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Selon le Groupement des entreprises du Cameroun, de même que le ministère des Finances qui en partage l’opinion, malgré les réformes qui ont permis une augmentation significative des recettes fiscales au Cameroun au cours de la dernière décennie, la contribution des particuliers demeure très faible. Non seulement au regard du potentiel existant, mais aussi en comparaison avec la part des mêmes contribuables dans les recettes fiscales dans les pays de même niveau de développement que le Cameroun. D'où la décision prise depuis l'année fiscale 2024, d'accélérer la pression sur le rythme de prélèvement de l'Impôt sur le revenu des personnes physiques.

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00:00Les voilà, ces petits commerçants de tout et de rien, agglutinés dans toutes les rues
00:20et carrefours de Dimako dans la région de l'Est, et en direction de qui le gouvernement
00:24multiplie les stratagèmes de toutes sortes en vue d'extraire de leur poche tout ce
00:28qu'il peut en termes de contributions fiscales. L'année 2024 récemment achevée a déjà
00:33fait grésiller dans leurs oreilles le son strident de l'entrée en vigueur de l'impôt
00:37sur le revenu des personnes physiques, au sujet de laquelle nombre de sénateurs et
00:42pas que exprimaient déjà leur indignation quant à la méthode de même qu'au moment
00:46choisi pour faire entrer la dette taxe en vigueur.
01:16Cela n'est pourtant que le début, assurait ce même jour le directeur général des impôts
01:30en personne, venu expliquer aux membres du Parlement de quoi tiennent les arrangements
01:34du système fiscal camerounais.
01:36La même question revient, qu'est ce qu'on fait avec ce qu'on paye ? Vous avez des gens
01:41au Cameroun qui partent de Yaoundé et entrent dans leur maison ou village sur du goudron.
01:46Qu'est ce qu'ils financent ? C'est l'impôt. C'est l'impôt. Donc la question de la redevabilité,
01:56en fiscalité on appelle ça la redevabilité. Si l'école est gratuite au Cameroun, si l'université
02:03paye 50 000, qu'est ce qu'ils financent l'université au Cameroun ? C'est l'impôt. Qu'est ce
02:09l'école primaire qui est gratuite, qu'est ce qu'ils financent ? C'est l'impôt. Ça
02:13c'est la redevabilité. Peut-être qu'on ne parle pas suffisamment de ça. Maintenant,
02:19pour renforcer ces services publics, pour renforcer ces biens collectifs, il faudrait
02:24qu'on demande à chaque citoyen de donner en fonction de ses capacités.
02:32En clair, à en croire les autorités fiscales camerounaises, un glissement progressif devrait
02:38donc s'opérer entre un taux de pression fiscale de 13,6 % du PIB en 2024 à 14,0 % en 2025,
02:45pour atteindre les coûts de 14,5 % en 2027.
02:48De quoi sérieusement inquiéter tous ceux qui, comme le président du patronat, s'en
03:02indignent, alors que le ministre en charge du secteur, pour sa part, n'a pas eu de cesse
03:07sur les derniers mois, de rappeler que le Camerou n'en fait même pas assez en termes
03:11de collecte.
03:12Il reste que, selon les responsables même du ministère des Finances, c'est un peu
03:18le saut vers l'inconnu, car, avoue-t-il, le taux de pression fiscale ainsi annoncé
03:22sera de toute façon le plus élevé de tout ce que le pays ait pu jamais connaître.
03:26Impossible donc de savoir comment réagiront entreprises et ménages, une fois que leur
03:31perception sera celle d'une pression devenue insoutenable.
03:34– Sous-titrage Société Radio-Canada

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