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00:00Savant dernier jour dans le procès de l'attentat de la Basilique de Nice,
00:04Brahim Saoui est jugé devant la cour d'assises spéciale de Paris.
00:09Il est accusé d'avoir froidement assassiné trois fidèles,
00:12dont le sacristain de l'édifice religieux.
00:15Les avocats des partis civils se succèdent à la barre aujourd'hui.
00:18Jean-Baptiste Marty, vous assistez au procès pour Europe 1.
00:21Et ce matin, les conseils viennent de plaider l'inscription
00:25d'une circonstance aggravante dans les chefs d'accusation.
00:28Effectivement, dans sa longueur robe noire,
00:30maître Vincent Asselineau, avocat de parti civil,
00:33s'avance à la barre avec détermination.
00:35Je plaide pour que la circonstance aggravante que la religion
00:38des personnes assassinées, donc le christianisme,
00:40soit inscrite en plus des autres chefs d'accusation.
00:44Et il se justifie, sous le regard absent de l'accusé,
00:47assis dans le box, main dans les poches.
00:49Non, le choix des victimes et celui de les tuer dans une église
00:52n'est pas un hasard, lance-t-il avec force.
00:54L'avocat défie la cour du regard et poursuit.
00:57Pour l'église de Nice et le diocèse, c'est important.
00:59Ils considèrent qu'il y a là une partie de leur réparation.
01:02Le président, gêné de cette absence de mise en accusation,
01:05se justifie.
01:06Mettre l'inscription de cette circonstance aggravante
01:09ne changera pas la peine encourue.
01:11L'accusé encourt déjà la réclusion criminelle à perpétuité
01:15et il détourne le regard vers le public
01:17où se trouvent certaines parties civiles de l'église catholique.
01:20Vous avez parfaitement votre place au sein de cette enceinte,
01:23conclut-il.
01:24La décision doit être rendue demain matin avant les réquisitions.

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