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Des témoignages accablants émergent sur les violences physiques et sexuelles subies par des élèves de Bétharram. Les victimes demandent justice et reconnaissance de la part de l'institution, alors que 152 plaintes sont recensées, mais la prescription complique les poursuites.

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Transcription
00:00Les violences physiques, Rodolphe les a bien connues et vues quand il était pensionnaire de Bétharame entre 83 et 97.
00:08L'exemple qui m'a le plus marqué c'est d'un élève qui prenait des corrections dans le bureau de discipline et quand on l'a revu il avait le visage en sang.
00:16Géraud, ancien collégien aussi, personne ne l'a cru quand il racontait avoir subi des attouchements.
00:22Pour lui il est trop tard, son agresseur est mort il y a 25 ans, mais il souhaite, comme d'autres victimes, que l'institution Bétharame soit mise en cause comme personne morale.
00:32Ça serait bien qu'elle regarde en face son histoire, mais c'est aussi des générations de gamins qui se sont fait violenter, frapper, abuser de diverses manières par un certain nombre de religieux et de laïcs.
00:42Ça serait bien pour tous les gens qui ont souffert, les générations de gamins qui ont souffert entre ces murs, d'entendre l'institution dire « oui, ça s'est passé, c'était anormal, on n'aurait pas dû faire ça ».
00:51Ou les gens qui ont fait ça ont eu tort.
00:5340 nouvelles plaintes que le parquet doit maintenant examiner, mais un élément pourrait en remettre certaines en cause, la prescription.
01:01Ça ne veut pas dire que les faits ont été commis ou n'ont pas été commis, mais ça veut dire qu'on ne peut pas poursuivre de tels faits,
01:08ils ne pourront pas avoir un résultat juridique autre qu'un classement sans suite.
01:13Au total, le collectif recense 152 plaintes dans ce dossier.

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