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00:00Il est 7h45, vous écoutez ici Roussillon, notre invité Simon Colbocq ce matin,
00:04c'est donc l'ancien député maire communiste de Cabestany.
00:07Il a participé hier soir à son tout dernier conseil au sein de la communauté urbaine de Perpignan.
00:12Bonjour Jean-Vila. Bonjour.
00:14Dernier conseil à la communauté urbaine parce qu'effectivement vous démissionnez,
00:18votre démission sera effective la semaine prochaine,
00:20à un an de la fin de votre mandat, vous démissionnez après 15 ans d'opposition,
00:24vous n'en pouviez plus, c'est si dur que ça d'être dans l'opposition à l'agglo de Perpignan ?
00:29Non c'est pas dur, d'abord je n'ai pas claqué la porte, je l'ai dit hier,
00:34j'arrête puisque je vais continuer à aller à l'agglo pour suivre les dossiers de Cabestany,
00:38puisque la plupart de nos compétences ont été transférées là-bas, donc il faut quand même aller suivre.
00:43Pourquoi vous démissionnez alors ?
00:45J'ai arrêté parce qu'on a voté le budget hier, sans grandes ambitions d'ailleurs,
00:50et puis il ne va rien se passer d'ici la fin de l'année, donc c'est enroulé.
00:55Il ne va rien se passer ?
00:56Est-ce que vous comprenez que ce discours puisse choquer des agriculteurs qui souffrent de la sécheresse,
01:00les demandeurs d'emplois dans un département qui est rongé par le chômage, la misère ?
01:03Je peux les comprendre, d'ailleurs le seul qui intervient sur ces problèmes à l'agglo,
01:07c'est quand même moi, puisque je l'ai dit encore hier à mon ami le président de la chambre de commerce,
01:14que j'ai appelé le bienheureux, parce que lui dans ce département, tout va bien.
01:18Vous parlez de Laurent Gauze, qui est le vice-président en charge de l'économie à la communauté urbaine,
01:22qui est un élu de Rivezalt.
01:24Oui, tout à fait. Hier soir encore, j'ai dû lui rappeler.
01:27Dans ce département, un des plus pauvres de France, où le chômage est le plus important,
01:32où la plupart des entreprises du bâtiment ou d'autres sont en difficulté et vont être en faillite, je veux dire.
01:39Et pourquoi ne pas rester pour porter justement la voix ?
01:41Écoutez, ça fait des années que je dis, est-ce qu'un jour, à la communauté urbaine,
01:47on pourra faire un débat avec tous ceux qui s'occupent de l'économie, avec les syndicats, avec un peu tout le monde ?
01:53Est-ce que c'est une fatalité que ce département meure ? Je ne le pense pas.
01:57Je crois qu'il faut qu'aujourd'hui, les forces vives de ce département se rassemblent.
02:01Ils ne veulent pas. Je ne sais pas pourquoi, vous savez, je l'ai dit, Laurent Gauze, il vit sur une autre planète.
02:07Pour lui, tout va bien. Hier soir encore, il nous déclare 3 300 créations d'entreprises,
02:14en oubliant de dire que les trois quarts, ce sont des auteurs en preteneur où ils sont tout seuls.
02:18Ils gagnent la plupart, même pas le SMIC.
02:21Donc aujourd'hui, c'est vrai qu'il y a une apathie sur le développement à l'agglo.
02:26Rappelons qu'à l'agglo, c'est plus de la moitié de la population du département, et c'est 80% de l'économie.
02:34C'est 37 communes, désormais, c'est plus de 250 000 habitants.
02:37Oui, donc je veux dire, aujourd'hui, même de la façon où on a préparé ce budget, ça se prépare un catimini à l'intérieur.
02:45Alors que ça serait quand même intéressant, à un moment donné, de pouvoir le faire avec les habitants.
02:50On peut trouver des formes de coopération. C'est exclu, pour eux, c'est dans un autre monde.
02:54On se souviendra de vos prises de bec avec Laurent Gauze, effectivement.
02:57On se souviendra aussi, dehors de votre passage à l'agglo, de vos coups de gueule aussi,
03:04notamment le coup de gueule contre le retour du maire du Barcares à L'Inférent,
03:09qui est toujours mis en examen pour extorsion en bornes organisée, quand il était revenu en tant que premier vice-président.
03:14Vous aviez été l'un des rares élus à ne pas comprendre ce retour, à vous en offusquer.
03:19Oui, là aussi, il y a un certain mutisme d'autres élus, alors qu'ils partagent sur le fond ce que je disais.
03:26Mais ce qui était grave, c'est qu'ils m'attaquaient à moi.
03:30J'y suis pour rien. S'il est allé en prison, ce n'est pas ma faute à moi.
03:33C'est sur ces déboires avec la justice.
03:35Et ça veut dire que les autres élus manquent de courage ?
03:38Écoute, je vous laisse l'appréciation, mais effectivement, j'étais le seul à le dire.
03:43Et d'ailleurs, je m'en suis expliqué avec lui.
03:46Je n'ai fait que révéler ce qui se passe.
03:50Mais ça fait des années qu'il fait la une sur les problèmes de justice et tout le reste.
03:55Moi, j'attendrai les résultats, le résultat de la justice, et après je pourrai m'exprimer,
03:59sachant qu'un jour ou l'autre, il va être condamné.
04:02Vous n'avez jamais caché aussi, Jean Villa, vous avez la dent dure avec le fonctionnement de la communauté urbaine,
04:07mais vous n'avez jamais caché que c'était une déception pour vous d'être intégré à cette communauté urbaine.
04:13La commune de Cabestany l'a été de force intégrée à cette communauté urbaine.
04:18Finalement, est-ce que ce n'est pas vous qui êtes resté sur cette amertume ?
04:23Non, il n'y a pas d'amertume.
04:24Je veux dire, aujourd'hui, la coopération intercommunale,
04:27l'établissement public de coopération intercommunale, ce n'est pas le cas chez nous.
04:32Par exemple, il est dans les textes que dans la direction, dans les vice-présidents,
04:37toutes les sensibilités politiques doivent être représentées.
04:40Et les trois présidents ont eu la même attitude, que ce soit Jean Paul, lui, Jean-Marc Pujol, y compris Robert Villa.
04:46Surtout qu'on avait défini, avant l'élection, à Sainte-Estève, on s'était mis tous d'accord pour qu'il soit, lui, le président.
04:54Vous ne vouliez pas de Louis Alliot, notamment ?
04:57Tout à fait, on s'était mis d'accord.
04:59Il était prévu que Cabestany, qui est la commune par habitant qui apporte le plus,
05:06en moyenne, et qui reçoit le moins.
05:08Le Masguerido ?
05:09Oui, le Masguerido, Midi-Pôle et tout ce qui s'en suit.
05:12On a quand même créé 4000 emplois et deux zones d'activité, sans l'aide de personne.
05:17Donc on vous entend budger en quatimidi, des promesses non tenues.
05:20Finalement, l'agglo fonctionne.
05:23Quel mot faut-il employer ? Quel adjectif faut-il mettre sur le fonctionnement de l'agglo ?
05:26Écoutez, les journalistes qui assistent aujourd'hui le voient.
05:30Il n'y a jamais de débat.
05:32D'ailleurs, ce qu'ils regrettent, c'est que tu vas partir et qu'il ne va rien se passer.
05:37Je veux dire, il y a un fonctionnement qui n'est pas normal.
05:40Voilà, c'est tout.
05:41Et c'est Karine Tartas qui est conseillère, qui est élue à Cabestany,
05:45qui va vous remplacer à cette communauté urbaine.
05:47Il est 7h50, vous écoutez ici Roussillon Simon-Kolbock,
05:50notre invité, l'ancien député maire communiste de Cabestany, Jean Villa.
05:54Vous n'avez pas tout à fait fini avec la politique,
05:56puisque vous restez de toute façon élu à Cabestany, conseiller municipal.
06:00Mais vous allez vous investir maintenant dans la campagne municipale de Cabestany.
06:03Il faut rappeler que les élections municipales, c'est dans un an.
06:06Cabestany, Jean Villa, qui est devenu un des objectifs du Rassemblement national.
06:10Le candidat RN, Jean-Pierre Brinsès, y croit.
06:12Il faut dire que le RN a fait des scores vraiment importants à Cabestany
06:15lors des dernières élections législatives.
06:17On se souvient qu'à la présidentielle aussi, Marine Le Pen était arrivée au deuxième tour à Cabestany.
06:21Jean Villa, est-ce que la mairie communiste de Cabestany
06:25peut basculer dans un an entre les mains du Rassemblement national ?
06:29Sincèrement, je ne le pense pas.
06:31Il n'y a pas de risque ?
06:32Je pense qu'aujourd'hui, la population de Cabestany,
06:36c'est le soutien de la municipalité depuis pratiquement 50 ans.
06:40C'est tout simplement qu'on a su faire de Cabestany
06:43une ville agréable, attractive, avec les équipements,
06:46avec tous les équipements.
06:48Ils votent pour ça. Ils ne votent pas pour Jean Villa, le communiste, ou le reste.
06:52Ils votent pour nous, pour la gestion globale de la commune,
06:56avec tout ce qu'on a d'acquis.
06:58Aujourd'hui, il faut penser qu'à Cabestany,
07:00les équipements publics sont plus importants qu'à Perpignan.
07:04Je veux dire, si aujourd'hui à Perpignan,
07:06il y avait autant d'équipements qu'à Cabestany,
07:08c'est douze fois plus, hein, à Perpignan.
07:11Douze fois plus ?
07:12Oui, c'est douze fois plus.
07:13D'habitants, vous voulez dire ?
07:14Oui, à Perpignan, douze fois plus.
07:16C'est-à-dire, il y aurait douze centres culturels,
07:18il y aurait douze complexes sportifs,
07:20il y aurait douze maisons de déjeuner,
07:22alors que ce n'est pas le cas à Perpignan.
07:24Mais ça vous paraît cohérent que les habitants de Cabestany
07:26votent majoritairement RN aux législatives à la présidentielle
07:29et qu'ils ne choisissent pas un candidat RN
07:31pour les prochaines municipales.
07:33Non, parce qu'ils sont satisfaits, aujourd'hui, de la gestion.
07:37D'ailleurs, à chaque élection, régulièrement,
07:41l'ancien maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol,
07:44m'appelait au lendemain pour me féliciter,
07:47parce qu'on a des rapports, des fois, ardus,
07:49mais après, je respecte l'homme.
07:51Il me disait, mes gens, je ne comprends pas
07:53que les gens de Cabestany et la droite votent pour toi.
07:57Je lui dis, s'ils votent pour moi,
07:59c'est qu'ils sont contents de la gestion.
08:01Ce n'est pas le cas à Perpignan.
08:03La preuve aux dernières élections municipales de Perpignan,
08:06il fait 17% des voix,
08:08qui représente 8% des inscrits,
08:10et bien sûr, il a ouvert la porte
08:13et donné les clés de la mairie au Front National à Perpignan.
08:16Et ces prochains mois, vous serez le président
08:18du comité de soutien de la maire sortante,
08:20qui sera candidat pour un nouveau mandat.
08:23Tout à fait.
08:24J'ai consacré 61 ans de ma vie politique,
08:28syndicale et élective.
08:30Aujourd'hui, je suis parti à la retraite à 60 ans,
08:34mais je l'ai occupé.
08:36Aujourd'hui, vous en avez 83 ans.
08:38Oui, depuis le 21 décembre.
08:40Aujourd'hui, je vais consacrer une partie de mon temps,
08:44mais mes priorités ne sont pas les mêmes.
08:46Aujourd'hui, 61 ans que j'ai consacré,
08:48j'ai aussi ma famille, les enfants, les petits-enfants,
08:50il faudrait que j'y pense un petit peu.
08:52Merci beaucoup Jean-Vila, ancien maire de Cap-Bestany,
08:56et à partir de la semaine prochaine,
08:58ancien élu aussi à la communauté urbaine de Perpignan.
09:01Bonne journée.
09:02Merci de m'avoir invité.
09:03Ici Roussillon,
09:05jusqu'à 9h,
09:07d'ici matin.
09:08Parlons météo à 7h54,
09:10message WhatsApp 04 68 35 5000,
09:13message Facebook ici Roussillon,
09:15avec Jean-Loup, 10 degrés au soleil,
09:17il y a François 11 à Caillat pour ce matin,
09:20et puis Marie qui est à Elne,
09:22avec 10 au thermomètre,
09:24et Smeralda à Brouillat,
09:25avec 10 degrés également.
09:27Je termine avec la montagne Mireille,
09:28zéro aux angles,
09:29avec un temps qui est bien enneigé.
09:31On attend du soleil pour cet après-midi.
09:33La météo arrive avec ici Roussillon,
09:35et puis tout de suite du bon temps.
09:36Good times.
09:37On écoute Chic.

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