Mardi 25 mars 2025, retrouvez Jérôme Bouteiller (fondateur, Ecranmobile), Véronique Ventos (cofondatrice et chef de la recherche, NukkAI), Hugo Gersanois (fondateur, Onalgo), Jean-Gabriel Ganascia (professeur, Sorbonne - Université LIP6) et Sébastien Labarrère (responsable ecommerce et pricing, Rent A Car) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:00INTELLIGENCE ARTIFICIELLE GÉNÉRALE
00:08Bonjour à tous, Intelligence Artificielle est à la une aujourd'hui de Smartech.
00:12Qu'est-ce que l'intelligence artificielle générale ?
00:15Quelle est cette grande promesse que nous font les géants du numérique aujourd'hui ?
00:19On va regarder ça de près avec deux grands espères qui seront présents tout à l'heure.
00:24Dans cette édition également, je vous propose un focus sur le mobile business
00:28avec la 5G non terrestre qui arrive. Là aussi, on va vous expliquer de quoi il en retourne.
00:34Mais d'abord, trois questions sur le marketing digital à l'ère de l'IA.
00:38C'est tout de suite, bienvenue dans Smartech.
00:45Pour parler marketing digital à l'ère de l'IA, il y a deux invités aujourd'hui dans Smartech.
00:49On va essayer de faire vite pour essayer de comprendre ce qui se passe en ce moment.
00:53Avec nous, Hugo Gersanois. C'est comme ça qu'on prononce votre nom ?
00:56J'espère, merci. Fondateur de Onalgo, qui est une société experte dans ces nouvelles plateformes médias, numériques et en marketing digital.
01:06Et avec vous, Sébastien Labarère. Vous êtes responsable e-commerce, pricing également,
01:11chez Rent-A-Car que tout le monde connaît, entreprise familiale dans l'allocation de voitures.
01:16Vous avez décidé d'accroître fortement votre stratégie sur ces nouveaux médias numériques
01:21pour l'acquisition digitale de nouveaux clients, donc mise en place d'une nouvelle stratégie.
01:26C'est pour ça que vous êtes ensemble pour nous en parler.
01:28Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui dans le marketing digital à l'ère de l'IA ?
01:31Quelles sont les évolutions ? Qu'est-ce que ça change ?
01:33Je pense que ça ne vous a pas échappé déjà d'un point de vue utilisateur.
01:36On voit de plus en plus de publicité quand on visite un site internet, quand on est sur ses réseaux sociaux préférés.
01:44Et donc du coup, ça c'est déjà un premier constat. Il y a de plus en plus de publicité.
01:47Et puis, comme vous l'avez dit, l'IA a changé un certain nombre de problématiques,
01:52en tout cas a fait évoluer un certain nombre de problématiques, et a complexifié aussi l'achat à médias.
01:58C'est-à-dire qu'on voit qu'il y a une fragmentation.
02:01Aujourd'hui, on utilise TikTok, on utilise Meta, c'est-à-dire Instagram, Facebook, etc.
02:07Donc il faut être partout.
02:08Il faut être partout, et effectivement, cette fragmentation complexifie l'achat à médias.
02:13Même s'il y a certains acteurs qui parlent de simplification.
02:17L'IA, c'est un petit peu le graal, c'est de simplifier.
02:23Mais au final, on se rend compte qu'en fragmentant, on complexifie encore plus.
02:27D'où l'intérêt d'avoir un certain nombre d'experts pour vous accompagner en tant qu'annonceurs.
02:31Oui, et puis à chaque fois qu'on parle d'intelligence artificielle,
02:33on parle de la question de la gestion de la donnée au sein de l'entreprise.
02:37Ça, j'imagine aussi que c'est un défi qui n'est pas forcément évident à relever.
02:41Oui, tout à fait, absolument.
02:44Après justement, c'était aussi pour nous l'occasion de s'accompagner de partenaires
02:49qui ont une certaine expertise là-dessus pour nous faire grandir.
02:53Chez Intocar, on a une croissance forte depuis plusieurs années,
02:55notamment aussi en particulier sur les canaux en ligne.
02:57Et donc on cherchait le bon partenaire qui allie expertise, efficacité et disponibilité.
03:02Et pour faire quoi exactement ?
03:04Qu'est-ce que ça change aujourd'hui dans votre manière d'envisager la data,
03:08la gestion de la donnée, la collecte aussi ?
03:11Sur la partie donnée, le RGPD a changé beaucoup de choses.
03:17Ça nous a coupé une partie de la connaissance client qu'on avait,
03:20qu'on peut aujourd'hui retrouver grâce aux différentes plateformes.
03:23Et à l'inverse, je dirais qu'il y a aussi des formes d'opportunités
03:26où on est capable aussi de mieux cibler, mieux segmenter
03:28et surtout créer, grâce à l'IA également, des choses spécifiques
03:32qui vont targueter les bons clients au bon endroit, au bon moment.
03:34Oui, et donc il faut avoir les bons outils et les bons matériaux.
03:38Donc il faut avoir les bons outils.
03:40Et les outils, c'est l'IA pour faire du bon marketing digital maintenant ?
03:43Complètement, c'est l'IA, mais c'est un petit peu, je dirais, une palissade.
03:48C'est un petit peu ce que tout le monde a tendance à dire.
03:51C'est que d'un côté, effectivement, il y a l'IA,
03:53donc il y a des plateformes qui sont de plus en plus sophistiquées.
03:57Mais il faut également des experts pour effectivement piloter cette IA.
04:02Et en fait, aujourd'hui, on a de plus en plus de besoins d'experts
04:07et c'est là que, justement, Onalgo accompagne ses clients,
04:09c'est-à-dire des experts qui savent, justement, piloter ces IAs.
04:14Et quand on parle d'IA, en ce moment, on parle souvent d'OpenAI,
04:18qui est un petit peu le chat GPT que tout le monde utilise.
04:21Mais en fait, il faut savoir aussi que dans la publicité,
04:23ça fait des années qu'il y a un développement de l'IA
04:27et que cette IA est de plus en plus poussée.
04:30D'où, en fait, cette nécessité, effectivement, d'avoir des experts.
04:32Donc comme vous le disiez, il y a de plus en plus de plateformes.
04:34Mais qui dit de plus en plus de plateformes...
04:36Plus en plus de données.
04:37Et oui, et oui.
04:38Et de plus en plus de plateformes, plus en plus de données
04:40et de plus en plus de sophistication et donc de complexité.
04:43D'où, effectivement, l'intérêt ou en tout cas le besoin d'avoir des experts.
04:47Maintenant, ça veut dire que dans le marketing digital,
04:49il faut faire appel à des data scientists, par exemple.
04:52Des data scientists, mais effectivement,
04:54donc des data scientists et aussi des experts, en fait,
04:57des plateformes plus spécifiquement.
04:58Parce que, en fait, quand on parle de data scientists,
05:00c'est toujours un mot qui englobe beaucoup de choses.
05:02C'est comme l'IA, en fait.
05:03Sur l'IA, on peut englober beaucoup de choses.
05:05Un data scientist, c'est un peu la même chose.
05:07C'est-à-dire que vous avez des data scientists qui vont travailler,
05:09je ne sais pas, sur l'optimisation des dépenses du gouvernement.
05:13Puisque c'est un petit peu des sujets, en ce moment,
05:15qui font l'actualité.
05:18Et il va y avoir, effectivement, des spécialistes des plateformes
05:21comme Google, TikTok, Meta.
05:23Et en fait, on voit que de plus en plus, ces plateformes,
05:27vous parliez de la donnée, de la first party,
05:29ce qu'on appelle la first party data,
05:31c'est-à-dire la donnée propriétaire.
05:33En fait, ces plateformes comme Meta, TikTok,
05:36sont de plus en plus très protectrices
05:39de cette donnée first party.
05:41C'est ce que j'allais dire.
05:42Quelle est la marge de manœuvre ?
05:43Qu'est-ce qu'on peut garder ?
05:44Qu'est-ce qu'on a comme bien précieux
05:46à garder au sein de l'entreprise encore aujourd'hui ?
05:50Parce que ces plateformes sont assez vampirisantes,
05:52si j'ai bien compris ce qui se passait.
05:54Oui, mais on a quand même aussi beaucoup d'opportunités.
05:56Justement, je pense qu'il ne faut pas le voir forcément
05:59comme une contrainte.
06:00Mais c'est un fait.
06:01Il y a aussi énormément d'opportunités,
06:03d'ailleurs, qui sont en partie créées par Agréa,
06:05notamment sur la partie générative,
06:06où on a l'opportunité de cibler mieux les clients
06:10avec des choses qui sont plus adaptées à leurs besoins.
06:13Et vous avez constaté de meilleurs résultats ?
06:17Oui, tout à fait.
06:18Aujourd'hui, on a des campagnes qui sont aussi plus enrichies
06:20et diffusées aussi sur plus de supports
06:23qu'on ne le faisait auparavant,
06:24il y a 5, 10, 15 ans.
06:25Et nous, aujourd'hui, on a un ROI qui est en croissance
06:27grâce à ça.
06:28Merci beaucoup à tous les deux.
06:29Hugo Gersanois, fondateur d'Onalgo,
06:31et Sébastien Labarré, responsable e-commerce et pricing
06:34chez R&T Car.
06:35Merci beaucoup.
06:36Nous, on enchaîne avec notre grand rendez-vous
06:38sur l'intelligence artificielle, justement.
06:39Vous pouvez écouter, ça va vous intéresser.
06:46Ce grand rendez-vous sur l'intelligence artificielle
06:48va être quand même pas mal consacré à l'IA générale
06:51parce qu'on a plein de questions autour de ça.
06:53Et je suis ravie d'avoir avec moi aujourd'hui
06:56en plateau deux grands experts,
06:57Jean-Gabriel Ganassia, bonjour.
06:59Bonjour.
07:00Vous êtes professeur d'informatique
07:01à la Sorbonne Université.
07:03Vous menez des recherches sur l'IA au LIPSIS,
07:06au laboratoire le LIPSIS.
07:07Vous avez présidé le comité d'éthique du CNRS,
07:10publié de nombreux ouvrages,
07:11je vais en citer un, le dernier,
07:13« L'IA expliquée aux humains »,
07:15qui est paru aux éditions Le Seuil en 2024.
07:17À côté de vous, Véronique Ventos.
07:19Bonjour, Véronique.
07:20Co-fondatrice, chef de recherche chez Nuka.
07:23Il y a une société qui est pionnière
07:24dans le domaine des agents IA.
07:26De cette intelligence artificielle
07:28centrée sur l'humain.
07:30Ma première question,
07:31c'est l'intelligence artificielle générale,
07:34qui est une forme de promesse ultime
07:36que nous font tous les géants de l'IA aujourd'hui.
07:39Qu'est-ce que ça veut dire exactement ?
07:42Que recouvre cette notion ?
07:44Jean-Gabriel.
07:45Très bonne question.
07:47Point d'interrogation.
07:49C'est une notion qui a été introduite
07:51à peu près au tournant du millénaire
07:54et qui avait pour but de nous expliquer
07:56que l'intelligence artificielle était partout,
07:58qu'elle allait être introduite dans toutes les technologies.
08:02Je pense que ça relève d'un malentendu.
08:05L'intelligence artificielle,
08:06c'est une discipline scientifique
08:08qui a pour but de modéliser
08:11les différentes facultés mentales.
08:13L'idée d'intelligence artificielle générale,
08:16c'est qu'il y a une généralité de l'intelligence
08:20et donc qu'on va pouvoir, avec une machine,
08:22tout simuler.
08:24Parce qu'on a l'impression, excusez-moi professeur,
08:27on a l'impression que ces IA génératives,
08:29d'un seul coup, elles sont justement très générales.
08:32On peut leur parler de tout et n'importe quoi.
08:34Je crois que c'est bien là où est le malentendu.
08:36On confond intelligence artificielle,
08:38intelligence artificielle générale,
08:40c'est-à-dire appliquée à tous les domaines,
08:42intelligence générative,
08:44c'est-à-dire une forme particulière
08:46d'intelligence artificielle
08:48qui repose sur la notion de modèle de langage.
08:54L'intelligence artificielle, par essence,
08:56n'est pas générale.
08:58Pourquoi ? Parce que, je l'ai dit tout à l'heure,
09:00l'intelligence artificielle, c'est une discipline scientifique
09:02qui a pour but de modéliser
09:04les différentes facultés cognitives.
09:06Or, notre intelligence n'est pas générale.
09:08Il y a ceux qui sont meilleurs en conceptualisation,
09:12dans l'abstraction,
09:14ceux qui manient mieux les mots,
09:16ceux qui sont plus imaginatifs.
09:18Au cours de ma carrière,
09:20j'ai encadré au moins 50 thèses.
09:22On suit des jeunes gens pendant plus de 3 ans,
09:24et je peux vous dire qu'il n'y a pas
09:26deux intelligences semblables.
09:28C'est un peu une fable
09:30qui a été racontée,
09:32qui fait très peur,
09:34parce qu'on se dit que, comme l'intelligence artificielle est forte,
09:36tout d'un coup, l'intelligence est une espèce de substance,
09:38elle va être générale,
09:40on va pouvoir l'accumuler,
09:42puis, bien sûr, les plus gros,
09:44qui ont la plus grande capacité d'investissement,
09:46qui vont avoir le plus de processeurs possibles,
09:48vont pouvoir en accumuler beaucoup,
09:50et vont se substituer
09:52à tous.
09:54À l'ensemble de nos intelligences.
09:56Donc, je crois qu'il faut
09:58être très précis sur le sens des termes.
10:00L'intelligence artificielle générale,
10:02ça n'existe pas, ça ne peut pas exister,
10:04c'est un concept qui, en tant que tel,
10:06est problématique.
10:08L'intelligence artificielle générale, c'est autre chose,
10:10c'est, effectivement, cette capacité
10:12des modèles de langage à générer du texte,
10:14générer de la musique,
10:16générer des interfaces ordinateurs, etc.
10:18Mais ça n'est pas toute l'intelligence,
10:20justement.
10:22Il y a d'autres types d'intelligence artificielle
10:24qui ne reposent pas sur les principes
10:26d'intelligence artificielle générative.
10:28Et de même, je crois qu'il faudrait insister sur le fait
10:30que l'intelligence artificielle générative est relativement ancienne,
10:32c'est-à-dire qu'on a utilisé, dès les années 50,
10:34des outils pour faire de la musique
10:36avec de l'intelligence artificielle,
10:38faire de la peinture, etc.
10:40Et ça ne s'appelait pas
10:42l'intelligence artificielle générative,
10:44mais c'était déjà de la génération de textes,
10:46de musiques, de productions humaines
10:48avec des outils d'intelligence artificielle.
10:50Alors, vous avez raison de le rappeler,
10:52ce n'est pas du tout nouveau.
10:54Ce qui est nouveau, en fait, ce sont des nouvelles interfaces
10:56hyper simplifiées qui ont permis
10:58au grand public de toucher du doigt, en fait,
11:00ce que c'était cette IA générative.
11:02On entend aussi, alors on entend
11:04le discours de la fable
11:06de l'IA générale, mais on entend aussi
11:08des discours qui nous disent
11:10l'IA générative, c'est bientôt fini.
11:12Elles sont aujourd'hui limitées.
11:14Véronique ?
11:16Je ne m'avancerai pas là-dessus.
11:18Je suis entièrement d'accord
11:20avec Jean-Gabriel.
11:22Pour des chercheurs
11:24en intelligence artificielle,
11:26l'IA générale,
11:28c'est vraiment un terme
11:30plutôt de marketing.
11:32Et en ce moment, en fait,
11:34je pense que ce terme est extrêmement
11:36déformé. Alors,
11:38en étant naïf, on peut penser
11:40que c'est juste une méconnaissance,
11:42mais en étant un petit peu
11:44plus cynique, on va dire que c'est une
11:46volonté, en fait, des gens
11:48qui ont la puissance de calcul,
11:50les datas, de duper
11:52l'utilisateur
11:54qui peut être extrêmement
11:56intelligent, mais qui ne sait pas ce qui se cache derrière.
11:58Et en fait, je pense
12:00que, et c'est tout à fait normal,
12:02l'humain
12:04va câbler l'intelligence
12:06avec quelque chose qui parle.
12:08Donc là, il y a une
12:10IA qui lui parle,
12:12qui produit des phrases bien construites,
12:14qui lui permet de chercher sur le web,
12:16et c'est en ça
12:18que l'humain, par exemple, va dire
12:20que les animaux ne sont pas intelligents
12:22parce qu'ils n'ont pas de langage.
12:24Et en fait, moi, j'aime beaucoup
12:26les IAs génératifs. Pourquoi ?
12:28Parce qu'on s'en sert.
12:30J'aurais pas aimé en construire,
12:32mais effectivement, il faut quand même
12:34des infrastructures, etc. On reviendra là-dessus.
12:36Je dirais pas du tout que c'est la fin,
12:38mais je dirais qu'il serait temps
12:40de les utiliser intelligemment pour les intégrer
12:42dans un processus
12:44où des modules les aideraient
12:46et où l'humain resterait
12:48maître de ce qu'il veut.
12:50Moi, j'ai une question.
12:52Je sais pas si ça fait partie peut-être des limites,
12:54mais est-ce qu'on a besoin
12:56d'autant de grands modèles de langage ?
12:58Parce qu'on a vu, là,
13:00par exemple, avec la sortie
13:02du modèle chinois,
13:04on a vu que ça avait permis de créer
13:061000 nouveaux LLM ouverts.
13:08Je voulais faire référence à DeepSea.
13:10Très bien, mais on a besoin
13:12de tous ces LLM, de tous ces modèles
13:14de langage ? Jusqu'à combien
13:16on en a besoin ? C'est la mode.
13:18Il faut être à la mode. De ce point de vue-là,
13:20on en a besoin. Mais plus sérieusement,
13:22effectivement, l'intelligence, comme on l'a dit
13:24tout à l'heure, c'est une multiplicité de choses.
13:26Les modèles de langage aujourd'hui parlent.
13:28Ça peut être utile, ça peut être amusant,
13:30les perroquets, le stochastic...
13:32Mais, bien sûr,
13:34il y a d'autres tâches qui peuvent
13:36être automatisées avec des outils
13:38d'intelligence artificielle qui sont totalement
13:40différents de l'intelligence
13:42artificielle généralière. Alors, est-ce qu'on en a besoin ?
13:44Oui, il y a tout un tas de tâches qu'on pourrait essayer
13:46d'automatiser. Ça peut aider, ça peut transformer
13:48un certain nombre de métiers, mais, bien sûr,
13:50il n'y a pas que ça. Et puis,
13:52aujourd'hui, les intelligences
13:54régénératives reposent sur
13:56l'axiome selon lequel big is beautiful.
13:58C'est-à-dire que plus il y a de processeurs, plus
14:00on va pouvoir entraîner sur de gros
14:02porpices, meilleurs seront les
14:04résultats. Et donc, ça conduit
14:06à une espèce d'opéa des grands acteurs du
14:08numérique qui ont beaucoup d'investissement sur les
14:10processeurs. On va assécher le marché des
14:12processeurs, on va être les plus gros, les plus puissants,
14:14et donc, on va être les maîtres du monde. Puisque les
14:16Chinois nous apprennent avec des psyches, c'est que
14:18on peut le faire avec beaucoup moins
14:20de processeurs et on ne sait pas très bien ce qui
14:22va se passer dans le futur car on n'a pas assez de
14:24calculs pour avoir des preuves
14:26là-dessus. Mais je crois que le futur est
14:28ouvert et vous avez tout à fait raison, il n'est
14:30pas certain qu'on ait besoin
14:32que du liaissage génératif.
14:34Le liaissage génératif sera certainement important dans le futur
14:36mais il n'y aura pas que ça.
14:38Je crois que c'est vraiment important. Il faut savoir que ces machines
14:40marchent très bien pour parler
14:42mais ce qu'elles disent, c'est parfois
14:44totalement faux. Et il y a des tâches
14:46de raisonnement qu'elles font extrêmement
14:48mal et ça donne d'ailleurs
14:50des choses tout à fait cocasses. On n'a pas
14:52le temps de rentrer dans le détail.
14:54Je voulais aussi vous faire réagir sur
14:56ce retard d'un seul coup qu'on constate
14:58du côté d'Apple. Parce qu'Apple, ils ont
15:00énormément de données. Enfin, depuis toutes
15:02ces années, ils en collectent énormément de données
15:04sur leurs utilisateurs dans le monde. Ils sont
15:06numéro 1 sur les smartphones.
15:08Donc, ils ont les données, ils ont les compétences,
15:10ils ont les moyens, les budgets
15:12et pourtant, là, on découvre
15:14Apple Intelligence hyper en retard.
15:16Comment vous expliquez aujourd'hui
15:18cette découverte,
15:20cette catastrophe finalement pour Apple ?
15:22Absolument pas pour moi.
15:24Parce qu'en fait,
15:26ce qu'on appelle retard en intelligence
15:28artificielle, encore une fois, c'est retard
15:30sur un type d'intelligence artificielle
15:32qui sont les IA génératifs.
15:34La première raison
15:36pour laquelle, soi-disant,
15:38on peut dire qu'Apple n'a pas
15:40investi là-dessus, c'est qu'ils n'ont pas misé
15:42sur les infrastructures. Ils n'ont pas
15:44des énormes
15:46cloud, etc. Et donc,
15:48ça serait assez maladroit
15:50de mener un combat
15:52où on n'a pas misé là-dessus
15:54d'un point de vue stratégique.
15:56Le deuxième point très important,
15:58c'est qu'il y a
16:00une notion de confidentialité
16:02qui est
16:04complètement à l'inverse de
16:06ce qu'il faut pour
16:08entraîner des gros modèles.
16:10Moi, je suis extrêmement rassurée
16:12qu'au moins un des grands, qui
16:14effectivement a de l'argent,
16:16conditionne certainement en attente.
16:18Et à titre personnel,
16:20je pense que les méthodes
16:22qu'on est en train de développer, qu'on appelle
16:24Ego, parce que c'est des méthodes qui permettent
16:26justement de fournir des assistants
16:28personnalisés ou des applications personnalisées...
16:30Ego comme...
16:32Pour être franche,
16:34c'est vraiment quelque chose qu'on fait
16:36dans la partie recherche chez Nikkei.
16:38Donc,
16:40j'en parle ici
16:42parce que ce n'est absolument pas des produits.
16:44C'est vraiment quelque chose en recherche
16:46pour montrer comment
16:48on peut utiliser les LLM,
16:50les guider et
16:52assembler des modules
16:54de raisonnement et surtout
16:56gagner la confiance de l'utilisateur.
16:58Lui dire, voilà, on va discuter
17:00avec toi. On utilise les LLM parce qu'ils
17:02savent parler. Chez Nikkei, on n'est pas des spécialistes
17:04de langage naturel.
17:06Mais on rajoute, comme
17:08ce qu'on a fait précédemment, des modules
17:10pour déjà
17:12établir un vrai dialogue
17:14et faire en sorte qu'on lui dise
17:16OK, utilisateur,
17:18tu nous as donné tes goûts pour le cinéma.
17:20Voilà la vision qu'on a de toi. Est-ce que tu es d'accord ?
17:22Et pareil, voilà ce que
17:24on a compris, toi, en tant que consommateur.
17:26Mais ça veut dire qu'il faut un game changer.
17:28Parce que moi, si j'arrive en disant
17:30nous, on a la méthode pour faire ça.
17:32La première chose, les gens vont dire, ça ne va pas marcher.
17:34Les utilisateurs, ils ne vont pas répondre.
17:36Eh bien, si. Ça veut dire que
17:38si on leur montre qu'on ne s'en sert pas
17:40pour faire de l'argent ou pour leur balancer
17:42des tas de publicités un peu à la Apple,
17:44eh bien, ils verront que
17:46plus ils répondent, plus l'IA s'adapte à eux.
17:48Et ce n'est pas de la science-fiction.
17:50Ça fait le lien
17:52avec la question
17:54que je voulais vous poser,
17:56de la responsabilité éthique
17:58autour du développement des IA
18:00et de cette fable
18:02de l'IA générale en particulier.
18:04Aujourd'hui, il n'y a pas
18:06tromperie, mais on n'est pas forcément hyper transparent
18:08quand on met ces outils
18:10nouveaux entre les mains de tout un chacun.
18:12Bien sûr, il y a
18:14d'innombrables questions qui se posent aujourd'hui
18:16et qui sont relatives à la transformation
18:18de la société liée à l'intelligence artificielle.
18:20Si vous prenez une décision
18:22à l'aide d'une machine qui est responsable,
18:24est-ce que c'est vous ou est-ce que c'est la machine ?
18:26On va dire que c'est nous, mais quelques fois, bien sûr.
18:28C'est la machine qui vous a induits à prendre
18:30cette décision. On s'inquiète aussi
18:32de la surveillance,
18:34du traçage. On en a parlé tout à l'heure
18:36avec Apple. Donc, ça risque
18:38de rentrer dans une société
18:40autoritaire et
18:42le fait que le pouvoir
18:44soit capable d'instrumentaliser
18:46ces différentes technologies. Mais je crois que l'une des
18:48choses les plus importantes,
18:50c'est le fait qu'avec
18:52l'IA générative, nous allons avoir
18:54des messages de tous ordres,
18:56des infox, ce qu'on appelle les deepfakes
18:58ou les hyper trucages,
19:00qui font qu'on ne sait plus
19:02sur quoi se fonder.
19:04Ces infox, non seulement sont
19:06produites de façon industrielle, n'importe qui
19:08de sa cuisine est capable de les
19:10produire ou
19:12qu'on soit des vidéos d'un chef d'Etat
19:14qui vous tient des propos qu'il n'a absolument
19:16jamais tenus. Ce qui peut
19:18être déstabilisant, mais ça peut être pas seulement
19:20un chef d'Etat, ça peut être un chef d'entreprise que
19:22ses concurrents vont présenter
19:24et qui fait des annonces qui ne correspondent
19:26à rien du tout pour essayer de le décrédibiliser.
19:28La deuxième chose, c'est encore plus problématique,
19:30c'est l'utilisation de
19:32l'intelligence artificielle, non pas générative,
19:34mais des techniques d'apprentissage pour faire du profilage
19:36et pour cibler. Ca veut dire que
19:38chaque personne reçoit de l'information,
19:40elle a l'impression que tout le monde a
19:42la même information, mais en fait,
19:44elles sont destinées à lui et donc on atteint
19:46une société de plus en plus fragmentée.
19:48Et donc, l'exercice de la citoyenneté
19:50aujourd'hui, qui est de pouvoir
19:52débattre ensemble sur les mêmes informations
19:54et ne pas être d'accord,
19:56il va devenir impossible car nous n'aurons
19:58pas les mêmes informations
20:00dans le futur. Nous n'avons déjà plus les mêmes informations.
20:02Je pense que c'est un enjeu politique
20:04majeur et ça,
20:06ça fait partie des questions, je crois, qu'il faut essayer
20:08de résoudre pour le futur.
20:10Ca passerait par une transparence
20:12des algorithmes ?
20:14Ca passerait par une transparence qui est très difficile
20:16parce que vous voyez bien que les réseaux
20:18sociaux ont un pouvoir de plus en plus
20:20conséquent et qu'ils refusent.
20:22Nous avons une législation européenne, le DSA,
20:24qui en principe doit permettre
20:26d'éliminer les fausses nouvelles, mais vous voyez bien
20:28qu'en même temps, des réseaux sociaux comme Facebook
20:30décident d'arrêter toute
20:32forme de modération sur ce qu'on
20:34appelle le fact-checking,
20:36c'est-à-dire éliminer les informations
20:38fausses. Donc c'est ça,
20:40je crois, qui est le plus
20:42inquiétant pour le futur et il me semble
20:44que pour les futures générations, ce sera un enjeu majeur
20:46d'être capable de
20:48pouvoir réinsituer ce débat
20:50public, cette délibération collective
20:52sur les informations
20:54que nous partageons tous.
20:56Peut-être inventer de nouveaux modèles
20:58d'intelligence artificielle
21:00qui sont
21:02plus éthiques ou plus transparents
21:04ou plus en collaboration
21:06avec nous, by design, comme on dit.
21:08Complètement. C'est
21:10exactement ça, en fait.
21:12Vous vous souvenez,
21:14il y a trois ans, on a
21:16fêté la victoire de nous
21:18qui a battu des joueurs
21:20de bridge. Vous m'avez interviewée.
21:22Absolument. Et à l'époque,
21:24on a dit, voilà, on ne fait pas ça pour l'argent,
21:26on fait ça pour montrer que sans grande puissance
21:28de calcul, etc., en faisant,
21:30en intégrant des modules
21:32de raisonnement, on pouvait,
21:34nous, Français,
21:36avec une dizaine de personnes,
21:38faire vraiment un exploit
21:40d'un point de vue recherche.
21:42Et là, l'idée, c'est ce que je racontais,
21:44en fait, c'était de
21:46construire une boîte à outils
21:48pour pouvoir créer ce qu'on avait dit,
21:50garder l'homme dans la boucle,
21:52parce que l'homme sait encore faire des tas de choses,
21:54et en fait, ne pas le garder, c'est vouloir
21:56le remplacer, c'est vouloir enlever des emplois,
21:58et c'est surtout très stupide,
22:00parce que l'homme
22:02va pouvoir, en quelques phrases,
22:04vous apporter beaucoup plus,
22:06parce que c'est un expert du domaine.
22:08Donc, effectivement,
22:10là, ce qu'on est en train de créer,
22:12pour la recherche,
22:14c'est de montrer
22:16sur, par exemple,
22:18la recommandation,
22:20comment on peut
22:22faire une recommandation avec de la
22:24transparence, un dialogue avec
22:26l'utilisateur, en
22:28utilisant DLLM,
22:30mais surtout pas en créant de
22:32nouveau, et
22:34montrer ce que ça peut faire
22:36au niveau de recommandations
22:38personnalisées, avec pour but que
22:40vous gagnez du temps, que vous
22:42vous sentiez accompagné, et pas
22:44espionné pour qu'il y ait de la pub.
22:46Merci Véronique Mentos !
22:48Merci beaucoup pour vos éclairages, merci aussi
22:50à Jean-Gabriel Ganassia, professeur, d'avoir
22:52été avec nous pour nous éclairer
22:54sur ces nouveaux enjeux. Merci de votre invitation !
22:56Avec grand plaisir, autour de
22:58l'intelligence artificielle. Allez, on enchaîne,
23:00on va partir dans l'univers du mobile.
23:08C'est l'heure de notre
23:10rendez-vous mobile business avec Jérôme
23:12Bouteiller. Bonjour Jérôme. Bonjour.
23:14Fondateur d'écran mobile, vous nous parlez
23:16de 5G, mais pas de 5G
23:18comme on a l'habitude d'en entendre parler,
23:20de la 5G non terrestre. De quoi
23:22s'agit-il ? La 5G NTN,
23:24pour Non Terrestrial Network,
23:26ce sont des réseaux cellulaires qui sont
23:28déployés, non pas depuis des antennes
23:30hertziennes, cellulaires terrestres, en haut
23:32des mâts, comme on peut voir dans
23:34les villes, mais tout simplement dans des satellites
23:36qui sont dans l'espace, en orbite basse, à quelques
23:38centaines de kilomètres au-dessus de nos têtes.
23:40Il y a quelques jours, Telsat, qui a
23:42racheté le réseau OneWeb, a
23:44réalisé la première connexion entre un terminal
23:465G, au sol, et l'un de ses satellites
23:48équipés d'une antenne 5G qui
23:50émettait des transpondeurs en bande KU et
23:52KA. Et pour réussir cet exploit,
23:54Telsat s'est associé au groupe européen
23:56Airbus, qui fabrique des satellites et
23:58qui aussi participe au lancement de la fusée Ariane,
24:00et d'autre part à Mediatek, un constructeur
24:02taïwanais de microprocesseurs qui travaille avec
24:04de nombreux fabricants de smartphones. Et c'était
24:06une première mondiale ? Oui, une première mondiale
24:08en 5G, mais ce n'est pas la
24:10première fois que les smartphones accrochent un
24:12niveau spatial, puisque cette
24:14technologie, également appelée Direct2Cell,
24:16est déjà disponible en 4G depuis quelques
24:18années. En 2023, on avait Starlink,
24:20le fameux réseau d'Elon Musk,
24:22qui avait annoncé un partenariat avec l'opérateur
24:24américain T-Mobile pour lancer
24:26le Direct2Cell, donc depuis ses satellites,
24:28en complément d'un réseau cellulaire
24:304G terrestre. Et même démarche
24:32chez Apple, puisqu'ils se sont associés
24:34à l'opérateur satellitaire GlobalStar, et c'est
24:36ce qui permet d'avoir la connectivité satellitaire
24:38sur les derniers modèles d'iPhone.
24:40Donc là, on passe à la 5G NTN,
24:42qu'est-ce qu'on peut faire avec ce
24:44Direct2Cell ? Alors, le premier
24:46argument, c'est évidemment la connectivité globale,
24:48la fin des zones blanches,
24:50vous savez, ces forêts, ces déserts,
24:52voire ces lacs où on n'avait pas de
24:54connectivité terrestre et où on ne pouvait pas utiliser
24:56son téléphone mobile.
24:58Ce sont des usages qui vont se faire
25:00depuis l'espace, donc il va y avoir une certaine
25:02latence, près d'une seconde pour que le
25:04message fasse aller-retour en 4G, et donc
25:06dans un premier temps, les usages vont se limiter
25:08au messaging, éventuellement à l'envoi de fichiers
25:10audio. Mais avec l'arrivée de
25:12cette 5G, on peut anticiper une
25:14accélération du débit, une réduction
25:16des latences, et des applications
25:18plus gourmandes, évidemment, la téléphonie,
25:20la visiophonie, et également beaucoup d'usages
25:22machine-to-machine pour les futures voitures
25:24autonomes qu'il faudra contrôler à distance.
25:26Et ça va être une alternative aux opérateurs
25:28terrestres ? Alors, en tout cas, c'est déjà
25:30le cas dans les connexions domestiques,
25:32dans les zones blanches où beaucoup
25:34de maisons de ménage
25:36ne sont pas éligibles à la fibre optique,
25:38on a des opérateurs, comme Starlink,
25:40aux Etats-Unis, mais également désormais en France,
25:42qui proposent une connexion à haut débit
25:44à Internet. Alors, ce n'est pas de la 5G,
25:46il faut un routeur Starlink,
25:48une antenne parabolique Starlink,
25:50et on va pouvoir, évidemment, connecter sa maison
25:52à haut débit mondial
25:54en bande KU, effectivement, une bande de fréquence
25:56micro-ondes de 12 à 18 GHz.
25:58À l'inverse, certains opérateurs, comme Orange, qui font
26:00déjà de la 5G ou de la fibre optique, s'intéressent
26:02également à cette 5G
26:04dans l'espace. Alors, ils travaillent depuis quelques années
26:06avec Nornet, par exemple, avec des satellites géostationnaires
26:08qui sont très très loin, à 36 000 kilomètres,
26:10mais ils s'intéressent aussi de plus en plus à ces
26:12nouvelles flottes de satellites en orbite basse.
26:14Il y a eu un accord il y a quelques jours avec Telesat
26:16Lightspeed, et puis on parlait
26:18de Telsat. Ils ont 700
26:20satellites en orbite basse, c'est le fameux réseau
26:22OneWeb qu'ils ont racheté il y a quelques années aux Britanniques.
26:24Ils ont également plusieurs satellites géostationnaires,
26:26et aujourd'hui, c'est perçu
26:28comme la seule alternative crédible
26:30au réseau Starlink d'Elon Musk, qui revendique
26:32pour sa part plus de 7 000 satellites en orbite basse.
26:34Donc, bataille financière en
26:36perspective. Alors, pour vous donner quelques chiffres,
26:38le marché de la téléphonie mobile, c'est un marché
26:40gigantesque, c'est 1 500 milliards
26:42de dollars chaque année, plus de 8 milliards
26:44d'abonnés dans le monde. Et cette
26:465G non terrestre, elle pourrait peser
26:48selon ABI Research
26:50environ 25 milliards de
26:52dollars à l'horizon 2035, pour
26:54200 millions d'abonnés, donc on pourrait parler quand même
26:56de marché de niche, mais
26:58c'est quand même un marché très dynamique, en forte croissance.
27:00Le champion actuellement, c'est
27:02Starlink, d'Elon Musk. Ils ont déjà 4 millions
27:04d'abonnés sur la partie domestique,
27:06fixe, et évidemment, ils ont de grandes ambitions sur le
27:08mobile. Ça représente plusieurs milliards
27:10de dollars chaque année, c'est ce qui finance d'ailleurs le lancement
27:12des fusées SpaceX
27:14depuis quelques années, donc il y a un vrai cercle vertueux
27:16autour de ça. Et face à ce champion américain,
27:18je le disais, qui est de plus en plus
27:20controversé, les Américains misent évidemment sur
27:22HotelSat pour des applications civiles,
27:24les applications gouvernementales... Les Européens. Les Européens, pardon,
27:26pour les applications civiles, gouvernementales,
27:28militaires. Juste un petit chiffre
27:30pour terminer. HotelSat, depuis le lancement
27:32de la 5G, son cours de bourse a été
27:34multiplié par 3,
27:36preuve de l'intérêt, évidemment, pour cette
27:385G spatiale européenne.
27:40Ça donne de l'espoir. Merci beaucoup, Jérôme Bouteiller,
27:42de nous éclairer très régulièrement sur ce
27:44marché du mobile, en grande
27:46évolution, toujours. Merci à vous
27:48de nous suivre. C'était Smartech. On se retrouve
27:50très vite pour de nouvelles discussions sur la tech, sur la
27:52chaîne BeSmart for Change. Vous pouvez aussi
27:54nous suivre en podcast. A très bientôt. Bonne journée.
27:58...