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00:00Bonjour tout le monde, ravi de vous retrouver pour cette première émission de Dans le peloton.
00:19On est très très heureux de lancer cette nouvelle émission qui sera visible partout,
00:26que ce soit évidemment sur RTL avec rtlinfo.be, RTL Play, RTL Club.
00:32Merci de nous écouter aussi en radio sur BEL RTL et puis collaboration avec nos confrères,
00:39collègues du Soir et de Sudinfo, cette émission qui est également visible sur lesoir.be et
00:44sudinfo.be. Et c'est pour ça que j'ai le plaisir d'avoir autour de moi une super équipe avec le
00:50rare non pensionné qu'on aura aujourd'hui, Stéphane Thirion qui bosse encore, joue le
00:55violiniste au soir et pour Sudinfo. Salut Stéphane. Bonjour. Je dis non pensionné parce qu'en face,
01:00voilà, il y en a certains qui ont arrêté plus tôt que d'autres. Philippe Gilbert,
01:04même si avec la consultance et toutes ses activités, Philippe est encore en très grande
01:08forme. Philippe, ça va ? Très bien, bonjour. Et à côté de Philippe, quelqu'un que tout le monde
01:13connaît dans le milieu du vélo. Je rigole évidemment, je dis Patrick Lefevreux que vous
01:18êtes maintenant pensionné, même si vous bossez encore un petit peu de temps en temps. Ouais,
01:23mais pas beaucoup. Beaucoup de voyages encore, vous regardez les courses ? Oui, absolument,
01:30je pense que je les ai tout régistrés. Je n'ai pas vu live, j'ai vu les soirées. Non, pas de
01:37problème. À la maison plutôt tranquille. Oui, oui. Bon, on va quand même vous présenter, même si
01:41tout le monde, je le disais, vous connaît. Vous avez été le boss quand même du peloton pendant
01:46plusieurs décennies, Patrick. Vous avez un palmarès incroyable, 984 victoires. C'est juste
01:55hallucinant. Alors, les grands tours, les monuments, des maillots de champions du monde. On ne va pas
02:01tout citer, sinon on va faire l'émission uniquement sur Patrick. Vous êtes fier de votre carrière,
02:06de votre parcours, Patrick ? Oui, parce qu'en cours de route, on n'y pense pas. Tout le monde veut
02:11gagner. On veut gagner plus, beaucoup plus. Découvrir d'autres gammes, des classiques, des
02:19tours. Et puis, à la fin, il y a des gens qui ont fait sa statistique. Moi aussi, j'étais surpris.
02:26Philippe, vous l'avez côtoyé, évidemment, Patrick. Et d'ailleurs, on a ressorti une
02:29petite photo d'archive. C'était quel type de patron, finalement, Patrick Lefebvre ? Alors,
02:37Patrick, c'est quelqu'un qui cultive la culture de la victoire. Il a certains savoir-faire. D'autant
02:43plus qu'il faut le saluer aussi. Il a construit ce palmarès avec des budgets, on va dire,
02:50relativement corrects. Ce n'était jamais l'équipe la plus riche financièrement. Et par contre,
02:56il a toujours eu ce don de relancer des coureurs qui étaient un peu en perdition,
03:02voire découvrir des talents. Il en a découvert beaucoup, beaucoup. Donc, voilà, chapeau à lui.
03:08Et après, Patrick était un manager général très présent. Il était là partout, toute l'année.
03:16Donc, par exemple, quand il y a des courses qui se chevauchaient Tireno-Paris-Nismes, il faisait
03:21quatre jours, trois jours. En tout cas, il se débrouillait pour être sur les deux fronts. Il
03:25était toujours là et il intervenait peu. Mais quand il intervenait, on savait que ça allait
03:32trembler. Il mettait les choses au point. C'était très clair. Il a une bonne vision de la chose.
03:39Donc, ce qu'il disait était très juste. Et derrière, ça marchait droit pendant un certain
03:44nombre de semaines jusqu'à ce qu'il arrive un nouvel instant où il devait retaper du poing sur la table.
03:49Mais c'était un très bon manager. Tout le monde l'écoutait. Je le disais, les plus grands coureurs
03:55belges, forcément, des trouvailles, des pépites étrangères. Mais forcément, il y a eu du Johan Musée,
03:59bien sûr, du Tom Bohnen, du Philippe, du Remco Evenepoel. Tous les grands talents belges,
04:06vous les avez eus, de Mapey à Soudal, partout. Patrick, regardez. Il y a quelques chouettes
04:14photos, évidemment, qu'on va ressortir. Vous n'avez pas beaucoup changé au niveau du visage et du
04:20sourire. Ça a été aussi beaucoup d'émotions, en fait, tous ces moments-là. Oui, je pense que
04:25le cyclisme, c'est aussi émotion. Vous êtes là depuis des heures dans la voiture en stressant,
04:32le courant sur le vélo, nous dans la voiture ou à l'arrivée. Et puis, le moment qu'on gagne,
04:38c'est l'exploit des émotions. Bon, Philippe Gilbert, aussi un fameux palmarès. On est
04:43ravi de vous avoir, de t'avoir, Philippe, parce que je vais te tutoyer dans cette émission tout
04:48au long de la saison pour toutes les Flandriennes qui démarrent samedi, forcément, et on préfacera
04:52le News Blast d'ici quelques instants. Carrière incroyable aussi. Les Flandriennes, justement,
04:58on sait que tu as été champion du monde, c'était en 2012, champion de Belgique aussi. Tu as gagné
05:03Liege-Bastogne, Liege-Paris-Roubaix, La Flèche Wallonne, quatre fois l'Amstel, le Tour de Lombardie,
05:08le Tour des Flandres aussi en 2017. On n'a pas pu tout inscrire sur un seul panneau, là aussi,
05:14mais le plus beau souvenir, la plus belle des victoires, c'est laquelle ?
05:20Là, on commence la période des Flandriennes, donc je dirais le Tour des Flandres, dans cette série,
05:26avec une attaque au long cours, plus de 50 kilomètres en solo, et puis une magnifique
05:35victoire. C'était en plus la dernière fois que Tom Boonen était là. Tom, c'était quand même le
05:41symbole du cyclisme en Flandre pendant plus de 15 ans. Tout ça mélangé ensemble, ça faisait
05:48beaucoup d'émotions. J'ai toujours rêvé de gagner le Tour des Flandres et pouvoir y arriver en plus
05:53avec le maillot de champion de Belgique, c'était magnifique. Et puis il y a eu, comme on parle du
05:58News Blast, la première il y a 19 ans, c'était avec un autre maillot, celui de la FDJ. C'était
06:04la première des grands succès, et ça reste toujours un peu particulier aussi.
06:09Oui, exact, parce que le Hot Volk à l'époque, qui est devenu le News Blast, ça a toujours été la course
06:15d'ouverture en Belgique, donc il y avait toujours toute l'attente médiatique. On est là en train
06:20d'en parler, on fait comme il y a 20 ans déjà, on monte la chose en pression. Et donc quand on
06:27est coureur, c'est vrai qu'on lit la presse, maintenant on la voit plus facilement sur les
06:33téléphones portables, etc. Mais on se tient au courant, et c'est une pression qui monte. Je pense
06:38que les coureurs vont aussi nous regarder, les francophones vont regarder l'émission, et ça
06:45fait monter cette pression, et c'est toujours bien. Et puis après, évidemment, c'est une fierté de
06:51pouvoir gagner une grande course comme ça. Stéphane, je me tourne vers toi. On les a en face de
06:57nous ou à côté de nous. Difficile de faire mieux, quand on évoque le cyclisme belge, qu'il soit
07:02flamand ou wallon dans ces dernières décennies. Difficile de faire mieux, en effet. Puis moi, j'étais
07:09ravi à l'époque qu'ils étaient associés pendant quelques saisons, parce que j'ai cru que ça n'allait
07:13jamais se faire. Or, ça devait se faire, et Philippe a effectué la démarche, il en parlera peut-être un
07:19jour, mais c'est lui qui est allé vers Patrick pour combler son palmarès, pour cocher les cases
07:25qui manquaient, dont le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Il a promis à Patrick de les
07:30remporter, il l'a fait, et j'ai trouvé ça formidable, parce que ça a permis à Philippe de terminer sa
07:34carrière sur deux belles grandes notes, après avoir gagné ce qu'il pouvait gagner, sauf malheureusement
07:411.000 ans sans rémo. Mais là, peut-être qu'il y a un truc, Patrick, pour gagner 1.000 ans sans rémo.
07:45Je suis content, sinon je devais payer assez peu de primes. Ça l'arrangeait bien, finalement. On est ravis de les
07:52revoir et de les associer encore. Allez, dans le peloton, les trois dossiers du jour. On vous les
07:57présente forcément avec, Philippe l'a rappelé, les Flandriennes qui commencent, ça démarre samedi, le
08:03News Blast, en ouverture de la saison en Belgique. Les Belges sont en forme, visiblement. On revient
08:09sur les premiers succès de nos différents coureurs. Et puis, le dernier dossier qui fera
08:13office de débat, l'équipe UAE de Pogacar. Sont-ils imbattables, tout simplement ? Il y a du dossier,
08:21je le disais, et on est partis donc pour 40 minutes d'émission. On y va.
08:28Et on va regarder le programme, évidemment, de ces classiques Flandriennes qui nous attendent à partir de
08:33samedi sur les antennes d'RTL Sport. Et cochez bien, déjà, les dates dans vos agendas, puisqu'après le
08:41News Blast, il y aura une petite pause, c'est vrai. Et puis, ça va s'enchaîner, le 3 Grand Weavel Game à
08:46travers la Flandre, le Tour des Flandres, le Grand Prix de l'ESCO, le Tour du Limbourg, l'Amstel, la
08:50Flèche Brabantson, la Brussels Cycling Classique. Et puis, un petit peu plus tard, on l'a quand même
08:54rajouté, ce n'est pas une Flandrienne forcément, mais on serait attentifs au Tour de Suisse pour
08:58préfacer le Tour de France. Le News Blast, je le disais, c'est l'ouverture de la saison en Belgique,
09:0380e édition, quand même. Messieurs, pourquoi cette course est importante, en fait ?
09:10C'est le retour du cyclisme en Belgique. La Belgique, c'est quand même la terre du cyclisme par
09:17excellence. On est un des rares pays à avoir deux monuments dans la saison. On a le Liège-Bastogne-Liège
09:23et le Tour des Flandres. On a beaucoup d'équipes, on a beaucoup de coureurs par rapport à la
09:30population. Sur 11 millions de personnes, on a, je crois que c'est plus de 100 coureurs professionnels
09:35encore aujourd'hui. Le rapport est énorme et beaucoup de gens pratiquent le vélo et suivent
09:42le vélo. C'est vraiment le pays du cyclisme par excellence. C'est le début de la fête populaire
09:48aussi. C'est marrant, maintenant on est plus dans les trajets pour préparer cette course-là,
09:54mais les semaines de vent, on sent que le stress monte jusqu'au jour X et puis tout le monde,
10:03si le temps le permet un petit peu, il y a énormément de monde au départ, au cours de la
10:08route et les coureurs aussi sont assez stressés quand même. C'est vrai, il y a de la tension,
10:13il y a de la pression et puis il y a des lieux mythiques, forcément Stéphane, qui sont traversés
10:17entre le Keupkeu et l'arrivée à Ninot, 297 kilomètres avec des berges mythiques et qui
10:24peuvent être déterminants dans la course. Bien sûr, le Keupkeu justement, vous en parlez,
10:28c'est l'occasion pour le public d'aller respirer les odeurs. Moi, c'est ça qui me frappe chaque
10:33fois, à la première course, on sent les odeurs mécaniques, les odeurs de pommade, les odeurs des
10:41petits repas qu'on distribue dans les baraques à frites ou à des escargots, enfin bref, il y a
10:46toute cette ambiance qui a manqué aux gens pendant de longs mois, sauf cette ambiance qu'on
10:52retrouve parfois sur les cyclocross, mais ce n'est pas la même chose. Ici, on va voir les nouveaux
10:56maillots, le nouveau matériel et il y a toute cette atmosphère qui fait qu'à un moment donné,
11:01on va lâcher les chevaux qui vont aller effectivement s'expliquer dans tous les
11:04berges du circuit de Newsblade. Oui, avec 11 ascensions, on ne va pas toutes les citer non
11:09plus, mais les berges les plus connues, le Molenberg, le Berendries, le Bosberg, le Mur de
11:13Gramont, Philippe, Heichenberg aussi, qui vous a laissé de nombreux bons souvenirs. Quel est le
11:21plus difficile ? Alors, le Mur de Gramont est le plus dur certainement, parce qu'il est quand même
11:27relativement long avec des passages assez raides. Il y a, je pense, une pente maximale de 12, à mon
11:35avis, en réalité, c'est même plus. 14%, 14%. Ouais, 14%. En tout cas, on a l'impression que c'est
11:40plus. J'aurais dit 17, 18. C'est le relevé officiel. C'est vraiment un mont très, très difficile. Aussi,
11:51par son approche, l'approche du Mur de Gramont est toujours très, très nerveuse. Il y a une vraie
11:56bataille pour prendre les meilleures positions, parce que si on n'est pas dans les 10, 15 premiers,
12:01malheureusement, vous pouvez avoir les meilleures jambes du peloton. Vous serez dans les cassures,
12:05surtout dans la petite descente technique qui suit. Donc, c'est l'enchaînement de l'approche et de la
12:11montée qui fait de la difficulté. Et puis, il y a ce secteur pavé aussi. C'est dur, c'est une course
12:16dure, c'est une course qui est nerveuse aussi. Patrick, vous parliez de stress. C'est déjà le stress
12:22dès le départ. Tu ne peux pas manquer l'échapper, sinon tu dois chasser avec l'équipe et tu perds
12:27déjà la moitié de l'équipe en travaillant. Et puis, s'il y a du vent, parfois c'est dangereux
12:35pour avoir des avantages. Et puis, comme Philippe l'a dit, tu approches du mur. Déjà, avant le mur,
12:42il y a la veste. Et là, quand tu bloques sur la veste, ça craque sur le mur. Et parfois, il y a des gars
12:49qui laissent des trous. Alors, tu dois avoir beaucoup de chance pour rentrer. Un mot peut-être sur les
12:55conditions climatiques qu'on annonce samedi ? Nuageux. Alors, on annonce 15 km de vent. C'est
13:03nord-est. Et les températures entre 7 et 8 degrés. Donc, on va dire assez agréable.
13:09Oui, multifonction, Philippe Gilbert. On pourra l'engager pour la météo, si le studio n'est pas
13:13très, très loin. On va faire parler le peloton. Forcément, le peloton actuel, avec un de ses
13:19représentants, Lorenz Rex, de l'équipe Intermarché Wanti, qui, pour nous, aborde également le News
13:26Blade. Il y a beaucoup moins de récup' entre les montées. Ça suit beaucoup plus vite. Et la course
13:34va être beaucoup plus ouverte, beaucoup plus tôt. On peut s'attendre à une course beaucoup plus
13:38difficile, alors, avec plus d'attaques. Ça va calmer les ardeurs ? Non. Ici, la course avait
13:45toujours déjà lieu très tôt. Mais après, il y avait toujours du temps pour revenir. Mais là,
13:53ça va être vraiment dur, dur. Et une fois lancé, normalement, s'il y a une équipe qui veut vraiment
13:59faire la course, il n'y a personne qui rentre, parce que la répétition des boss qui suivent
14:06beaucoup plus vite que normal, que d'habitude, va être beaucoup plus dure. Voilà, Lorenz Rex qui
14:11corromprait les propos de Patrick et de Philippe concernant les difficultés de ce News Blade,
14:17notamment dans les dernières portions. L'année passée, c'est encore une fois l'équipe Jumbo-Visma
14:23qui s'est imposée avec Trent Nick, le snowman de 34 ans. L'année d'avant, c'était Van Baarle. L'année
14:29encore d'avant, c'était Wout Van Aert. C'est devenu la spécialité de cette équipe, Stéphane,
14:34qui sera encore au rendez-vous. Très certainement, malgré l'absence, justement, de pions importants
14:41comme Van Baarle et Christophe Laporte, ça reste un effectif qui aime cette course et qui est
14:46conditionné pour la courir, avec aussi un leader, Wout Van Aert, qui a rassuré tout le monde grâce
14:53à son compte-la-montre en Algarve et qui est, à mon avis, au niveau pour voir jouer sa chance dans
14:59cette équipe-là, avec le soutien de Tish Benaud, qui est toujours un équipier de luxe, je dirais,
15:05parce que lui aussi, dans ce genre de course-là, il est toujours devant. Donc forcément, ça sera
15:10une équipe à suivre, sinon à battre. C'est bien que vous parliez de Wout Van Aert, Stéphane, parce que
15:15Wout Van Aert fait partie de vos favoris et vous l'avez même noté avec ses fameuses étoiles,
15:215 étoiles pour Wout Van Aert et avec 4 étoiles, on trouve Pete Cook qui a changé d'équipe, on y
15:28vient dans quelques instants, ainsi qu'Arnaud Delis. On écoutera d'ailleurs Philippe par rapport à ses
15:33favoris dans quelques instants et puis on demandera évidemment l'avis du boss Patrick Lefebvre sur ses
15:39favoris à lui. Wout Van Aert, comment justement, Stéphane, il s'est préparé ? On sait qu'il est
15:46revenu ici sur route, il a été prendre le soleil, on l'a vu à la Classique Rhein, puis autour d'Algarve.
15:52Il était un petit peu mitigé sur ses performances, ses prestations, même s'il sort d'un excellent
15:58chrono lors de la dernière étape, on l'avait vécu en direct sur nos antennes. Qu'est-ce qu'on
16:03retire finalement de ce début de saison et de sa préparation ? Je retire d'abord qu'il n'est pas
16:08blessé. C'est très important parce que dans son cas, il a quand même pendant deux saisons souffert
16:14de séquelles de ses blessures, ça c'est une première chose. Il a fait un peu de crosse suffisamment pour
16:19faire tourner les jambes et je dirais prendre l'air, un bon stage et ce qu'il ne faut pas oublier avec
16:26Wout Van Aert, c'est qu'il est obsédé, focalisé déjà maintenant sur le Tour des Flandres et Paris-Roubaix.
16:31Ce sont ses deux grands objectifs, malgré le fait qu'il sait que face à lui, il a la concurrence de
16:36Mathieu Van Der Poel et aussi de Tadej Pogacar, en tout cas autour des Flandres. Donc pour lui, le
16:41pic de forme doit arriver à ce moment-là. Ça ne veut pas dire pour autant qu'il n'est pas favori
16:44du circuit de Nusblatt parce qu'on n'est pas obligé forcément d'être à 100% de ses capacités pour
16:50remporter cette course. Philippe l'a gagné deux fois, il pourra mieux en parler que moi, mais
16:54il se retrouve dans un contexte très intéressant par rapport à ce qu'il attend
16:59samedi, dimanche et par rapport aux autres courses plus tard. C'est vrai qu'il y aura aussi Kurn,
17:05Bruxelles-Kurn dimanche. Philippe, quel regard tu portes finalement sur ce qu'a montré Van Aert
17:11pour son retour ? C'est encourageant parce que c'est vrai qu'il a eu une énorme chute lors de la
17:18Vuelta, il faut le rappeler, avec de longues semaines d'arrêt. C'est bien de le voir revenir
17:24à son meilleur niveau, il n'y est pas encore, mais il est en progression constante et je pense que
17:28même s'il n'a pas gagné, il a quand même pris un peu de confiance. Maintenant, j'ai l'impression
17:33que son sprint n'est pas aussi bon que dans le passé, on sait qu'il y a beaucoup de chances
17:38que ça arrive au sprint samedi, donc je ne sais pas si ce sera la meilleure carte à jouer. Candidat
17:44à la victoire finale samedi ? Oui, Van Aert, mais il y en a d'autres. Le problème est que les
17:49couleurs sont très diverses sur différentes courses, ils ne courent jamais ensemble et on ne voit pas,
17:55il y a l'équipe Lille-Ultra qui est forte, avec Milan qui passe le bon souci. On craint que Paul
18:05Magni est encore trop jeune, mais il est très fort aussi et puis il y a des autres qui vont
18:10nous surprendre sans doute. Paul Magni, c'est vrai, il fait partie des favoris, non pas de Philippe,
18:16mais de ce nouveau Flandrien. On l'avait découvert l'année passée au Tour of Britain où il avait
18:21remporté trois victoires, il a gagné cette année autour de l'étoile de Bessèges une étape. Il a
18:28visiblement les qualités physiques pour le faire dans ces courses flandriennes. Certains le
18:33comparent d'ailleurs à Tom Bonen. Patrick, vous le connaissez, vous connaissez ce jeune garçon de
18:3920 ans seulement, on le rappelle. Aujourd'hui, est-ce qu'il est déjà capable d'aller chercher un
18:44News Blast ? Oui, parce que je l'ai vu dans une étape, je ne me rappelle plus où, il avait quelqu'un
18:50échapper avec quelques secondes et le peloton il restait à peine 15 coureurs. C'était très très dur,
18:57il gagnait les sprints avec deux ou trois vélos. Donc il passe une bosse, il va vite et dans son
19:04cœur, il aime beaucoup cette course. Et puis il a de la personnalité, il est ambitieux aussi le garçon.
19:10Il a 19 ans maintenant à peine et il dit oui, je veux gagner ça, je veux gagner ça. Donc quelques
19:18années après, les gens n'osaient pas dire ça, ils étaient plus timides. C'est bien, il faut du
19:23caractère. Phil, le regard sur Magnier et sur ce qu'il a déjà montré, sur sa progression en fait ?
19:31Physiquement déjà, il a tout ce qu'il faut, c'est un grand costaud, il a une belle vitesse de pointe,
19:37il n'a pas peur de frotter, il s'est déjà fait respecter malgré son jeune âge, donc il a déjà
19:42créé un nom dans le peloton actuel. Donc ça va jouer en sa faveur et puis il a le bon timing,
19:49il ne fait pas d'erreurs dans ses sprints, il lance quand il faut, même quand il est aisselé,
19:53il ne fait pas d'erreurs. C'est vraiment quelqu'un qui sait mettre au fond et c'est tout ce qu'il
19:59faut pour la jeunesse. Et la distance va jouer en sa faveur samedi, on parle d'à peine 200 km,
20:06moi je suis convaincu qu'il peut être dans les favoris. Quand on le compare à Tom Bohnen,
20:11c'est trop tôt ? Oui, Tom Bohnen a fait un circuit de palmarès, déjà aussi très jeune il a commencé
20:19à gagner, mais je crois bien que Paul, il peut faire le meilleur résultat, mais comparer les
20:26couleurs, je n'aime pas, c'est notre génération, c'est déjà notre cyclisme. Exactement, on attendra
20:32de toute façon et ce sera Paul Magnier lui-même qui tracera sa route, comme on dit dans ces cas-là.
20:36Les favoris de Phil, on y vient aussi, à qui as-tu donné cinq étoiles Philippe ? C'était
20:43Pitcock en premier, Magnier et Narvaez. Pitcock parce que je le sens très revanchard par rapport
20:52à la fin chez Eneos, je pense qu'il veut prouver qu'il est capable de faire des choses excellentes
21:01sur route, il l'a prouvé déjà, quatre victoires je pense au compteur en 2025 et c'est aussi un
21:09coureur qui sait ce qu'il veut, il est déterminé, quand il se met quelque chose en tête, souvent il
21:16ne se loupe pas. Je suis heureux qu'il abandonne un peu l'idée de gagner un grand tour parce que je
21:22pense qu'au vu de son potentiel sur les courses d'un jour et les courses de moyenne distant,
21:27cours d'une semaine maximum, il peut faire des grandes choses mais il fallait vraiment qu'il se
21:33reconcentre sur des choses plus précises. Ça a été une des raisons de la cassure avec Eneos,
21:39parce qu'ils voulaient faire de lui un coureur de classement et lui l'a refusé. Il a dit non,
21:46je veux une autre route, je vais d'abord prendre le classique et quand j'ai 27 ans,
21:52j'ai essayé le tour et maintenant je veux le classique et là je n'étais pas d'accord et la
21:58cassure s'est créée comme ça. C'est vrai que ça a été un des transferts ici qui a animé les
22:02derniers mois dans le peloton forcément avec son passage d'Eneos dans cette nouvelle équipe,
22:06un Q36.1.5. Tu l'as aussi placé comme un de tes favoris à la victoire finale. Complètement,
22:11pour les mêmes raisons que Philippe parce qu'il y a ce souhait de revanche, il y a la condition,
22:16il est en forme. Il y a aussi une équipe que l'on connaît peu, Q36.5. On va donc voir débarquer
22:23sur une course WorldTour. N'oublions pas aussi que le NewsBlast est la première course d'un jour
22:27WorldTour du calendrier, ce n'est pas anodin pour les fameux points entre guillemets. Et puis Tom
22:32Pitcock, il a l'expérience déjà de ce genre d'épreuve. L'expérience des bordures par exemple,
22:39c'est jamais un coureur piégé. Il est toujours très attentif et c'est un, excusez-moi l'expression,
22:44mais c'est un fouteur de merde quand on est dans un groupe à 8-9. C'est un groupe à 8-9,
22:48il ne va pas toujours forcément prendre les relais qu'il faut. C'est un malin, voilà. Et alors il a,
22:54il dispose de ce qu'il faut absolument disposer à une arrivée comme Nino, c'est le sprint. Parce que
22:59malgré tout, où on arrive seul, où il faudra régler l'affaire au sprint. Attention à mon
23:05punchline mon cher Stéphane. Messieurs, mais d'après ce que j'entends quand même, il n'y a pas
23:12un favori qui se dégage aujourd'hui pour la 80e du News Blast. C'est difficile, on a eu tellement
23:19de cours dans différents pays, différents climats. Donc on n'a pas su qui va être là samedi dimanche.
23:27Les choses vont devenir beaucoup plus claires avec, après Paris-Nice et Terreiro j'imagine. Là,
23:33les favoris vont être plus clairs. Parce que j'ai entendu des noms d'outsider. Morgado,
23:41on reparlera de l'équipe UAE. Certains parlent de Jorgensen, certains de Blackmore qu'on va peut-être
23:46découvrir aussi. On a eu des surprises quand on regarde le palmarès du News Blast ces dernières
23:51années, si on remonte un petit peu. Les ingrédients sont peut-être là pour avoir un nom inattendu ou
23:57moins connu. Oui, parce que forcément, s'il y a des bordures en début de course, si dans certaines
24:02équipes on a délégué à l'avant des équipiers, entre guillemets, ce que Visma a fait ces deux
24:07dernières années avec Tratnick et Van Baarle. Donc d'autres équipes peuvent le faire. En
24:11particulier, UAE qui n'a pas un favori désigné, je dirais, et surtout pas un sprinter. Donc même
24:19si Morgado va vite, il va moins vite que les Pitcocks par exemple. Donc cette équipe-là,
24:23ça c'est sûr et certain, elle va mettre en éclaireur des pointures et elle l'en a avec
24:28Timo Hellens entre autres. Oui, et elle veut tout gagner. On y reviendra dans quelques instants.
24:32On parle de nos Belges qui ont performé en ce début de saison et ça va nous permettre aussi
24:37d'évoquer les sprinters. Oui, l'invité surprise, il y en aura peut-être un, c'est ce que je disais,
24:45mais en attendant, les Belges ont fait rayonner le noir, le jaune et le rouge en ce début d'année
24:502025. Un petit peu partout et généralement sous le soleil avec des victoires pour Van Gils,
24:55Jordi Meus, pour Vervaak, pour Tim Merlier et pour le jeune Milan Frétin qu'on a découvert
25:02finalement au Tour d'Algarve. C'est vrai qu'il y a du beau monde, c'est vrai qu'on a de grands
25:08sprinters chez nous, des jeunes et des moins jeunes forcément. C'est vrai qu'on parle beaucoup de Tim
25:15Merlier qui, à 32 ans, est peut-être en train d'atteindre la maturité nécessaire, Philippe,
25:21pour aller chercher des courses comme le Newsblatt. Oui, Merlier, il est capable parce que c'est
25:28quelqu'un qui a fait beaucoup de cyclocross aussi, il est très très habile sur le vélo. On le voit
25:32souvent passer dans des trous de souris assez aisément. C'est quelqu'un qui sait vraiment bien
25:38piloter et après, il est en forme et j'ai l'impression qu'il a finalement trouvé sa place
25:46dans ce groupe chez Quick-Step parce qu'il a pour la première fois aussi l'assurance d'aller au Tour
25:52de France. C'est ce qu'il cherchait depuis de nombreuses années. Je pense que le fait qu'on
25:57lui fait confiance pour le mois de juillet, pour le Tour de France, ça l'a renforcé encore et ça
26:02l'a libéré d'une certaine façon. C'est pour ça que je ne suis pas surpris de le voir enchaîner deux
26:07succès et surtout son deuxième sprint. Je vous invite à aller le revoir. Il lance à 350 mètres,
26:13il surprend tout le monde, il gagne avec 5 mètres d'avance autour des Émirats Arabes Unis. Il est
26:19vraiment en grande forme. C'est le meilleur sprinteur du moment ? Oui, je pense. Milan est
26:23fort aussi, mais Tim se débrouille plutôt tout seul jusqu'à quelques mètres d'arrivée. Il n'a
26:30pas vraiment lead-out, lead-out. Il ne faut pas oublier non plus que Tim a passé sérieusement
26:36comme professionnel à 26 ans seulement, donc il est en plein développement. C'est quelqu'un qui a
26:41encore de belles années devant lui. Est-ce qu'il va permettre au Wolfpack d'aller enfin trouver une
26:46victoire sur ces classiques flandriennes ? Oui, j'espère. Tout le monde disait à l'époque que
26:52ce n'était pas possible de changer une équipe telle des classiques à Grand Tour. On a essayé avec
26:57Remco et notamment, ça nous a coûté des forces sur les classiques. Puis, le cyclisme a beaucoup
27:05changé avec deux gars qui sont venus, ou trois, avec Tadej, Mathieu, Wout. Nous avons eu un
27:15technique, Philippe, tu connais. On partait à 100 kilomètres sur le mur de Gramont et le peloton
27:21ne nous a plus vus, mais là, eux, ils le font eux-mêmes. Notre force, c'était 4-5 coureurs
27:27dans l'échappée, comme Arbeck et tout ça. Maintenant, ils attaquent à 70 kilomètres d'arrivée,
27:34comme ça. Ils partent seuls. Ils partent et ils sont au-dessus du lot. Ils sont au-dessus du lot,
27:40on retiendra ça, mais il y a des forces en présence quand même du côté de Soudal Quick-Step. Je
27:45voulais évoquer quand même le jeune frétin, messieurs, qui a surpris pas mal de monde avec
27:51ses victoires, avec ses sprints. Un garçon, là aussi, qui a du potentiel finalement, Stéphane,
27:58et qui pourrait, je ne dis pas dès à présent, mais jouer un certain rôle dans les mois,
28:04dans les années à venir. Oui, c'est un coureur intelligent parce que dans les sprints qu'il a
28:08gagné, dans les deux caps, il se faufile, il n'est pas emmené. Il a trouvé chaque fois la bonne
28:15roue. C'est un peu, entre guillemets, une surprise, mais pas trop parce qu'en début de saison,
28:19c'est un coureur qui est toujours en forme. Il est aussi dans une équipe qu'il dit qu'il a besoin
28:24de points. Je reviens à ça, mais c'est très, très important pour les équipes qui sont dans le
28:28bas du classement de devoir marquer. Et surtout, on lui fait confiance dans cette équipe qu'il dit
28:33qu'il ne sera pas aligné au Nürsberg, mais une course comme Köln, par exemple, pourrait lui
28:38convenir davantage. Et franchement, il a gagné des sprints où il y avait de la concurrence,
28:42quand même. Ce n'est pas au milieu d'inconnus. Il partait de loin, en légère montée. Il est fort.
28:51C'est un sprint costaud. Ce n'est pas vraiment un sprint sur la vélocité pure. Il fallait
28:57vraiment être fort. Il est jeune, 24 ans, si je ne me trompe. 23 ans. C'est une belle confirmation
29:06parce qu'il avait déjà gagné. Il n'était pas encore connu, mais là, il s'affirme. C'est
29:12intéressant. Il est en forme au bon moment par rapport aux objectifs qui arrivent.
29:16On note quand même son nom quelque part dans un de nos calepins. Et d'ailleurs,
29:20pour parler de ce garçon-là, de l'équipe Cofidis, premier concours avec notre partenaire Écoil,
29:26qui sera là tout au long de la saison dans le peloton. Vous pouvez remporter le casque et les
29:31lunettes Écoil de ce jeune coureur, Milan Frétin, qui va remporter le circuit Hautes
29:37News Blades. C'est la question qu'on vous pose. Vous allez sur l'Instagram d'RTL Sport. Vous
29:41donnez votre avis, votre prono. Et puis, en fonction du vainqueur et du tirage au sort,
29:46on vous en fera ce beau cadeau. Messieurs, on parle évidemment d'Arnaud Delis, forcément,
29:52qui avec le maillot de champion de Belgique sera là, sera attendu. On rappelle que l'année passée,
29:57il avait terminé 10e du News Blades. L'année d'avant, 2e. Arnaud, qui ne s'est pas aligné
30:03lors de la dernière étape, ce fameux chrono autour d'Algarve. Visiblement, un petit souci
30:07allergique aux pollens. Il a gagné un baissage. Il a fait 3, il a fait 4 autour d'Algarve. Fils,
30:13comment on juge l'état de forme finalement d'Arnaud Delis ? Il est bien. Je pense qu'en plus,
30:18le format 200 km lui convient parfaitement. Après, il n'a pas la meilleure équipe non plus. J'espère
30:26qu'il ne sera pas esselé trop tôt. Après, il n'a qu'une chose à faire, c'est suivre les meilleurs
30:33et compter sur sa vitesse de pointe. C'est une arrivée aussi difficile à Ninove. Il l'a prouvé,
30:40quand il fait 2e, il gagne le sprint malgré des efforts, malgré des chutes. Il est tombé deux
30:46fois, si je me rappelle bien, cette édition-là. Il est capable sur 200 km de battre les meilleurs.
30:55Donc, je pense qu'on devra compter avec lui aussi. Patrick ? Oui, je pense. J'ai l'impression qu'il va
31:02un petit peu moins vite pour l'instant. Mais bon, encore très tôt dans la saison,
31:06comme je l'ai dit tout à l'heure. Qu'est-ce qui vous donne cette impression-là ? Parce que tu
31:11vois, il souffre. Déjà, sur le vélo, tu vois que c'est un costaud. Mais il manque ces petites
31:18choses pour gagner. Mais ça peut arriver. Ça peut arriver très vite. Vous le connaissez bien,
31:24Stéphane. Arnaud Delis, il sent comment, il y a quelques jours de l'ouverture de la saison en
31:30Belgique. Je suis sûr qu'il sera là samedi. Les courses de préparation, il l'a dit lui-même,
31:35il était sorti à 80-85 % de son potentiel. Il lui a manqué quelques trucs. Mais dans les sprints
31:42qu'on a vus, c'était des sprints face à des hommes plus rapides. Ici, on est dans un contexte
31:47complètement différent. Parce que ces sprints-là, ils vont devoir passer les bosses. Et Arnaud Delis,
31:52dans leur mur de Gramont, qui est son bergue préférée, il en envoie. On l'a encore vu au
31:58René Wittour. Parce qu'en plus, il peut anticiper. N'oublions pas que s'il y a quelqu'un qui part
32:02dans le mur, comme dit Philippe, il faudra aller avec. Et au René Wittour, il avait accompagné
32:07Tim Huellen jusqu'à l'arrivée, avant de s'imposer. Ça avait d'ailleurs fait un peu polémique au sein
32:12de l'équipe Loto, qui avait le maillot de leader à ce moment-là avec Alex Seghart. Mais c'est un
32:16garçon qui connaît très, très bien cette course. Et encore une fois, je ne pense pas qu'il faille
32:20être à 100 % de son potentiel pour l'aborder en qualité de favori. Et en tout cas, dans l'espoir
32:26d'être dans le final de la course. On le suivra avec attention, forcément, notre joyau Arnaud
32:32Delis tout au long de ces Flandriennes, parce qu'il en a coché forcément quelques-unes aussi,
32:36quand on regarde son programme. Mais pas que. Il sera aussi en Italie sur un Milan-Sanremo. On le
32:44retrouvera par la suite en Belgique, avec notamment un E3, où il y a un plateau qui a été annoncé
32:50assez exceptionnel, à Ganwevelgem, autour des Flandres. Et puis il enchaînera avec Paris-Roubaix,
32:55la Flèche-Brabanson, et puis les deux tours, Tour de Suisse, Tour de France. Est-ce qu'il a retenu
32:59les leçons du passé ? Parce que l'année passée, c'est vrai qu'on l'avait senti très nerveux. Il
33:04avait été touché moralement. Il était tombé aussi. Il y avait pas mal d'éléments extérieurs qui
33:08l'avaient perturbé. Je le sens un peu plus libéré. Je ne sais pas si tu partages cet avis-là.
33:11Oui, après, c'est vrai qu'il est de nouveau tombé beaucoup cet hiver. C'est jamais idéal de prendre
33:18des chutes en pleine préparation. Donc, c'est peut-être aussi ce qui explique le ressenti de
33:22Patrick, qu'il est un peu plus, on va dire, poussif dans le sprint. On voit qu'il a, chaque fois,
33:30une ou deux dents de trop et un développement beaucoup trop gros. Il n'arrive pas à l'emmener.
33:34Et je pense qu'il n'arrive pas à l'emmener parce qu'il n'est pas encore en forme. Je pense qu'il a
33:39gardé la façon de faire quand il était en grande forme et qu'il est capable d'emmener à braquer,
33:45démesurer à 100% de ses moyens. Sauf qu'actuellement, il ne l'est pas. Il l'a même
33:50confié à Stéphane. Je pense que 80-85%, c'est l'état réel de sa forme actuellement. Après,
33:56comme je dis, le format 200 km, le fait que la course va être relativement ouverte, le fait
34:03qu'il va pouvoir jouer sur sa vitesse de pointe, il n'est pas obligé d'assumer la majorité des
34:10efforts lorsqu'il y aura une cassure. Donc, pour lui, sa mission, c'est vraiment d'être là au moment,
34:17parce que moi, je suis persuadé que l'équipe du Havre va faire exposer la course à un moment
34:20donné précis. Il faudrait être là à 4-5 positions d'eux, pas plus loin, et puis se faire emmener le
34:27plus longtemps possible avec eux. Tu penses que l'année passée, il était plus stressé. Il était
34:31trop stressé, il s'est tiré dans les pieds. Et puis, il a reculé un petit peu, se refait en forme.
34:38Et maintenant, il a un an en plus, plus d'expérience. Et espérons pour lui qu'il a des gens autour de
34:44lui qui peuvent le calmer un petit peu. Voilà, pour la parole du sage et du patron. Donc, Patrick
34:50Lefèvre, tiens, tiens, on va aussi toucher un mot de Remco dans cette émission.
34:55Oui, c'était pour montrer sa nouvelle moustache et son nouveau look. Patrick, c'est justement pour
35:03ça. Remco qui arbore désormais cette moustache, ce petit bouc. Voilà, regardez-moi ce look. Mais
35:10ça le change un petit peu. Il gagne là aussi en maturité. On arrête de dire que c'est encore
35:15un jeune, ça devient un homme désormais. Remco Evonopoulos, je blague, bien sûr. En attendant,
35:19il a été effectué la reconnaissance du News Blast avec ses coéquipiers. Oui, c'est la première fois
35:25qu'il sort avec eux. Et bon, ça a été un long chemin de retourner depuis la chute. Mais je pense
35:33que la semaine prochaine, il rentre en Espagne pour, comment on dit, mettre la dernière couche.
35:39Avant qu'il ne veuille pas avoir la flèche. Mais ça va être son premier couche. Vous le sentez
35:45comment, Remco ? Il était quand même assez démoralisé parce que c'est quand même trois fois
35:53qu'il fait une chute et trois fois une chute sévère. Et bon, une chute, c'est toujours quelque chose
35:59qui ne doit pas se passer. La dame ne devait pas être là. Elle ne pouvait pas garer. Elle ouvre la
36:04porte. Il prend le côté de la porte sur l'épaule. En plus, il y avait un air qui était touché. Et
36:11bon, il était quand même très inquiet. C'est normal. Et là, tu vois tous tes concurrents,
36:17tes collègues déjà dans le soleil courir. Et toi, tu es là comme un imbécile sur ton divan et
36:24s'entraîner dans le froid tout seul. Ce n'est quand même pas très bien pour le moral. Mais on a
36:29l'impression que les sensations sont bonnes malgré tout quand il est sur le vélo. Les médecins disent
36:34que dans le timing, on est bien. Voilà, les signaux sont au vert pour le moment pour Remco.
36:39Son but principal, c'est le tour. Et tout le temps, on fait toujours comme ça. Ton but principal,
36:46c'est le tour. Tu tournes en arrière et tu fais le programme. Normalement, la panique, c'est toujours
36:53un mauvais adversaire. J'ai toujours dit ça. Il ne faut jamais paniquer. Et je ne vais pas te soumettre
36:59qu'il va être là quand il doit être là. Le programme de Remco, on le regarde dans le parcours
37:03tous ensemble, bien sûr, avec le retour annoncé pour la Flèche Brabantsonne, puisqu'il a même mis
37:09un petit pouce levé quand vous avez sorti une publication Instagram. Phil, il vous a confirmé
37:16qu'il serait là. Oui, bien sûr, c'était prévu. Et puis, je pense que c'est une course qui lui tient
37:21à cœur. C'est pratiquement dans son jardin également. C'est vrai. Avec le succès qu'on
37:26lui connaît sur les courses d'un jour aussi, il a déjà gagné beaucoup de courses au niveau des
37:31courses belges. Je pense que quand Remco veut s'aligner quelque part, c'est toujours dans l'idée
37:37de gagner. Et comme Patrick dit, la panique, ce n'est jamais la meilleure chose à adopter. Et je
37:44pense que Remco, à partir du moment où il est tombé, il a vraiment organisé son retour. Il a
37:50beaucoup travaillé avec les kinés, les docteurs. Et puis, il a recommencé à faire des séances sur
37:57rouleau d'abord, puis en extérieur. Maintenant, il est déjà capable de faire 200 kilomètres avec
38:01ses équipiers sur les pavés dans les monts flamands. Donc, même si c'est un entraînement
38:06de 200 kilomètres, ça ne parait rien. Ça ne parait rien, ça dépend pour qui. Avec une des équipes
38:13favorites de Duet News Blast, je pense que ça roulait quand même très vite et ça a fait une
38:17bonne charge de travail. Allez, cette bonne augure, comme on dit dans ces cas-là. Le sprint
38:21final du peloton pour évoquer l'équipe UAE. Je le disais, les invincibles, les imbattables. Stéphane,
38:32on ne sait même plus comment on doit les labelliser tellement ils sont impressionnants.
38:35En tout cas, jusqu'ici, depuis le début de la saison, c'est le cas. En même temps, ils ont
38:39une sélection qui, financièrement et sportivement, est la plus riche du monde. Donc, ça serait dommage
38:45qu'ils ne prestent pas à ce niveau-là. Ce qui est, comment vais-je dire, frappant chez eux,
38:50c'est l'éclectisme. Beaucoup de coureurs peuvent gagner partout. On ne gagne pas qu'avec Tadej
38:56Pogacar. On a aussi beaucoup de jeunes qui arrivent. Je pense évidemment à Antonio Morgado,
39:01qui est celui dont on parle le plus. Il avait fait deuxième du Saman l'année dernière et cinquième du
39:05Tour des Flandres. C'est quand même une pointure que j'ai envie de voir samedi pour une confirmation.
39:10Et pour le reste, c'est un bloc avec de l'expérience. On a amené du belge aussi dans cette équipe.
39:16Avant, il y avait Tim Wellens. Maintenant, il y a Florian Vermeer et Rune Erregot. Ce sont deux
39:22coureurs expérimentés eux aussi. Ils ont d'ailleurs contribué à la victoire de Tadej Pogacar au Tour
39:27du Haeu dans la dernière étape. C'est un groupe qui est impressionnant sur le papier. Maintenant,
39:32est-ce qu'ils ont le coureur pour gagner le Nussbach ? C'est un grand point d'interrogation.
39:37Mais ce qui est certain, là, je rejoins Philippe, c'est qu'ils vont mettre la sauce assez rapidement
39:42dès que les premières montées vont arriver. C'est sûr parce qu'ils n'ont pas de sprinter,
39:48ils n'ont que des hommes forts. Donc, ils sont obligés de faire exploser la course. Et puis,
39:52ils aiment ça. On les a souvent vus faire, même Tadej. Il est quand même l'initiateur de ce genre
39:59d'action quand ce n'est pas toujours nécessaire. D'ailleurs, ça a un peu irrité le peloton d'après
40:03ce qu'on dit au Tour du Haeu, ce qui s'est passé. Oui, après, ce genre d'étape, je les connais.
40:10C'est vrai qu'on s'embête. On fait du 200 watts de moyenne. Je veux dire, on est là quand même.
40:16Je pourrais peut-être y aller, tiens. Oui, honnêtement, un bon cyclo, il suit sans problème.
40:20Non, mais il a dit que c'était un jeu, une demi-blague. Vous y croyez, ça, Patrick ? Je pense,
40:27oui. Tout le monde s'est arrêté pour faire un petit pipi. Et puis, pour blague, il a attaqué.
40:33Il y en a qui ont pris très sérieux, qui ne savaient pas y rouler avec. On connaît ça.
40:39Oui, mais après, je pense que c'est vrai, il y a des étapes qui sont très, très, très faciles.
40:44Et c'est le genre de coureur qui a besoin de difficultés, besoin de charge de travail,
40:48peut-être plus importante que d'autres. Et le fait de faire des efforts comme il l'a fait,
40:53ça a réveillé ses jambes à lui, mais ça a réveillé un peu tout le monde. Et je pense que
40:57derrière, ça a roulé quand même plus vite. Et c'était certainement son intention.
41:02En attendant, ça sera l'équipe à battre, on le disait. Regardez le nombre de victoires déjà
41:07engrangées en 2025, 12, 81 en 2024. Messieurs, ils visent encore de battre ce record de victoire.
41:17Ce sera forcément la formation qui sera attendue et qui veut gagner toutes les courses à tout le
41:22monde. Quand on entend les coureurs ou Mauro Giannetti, c'est nous, on est là pour gagner.
41:26On n'est pas là pour faire tourner les jambes. On veut aller chercher la victoire chaque fois.
41:31Oui, c'est sûr. Mais 81 victoires, ça va être difficile à battre parce qu'on n'avait pas de
41:35sprinter. Il en faut un tout de même au minimum pour alimenter le compteur. Patrick le sait,
41:40avec ses sprinters à l'époque, il est monté jusqu'à ces chiffres-là aussi. Mais sans sprinter,
41:46parce qu'il n'y en a pas, parce qu'on a fait le choix évidemment de gagner les grandes courses
41:50par étapes, les classiques aussi avec Tadej Pogacar. Mais de temps en temps, il faut quand même
41:55quelqu'un qui aille vite. On a Narvaez, qui est une recrue d'Ineos, qui va vite et qui sera là
42:00d'ailleurs samedi. Ça, c'est peut-être l'outsider numéro un, parce qu'on n'a pas vu depuis le Tour
42:06Down Under et le championnat national d'Équateur. Il est resté au soleil, cela dit, pendant longtemps.
42:11Et là, peut-être que le choc thermique pour lui va être carabiné. Mais c'est un coureur qui sera
42:17là samedi, très certainement. Patrick, d'accord. Et par rapport à l'équipe UAE ? Les copains,
42:24ils ont deux jambes comme les autres, mais notamment, ils ont un panier pour chaque coureur
42:30que nous avons. Ils prennent trois. C'est comme Stéphane dit, le budget fait la différence. On a
42:36vu à Zurich, ils n'ont pas mis le nom, mais il y avait une équipe au-dessus du 50 millions d'euros,
42:42une juste en dessous, c'était Ineos. Et puis, il y avait les autres avec un petit trou dedans,
42:49disons. Vous, vous avez Madame Pogacar dans votre équipe féminine du côté de Soudal-Guixem. On
42:55reparlera d'ailleurs du vélo féminin dans les prochaines émissions parce qu'il y aura des
42:59courses féminines à suivre également durant ces Flandriennes et ça commencera samedi aussi
43:05avec Gordon De Winter au commentaire. Ce sera sur RTL Play dès 16h. On prendra l'antenne des 13h
43:11sur RTL Club pour la préface du News Blast. On basculera juste après le journal sur RTL TVI à
43:1813h25 et puis vous verrez tout bien sûr sur nos antennes. On a déjà hâte de vivre ce moment-là et
43:25de se régaler en votre compagnie. Merci Stéphane, ça a été un vrai plaisir de vous avoir. On rappelle
43:31que cette émission est disponible aussi sur lesoir.be et sudinfo.be. Vous serez là toutes
43:37les semaines ou presque, vous n'êtes pas en Italie. Patrick, ravi, vous revenez quand vous voulez,
43:42vous connaissez la route, vous connaissez maintenant le chemin pour le studio. Vous m'invite. Je vous
43:48invite avec grand plaisir. Philippe, on se retrouve donc dès samedi pour lancer tout ça. En forme.
43:54En forme. Je compte sur toi bien évidemment et je compte sur toute l'équipe RTL Sport pour ce
43:58premier beau rendez-vous. Merci pour cette première et à très vite, donc vous l'avez compris. Ciao, ciao.

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