00:45:58Ils vont vous faire un truc à la Woody Allen.
00:46:00Ils vont venir avec un faux nez, des moustaches, des lunettes.
00:46:02Ils ont hésité.
00:46:04Ils respectent ma volonté.
00:46:06Je leur ai dit de venir quand ils voulaient.
00:46:08Je leur ai dit qu'il y avait des super salles.
00:46:10Il y a Bordeaux, il y a Toulouse.
00:46:12Ils se sont dit que c'était trop loin.
00:46:14Maintenant, c'est eux qui disent que c'est bon.
00:46:16En honnêteté,
00:46:18si jamais ils sont dans la salle,
00:46:20que vous le savez,
00:46:22vous mettez un coup de frein sur certaines vannes ?
00:46:24Inconsciemment, tu joues différemment.
00:46:26J'en suis sûr.
00:46:28Ça t'est déjà arrivé d'animer un truc où il y a tes parents dans la salle ?
00:46:30Jamais.
00:46:32Tu le vivrais comment ?
00:46:34Je ne serais pas très à l'aise.
00:46:36Même ta femme ?
00:46:38Tu te dis que tu es le même gars, mais en fait, tu n'es pas le même gars.
00:46:42Il y a une partie de toi qui te regarde jouer
00:46:44et qui te dit ce qu'elle pense de ça.
00:46:46Les premiers extraits du spectacle,
00:46:48l'écriture, etc.
00:46:50Vous avez testé auprès de qui ?
00:46:52La plupart des humoristes qui écrivent et qui claquent des vannes.
00:46:54Est-ce qu'il y a eu du tri ?
00:46:56Beaucoup.
00:46:58Je passe ma vie dans les Comedy Club à Paris.
00:47:00C'est des petites salles, des petites caves
00:47:02où on vient et on joue dix minutes, un quart d'heure.
00:47:04Je viens du Comedy Club.
00:47:06Le producteur de quelle époque vient me chercher dans un Comedy Club ?
00:47:08C'est ce que je fais dans ma vie.
00:47:10Six jours par semaine, c'est mon travail.
00:47:12Ce n'est pas la télé, c'est la scène.
00:47:14Tu joues dix minutes par dix minutes
00:47:16et dès que tu as construit quelque chose,
00:47:18tu pars en région,
00:47:20dans des théâtres un peu cachés.
00:47:22Il y en a à Caen, à Rouen, à Marseille, à Lille,
00:47:24qui sont un circuit assez classique que tous les humoristes connaissent.
00:47:26Le théâtre à l'ouest ?
00:47:28Exactement, bravo.
00:47:30Tu passes ta vie à ce qu'on appelle faire un rodage.
00:47:32Ce sont des moments qui sont assez précieux
00:47:34quand tu te souviens derrière parce que tu jettes la moitié du spectacle.
00:47:36Surtout que moi,
00:47:38j'ai une assez grosse exigence, je crois.
00:47:40Je suis très dur.
00:47:42Si ça ne marche pas, ça ne marche pas.
00:47:44On la vire.
00:47:46J'ai adoré ce moment de création.
00:47:48Il est long, il est dur, mais tu es très fier
00:47:50à la fin d'avoir le produit que tu as dans tes mains
00:47:52et tu te rappelles de tous ces moments-là.
00:47:54Paul, il y a une interview que je voulais garder
00:47:56pour après les infos de 15h.
00:47:58Je vais prendre un peu d'avance.
00:48:00C'est beaucoup d'avance, 15h !
00:48:02Ça tombe bien parce que
00:48:04c'est l'interview en avance.
00:48:06Vous aviez deux ans d'avance à l'école,
00:48:08donc du coup, faisons l'interview en avance.
00:48:10Je vous pose deux-trois questions maintenant
00:48:12et on continuera après les infos.
00:48:14Interview en avance,
00:48:16prenons de l'avance. Vous savez déjà ce que vous faites après l'émission
00:48:18ou pas, Paul ?
00:48:20Oui, je pars jouer à Omécourt. C'est où Omécourt ?
00:48:22Omécourt, c'est dans l'Est de la France,
00:48:24à côté de Metz.
00:48:26Bravo Bruno !
00:48:28C'est qui l'artiste qui était vraiment
00:48:30trop en avance sur son temps pour vous ?
00:48:32Je pense qu'un mec comme
00:48:34Panayotis sur son premier spectacle,
00:48:36beaucoup de gens disent
00:48:38« ça manque peut-être un peu de vannes » et en fait, non.
00:48:40On a tous pris une claquasse de « je me mets à poil »
00:48:42et tu le regardes
00:48:445 ans après, tu te dis « ah ouais, il était un peu en avance ».
00:48:46Il y avait Eric Judor
00:48:48avec Platane.
00:48:50En fait, c'est la première fois où tu n'as pas
00:48:52prémisse, chute, boum, vanne, rire, bravo.
00:48:54C'est que des petites vannettes
00:48:56de malaise un peu
00:48:58et tu le regardes 15 ans après,
00:49:00tu te dis « mais le gars, il avait 15 ans d'avance sur la vanne ! »
00:49:02En fait, c'était british avant l'heure.
00:49:04Je ne sais pas comment expliquer.
00:49:06Il y a des trucs comme ça. Nekfeu,
00:49:08je pense, son premier album,
00:49:10il peut le ressortir aujourd'hui,
00:49:12t'as les grosses instru qui cartonnent aujourd'hui,
00:49:14t'as le côté très écrit
00:49:16qu'on commence à
00:49:18réapprécier. T'as des mecs comme ça
00:49:20qui sont en avance, je trouve.
00:49:22Interview en avance, est-ce que vous êtes capable de me donner la réponse à la huitième question
00:49:24qui arrive là ?
00:49:26Ouais, c'est mardi.
00:49:28Vous vous voyez où
00:49:30dans dix ans, Paul ?
00:49:32J'espère sur scène.
00:49:34J'ai la chance qu'on me propose des rôles au cinéma,
00:49:36qu'on me propose des séries, des émissions.
00:49:38En ce moment, c'est un peu cool.
00:49:40Le gars-là, il est un peu à la mode, il faut lui proposer plein de trucs.
00:49:42Moi, je veux vraiment être très fort
00:49:44sur scène et
00:49:46qu'on
00:49:48m'identifie comme ça. Et pas « le gars,
00:49:50il fait un peu de télé, il fait un peu de scène, il fait un peu de cinéma,
00:49:52il veut être un peu connu, il est plutôt bon
00:49:54partout, pas génie nulle part, tu vois ?
00:49:56J'aimerais vraiment que dans dix ans, on se dise « Ouais,
00:49:58ben oui, stand-up, il y a Gad,
00:50:00il y a Roman Frissinet, il y a Farid,
00:50:02il y a Saint-Cernain, il y a Panagiotis. » J'aimerais être
00:50:04dans cette liste-là, et
00:50:06je fais tout pour.
00:50:08Vous êtes fan d'une série télé,
00:50:10vous l'avez dévorée, vous voudriez voir
00:50:12la saison prochaine en avance.
00:50:14On parle de quelle série télé ?
00:50:16Je ne l'ai pas du tout là.
00:50:18Ok, c'est pas grave, on coupe.
00:50:20Sur le tournage, de quelle époque vous arrivez,
00:50:22à quelle heure ? On a eu le message tout à l'heure
00:50:24de Léa qui nous disait que vous étiez
00:50:26arrivé en retard. En fait, je suis toujours le gars qui
00:50:28arrivait en avance, je suis allé au premier au maquillage pour
00:50:30après laisser le temps à tout le monde et tout.
00:50:32Et en fait, j'attendais une heure tout seul,
00:50:34et je te dévoile un secret, je suis le seul qui n'avait pas de loge pendant
00:50:36deux ans.
00:50:38Mais c'est vrai, et j'aimais bien ce truc-là.
00:50:40Et donc je parle avec le mec de la sécu et tout, parce que
00:50:42souvent on parle foot et tout, bref.
00:50:44Et maintenant, franchement, j'arrive à arriver
00:50:46au dernier moment, parce que
00:50:48tu ne perds pas d'influx nerveux, tu es dans une énergie de
00:50:50j'en ai plus rien à foutre,
00:50:52je dois être marrant dans cinq minutes, vite, vite, j'ai pas le temps,
00:50:54boum, j'arrive, j'ai le t-shirt de quand j'étais dans le train
00:50:56et tout. Et tu as un truc différent,
00:50:58tu oses et tu t'en fous un peu.
00:51:00Il parlera de quoi, votre prochain spectacle ?
00:51:02Ne vous faites pas chier, c'est mardi, la réponse.
00:51:04Et enfin,
00:51:06ça va être niche.
00:51:08Je peux vous dire, commencez
00:51:10à bosser maintenant, parce que ça va être niche.
00:51:12Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le mardi, c'est toujours
00:51:14après le lundi.
00:51:16C'est vrai, il y a un vendredi 13,
00:51:18pourquoi on n'a pas peur du mardi 8 ?
00:51:20Quand on est en avance,
00:51:22il faut des excuses, comme quand on est en retard.
00:51:24Mardi, très bien.
00:51:26C'est Paul de Saint-Sernin
00:51:28qui fait son bon dimanche chaud sur RTL.
00:51:30Bon, alors évidemment, dans un instant,
00:51:32je vais laisser de côté mes questions et je vais utiliser
00:51:34celles d'une intervieweuse que
00:51:36vous connaissez. Déjà parce que
00:51:38on avait bossé quand même une grosse,
00:51:40grosse partie de l'émission et au bout de 45 minutes,
00:51:42on s'est dit on va faire une pause. J'ai récupéré des
00:51:44questions de Léa Salamé.
00:51:46Elle va vous les poser à vous, du coup.
00:51:48C'est une interview. Quelle époque qui arrive sur RTL ?
00:51:54Il y a des rencontres
00:51:56qui changent la vie.
00:51:58Des instants qui remettent en question
00:52:00tout le reste de votre
00:52:02existence. Bon,
00:52:04ça, ça peut attendre un peu.
00:52:06Pour l'instant, c'est le bon
00:52:08dimanche chaud sur RTL.
00:52:10Paul de Saint-Sernin
00:52:12fait son bon dimanche chaud sur RTL.
00:52:14On parle de cette tournée à travers
00:52:16toute la France, de ce spectacle
00:52:18qu'on a adoré, qui nous a fait beaucoup rire.
00:52:20On parlait des différents thèmes que vous abordez dans votre
00:52:22spectacle, cher Paul. Il y a un sujet
00:52:24dont on n'a pas parlé, c'est le foot.
00:52:26Vous vous dites que le foot, ça a été vraiment
00:52:28libérateur pour vous.
00:52:30À quel point ? En fait, je parle du foot, mais pas
00:52:32du terrain. Je parle de...
00:52:34J'ai beaucoup de femmes dans la salle, beaucoup
00:52:36d'hommes qui n'aiment pas le foot et
00:52:38tout le monde s'y retrouve parce que je ne parle jamais de...
00:52:40Eh, derrière droit, il n'a pas de pied gauche. Non.
00:52:42Putain, j'ai un guillot, là.
00:52:44Waouh !
00:52:46Autant toute l'émission, je m'étais fait un peu chier,
00:52:48mais à un moment, il a dit derrière droit, il n'a pas de pied gauche.
00:52:50Je parle du côté rassembleur et inclusif.
00:52:52Comment Paul de Saint-Sernin, qui va
00:52:54à la messe le dimanche matin, le dimanche après-midi,
00:52:56il est au foot au fin fond de Villeneuve-Lagarenne
00:52:58et il est aussi à l'aise dans les deux mondes
00:53:00grâce au foot. Comment un
00:53:02grand patron, j'arrive à Canal, mon
00:53:04grand patron, moi je suis petit stagiaire,
00:53:06il ne s'est pas censé connaître mon prénom,
00:53:08et on va faire un match de foot et je ne suis pas...
00:53:10Et en deux secondes,
00:53:12on devient meilleurs potes.
00:53:14Il n'y a que le foot pour faire ça.
00:53:16Dis-moi un autre truc qui fait que tes stagiaires,
00:53:18t'arrives et le lendemain, le patron de Canal, il connaît ton nom
00:53:20et vous rigolez ensemble.
00:53:22On a lu Hard, mais ça c'est une anecdote que j'avais
00:53:24dit il y a longtemps, après je n'ai pas vu.
00:53:26C'est ça. Tu vois,
00:53:28ce pouvoir-là, il y a
00:53:30peu de machins dans le monde qui l'ont à part
00:53:32le foot. J'ai des anecdotes comme ça.
00:53:34C'est vrai que c'était Louis XVI votre surnom au foot ?
00:53:36Laisse tomber, j'arrive, premier entraînement, cheveux,
00:53:38les gars, il y a Louis XVI !
00:53:40Ça y est, je suis mort.
00:53:42Pareil, là, on va repartir
00:53:44sur le côté européen, mais dans mon équipe,
00:53:46on est deux blancs. C'est con,
00:53:48et on le sent pas. Parce qu'en fait, t'as plus les riches,
00:53:50t'as plus les pauvres, t'as plus les blancs, t'as plus les noirs,
00:53:52t'as des gars avec des shorts qui font
00:53:54des bonnes passes ou pas. Il n'y a que ton niveau
00:53:56de jeu qui définit qui tu es.
00:53:58Si t'es inclus ou pas. C'est assez fou
00:54:00dans le foot et j'adore ça.
00:54:02C'est beau ce que vous venez de dire. Ça me rappelle
00:54:04le discours de
00:54:06Sylvester Stallone à la fin de Rocky IV.
00:54:08Quand il dit...
00:54:10Exactement.
00:54:12Quand il fait
00:54:14l'amitié entre le peuple russe
00:54:16et le peuple américain. Je trouvais ça magnifique.
00:54:18Bon. Quelle époque ? On en parlait tout à l'heure.
00:54:20Vous êtes tous les samedis dans le public.
00:54:22De quelle époque ? Où vous intervenez.
00:54:24Vous ne voulez pas être autour de la table ?
00:54:26Moi, j'aimerais que vous soyez autour de la table.
00:54:28On a récupéré des questions de
00:54:30Léa Salamé. Elle les a posées à d'autres invités
00:54:32qu'à vous, forcément. Mais vous les prenez pour vous
00:54:34parce que c'est vous qui allez répondre.
00:54:36Voici la première question de Léa.
00:54:38Vous ne deviez pas réussir. Vous n'aviez rien pour réussir.
00:54:40Et vraiment, quand on veut, on peut.
00:54:42C'est ça, votre mantra.
00:54:44Alors, je te remercie, mais j'avais rien pour réussir.
00:54:46Qu'est-ce que t'entends par là, Léa Salamé ?
00:54:48C'est pas très très gentil.
00:54:50Votre deuxième
00:54:52question de Léa, c'est celle-ci.
00:54:54Vous racontez votre vie et vous dites
00:54:56que vous ne vous aimiez pas. Vous n'aimiez pas
00:54:58votre gueule. Vous n'aimiez pas votre voix.
00:55:00Et j'ai du mal à comprendre ça.
00:55:02C'est vrai que
00:55:04c'est étonnant quand tu me regardes
00:55:06aujourd'hui.
00:55:08Ça me fait très bizarre d'être vouvoyé par toi, Léa.
00:55:10Effectivement,
00:55:12j'étais pas très à l'aise dans mes baskets.
00:55:14J'avais pas beaucoup de copains.
00:55:16J'explique pourquoi à la fin du spectacle.
00:55:18Et...
00:55:20Je sais pas si je m'aimais pas. J'ai jamais été
00:55:22ce gars-là qui dit je veux pas être moi, je veux pas être dans mon corps.
00:55:24C'est pas vrai. Mais j'étais pas
00:55:26le gars populaire qui était invité, ça c'est vrai,
00:55:28aux anniversaires. Le fameux gars populaire du lycée.
00:55:30C'est ça. On le connaît tous et on le déteste.
00:55:32Le fameux. C'est Paul de Saint-Cernain
00:55:34qui fait son bon dimanche show sur RTL.
00:55:36On va continuer cette interview qu'à l'époque,
00:55:38si vous le voulez bien, après les infos. Puis,
00:55:40il y a Patrick Chanfray qui vient de nous rejoindre.
00:55:42Merci d'écouter RTL. J'adore.
00:55:44Moi aussi, bien sûr.
00:55:46Ah, moi je pensais que vous parliez de l'interview qu'à l'époque.
00:55:48RTL.
00:55:50Pas du tout. Il est 15h.
00:56:00RTL.
00:56:0214h15 à 30.
00:56:04Le bon dimanche show.
00:56:06Avec Bruno Guillon.
00:56:10Et avec Paul de Saint-Cernain qui fait son
00:56:12bon dimanche show sur RTL, il nous reste encore une
00:56:14demi-heure à passer ensemble, cher Paul. Je suis ravi,
00:56:16on va vous applaudir. Je kiffe ce moment. A travers
00:56:18toute la France. Eh bien, vous savez quoi, c'est un kiff partagé.
00:56:20On va continuer cette interview qu'on a débutée
00:56:22juste avant les infos, puisque
00:56:24les auditeurs d'RTL vous ont connus, pour la
00:56:26plupart, grâce à
00:56:28l'époque. Eh bien, c'est Léa Salamé
00:56:30Léa Salamé.
00:56:32Eh bien, c'est Léa Salamé qui
00:56:34vous pose ses questions. Voici
00:56:36une autre question de Léa. Votre père.
00:56:38Un mot sur votre père.
00:56:40Vous savez où toucher, Léa.
00:56:42Mon père, c'est
00:56:44mon modèle. C'est
00:56:46un roc,
00:56:48une pierre. Il s'appelle Pierre.
00:56:50Il a un truc de solidité, de
00:56:52droiture, chevalier blanc extrême.
00:56:54Et en même temps, il a les
00:56:56petits défauts qui vont avec ça.
00:56:58Pas le communicant de l'année.
00:57:00Très taiseux.
00:57:02Très dur. Très grand.
00:57:04Il y a un côté, c'est un peu, ouais, la caricature
00:57:06de ce daron-là, quoi.
00:57:10Mais il a une droiture folle.
00:57:12Et c'est vrai que tout ce que je fais
00:57:14un peu, encore, j'aimerais me détacher de ce truc-là
00:57:16encore aujourd'hui, c'est un peu pour qu'il dise
00:57:18putain, bravo, c'est cool, quoi. Mais justement,
00:57:20quand vous avez dit à vos parents,
00:57:22vos parents ont compris que vous alliez partir
00:57:24dans le monde des saletins banques,
00:57:26ça a été quoi, leur réaction ?
00:57:28Alors, il y a eu deux étapes.
00:57:30La première, c'est quand je quitte mon école d'ingénieur
00:57:32en plein milieu d'année. Tu vois, bac scientifique,
00:57:34deux ans d'avance, école d'ingénieur,
00:57:36boum, au bout de six mois, je me casse, j'arrête.
00:57:38Je ne veux pas faire des maths et de la physique
00:57:40pendant huit heures, par jour.
00:57:42Il dit, ok, bah,
00:57:44trouve un truc vite, parce que sinon, tu pars en avéron, ramasser
00:57:46des bottes de foin chez tes grands-parents.
00:57:48Tu vas pas rester là. Faut pas nourrir
00:57:50une bouche, t'y fous rien.
00:57:52C'est là où je commence à dire, je veux être journaliste,
00:57:54je commence à trouver une école
00:57:56qui recrute au milieu d'année, il y a un concours,
00:57:58je demande un emploi du temps aménagé, je bosse, je bosse.
00:58:00Et là, ils se flippent
00:58:02un peu, et je les rassure
00:58:04parce que je finis majeure de mon école, machin, tout ça,
00:58:06et puis je commence à présenter
00:58:08les infos, ils me voient à la télé, ils se disent,
00:58:10ok, il n'a pas fait de la merde, c'est cool.
00:58:12Et deuxième étape, c'est quand je refuse
00:58:14le contrat de Canal+, c'est très rare, un contrat
00:58:16dans le milieu du journalisme,
00:58:18pour aller faire des blagues dans des bars,
00:58:20vraiment, tu fais des vannes
00:58:22devant des gens qui mangent, Patrick Chanfray
00:58:24qui arrive dans quelques minutes, il sait,
00:58:26tu fais des vannes, il y a des gens, ils bouffent, ils t'écoutent pas.
00:58:28Et là,
00:58:30ils ont eu tellement de confiance en moi
00:58:32parce que j'avais déjà réussi ma première transition dont je viens
00:58:34de te parler, ils ont dit, vas-y, fais,
00:58:36on te regarde, on te fait confiance. On n'est pas sûr
00:58:38du tout, mais on te regarde, on te fait confiance.
00:58:40Et par rapport aux frères et sœurs, parce que du coup
00:58:42vous êtes le frère aîné,
00:58:44ça crée un précédent, du coup,
00:58:46là on a eu votre petit frère qui est comédien,
00:58:48vous avez laissé un message tout à l'heure,
00:58:50ça met un grain de sable quand même dans les rouages
00:58:52de la famille. Peut-être qu'il y a un côté c'est possible.
00:58:54Parce que c'est des métiers qui ne sont pas
00:58:56possibles chez nous. Tu vois, on est 43 cousins,
00:58:58il y a des médecins, des militaires, et voilà.
00:59:00Et c'est vrai que c'est possible
00:59:02en fait, de dire des proutes
00:59:04et d'être payé à la fin du mois.
00:59:06Et du coup, t'ouvres un peu cette porte de
00:59:08ça existe. Après,
00:59:10sur 6 enfants, il y en a 2 qui sont
00:59:12saletins blancs, je pense que si tu demandes aux parents, c'est suffisant.
00:59:14On a le quota.
00:59:16Autre question de Léa Salamé
00:59:18qu'on a récupérée pour vous, Paul de Saint-Cernin.
00:59:20Il faut savoir que Michael Jackson
00:59:22était fan de vous, Kelton John était fan
00:59:24de vous, que Lady Diana était
00:59:26fan de vous. C'est assez
00:59:28dingue, non ? Ouais, alors
00:59:30Lady Di, c'est un peu biaisé parce qu'on est sortis ensemble
00:59:322 ans, mais Michael, ça m'a
00:59:34fait un truc ouais. Et d'ailleurs, quand il chante
00:59:36Billie Jean, en fait, s'il t'écoute bien,
00:59:38c'est Paul et Jean.
00:59:40On a beaucoup de chance de vous avoir dans vos
00:59:42Dimanche Show sur RTL.
00:59:44Évidemment, cette chanson, hommage,
00:59:46elle a été écrite pour vous.
00:59:50C'est Paul de Saint-Cernin
00:59:52qui fait son Bon Dimanche Show sur RTL. On va se retrouver
00:59:54dans quelques instants, vous en parliez avec
00:59:56Patrick Chanfray, à tout de suite !
01:00:02Avant, le dimanche après-midi,
01:00:04j'étais triste,
01:00:06j'avais pas d'amis.
01:00:08Aujourd'hui, j'ai toujours pas
01:00:10d'amis, mais au moins je m'amarre.
01:00:12Le Bon Dimanche Show, Bruno Guillon
01:00:14sur RTL. Paul de Saint-Cernin
01:00:16est en tournée dans toute
01:00:18la France, il passera forcément à côté
01:00:20de chez vous. Je vais donner les prochaines dates qui arrivent.
01:00:22Dijon, Graveson,
01:00:24Tarnos, Unzinzac,
01:00:26La Bôle,
01:00:28Marromme, La Talaudière,
01:00:30Bastia, quand même.
01:00:32Ça, je l'attends, ça va être stylé, Bastia.
01:00:34Lyon, vous passez en Suisse,
01:00:36vous passez à Casa, on l'a dit, et puis à partir
01:00:38de septembre 2025,
01:00:40allez applaudir Paul de Saint-Cernin à l'Eurovision.
01:00:42Voilà, on s'est tous fait ce constat.
01:00:44À l'Européen, parce que je crois que t'as dit Eurovision.
01:00:46J'ai dit l'Eurovision. Par un habile
01:00:48montage, on pourrait l'enlever et faire quelque
01:00:50chose de très crédible, mais moi j'aime bien assumer mes
01:00:52conneries. Passer par l'Eurovision,
01:00:54cela dit, ça peut nous donner des chances.
01:00:56C'est tout à l'extrait, Paul. Oui, c'est ça.
01:00:58Archnect !
01:01:02À partir du 25 septembre,
01:01:04à l'Européen, à Paris,
01:01:06allez applaudir Paul de Saint-Cernin. Voilà, c'est vraiment
01:01:08ce qu'on disait. Il chante toujours très fort à l'Eurovision,
01:01:10non ? Oui. Il n'y a jamais quelqu'un qui a un peu d'oute.
01:01:12C'est toujours des gens qui crient fort.
01:01:14Qui s'énervent, surtout. Beaucoup trop de lumière.
01:01:16Avec des costumes en aluminium.
01:01:18C'est très, très, très bizarre.
01:01:20Et puis surtout, ça nous fait à chaque fois commencer qu'à l'époque
01:01:22beaucoup trop tard, et ça, rien que pour ça, c'est chiant.
01:01:24Merci. Il n'y a pas de soucis.
01:01:26Bon, cher Paul, nous avons
01:01:28comme chaque semaine Patrick Chanfray
01:01:30qui vient nous rejoindre. Alors Patrick,
01:01:32par au plus près
01:01:34de l'invité pour
01:01:36en apprendre un peu plus sur vous. Est-ce qu'on a le droit de dire que je le connais ?
01:01:38Vous avez le droit de dire que vous le connaissez.
01:01:40Que c'est un des mecs qui fait le plus...
01:01:42En fait, Patrick, c'est un truc, je vais dire, qui est un peu
01:01:44horrible. Je pense, toi, tu vas en avoir marre de l'entendre.
01:01:46Mais tous les humoristes, ils disent cette
01:01:48phrase, que je trouve folle et horrible à la fois,
01:01:50c'est le mec le plus drôle dans la vie.
01:01:52Est-ce que ça veut dire, sur scène,
01:01:54il est moins marrant que dans la vie ? Oui, c'est ça.
01:01:56Mais non, mais tous les humoristes disent pareil.
01:01:58Patrick, tu dines avec lui, tu meurs, quoi.
01:02:00Et la team Patrick Chanfray,
01:02:02Arthus et tout ça, tous les humoristes, ils disent
01:02:04qu'on aimerait bien être aussi marrant qu'eux.
01:02:06C'est vrai ou c'est faux, ce que je dis ?
01:02:08C'est très gentil. D'ailleurs, j'invite les auditeurs à venir
01:02:10me voir dans la vie, du coup.
01:02:12Ça va, le concours
01:02:14de branlette entre vous deux ?
01:02:16Je te jure, je ne le dirais pas
01:02:18si je ne le pensais pas. Je ne t'aurais pas coupé dans ton lancement
01:02:20pour dire ça. Mais surtout que ce lancement
01:02:22restera tel quel. Et si Patrick est là,
01:02:24c'est parce qu'il me fait également mourir
01:02:26de rire, vous vous en doutez.
01:02:28Je ne sais pas...
01:02:30J'ai failli faire une dinguerie !
01:02:32Bon,
01:02:34Patrick, vous vous êtes rendu au plus
01:02:36près de chez l'invité, de sa ville
01:02:38de naissance, et contre toute attente, vous vous êtes
01:02:40rendu... Où ça ?
01:02:42Eh bien, à Paris ! Mais non ! Mais si !
01:02:44Alors, pour les gens,
01:02:46pour les personnes qui ne sacheriez pas,
01:02:48enfin, qui ne saveriez pas,
01:02:50qui ne sachent pas bien conjuguer
01:02:52ce verbe, procurez-vous un
01:02:54bécherel dans un premier temps. Et pour les
01:02:56autres, sachez que Paris, c'est comme
01:02:58la ville, mais avec l'électricité.
01:03:00Mais Paul, selon des
01:03:02sources bien informées... T'es un bâtard, je
01:03:04n'aime pas l'électricité. Bien évidemment,
01:03:06tu vas adorer la chronique, je pense.
01:03:08Mais Paul, selon des
01:03:10sources bien informées,
01:03:12c'est des petits cours d'eau
01:03:14qui s'affluent tout sur tout.
01:03:16Eh bien, selon eux,
01:03:18vous n'avez pas toujours tutoyé
01:03:20le bonheur, Paul.
01:03:22Vous trouviez une place,
01:03:24tant bien que mal, dans une famille de
01:03:266 enfants et 2 parents
01:03:28qui, visiblement, n'ont pas conscience de l'explosion
01:03:30démographique à laquelle ils sont en train de participer.
01:03:32Un papa courtier
01:03:34en assurance, une maman à la BNP.
01:03:36Vous êtes enfant de cœur,
01:03:38avec votre cœur d'enfant.
01:03:40Vous êtes scoot,
01:03:42avec votre scooter d'enfant.
01:03:44Vous faites du tennis, vous avez
01:03:46une gourmette. Bref,
01:03:48le destin s'acharne.
01:03:50Vous êtes de droite, Paul.
01:03:52Et
01:03:54cerise sur le cajot, vous grandissez
01:03:56à Chaville, avec les
01:03:58Olsens. De quoi ?
01:04:00Ah non, pardon, dans les Hauts-de-Seine.
01:04:02Rien à voir, pardon, excusez-moi,
01:04:04c'est une faute de frappe. Autant pour moi.
01:04:06Je me rends donc à Chaville.
01:04:08Pardon, vous écrivez seul ?
01:04:10Vous voyez bien que non.
01:04:12J'écris avec
01:04:14énormément d'alcool.
01:04:16Les scoots avec le scooter, c'est quand même super fort.
01:04:18Merci d'en convenir, Paul.
01:04:20Je me rends donc
01:04:22à Chaville, et je fais la connaissance
01:04:24de cette ville, violemment, avec l'un de ses
01:04:26habitants, qui en m'assainant
01:04:28d'un grand coup de main dans les testicules,
01:04:30m'apprend la spécialité de la ville, le fameux
01:04:32Chaville !
01:04:34Vous verrez,
01:04:36vous allez adorer.
01:04:38Revigoré par ce Chaville,
01:04:40qui me rappelle mes années de catéchisme,
01:04:42je marche dans
01:04:44la ville, et je me remplonge dans votre
01:04:46enfance, et j'apprends qu'à l'âge de 11 ans,
01:04:48vous êtes surdoué, on l'a dit
01:04:50deux ans d'avance. Ce qui nous fait encore un point
01:04:52commun, Paul, puisque moi aussi,
01:04:54un jour, j'ai eu 11 ans.
01:04:56Alors, on vous parque,
01:04:58on l'a dit tout à l'heure, effectivement,
01:05:00dans une école d'ingénieurs.
01:05:02Pour les gens qui ne savent pas ce que c'est,
01:05:04c'est comme une école de commerce,
01:05:06sauf qu'on utilise un compas, et qu'on est
01:05:08pas ivres morts le mardi soir
01:05:10en slip. Eux, c'est le
01:05:12jeudi, c'est ça, vous me confirmez ?
01:05:14Très bien.
01:05:16Comme tous les génies, Paul,
01:05:18vous êtes en échec scolaire.
01:05:20Et comme tous les échecs scolaires, vous vous orientez
01:05:22vers le journalisme.
01:05:24Vous intégrez alors l'émission Le Petit Journal,
01:05:26sur la chaîne catholique cryptée
01:05:28de Canal+, toujours
01:05:30en promenant dans les rues de Chaville.
01:05:32Chaville ! Ça t'y reprends !
01:05:34Et pendant cette émission,
01:05:36Le Petit Journal, je croise un copain chroniqueur
01:05:38marrant, qui s'appellerait Patrick
01:05:40Chanfray, par exemple. On a travaillé ensemble.
01:05:42Eh oui. C'était beau,
01:05:44je suis encore
01:05:46énormément ému.
01:05:48Je m'étais promis de ne pas pleurer.
01:05:50Et je parlais justement
01:05:52dans les rues de Chaville, je me promenais, main dans la main,
01:05:54avec lui, je parlais justement
01:05:56de vous, avec Ramzi
01:05:58Assadi, le rédac chef
01:06:00à l'époque du Petit Journal.
01:06:02Et il me disait...
01:06:04Paul, il était déjà drôle avec ses infos.
01:06:06Pour moi, ça a toujours été le plus jadasse du Jamel Comedy Club.
01:06:08Effectivement.
01:06:10C'est ça, on se rappelle de cette coupe.
01:06:12Mais tu vois ce que je te disais sur les ardes.
01:06:14Effectivement.
01:06:18Je continue, et comme je sais que vous aimez la mode,
01:06:20Paul, je vais votre...
01:06:22Pardon. Je continue, et comme je sais
01:06:24que vous aimez la mode, Paul, je vais chez votre
01:06:26couturier italien préféré,
01:06:28Sello !
01:06:32Et dans les rayons, je fais la connaissance d'un homme
01:06:34qui souhaite rester anonyme.
01:06:36Donc nous l'appellerons Benjamin D
01:06:38ou B Delmas, si vous le voulez bien,
01:06:40Paul.
01:06:42Le cadreur du Petit Journal.
01:06:44Un homme diminué par la lourdeur de la politique
01:06:46et de la caméra, et Paul qui vous a accompagné
01:06:48sur le terrain pendant le Petit Journal
01:06:50et qui me confie...
01:06:52Demain, je commence un nouveau boulot.
01:06:54Je vais faire une bonne impression comme Paul pour son premier jour.
01:06:56Il était arrivé en costume beige pour une vente de légumes temporaires
01:06:58sur le parvis de la mairie de Paris.
01:07:00C'est vrai.
01:07:02C'est le vrai gars que tu as eu, c'est génial.
01:07:04Premier test, Petit Journal,
01:07:06on teste, il faut que tu viennes demain,
01:07:08devant l'hôtel de ville,
01:07:10avec je ne sais plus quel homme politique, Stéphane Lefolge, je crois.
01:07:12Et moi je me dis, alors c'est la télévision,
01:07:14je vais mettre un costume, comme ça je vais être très bien habillé
01:07:16pour la télévision.
01:07:18Ma gueule de droite,
01:07:20mon trench, tout est chiant.
01:07:22J'ai envie de crever,
01:07:24je suis là, excusez-moi, ne vous trouvez pas quand même
01:07:26que la soupe, quand même,
01:07:28tout est nul.
01:07:30C'était fou, et ils m'ont gardé, gros.
01:07:32Comme quoi.
01:07:34C'était ce Benjamin derrière la caméra que t'as eu,
01:07:36c'est génial.
01:07:38Alors Paul, pour certains, vous serez toujours le mec
01:07:40le plus chic, au milieu des fruits et des légumes.
01:07:42Pour d'autres,
01:07:44vous serez toujours le sniper, heureusement pour nous,
01:07:46le moins bien caché de France.
01:07:48Et pour l'ensemble des français, vous êtes un mec
01:07:50à qui on a envie de dire, Paul de Saint-Cernin,
01:07:52on vous aime, sincèrement.
01:07:56Et on finit sur les Hauts-de-Seine.
01:07:58Et là, exactement, sur les Hauts-de-Seine.
01:08:00Merci mec.
01:08:02Merci Patrick Chanfray, on vous retrouve sur scène,
01:08:04pour votre nouveau spectacle.
01:08:06Et dans la vie.
01:08:08C'est bizarre quand c'est un copain, non ?
01:08:10Oui, complètement.
01:08:12Je l'ai vu bourré plein de fois.
01:08:14La prochaine fois, on prend quelqu'un qui ne vous aime pas.
01:08:16Je ne veux pas qu'il vous aime sobre.
01:08:18D'habitude, on s'aime, on meurt,
01:08:20et là, on se tombe dans les bras.
01:08:22Il y a l'Apéritif aussi,
01:08:24qui peut se terminer comme ça.
01:08:26J'ai vu son spectacle, évidemment.
01:08:28C'est votre podcast, l'Apéritif,
01:08:30qui est disponible sur toutes les plateformes d'écoute.
01:08:32Merci Patrick Chanfray.
01:08:34Merci.
01:08:36Et d'habitude, il a une vanne,
01:08:38il dit « Oh, j'ai envie de faire pipi ».
01:08:40Ah ben, trop tard.
01:08:42On est à la radio, là ?
01:08:44C'est encore, là ?
01:08:46Je vais rester là.
01:08:48Je finis, je termine.
01:08:50Vous restez sur RTL, préparez-vous,
01:08:52vous allez devoir répondre aux questions impossibles,
01:08:54ou presque, de notre prochaine interview.
01:08:56C'est l'interview que tu préfères.
01:08:58A tout de suite.
01:09:02La légende raconte
01:09:04qu'une nuit, Bruno Guion
01:09:06vit en rêve la reine des fées,
01:09:08qui lui souffle à l'oreille
01:09:10de créer tous les dimanches
01:09:12après-midi sur RTL
01:09:14une émission de radio
01:09:16magique, éternelle
01:09:18et bienfaisante.
01:09:22Bon, après, il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre,
01:09:24non plus, il ne faut pas exagérer.
01:09:26C'est sûrement des conneries,
01:09:28c'est en histoire de films.
01:09:30C'est le bon dimanche chaud de Paul de Saint-Cernin
01:09:32sur RTL. Alors, on le disait, votre spectacle
01:09:34tourne dans toute la France,
01:09:36vous serez à Paris, à l'Européen, à partir du
01:09:38mois de septembre 2025. On parlait des thèmes
01:09:40abordés dans le spectacle, l'enfance
01:09:42avec la famille nombreuse,
01:09:44les deux ans d'avance à l'école, votre père
01:09:46qui était assez aiseux,
01:09:48le harcèlement, le foot,
01:09:50le couple, la thérapie
01:09:52de couple. Et alors, justement, dans le spectacle,
01:09:54vous parlez d'une dispute que vous avez avec votre meuf
01:09:56quand elle vous demande si vous préférez
01:09:58le Parc des Princes ou elle.
01:10:00En fait, c'est le genre de questions
01:10:04qu'elle peut poser
01:10:06que je trouve follement illogiques.
01:10:08Tu préfères le Parc
01:10:10des Princes ou moi ? En fait,
01:10:12on ne compare pas un lieu à un individu, ça n'existe pas.
01:10:14Et je fais une comparaison, on dirait
01:10:16le jeu Tu Préfères que nous, on fait entre potes.
01:10:18Justement, on s'est dit qu'on allait faire une interview comme ça.
01:10:20La transition est folle. Paul,
01:10:22tu préfères les insalamés ou une piste de ski
01:10:24où personne n'est encore passé ?
01:10:26Waouh ! Parce que c'est quand même ce plaisir-là.
01:10:28Alors moi, je n'ai skié que très peu de fois dans ma vie.
01:10:30Faire sa trace, quoi.
01:10:32Faire sa trace, me disait Christophe Dechavanne.
01:10:36Merde, mais pourquoi ? Je vais avoir des problèmes à cause de ça.
01:10:38Mais non !
01:10:40Euh...
01:10:42Les insalamés.
01:10:44Tu préfères Philippe Cabrivière ou...
01:10:46Les insalamés, toutes immaculées où personne n'est encore passé dessus.
01:10:50Désolé, désolé, désolé.
01:10:52Je ne la couperai pas, celle-ci.
01:10:54Tu préfères l'Etat ou la tribune présidentielle du Stade de France
01:10:56pour la finale de la Coupe du Monde ?
01:11:00Philippe est très gentil.
01:11:02La finale de la Coupe du Monde.
01:11:04Bien sûr.
01:11:06Tu préfères ton frère, un de tes frères
01:11:08ou un spa relaxant ?
01:11:10Un de mes frères, sans hésiter.
01:11:12Tu préfères Jean Dujardin ou un voyage gratuit en jet privé ?
01:11:14Jean Dujardin, sans hésiter.
01:11:16Le jet, rien n'affiche.
01:11:18Tu préfères Margot Robbie
01:11:20ou une salle de spectacle qui rit à tes vannes ?
01:11:22Très gaffe.
01:11:24J'ai déjà fait rire des salles.
01:11:28Très bien.
01:11:30Tu préfères Laurent Baffi ou un oreiller qui est frais ?
01:11:32Tu sais, quand on se couche et que l'oreiller est tout frais, on est bien dedans.
01:11:34Je capte. Non, Laurent Baffi.
01:11:36Il n'est pas frais mais...
01:11:38Je préfère Laurent Baffi.
01:11:40Tu préfères tes parents le dimanche midi ou un magasin Ikea vide ?
01:11:44J'ai jamais capté le truc de...
01:11:46En fait, je comprends le délire de rester enfermé dans un magasin entre potes
01:11:48mais Ikea, moins qu'un magasin de jouets
01:11:50ou... Tu vois, la FNAC.
01:11:52Tu prends les trottinettes électriques dans les rayons,
01:11:54tu écoutes les disques,
01:11:56tu allumes toutes les télés, il y a un délire.
01:11:58Ikea, ça n'a jamais été mon délire.
01:12:00Je suis un peu premier degré sur les réponses, pardon.
01:12:02Non, mais moi, ça me va bien. Vous êtes comme vous voulez sur les réponses.
01:12:04Tu préfères Kylian Mbappé
01:12:06ou un transat au soleil ?
01:12:08Kylian. Je ne comprends pas
01:12:10rester loin. Je n'arrive pas à rester.
01:12:12Et enfin, la dernière, tu préfères ta femme ou le vélodrome ?
01:12:16C'est quand même un stade qui fait beaucoup de bruit,
01:12:18qui est très, très...
01:12:20L'architecture est belle. Et tu sais qu'au vélodrome,
01:12:22je suis toujours bien accueilli. J'ai eu un gars un jour
01:12:24qui m'a fait un doigt d'honneur, c'était relou.
01:12:26Mais sinon, je prends toujours plein de selfies et tout.
01:12:28Le supporter de foot est vachement plus malin
01:12:30que les deux, trois qui font de la merde.
01:12:32En fait, ils s'en foutent. T'es parisien,
01:12:34t'es marseillais, c'est pas grave. On aime le sport.
01:12:36On est tous là dans ce stade et on aime le spectacle.
01:12:38Paul, je vous vois
01:12:40depuis tout à l'heure sur cette interview.
01:12:42Tu préfères, pour garder l'esprit,
01:12:44j'étais obligé d'utiliser le tutoiement que j'avais gardé.
01:12:46Tu sais que je suis fan de l'Olympique de Marseille.
01:12:48Ben voilà, mais tu sais que moi, je suis...
01:12:50En fait, quand Marseille joue en Coupe d'Europe,
01:12:52je supporte Marseille.
01:12:54Tu sais que moi, c'est pareil. Quand Paris joue en Coupe d'Europe,
01:12:56je supporte Marseille.
01:12:58Paul Vecernin fait son Bon Dimanche Show sur RTL.
01:13:00A tout de suite !
01:13:15Foncez voir Paul Vecernin sur scène.
01:13:17On s'est beaucoup marré à voir ce spectacle.
01:13:19Alors, il y a un truc qui est assez dingue.
01:13:21C'est-à-dire qu'évidemment, il y a cette partie très écrite
01:13:23et les thèmes dont on parlait tout à l'heure.
01:13:25Il y a aussi une forte place à l'improvisation.
01:13:27Et honnêtement, dans l'impro, vous êtes brillant.
01:13:29Je dirais qu'il y a quoi ? Il y a 10% d'impro dans le spectacle ?
01:13:31C'est gentil. J'adore le faire. Je prends du plaisir à le faire.
01:13:33Je la réduis de plus en plus.
01:13:35J'ai peur parfois du côté
01:13:37foutage de gueule de tu viens, tu payes ton billet
01:13:3920, 30 balles et à la fin, il y a un gars
01:13:41qui dit alors il y a des coupes dans la salle.
01:13:43J'aime bien quand même proposer un vrai truc aux gens.
01:13:45Et c'est vrai que si j'ai l'occasion
01:13:47de faire une sortie de piste, j'y vais.
01:13:49Et là, je me régale parce que je pense que les gens
01:13:51viennent un peu pour ça comme ils connaissent le sniper de la télé.
01:13:53Moi, c'est un des trucs que je fais le moins mal.
01:13:55J'aime bien ça.
01:13:57Et j'y prends du plaisir.
01:13:59Et ouais, je me marre à faire ça.
01:14:01Est-ce qu'il y a un petit coup d'œil par le rideau avant de rentrer sur scène
01:14:03pour voir deux, trois gueules en se disant
01:14:05ah ouais, alors lui, d'accord.
01:14:07Déjà, j'aime bien.
01:14:09En fait, tu sais, le stress que tu as avant,
01:14:11il y en a qui veulent l'éviter.
01:14:13Moi, j'ai envie de le vivre. Je me sens vivant.
01:14:15Donc, j'aime bien avoir ce truc-là
01:14:17un peu avant un match
01:14:19de foot important.
01:14:21Je les regarde, ils s'installent.
01:14:23Je me dis putain, il faut les faire marrer.
01:14:25J'aime cette pression.
01:14:27Et j'aime bien regarder, pas pour prévoir des vannes,
01:14:29mais voir l'âge,
01:14:31qui est l'âge. J'aime bien voir.
01:14:33J'aime bien voir à quoi ressemblent les gens
01:14:35qui viennent me voir.
01:14:37Rien.
01:14:39Mais un gars qui s'appelle Vérino, que tu connais,
01:14:41d'une gentillesse extrême,
01:14:43m'a beaucoup aidé à
01:14:45aimer véritablement les gens.
01:14:47Souvent, les jeunes humoristes, ils ont ce défaut,
01:14:49je ne sais pas si Patrick l'a ou pas,
01:14:51de se dire, oh là là, ils ont plus ri hier à cette vanne,
01:14:53ils ont moins ri aujourd'hui. En fait, t'es qui, toi,
01:14:55sur scène, pour juger des gars
01:14:57qui sont venus te voir, qui ont pris un baby-sitter,
01:14:59qui ont payé 30 balles, qui viennent voir ta petite gueule,
01:15:01raconter ta petite vie,
01:15:03pour dire, ils ont plus ri hier, ils étaient plus sympas.
01:15:05En fait, putain,
01:15:07ils sont sympas d'être là, merci d'écouter
01:15:09ma misérable vie et de venir rire avec moi.
01:15:11Et Vérino m'a vachement aidé
01:15:13à profondément les aimer.
01:15:15Je les aimais, mais c'était hyper important
01:15:17de se le redire avant de monter sur scène,
01:15:19ils sont gentils d'être là. Est-ce que toi, même, Paul,
01:15:21tu serais sorti de ta petite maison et de ton petit Netflix
01:15:23pour aller voir un gars, payer 30 balles
01:15:25et venir le voir ? Pas sûr.
01:15:27Ils sont sympas d'être là,
01:15:29tu te dois d'être marrant et de les aimer.
01:15:31Et c'est ce que vous faites. Et c'est ce que vous faites.
01:15:33J'ai adoré le spectacle de Paul de Saint-Cernin.
01:15:35Alors, on ne va pas parler de la fin
01:15:37du spectacle, qui est assez bouleversante pour le coup,
01:15:39parce que, alors, je vais dire cette phrase,
01:15:41bateau, que l'on tire de notre maître à tous,
01:15:43le renvoyer, on rit, mais pas que,
01:15:45mais c'est vraiment le cas.
01:15:47Et alors, dans le spectacle, vers la fin, vous parlez d'une thérapie de coupe.
01:15:49C'est génial ! Je ne vais pas faire le renvoyer, je ne fais pas traiter Bastien.
01:15:51Oui, c'est pas mal.
01:15:53C'était notre première interview
01:15:55ensemble.
01:15:57Franchement, au premier degré, j'ai kiffé, je m'en souviendrai.
01:15:59Et bien, c'est pareil, j'ai beaucoup aimé.
01:16:01Je n'ai pas envie qu'on tombe dans une routine.
01:16:03C'est ça le problème, en fait. On s'est déjà vu une fois,
01:16:05puis après, si on se revoit, ça va être...
01:16:07Donc, on va donc faire le bilan de cette histoire
01:16:09qu'on a vécue.
01:16:11On l'a vécue tous les deux
01:16:13pendant une heure et demie.
01:16:15Paul,
01:16:17pour vous, ça a été quoi, le meilleur moment
01:16:19de l'émission, cet après-midi ?
01:16:21Au tout début,
01:16:23j'ai été cueilli à froid
01:16:25par les messages de mes proches.
01:16:27Je ne m'y attendais pas. J'ai vraiment eu la surprise.
01:16:29J'ai pas faim.
01:16:31Oh là là, ils ont eu la salamé.
01:16:33Je ne savais pas, ils ont eu mon frère.
01:16:35Et derrière, je me suis senti
01:16:37con quand il a fallu qu'on parle ensemble
01:16:39de fratrie et de famille nombreuse.
01:16:41Moi, je viens faire la promo
01:16:43d'un spectacle rigolo
01:16:45où, en fait, je n'arrive pas à rire de ça.
01:16:47Il y a même un « Tu préfères ? » ou « Tu préfères ton frère ? »
01:16:49ou je ne sais plus quoi.
01:16:51Après, c'est un super spa, pourtant.
01:16:53J'ai été cueilli à ce moment-là.
01:16:55Paul, est-ce qu'il y a
01:16:57une question où vous vous dites
01:16:59« J'aurais pu donner une meilleure réponse ? »
01:17:01Plein. Toutes les interviews à thème
01:17:03un peu vannes.
01:17:05Évidemment qu'il y a plein de vannes à faire.
01:17:07Et en fait, maintenant, j'aime bien être dans
01:17:09la spontanéité et dire vraiment ce que je pense
01:17:11même si ce n'est pas marrant parce que je pense que ça se voit
01:17:13un gars qui dit vraiment ce qu'il pense et un gars qui fait semblant.
01:17:15Alors, de mon côté, justement,
01:17:17est-ce qu'il y a une de mes questions qui n'était pas franchement dingue
01:17:19où vous vous êtes dit « Ouais, franchement,
01:17:21il faudrait bosser des mains, ça ? »
01:17:23Non, à l'inverse,
01:17:25je me suis dit
01:17:27c'est quand même très précis sur le McDo,
01:17:29sur l'Irlande,
01:17:31même comment tu fais.
01:17:33Souvent, les coulisses du sniper,
01:17:35ils ne les ont pas, les gens.
01:17:37Comment tu te sens avec ton voisin, ton machin.
01:17:39Non, je trouvais ça assez précis,
01:17:41assez cool. Autant le gars
01:17:43qui est venu s'asseoir là.
01:17:45Beaucoup d'appro...
01:17:47Il a crié.
01:17:49J'entends. Beaucoup d'approximation.
01:17:51Est-ce que vous auriez aimé
01:17:53que ça dure plus longtemps,
01:17:55cette émission, cher Paul de Saint-Sermain ?
01:17:57À fond, parce que
01:17:59en fait, c'est très très agréable
01:18:01d'avoir un temps long pour s'exprimer.
01:18:03C'est rare en télé, en radio. Dans les podcasts,
01:18:05aujourd'hui, c'est faisable, t'as dû en faire plein.
01:18:07En télé, en radio, c'est rare
01:18:09et t'as envie d'aller plus loin.
01:18:11Je ne sais pas si on saoule les gens, mais alors moi,
01:18:13je prends un plaisir dingue, c'est très égoïste, pardon.
01:18:15Non, non, c'est un plaisir partagé. Je kiffe ça.
01:18:17Vous pensez qu'un jour, vous oublierez ce qui s'est passé
01:18:19entre nous aujourd'hui, là, Paul ?
01:18:21Pardon, je continue, la question d'avant, celle-ci est moyenne.
01:18:23Ouais, mais il fallait qu'elle arrive,
01:18:25à un moment. Tu sais,
01:18:27à plusieurs reprises, j'ai envie de te
01:18:29retourner les questions. D'accord.
01:18:31Je ne sais pas si toi, quand tu montes sur scène
01:18:33ou quand tu dis ça, ça t'arrive de penser ça.
01:18:35Je ne sais pas si toi, quand tu fais une banne, ça t'arrive de...
01:18:37C'est marrant, j'ai envie que ce soit une discussion
01:18:39et pas une interview.
01:18:41Là où quand t'as 7 minutes, on pose des questions
01:18:43sur le spectacle, tu réponds, t'as 7 minutes.
01:18:45Là, j'ai envie d'avoir l'avis d'un mec
01:18:47qui a un peu plus d'expérience que moi, évidemment,
01:18:49qui fait un peu la même chose, tu vois. Alors moi, sur la scène,
01:18:51j'ai aucune expérience, vraiment, parce que, à la différence de vous,
01:18:53monté sur scène, il me manque un truc,
01:18:55ce qu'on appelle les coronets,
01:18:57en allemand, sud-américain.
01:18:59Paul, c'est un plaisir.
01:19:01Tu en serais dit, Philippe, au tout début. C'est les gens qui
01:19:03doutent qui ont raison, à mon avis.
01:19:05Merci d'être venu me voir dans mon studio.
01:19:07La prochaine fois, on fait ça chez vous ?
01:19:09C'est petit,
01:19:11mais avec joie.
01:19:13Et j'inviterais Patrick Chanfray, aussi.
01:19:15Ce sera un vrai plaisir.
01:19:17Les gens qui doutent,
01:19:19les gens qui trompent, écoutent. Leur cœur
01:19:21se balance. C'est une formule littéraire
01:19:23qui me touche beaucoup. On finit l'émission
01:19:25comme on l'a commencé, ça s'appelle une épanadiplose.
01:19:27Une épanadiplose ?
01:19:29Ouais. A vos souhaits.
01:19:31Merci.
01:19:33Merci aux copains qui ont laissé un message.
01:19:35Et merci pour ce moment, mec.
01:19:37Merci beaucoup à Karina Sciammer,
01:19:39François Touchard, Agathe Deschamps, Valérie Zetoun,
01:19:41Patrick Chanfray, Céline Bonnet, qui m'ont aidé à préparer
01:19:43cette émission. C'était un vrai plaisir de vous avoir, Paul.
01:19:45Et Promdog, également.
01:19:47Allez l'applaudir sur scène.
01:19:49Il sera, à partir du 25 septembre,
01:19:51à l'Européen, à Paris.
01:19:53La semaine prochaine,
01:19:55les amis. Vous allez recevoir le taulier.
01:19:57Le taulier, laisse-moi deviner.
01:19:59Michel Drucker ? Ouais.
01:20:01Michel Drucker
01:20:03sera sur le fauteuil
01:20:05du bon Dimanche Show,
01:20:07dimanche prochain. Soyez là.
01:20:09On espère.
01:20:11C'est pour ça que je commence à tousser.
01:20:13On espère que je serai là, en tout cas.
01:20:15Bruno est encore vivant.
01:20:17Les meilleurs moments des grosses têtes, c'est tout de suite sur RTL.
01:20:19Rendez-vous dimanche prochain.
01:20:21Et vous retrouvez, évidemment, cette émission sur Youtube.