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00:00Je n'ai pas souvenir, dans les années 70, où pourtant le combat politique était rude,
00:06lorsque Georges Chégui dirigeait la CGT, lorsque M. Krasucki, lorsque Bernard Thibault, d'autres,
00:11avant Mme Binet, je n'ai pas souvenir qu'un leader syndical
00:16sans motif, parce que ce qu'a dit M. Arnaud n'a absolument rien à voir avec ce que dit Mme Binet,
00:22vous traite de rat. Vous êtes donc une ratte, comme vous l'avez dit Mme de Menton, qui quitte le navire. Votre réaction ?
00:30Ma réaction, d'abord, est de dire que je ne quitterai jamais le navire, et que la plupart et
00:36tous les chefs d'entreprise veulent absolument rester en France, et que ce soit un contexte économique possible pour eux.
00:42Je suis outrée, mais je pense que là, on a dépassé un certain stade.
00:48Mme Binet, au passage, bon voilà, c'est pas intéressant, m'enfin, elle n'a jamais bossé dans une entreprise, ni d'ailleurs pratiquement, je crois, nulle part,
00:54sinon dans le syndicalisme, ça c'est une chose.
00:57Donc l'emploi, elle peut en parler, mais elle ne sait pas vraiment ce que c'est.
01:01Ceux qui créent les emplois, et tous nos auditeurs le savent, ce sont les entreprises,
01:07ce sont vraiment elles qui, et ce sont les salariés, parce qu'il n'y a pas d'entreprise sans salariés,
01:12ce sont les salariés qui paient tout, qui paient la dette de l'État,
01:16qui paient
01:18les soins qu'on peut avoir dans les hôpitaux, qui paient l'éducation nationale, nous payons tout. Alors, se faire insulter, c'est simplement insupportable.
01:26Ce que je voulais dire, c'est qu'on est arrivé, il me semble, à un moment où on ne peut pas décider de notre soeur dans des conclaves.
01:33Les conclaves, je le rappelle, c'est le nom qui est donné pour une espèce de conseil avec
01:39le patronat, la CGT, madame Binet, enfin, bon, les habituels
01:44représentants
01:46syndicaux, patronaux, et
01:48c'est plus possible, ils ont trois semaines, je crois, je ne sais plus quel est le temps qu'ils ont, trois mois, trois mois, pardon,
01:54trois mois pour décider de ce qui va advenir de la France, donc de nous, en priorité, et
02:01je pense qu'il faut changer un petit peu ça, et je pense que ce sont tous ceux qui nous écoutent, tous ceux qui bossent dans
02:06les entreprises, les trois millions d'entrepreneurs, qui sont aussi bien, d'ailleurs, un entrepreneur, c'est aussi bien
02:13le kiné ou le menuisier
02:15qui sont à leur compte, il faut réagir, c'est plus supportable, on ne peut pas être
02:21entendre indéfiniment des phrases lancées comme ça, et
02:25accuser ceux qui font vivre la France et qui sont fiers de la faire vivre, parce qu'il ne faut pas croire,
02:30c'est chaque salarié des entreprises qui paie,
02:34c'est eux qui constituent les entreprises, bon, pardon, je suis un peu véhémente, mais c'est insupportable, et je ne veux pas qu'il y ait des négociations,
02:42ces fameux compromis, ça suffit les compromis, compromis de quoi ?